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#24/2020 - Juin 2020
 L'EDITO DE LA MÉDIATRICE


Les bruits du monde et un silence 


Dans le courrier des auditeurs, la semaine a été marquée par l’Édito éco de Dominique Seux lundi 8 juin sur France Inter. Également, par l’invitation faite à Marine Le Pen dans la matinale le mercredi 10 juin. Interview au cours de laquelle la présidente du Rassemblement national a affirmé que la France est le pays européen où le Covid a fait le plus de morts.
Cette semaine, des auditeurs de Franceinfo nous écrivent sur le traitement éditorial des violences policières. 
Des messages des auditeurs de France Culture, l’antenne a modifié sa grille le week-end dernier et programmé une spéciale « Harry Potter » avec une lecture d'une durée de 8 heures faite par Bernard Giraudeau, manière pour la chaîne d’affirmer son soutien au monde de l'édition et de rendre hommage à l’acteur français disparu il y a 10 ans.  
Hommage également des auditeurs à Mathieu Sarda, responsable de la programmation de la matinale de France Inter, à l’annonce de son décès dimanche 7 juin. 


« In cauda venenum »  
 
« Blessé », « outré », « scandalisé », « choqué », pluie de qualificatifs pour décrire l’effet produit par la chute de l’Édito éco de Dominique Seux sur France Inter dans la matinale du 8 juin : « Votre "chronique portait principalement, aux trois-quarts, sur l’économie et la vitesse du déconfinement" ; ce qui m'a fait réagir n'en constituait pas le cœur et venait en conclusion, in cauda venenum. » (NDLR: « dans la queue le venin », sens figuré : se dit d’un texte a priori neutre qui se termine par un mot blessant, une critique cinglante)
Une phrase, une seule, prononcée en toute fin de chronique, a en effet déclenché une avalanche de messages au service de la médiation : « Si les salariés de la grande distribution avaient été aussi courageux que l’Education nationale, les Français n’auraient rien eu à manger ». Une phrase dite en privé par un ministre en première ligne indique Dominique Seux (et qui n’est évidemment pas celui en charge de l’Education nationale précise une note de la rédaction sur le site de France Inter). Le journaliste conclut : « c’est peu aimable et sans doute injuste mais cela montre que c’est le sujet qui est aujourd'hui le plus important. ».  

Cet édito est à classer dans le trio des chroniques ayant le plus fait réagir au cours de cette saison radiophonique.  
Les remarques des auditeurs, essentiellement des enseignants, s’articulent en trois points : la source de cette information préservant l’anonymat du ministre, la méconnaissance du protocole sanitaire encadrant la reprise des cours, le dénigrement entretenu à l’égard des personnels de l’Education nationale :  
« Est-ce que Dominique Seux pourrait nous donner le nom du ministre qui traite les enseignants de "sans courage" ? » 
« Le "ministre important" dont vous rapportez les paroles, il serait judicieux d'en dire le nom ; et si vraiment ces paroles ont été prononcées, il serait, je pense, important d'en débattre ailleurs que dans un édito économique. Nous savons ce qu'il en est de l'écoute sélective et combien d'auditeurs vont résumer ces quelques mots, vont croire que si seulement quelques enfants sont accueillis, c'est parce que ces enseignants peureux et flemmards voulaient être en vacances jusqu'en septembre ? » 
« Question des sources : d'où M. Dominique Seux tient-il que les enseignants refusent de se rendre devant leurs élèves ? Quelle finalité suit-il quand il relaie la phrase prononcée en privé par un ministre anonyme ? » 
« Votre journaliste a fait allusion à la remarque d'un ministre attribuant la lenteur de la reprise de l'activité économique à la résistance des enseignants à retourner en classe. C'est un raccourci insultant pour les enseignants qui assurent un enseignement à distance sans y avoir été préparés » 
« On nous impose un protocole sanitaire totalement abusif qui empêche les classes de tourner à plein. Nous, enseignants, réclamons un allègement de ce protocole pour accueillir tous nos élèves !!! Nous, enseignants, devons à longueur de mails répondre à des parents impatients que nous n'avons pas la main sur le nombre d'enfants que nous pouvons accueillir et que nous subissons les règles imposées par ce protocole et parfois la mise en œuvre abusive des communes ! Alors ras-le-bol d'entendre dire que les enseignants ne veulent pas bosser. » 
« Donc, retour au bon vieux temps d'avant : dans le service public, ce sont tous des planqués. Et des lâches. » 
« Des millions de Français l'ont donc entendu ce matin... Effet déplorable sur l'antenne nationale n°1! La profession, enfin reconnue au début du confinement, est donc à nouveau jetée en pâture » 

La réponse de Dominique Seux aux auditeurs est à lire dans cette Lettre.  


La vérité des chiffres 

Sur la situation des écoles, fermées avant le confinement, et qui peinent, une fois ouvertes, à accueillir l'ensemble de leurs élèves, Marine Le Pen, invitée du Grand entretien sur France Inter mercredi matin, pense qu’ : « il aurait fallu rouvrir en septembre, on aurait pu s’organiser pour mettre en place des systèmes de garde ».  
Les auditeurs n’ont guère réagi à cette suggestion.  

En revanche, la présence de Marine Le Pen et des représentants du Rassemblement national au micro de France Inter constitue, c’est habituel, un sujet d’incompréhension pour les fidèles de la chaîne : « Je ne comprends pas pourquoi Marine Le Pen est invitée sur votre plateau. Je trouve ça honteux. Chaque interview est une vraie publicité pour leur parti. » Rappelons qu’en matière de temps de parole, et donc de respect du pluralisme politique, les antennes de Radio France sont tenues de se conformer aux règles émises par le CSA qui appliquent la loi votée par le Parlement, conformément aux dispositions que prévoit la Constitution. Jean-Christophe Ogier, adjoint au Secrétaire général de l’information rappelle ces règles dans cette Lettre, une lecture éclairante et nécessaire sur les obligations des antennes pour les temps d’expression et le respect du pluralisme politique.   

Mais ce mercredi, le réel sujet de crispation relevé dans les messages des auditeurs concerne surtout la fausse affirmation proférée en direct par la présidente du Rassemblement national. Marine Le Pen a en effet indiqué que la France était le pays qui, en Europe, compte le plus de morts du Covid. C’est inexact. Les auditeurs ont aussitôt écrit pour le signaler : « Marine Le Pen a déclaré que la France était le pays le plus touché par le Covid-19 en évoquant le nombre de décès sans être contredite : il me semble qu'il y a eu davantage de décès en Grande Bretagne et en Italie. ». Dans la matinée, un rectificatif a été publié sur le site de France Inter : « au moins deux autres pays en Europe géographique (et un dans l'Union européenne) dépassent le nombre de morts atteint en France : au 9 juin, le Royaume-Uni comptait 40 968 morts du Covid-19, et l'Italie 34 043. La France arrive derrière, en troisième position, avec 29 296 personnes décédées des suites du Covid-19. ».  
Ajoutons que si l’on rapporte ces chiffres absolus à la population de chaque pays, la France est au sixième rang de l’Union Européenne (source : plateforme Our world in data).  

Le dossier des chiffres relatifs aux morts du Covid-19 est l’une des thématiques dominantes dans les messages des auditeurs envoyés depuis le début de la pandémie. Des auditeurs faisant part de leur perplexité quant à la façon dont les journaux présentent ces chiffres de décès. Il est en effet le plus souvent question de chiffres absolus, rarement de proportion par rapport à la population. Nous avons répondu à cette question éditoriale dans un article à retrouver ici


Le Tour du Covid en 80 jours 

Nous avons également reçu au service de la médiation, et particulièrement pendant les premières semaines du confinement, de nombreux mails regrettant des informations trop centrées sur ce qui se déroulait dans notre pays.   
Ces courriels témoignent du très vif intérêt des auditeurs pour l’actualité internationale. Cependant, au regard de toute la production de sujets, de reportages, de chroniques consacrés à l’actualité internationale sur les antennes, ce constat doublé d’une critique, s’annule. La rédaction internationale a proposé chaque jour des informations du monde “garanties sans Covid-19" dans le rendez-vous « Par ailleurs » .  

Les journalistes ont également informé sur l’état de l’épidémie à travers la planète. Le document de synthèse Le Tour du Covid en 80 jours propose une sélection des reportages les plus marquants réalisés par les reporters de la rédaction internationale et les techniciens de la DPA (Direction de la Production et des Antennes). Il s’agit d’un remarquable état des lieux de l’épidémie à travers la planète : 10 000 km parcourus, 11 semaines de reportages dans 14 pays : Allemagne, Brésil, Chine, Danemark, Espagne, Etats-Unis, Grande-Bretagne, Israël, Italie, Liban, Pays-Bas, République Tchèque, Suède. 
16 grands reporters mobilisés, 8 techniciens, sur le terrain pour décrire le réel, malgré les fermetures de frontières, malgré les difficultés sanitaires, malgré les risques encourus.  
Y a-t-il des leçons journalistiques à retenir de cette période inédite ? Nous aborderons la question avec Jean-Marc Four, directeur de l’information internationale de Radio France, demain samedi 13 juin, à 11H50 sur Franceinfo dans le rendez-vous de la Médiatrice. 


« Il y a le feu à la police »  
 
Des manifestations ont été organisées ces derniers jours en France pour dénoncer des brutalités policières dans le sillage du mouvement aux Etats-Unis relancé par la mort de George Floyd, Afro-Américain décédé après avoir été plaqué au sol, un genou d'un policier sur son cou, pendant près de neuf minutes. Les conditions de la mort de George Floyd ont rappelé à leurs proches la façon dont Adama Traoré ou Cédric Chouviat sont décédés en France. 
Dans ce contexte de relance des manifestations contre les violences policières et d'accusations de racisme, Christophe Castaner a tenté de désamorcer la colère des policiers, sans y parvenir au regard des premières réactions virulentes à ses entretiens avec les syndicats de police. 
« Les flics de France ne considèrent plus Christophe Castaner comme le supposé premier flic de France. Il nous a lâchés lundi, nous a jetés en pâture », a tonné Yves Lefebvre, secrétaire général de Unité SGP Police, qui a appelé ses collègues « à ne plus interpeller, à ne plus intervenir »
« Le ministre est au pied du mur, au pied de l’Himalaya, c’est à lui maintenant de regagner la confiance des policiers de ce pays » a estimé sur Franceinfo, ce vendredi 12 juin, Rocco Contento, secrétaire départemental Paris de ce même syndicat. 

Cette semaine, des auditeurs de Franceinfo nous écrivent qu’ils relèvent un biais dans le traitement éditorial des violences policières :  
« Parti pris de la chaîne, qui semble considérer que la police est raciste et violente, comme si c'était une vérité indiscutable, un fait établi. »,  
« Le vocabulaire choisi, les tournures de phrase ou encore la rhétorique utilisée dit clairement leur opinion sur le sujet. » 
« Le bon sens et l'éthique journalistique imposeraient de commencer par définir la notion même de violences policières. Ensuite, je vous aurais été reconnaissant de donner aux auditeurs un peu de hauteur de vue en chiffrant ces violences exercées par les policiers et gendarmes, puis en les comparant aux chiffres des violences exercées contre ces mêmes policiers et gendarmes. »  
« Il vaudrait beaucoup mieux parler de violences policières illégitimes, et légitimes. L'arrestation d'un individu récalcitrant, ou peu coopératif impose parfois l'usage de la force. C'est la mission essentielle des forces de l'ordre d'assurer la paix sociale. Amalgamer toute l'action des forces de police ou de gendarmerie sous le bandeau "violences policières" sans évoquer l'envers du décor, c'est-à-dire les comportements inadéquats, asociaux et violents de la part de citoyens aux comportements délictueux ou criminels revient à encourager le chaos, la permissivité et le désordre »
 

Au regard des interviews consacrées à cette actualité sur Franceinfo, cette critique relève d’une perception individuelle. J’invite les auditeurs à reconsidérer leur avis en réécoutant les personnalités invitées sur l’antenne.  

Lundi 8 juin, Frédéric Péchenard, ancien patron de la police nationale et vice-président LR de la région Île-de-France, a largement défendu son point de vue sur le sujet : « J’ai dirigé la police nationale pendant cinq ans et je peux vous assurer que la police française, comme la gendarmerie, n'est ni raciste ni violente. Il y a 250 000 policiers et gendarmes de tout âge, de tous grades, des hommes et des femmes et de toutes origines. La police et la gendarmerie française sont l'exact reflet de notre société. Le procès qu'on lui fait aujourd'hui me paraît assez injuste et très honnêtement, les comparaisons avec la police américaine sont relativement absurdes. » 

Jeudi 11 juin, David Le Bars, le secrétaire général du syndicat des commissaires de police nationale a également développé son analyse sur Franceinfo : « Je rappelle quand même que dans cette société, l'ennemi pour le citoyen, ce n'est pas le policier. Malgré les polémiques, malgré les erreurs qui ont pu être commises, l'ennemi, c'est le délinquant, c'est le criminel, c'est celui qui empêche les autres de vivre en paix. Et celui qui lutte contre l'ennemi, c'est le policier. (…) On subit une police bashing, depuis plus de deux ans, malheureusement, parce qu'on est dans un contexte où les forces de l'ordre sont utilisées exclusivement sur un volet répressif" lors des manifestations. »  

Sur Franceinfo toujours, les auditeurs ont également pu entendre ce jeudi, le constat de Grégory Joron, secrétaire général délégué Unité SGP-FO Police : « Le policier “est un citoyen” qui est jugé dans la presse sur l'autel public et livré à la vindicte populaire. Donc, ça aussi, ça résonne dans la tête de mes collègues ».  

Réaffirmons que la parole est donnée à tous les courants d’opinion et de pensée sur l’antenne de Franceinfo, dont la mission consiste à proposer un traitement équilibré de l'information, comme nous le défendions déjà dans cet édito la semaine dernière.  
Nous publions également dans cette Lettre une sélection de reportages et articles réalisés par Franceinfo, France Inter, France Bleu et France Culture consacrés aux violences policières. 

Sorcellerie radiophonique 

Le weed-end dernier, France Culture a partagé une lecture exceptionnelle du premier tome de la saga, faite par Bernard Giraudeau, un cadeau à tous les "potterheads" - les fans du jeune sorcier inventé par J.K. Rowling -, doublé d'un hommage à cet acteur français disparu il y a 10 ans.  
Des auditeurs (majoritaires) ont salué la programmation : « Vous m’avez permis de passer un week-end de rêve avec cet acteur absolument fantastique et malheureusement disparu qu´était Bernard Giraudeau, quel grand maître ! Jeune de 64 ans, presque 65, me voici fan de Harry Potter et pleine de grande admiration pour J.K. Rowling que, jusqu´à présent, je n´avais pas lue. Merci à vous tous de France Culture dont j´écoute tous les jours un nombre important d’émissions de grande qualité ! ». 

Cette mise en onde de “Harry Potter à l'école des sorciers” était une lecture du comédien lors d'une nuit spéciale en novembre 2000. Une « performance » d'une durée de 8 heures au total, fait assez rare dans les annales de la radio française. 

Cependant l’alchimie n’a pas pris avec tous les auditeurs : « J’essaie d'écouter l'excellente émission de Jean de Loisy, et s'impose Harry Potter pour qui je n'ai aucun intérêt. Par quelle sorcellerie ? Où est passé l’émission « L'art est la matière » ? ».  
Déstabilisés par l’absence de leurs émissions habituelles, des auditeurs se sont empressés de nous demander quels sortilèges avaient subi leur rendez-vous du week-end. En préambule de la réponse que leur adresse dans cette Lettre Vincent Lemerre, Délégué aux programmes de France Culture, indiquons que cette programmation visait à affirmer le soutien de France Culture au monde de l'édition en maintenant “la littérature de jeunesse au centre de ses priorités”, d’où le choix de ce week-end dédié à magie de la littérature et de l’imaginaire en compagnie du jeune apprenti sorcier et de la voix inoubliable de Bernard Giraudeau. 


Dans l’ombre des voix 

« Je partage votre tristesse, la disparition de Mathieu Sarda c'est un peu de moi qui est parti aussi, j'ai le sentiment qu'un proche a disparu. France Inter est ma famille de cœur, celle que j'ai choisie... Merci pour votre présence à tous, au quotidien » écrit une auditrice. 

Nous remercions très sincèrement les auditrices et les auditeurs pour leurs messages de soutien et d’affection reçus à l’annonce du décès de Mathieu Sarda, responsable de la programmation de la matinale de France Inter, disparu dimanche 7 juin à l’âge de 41 ans. 
Léa Salamé et Nicolas Demorand lui ont rendu hommage à l’antenne, mardi 9 juin. « Le succès de la matinale, c’est lui », a dit Léa Salamé. « Il était ici un visage connu de tous. Il était surtout l'âme de cette matinale », a souligné Nicolas Demorand.  
Lors de cet hommage, à réécouter ici, Nicolas Demorand a prononcé cette citation si juste: « Le silence est l’étui de la vérité ». Ajoutons que le silence est un habit qui sied mal aux gens de radio. Certains, cependant, le portent avec élégance : ils travaillent dans l’ombre des voix.  En coulisses, en régie, ils font vivre une antenne, lui donne son identité.

Lancer des invitations, convaincre une personnalité de venir au micro - politique, chercheur, scientifique, sociologue, philosophe, écrivain, artiste - convier toutes ces paroles à circuler, c’est imprimer une marque à la radio. La matinale de France Inter portait incontestablement celle de Mathieu, sans que l’on entende sa voix sur les ondes. On peut faire de la radio et choisir le silence. Comme l'a rappelé Laurence Bloch, directrice de France Inter, Mathieu adorait le théâtre et la littérature. En souvenir de son amour des mots, voici pour lui ceux du poète Fernand Séverin : 
« Donnez-moi, s’il en est dans la langue des hommes, 
Des mots légers, des mots tremblants, des mots ailés, 
De ces mots que le vent semble avoir modulés,  
Pour rendre, en leur douceur subtile et fugitive,  
Tous mes tressaillements ignorés ! » 



Emmanuelle Daviet
Médiatrice des antennes


Voici les principales thématiques abordées par les auditeurs dans leurs courriels du 5 juin au 12 juin 2020. Nous publions une sélection de leurs messages ci-dessous :

1- "L'Édito éco" de Dominique Seux du 8 juin
2- Marine Le Pen, invitée de la matinale de France Inter
3- Jacques Toubon, invité de la matinale de France Inter
4- Les "violences policières"
5- La distribution de la presse
6- Pêle-Mêle de remarques des auditeurs

7- Tour du Covid en 80 jours par la Rédaction internationale de Radio France
8- La crise sanitaire est-elle une bonne nouvelle pour l’environnement ?
9- Les vaccins

10- La publicité
11- Le week-end spécial Harry Potter sur France Culture

12- Langue Française
13- Merci aux équipes de Radio France
​​​​​​​14- Hommage des auditeurs à Mathieu Sarda

"L'ÉDITO ÉCO" DE DOMINIQUE SEUX DU 8 JUIN

Messages d'auditeurs
« Est-ce que Dominique Seux pourrait nous donner le nom du ministre qui traite les enseignants de "sans courage" ? Ou alors assumer lui-même ces propos malveillants et nuisibles pour ma profession, sans se cacher derrière des "on dit". 
Enseignant en lycée-collège j'ai, durant cette période, assuré un travail conséquent : refaire mes cours pour les adapter au distanciel, préparer et assurer les visio-conférences aux horaires habituels avec mes classes, téléphoner, écrire pour demander, parfois supplier, les parents de ne pas rompre le contact et la continuité pédagogique. A toutes heures et tous les jours. Il faut ajouter toutes les tâches administratives et les innovations techniques demandées. Plus que le nécessaire donc. 
J'ajoute que comme tous mes collègues je n'attends que cela de revoir mes élèves en vrai, je n'aime pas parler devant une machine ! Les contraintes sanitaires imposées sont très complexes et fortement limitatives, Monsieur Seux le sait.  
Et surtout elles ne dépendent pas de nous ! Monsieur Seux argumente à partir d'une demande de syndicats obsolète (Il le dit juste avant, l'actualité évolue si vite que ce qui est dit à l'instant T n'est valable que sur le moment). En réalité nous ne décidons de rien. C'est le ministère et le rectorat qui imposent leurs décisions. Si les instances dirigeantes en place écoutaient les enseignants, les syndicats ou même les parents ça se saurait. Moi je n'y suis pour rien ! Et je me fais insulter en direct à la radio.  
Attaquez-vous à Monsieur Blanquer si vous n'êtes pas d'accord avec les mesures gouvernementales que je suis obligé d'appliquer. Pas aux enseignants ! 
Cette attaque de Dominique Seux est peu aimable et injuste, il le dit lui-même.  
Alors pourquoi être aussi peu aimable et injuste en connaissance de cause ? Journaliste ce n'est pas relayer les propos cachés et injustifiés d'un seul homme pour faire passer ses propres ressentiments. J'attends une rectification, en direct. Serez-vous courageux Monsieur Seux ?»
(France Inter)

« Je tiens à exprimer ma vive indignation suite à la chronique de Dominique Seux de ce matin, 8 juin. Je me suis senti rabaissé et insulté, et avec moi tous les enseignants de France. 
Je cite : "Un ministre dit en privé : si les salariés de la grande distribution avaient été aussi courageux que l'éducation Nationale, les Français n'auraient rien eu à manger" 
Qui est donc ce ministre ? Comment faire ainsi cette citation, sans donner ses sources donc en la soutenant, et ceci après une diatribe antisyndicale injuste et caricaturale ? Comment ne pas se rendre compte qu'il y a un fossé entre les déclarations ministérielles, même les officielles, et la réalité de terrain. 
Prétendre que nous ne serions pas courageux et comparer la reprise des cours avec une vente en supermarché est indigne. 
A-t-il échappé à monsieur Seux que nous ne vendons pas des savonnettes et des conserves (ce qui est un métier fort honorable et que je ne saurais dévaloriser, loin de là, nous en avons besoin) mais que nous recevons dans des circonstances particulières des enfants auxquels nous devons faire respecter un 54 pages de préconisations. 
La quasi-totalité des collègues de ma connaissance assume la suite du télétravail (je fais moi-même la distribution de documents photocopiés aux enfants n'ayant pas de quoi imprimer de ma classe et je ne suis pas le seul), en même temps qu'ils assument l'accueil d'enfants en classe dans une impossible distanciation, aménageant et réaménageant l'espace des classes et les plannings d'accueil au fil des annonces et des changements de stratégies ministérielles. Les nerfs sont mis à rude épreuve, le temps de travail est multiplié et on cherche un sens à notre action, et un monsieur Seux se permet de citer un certain ministre qui dit qu'on manque de courage ! Et bien je ne peux que l'inviter à venir partager la pression dans laquelle nous exerçons notre métier et l'état de stress permanent dans lequel nous sommes, non pas parce que nous "manquons de courage" mais parce que la demande qui nous est faîtes est tout simplement intenable, surtout avec de jeunes enfants (j'exerce en école maternelle). »
(France Inter)

Dominique Seux, éditorialiste économique à France Inter, vous répond : 

Chers auditeurs,

La chronique portait principalement, aux trois quarts, sur l’économie et la vitesse du déconfinement, questionnée après les propos du président du conseil scientifique.

Le fonctionnement actuel de l’école contraint (quoi qu’on en pense, c’est un fait) la reprise du travail de millions de parents. C’est, dans le pays (Une du Parisien, du Figaro et de La Croix ce matin), et dans les milieux économiques devenu un sujet majeur. La citation d’un ministre (qui n’est évidemment pas Jean-Michel Blanquer) voulait illustrer le débat interne au gouvernement sur le Protocole de la reprise à l’Education.

Je me suis à distance de cette phrase (« C’est peu aimable et sans doute injuste ») et ai rendu hommage aux enseignants (« Les enseignants ont souvent été formidables à distance pendant le confinement »).

La vérité oblige à dire cependant qu’il y a eu des disparités dans l’engagement de l’Education. Titre de l’article de La Croix, journal tout à fait respectable : « L’engagement disparate des professeurs disparate des professeurs pendant la crise ». Laquelle de nos lectrices, lequel de nos lecteurs, peut-il jurer que l’engagement, chez ses collègues, a toujours été de 100% ?

Le 29 avril, le SNUipp-FSU publiait un communiqué dont la dernière phrase était celle-ci : « Pour le SNUipp-FSU, l’école ne peut pas être le terrain de jeu du déconfinement. L’école ne reprendra pas le 11 mai. ».

Je m’inscrits en faux contre l’idée d’un prof-bashing : ces dernières années, j’ai pris position un très grand nombre de fois en faveur d’une revalorisation des rémunérations, notamment dans le primaire.

Cordialement
Dominique Seux
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MARINE LE PEN,
​​​​​​​INVITÉE DE LA MATINALE DE FRANCE INTER

Marine Le Pen, présidente du Rassemblement National, était l'invitée du Grand Entretien de France Inter le 10 juin.

Messages d'auditeurs
« Marine Le Pen a déclaré que la France était le pays le plus touché par le Covid-19 en évoquant le nombre de décès sans être contredite : il me semble qu'il y a eu davantage de décès en Grande Bretagne et en Italie et que la Suède est proportionnellement plus touchée. » (France Inter)

"La présidente du Rassemblement national Marine Le Pen a étayé son discours en affirmant que la France était le pays qui compte le plus de morts du Covid-19 en Europe. C'est faux : elle est le troisième pays le plus touché."
France Inter a publié un article après l'interview pour vérifier les propos de Marine Le Pen, à lire ici. ​​​​​​​

« Je ne comprends pas pourquoi Marine Le Pen est invitée sur votre plateau. Je trouve ça honteux. Chaque interview est une vraie publicité pour leur parti. » (France Inter)

"En matière de temps de parole, et donc de respect du pluralisme politique, les antennes de Radio France sont tenues de se conformer aux règles émises par le CSA qui appliquent la loi votée par le Parlement, conformément aux dispositions que prévoit la Constitution." Décryptage avec Jean-Christophe Ogier, Adjoint au Secrétaire général de l’information Radio France, du temps de parole politique sur les antennes de Radio France à lire ici. 
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JACQUES TOUBON,
​​​​​​​INVITÉ DE LA MATINALE DE FRANCE INTER

Messages d'auditeurs
« Je suis outrée d’entendre dans deux chroniques successives ce que vous insinuez sur les enseignants pendant la crise.
1ère intervention : « Si les personnels de la grande distribution avaient été aussi courageux que les professeurs, on n’aurait rien eu à manger ». Comment pouvez-vous laisser dire cela alors qu’écoles, collèges et lycées ont été fermés par ordre du gouvernement, que les enseignants ont poursuivi leur tâche à distance et que beaucoup sont intervenus auprès des enfants de soignants ?
Puis le Défenseur des droits parle de la réouverture des écoles qui se ferait « selon le principe du volontariat des parents et des enseignants » : c’est complètement faux ! Les enseignants qui n’ont pas de contre-indication médicale ont repris dans les écoles et interviennent dans les collèges et lycées dans la mesure où ils sont appelés. Ce sont les conditions sanitaires très strictes qui empêchent d’accueillir tous les élèves et en aucun cas les enseignants qui font à la fois les cours à distance et en présentiel en ce moment !
Merci de le signifier un peu plus à votre antenne si vous ne voulez pas contribuer à la dégradation de l’image des enseignants. C’est en effet une des causes de la croissance des inégalités entre enfants car si les parents dénigrent l’école, les enfants n’auront pas envie de s’y donner ! »
(France Inter)

« Je suis enseignante en milieu rural, pas de syndicats de parents ni d’enseignants, un maire très volontaire pour ouvrir l’école au plus grand nombre. Mais notre gros problème, c’est le protocole sanitaire qui nous empêche d’accueillir plus d’enfants ! J’ai 10 places dans ma classe, je dois accueillir 6 enfants de professions prioritaires (soignants, justice, employés pôle emploi), il ne me reste que 4 places à répartir entre les 20 autres enfants ! Alors donnez-moi une solution, venez dans ma classe et je vous suis, pas de problème, je ne rêve que d’une chose : retrouver mes élèves et refaire classe, c’est mon métier, plutôt que de faire ce semblant d’école qui devrait porter le nom de garderie nationale.
L’invitation est très sérieuse, je vous attends, je ne suis qu’à 100 km de Paris, trouvez-moi une solution, parce que cette situation n’est pas de la responsabilité des enseignants. C’est trop facile de nous désigner comme les responsables alors que nous subissons ce protocole inique. »
(France Inter)
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LES "VIOLENCES POLICIÈRES

Messages d'auditeurs
« Depuis quelques jours, Franceinfo est la tribune de tous les mouvements anti-racistes, Licra, SOS Racisme, etc. C'est sans doute justifié vu l'actualité, mais les thèses développées ne sont pas dénuées d'exagérations, de généralisations et de biais idéologiques sur lesquels vos journalistes ne mettent jamais le doigt, comme si ce que disent les représentants des dits mouvements était parole d'évangile. Il y a une américanisation de la pensée, et une analyse racialiste des rapports sociaux qui reflètent plus la mode du moment (par exemple à l'Université) que la réalité. Les réflexions développées sur Franceinfo sont terriblement binaires, c'est un monde en noir et blanc, dans les deux sens du terme avec les bons, les méchants clairement désignés. On aimerait que Franceinfo fasse un effort pour inviter des personnes dont le fonds de commerce ne soit pas l'anti-racisme (...) À force d'entendre les mêmes poncifs, on finit par croire que toutes les personnes de couleur ont peur de la police. Pour avoir une famille vivant dans une banlieue chaude, je sais que ce n'est pas le cas, et cela marche dans les deux sens : les aides à domicile, gardiens d'immeubles, femmes de ménage, caissières, etc se plaignent souvent de l'absence de police dans la rue, tandis que les dealers et les jeunes dont les rodéos pourrissent la vie des riverains tous les week-ends se soucient de la police comme d'une guigne. En un mot, j'aimerais que les journalistes de Franceinfo prennent un peu de hauteur au lieu de courir après la dernière déclaration raccrocheuse qui fera de l'audience.  » (Franceinfo)

« Sur Franceinfo, le bon sens et l'éthique journalistique imposeraient de commencer par définir la notion même de violences policières. Ensuite, je vous aurais été reconnaissant de donner aux auditeurs un peu de hauteur de vue en chiffrant ces violences exercées par les policiers et gendarmes, puis en les comparant aux chiffres des violences exercées contre ces mêmes policiers et gendarmes. 
Or, pas une fois je n'ai entendu cela. Chaque intervention sur les ondes de Franceinfo démontre le parti pris de la chaîne, qui semble considérer que oui, la police est raciste et violente, comme si c'était une vérité indiscutable, un fait établi. Ne voyez-vous pas à quel point vous êtes, ces derniers jours, instrumentalisés ? Le comité Adama a mené une parfaite opération de communication. Laissez de côté vos préjugés et vos convictions et posez-vous sérieusement la question, Menez une véritable enquête : la police, dans notre pays, est-elle violente et raciste ? Ne laissez pas les gens penser une chose pareille, quand il ne s'agit que de quelques individus qui déshonorent la profession. Des manifestations "contre le racisme et les violences policières" sont, par essence, un dangereux amalgame. 
Moi-même, qui suis si critique envers les gens de presse, je ne crois pas que ces derniers sont tous incultes et manquent de la rigueur nécessaire et de l'objectivité nécessaire pour exercer leur métier... Je crois même que certains d'entre eux méritent leur carte de presse.  »
(Franceinfo)

« Je tiens par ce message à vous faire part de l'indignation que j'éprouve concernant le traitement de l'information par les chaines publiques en lien avec les manifestations contre le racisme, lequel relève plutôt, me semble-t-il, de la désinformation que d'autre chose. Deux exemples. Le premier a trait à l'importance démesurée accordée sur les antennes publiques à des manifestations qui n'ont jamais réuni plus de 25 000 personnes en France et la dernière à Paris…  5000 : comment les journalistes de France Inter et de Franceinfo peuvent-ils dès lors parler de "manifestations massives" devant ce qui n'est rien comparé par exemple à ce qu'ont été chaque week end, des mois durant, les manifestations de Gilets jaunes ?!  Le second à trait à l'interview sur Franceinfo, ce jeudi à une grande heure d'écoute, de Messieurs Didier Epstein et Pascal Blanchard, deux militants de la cause "antiraciste" très clivants, auxquels on a donné libre parole pour s'exprimer, sans qu'aucune contradiction sérieuse ne soit portée à leur propos provocateurs, manifestement blessants pour une très grande majorité d'auditeurs. Est-ce-bien le rôle de la radio publique que de prendre ainsi parti sur un sujet très sensible, au risque en soufflant sur les braises de faire dégénérer les tensions raciales déjà fortes dans ce pays en affrontements civils ? Il serait temps que l'éthique reprenne ses droits à la Maison de la radio et qu'une présentation équilibrée des faits prenne enfin le dessus sur une approche militante des sujets d'actualité.  » (Franceinfo)
 À lire, une sélection de messages sur le même sujet

Retrouver ici les liens des articles et reportages autour des violences policières réalisés par les antennes. 

LA DISTRIBUTION DE LA PRESSE

Depuis plus d'un mois, des milliers de Maisons de la presse et de kiosquiers font face à une pénurie de journaux à la suite des problèmes financiers du distributeur de presse Presstalis. Avec eux, ce sont de nombreux lecteurs qui n'ont plus accès à leur presse quotidienne. Ils nous écrivent pour que cette actualité soit davantage traitée sur les antennes.

Messages d'auditeurs
« Aucune information à l’antenne de France Inter sur l’absence de journaux nationaux et de magazines dans les points de distribution de la presse en France ? En tant que citoyen cela m’interpelle et pourquoi pas vous, le principal média d’information radio ? Parce que Paris n’est pas touché ? Il est insupportable de n’avoir pas accès à la presse écrite en France ! Quand pourrons-nous à nouveau lire la presse en dehors de Paris ? » (France Inter)

« Au cours du confinement la presse nationale parvenait chez les marchands de journaux de province et depuis le 11 mai, grève de la société chargée de diffuser cette presse. 
A mon grand étonnement j’entends peu parler de cette situation. La presse papier est vitale pour les personnes qui ont du mal à lire sur écran (il y en a). Et pour l’archivage et la comparaison du traitement des sujets, c’est plus facile ! 
Il y a des lecteurs en dehors de Paris ! »
(Franceinfo)

« Je ne comprends pas pourquoi il n’y a aucune information sur la situation de la distribution de la presse en région suite à la mise en liquidation judiciaire du distributeur. Cette situation a des conséquences sur la liberté d’expression tant du côté des journalistes concernés que des citoyens qui n’ont plus accès à leurs journaux et magazines. Sans oublier les marchands de journaux impactés en plus par le confinement. Je ne comprends pas pourquoi aucun journaliste sur vos ondes ne s’empare du sujet. Pas de Téléphone sonne, rien le matin… Est-ce encore un relent de parisianisme ? Paris n’étant pas touché puisque ce sont les filiales en région qui ont été liquidées. » (France Inter)

Mercredi 10 juin, Sonia Devillers recevait le directeur de So Press dans L'Instant M sur France Inter. Ils ont évoqué ensemble la situation de la distribution des journaux. Les auditeurs nous ont écrit : 

Messages d'auditeurs
« Enfin ce matin vous évoquez le problème de la grève relative à la diffusion de la presse nationale dans les campagnes. Depuis plus d'un mois impossible de trouver un journal autre que local chez les petits débitants de journaux tandis que dans la plus belle ville du monde on glose sur le confinement et les libertés publiques. De qui se moque-t-on ? Un mois que les médias télé, radio se taisent ! » (France Inter)

« Merci de parler enfin de cette grève de la distribution. Dans la région de Lyon plus rien depuis un mois. Révoltant pour les lecteurs à une époque où ils ont besoin d’info et pour nos marchands de journaux en perdition. Merci à France Inter. » (France Inter)
 À lire, une sélection de messages sur le même sujet

PÊLE-MÊLE

Nous vous proposons dans « Pêle-mêle » une sélection de messages d’auditeurs : réactions sur l’actualité, avis sur des émissions, remarques sur les antennes, opinions sur les lignes éditoriales, points de vue sur les angles choisis dans des reportages ou des articles publiés sur les sites. 

Retrouvez ici des messages concernant :
•   Antoine Compagnon était l’invité du Grand entretien de France Inter ce Jeudi 11 juin 
•   La FNSEA

•   La programmation musicale 
•   Le parisianisme
•   La couverture du coronavirus  

•  Que se passe-t-il en Afrique ? réponse de Jean-Marc Four, directeur de la rédaction internationale
•   Le déconfinement
•   La comparaison des manifestations en France et aux Etats-Unis 
•   Choix de société 
•   « Les mots ont un sens » 
 À lire, une sélection de messages
Tour du Covid en 80 jours par la Rédaction internationale de Radio France
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L'édito de Jean-Marc Four, directeur de la rédaction internationale de Radio France :
"Depuis début mars, les équipes de la rédaction internationale ont continué d’arpenter le terrain, malgré les fermetures de frontières, malgré les écueils sanitaires, malgré les risques encourus. Nous avons, en synergie avec nos confrères et complices techniciens de la DPA (Direction de la production et des antennes), rempli pleinement notre mission d’informer, en nous rendant là où l’actualité de l’épidémie l’exigeait à l’étranger, en Europe ou ailleurs. Avec la volonté de rigueur qui est la marque de Radio France.
En initiant de nouvelles offres numériques. Et en coordination toujours efficace et constructive avec les chaînes. Voici donc une sélection des reportages les plus marquants effectués par nos équipes staff pendant ces 80 jours écoulés. Soyons fiers du travail accompli, à la hauteur des missions qui sont les nôtres et de l’idée que nous nous faisons de notre métier : aller sur le terrain pour décrire le réel."
LIRE


LA CRISE SANITAIRE EST-ELLE UNE BONNE NOUVELLE POUR L'ENVIRONNEMENT ?

Le thème de l'émission du Téléphone Sonne sur France Inter le 5 juin dernier sur l'effet de la crise sanitaire sur l'environnement a fait réagir des auditeurs. 

Messages d'auditeurs
« Vos intervenants vantent les mérites des véhicules électriques en se référant à l’émission de carbone. Quid de la pollution liée à leur fabrication et notamment l’extraction des métaux rares ? » (France Inter)

« M. Canfin a oublié de dire que l’électricité était majoritairement d’origine nucléaire. Or le nucléaire n’est pas une source d’énergie propre, ni renouvelable. C’est un gros problème. Il faudrait aussi cesser de construire des voitures de plus en plus grosses et lourdes (SUV). » (France Inter)
 À lire, une sélection de messages sur le même sujet

LES VACCINS

Messages d'auditeurs
« Merci pour votre sujet sensible et intéressant ce matin sur les vaccins. J’ai une question. Personnellement, j’aime savoir ce que je mets dans mon corps et à ma connaissance je n’ai jamais vu une liste des produits présents dans les vaccins et les laboratoires ne sont pas tenus de les publier. Qu’en est-il et comment connaître leur composition ? » (France Inter)

« A part dire que les antivaccins sont les méchants, c’est un peu léger ! Il y a quand même des arguments (aluminium, recherche sérieuse de Lorgeril). A n’en pas parler vous ne convainquez que les convaincus. » (France Inter)

« Comment pouvez-vous ne pas aborder le fait que nombre de personnes (médecins compris) ne sont pas contre les vaccins mais contre les vaccins contenant de l’aluminium administrés systématiquement à des nourrissons ? » (France Inter)
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LA PUBLICITÉ

Messages d'auditeurs
« Je suis choquée par le retour en masse des annonces pour automobiles sur votre antenne « retrouvons nos instincts, notre liberté… » 
Nous traversons une crise qui véhicule de belles et nouvelles idées et nous ne souhaitons pas encourager ce marché… Cela va à l’encontre de toutes vos émissions, de votre ligne, n’il y a-t-il pas d’autres institutions à promouvoir ? »
(France Inter)

« En écoutant France Inter ce matin je n’ai pu m’empêcher de remarquer, comme souvent sur l’ensemble des autres radios du groupe, qu’entre deux informations, ou chroniques, de plus en plus souvent à caractère écologique, nous pouvons entendre des publicités totalement incohérentes. Ce matin, en moins de 20 minutes, nous avons eu une publicité pour Toyota, et une pour BMW… 
Pas même sur des voitures un tant soit peu écologiques (si cela existe), mais non, au contraire, juste ventant le fait de devoir profiter du déconfinement pour « enfin » aller acheter une voiture neuve (ce qui a beaucoup plus manqué que l’eau, la nourriture et un toit durant cette période). 
Personnellement, je ne vois pas comment votre radio peut moralement, si ce n’est simplement « logiquement », s’en tirer face aux critiques de ne pas être cohérente. « Parler » du monde d’après plus écologique et « vendre » le consumérisme et la pollution de masse, ça ne tient pas. 
En écoutant pendant 30 minutes votre radio, le seul message clair qui passe est : « théoriquement nous défendons la planète, mais techniquement, faîtes comme nous chers auditeurs, vendez vos principes aux grands groupes car c’est comme ça que ça marche ». Moi qui allais chercher de la culture et de la motivation à agir, merci. 
Je serais ravi d’être tenu au courant si vous avez le temps de répondre ou de diffuser ce message, car je suis de moins en moins sûr d’être à l’écoute lorsque ce sera le cas. 
Outre la critique, si vous deviez subir un joug financier et que les citoyens et auditeurs pouvaient agir pour vous en dégager par des levées de fond, un financement participatif ou autre, je serais ravi de vous aider à regagner de l’indépendance et à créer les narrations de demain, et je ne serais certainement pas le seul, car une radio libre est précieuse, tout autant que les messages qu’elle véhicule. »
(France Inter)

Concernant la publicité sur les antennes de Radio France, nous vous invitons à consulter l'article publié sur notre site : le décret relatif à la publicité à Radio France
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LE WEEKEND SPÉCIAL HARRY POTTER
​​​​​​​SUR FRANCE CULTURE

France Culture a diffusé un moment de lecture à partager en famille durant un week-end : le premier tome de la saga "Harry Potter" de J.K. Rowling lu par Bernard Giraudeau. 

Messages d'auditeurs
« Complètement transportée dans le monde de Harry Potter pendant ce week-end et absolument sortie des Covid19 et autres catastrophes ! Vous m’avez permis de passer un week-end de rêve avec cet acteur absolument fantastique et malheureusement disparu qu'était Bernard Giraudeau, quel grand maître ! Jeune de 64 ans, presque 65, me voici fan de Harry Potter et pleine de grande admiration pour J.K.Rowling que, jusquà présent, je n’avais pas lue. Merci à vous tous de France Culture dont j’écoute tous les jours un nombre important d´émissions de grande qualité ! » (France Culture)

« J’essaie d’écouter l’excellente émission de Jean de Loisy, et s’impose Harry Potter pour qui je n’ai aucun intérêt. Par quelle sorcellerie ? Où sont passés "L’art est la matière" ? » (France Culture)

Vincent Lemerre, Délégué aux programmes de France Culture, vous répond : 

Bonjour,

Beaucoup de messages d'auditeurs et d'auditrices enchantés par la lecture intégrale d'Harry Potter à l'école des sorciers, et cela nous enchante également. Des réactions plus critiques également, venues de celles et ceux qui ont été perturbés par l'absence de leurs émissions habituelles le temps d'un weekend. 
Les équipes de France Culture, son service des fictions en premier lieu, étaient ravies de retrouver dans nos archives cette production exceptionnelle, portée par la lecture d'un comédien qui dans l'exercice de cette lecture faisait preuve d'un immense talent, Bernard Giraudeau, et d'obtenir de l'éditeur et du gestionnaire des droits de l'auteure J.K. Rowling l'autorisation de diffusion le temps d'un weekend. Cette splendide lecture intégrale de 8 heures a donc été proposée comme un événement, ce genre d'événement qui fait vivre une antenne. 
Pour certains, le fait qu' Harry Potter soir un bestseller aurait disqualifié le choix de cette diffusion. À l'inverse, nous pensons qu'offrir cette lecture de grande qualité (gratuitement bien sûr, comme pour l'ensemble de nos contenus) permet à une chaîne de service public de s'adresser à toutes les audiences, à travers la palette la plus large possible de propositions, allant d’œuvres populaires de qualité à des émissions beaucoup plus exigeantes. 
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Merci pour écoute fidèle,

Vincent Lemerre
Délégué aux programmes
France Culture
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Quand les auditeurs deviennent nos professeurs de français...

Chance ou Risque ?
"Qu’est-ce que cela m’agace de vous entendre dire « vous avez plus de « chances » de vous faire arrêter, contrôler, etc… Je crois, je suis même sûre, moi la grand-mère arabo-berbère qui a subi plus d’actes racistes que dans son enfance en Algérie, que le terme approprié serait « il y a plus de risques » R.I.S.Q.U.E.S. cela ne veut pas dire la même chose !"

Jean Pruvost, lexicologue, explique le sens des mots en vidéo.

Anglicismes
"Monsieur Jérôme Colombain,
il me semble vous avoir entendu dire dans le rendez-vous de la Médiatrice sur Franceinfo le samedi 6 juin que vous préfériez « e-mail » à « courriel ». Je vous dis ce que j’explique à des Canadiens: mail vient du mot français « malle poste ». Vous voyez? Cette malle fixée à l’arrière des « diligences » fonctionnant sur des trajets définis. Les britanniques ont adopté ce couplage, transporter des gens sur des trajets définis et acheminer/distribuer des objets, dont le courrier. C’est donc avec fierté que j’utilise et dis mail ou e-mail. Beaucoup de mots anglais viennent du français ou du latin. Maladie peut se dire desease. Qui n’est rien d’autre que « dés-aise », opposé à « bon aise ». Une autre fois je vous parlerai de ce « pas tout le monde »… employé comme sujet et qui a remplacé « peu de »… gens… personne… etc."


Message aussitôt transmis au journaliste Jérôme Colombain, spécialiste des nouvelles technologies à franceinfo (très réactif sur Twitter) :

​​​Mercure
Lundi, un auditeur nous écrit : 
"La ou le chroniqueur météo du 7/9 de France Inter utilise toujours le terme « le mercure » pour dire la température. Vous conviendrez avec moi que cette expression n’a plus aucun sens il n’y a plus de mercure dans les thermomètres c’est même interdit. Il serait souhaitable de bannir ce tic de langage qui ne fait pas honneur à la langue française. "

Mardi, un auditeur, fidèle du site de la médiatrice et des antennes, lui répond :
"Je m’étonne de ce que certains de vos auditeurs s’offusquent de l’utilisation du mot « mercure » pour parler de la température. La langue ne reflète pas seulement l’état présent de la société, de la technique et des mœurs, elle se construit par strates, qu’il serait dommage d’effacer car ce serait effacer notre passé. C’est pourquoi on peut aujourd’hui être « désarçonné », qu’on est à mille « lieues » de penser ceci ou cela, qu’on parle des « bancs » de l’école, de « férule », de travailler pour le « roi de Prusse » et que tout amoureux a senti son cœur « battre la chamade », même si l’on n’utilise plus de tambour à la guerre. Alors de grâce, laissez-nous ce charmant mercure qui nous rappelle le temps passé. Nous aurons peut-être un jour le plaisir d’en expliquer la signification à nos petits-enfants. "

Avion vert
"Dans son journal, votre présentateur a utilisé l’expression « avion vert » ! Je ne serais pas habitué à l’usage régulier de la novlangue sur les antennes et dans tous les médias dominants, je me représenterais un avion peint en vert (Mais pourquoi donc ? Quel intérêt d’en parler ?) En réalité, on veut nous dire « avion écologique », comme on nous parle de « voiture propre ». Faut-il rappeler qu’il s’agit d’oxymores ? Tout véhicule à moteur est par nature sale, que la pollution soit immédiate par un pot d’échappement en particulier ou antérieure et différée par la production de centrales d’énergies dites renouvelables. Sur ce dernier point, il suffit de lire Guillaume Pitron pour ne pas en douter. Comment alors se fait-il qu’un présentateur de journal utilise une telle expression ? Selon moi, deux réponses sont possibles : soit l’ignorance, ce qui est problématique en la situation, soit la défense d’une idéologie ou d’intérêts particuliers. L’usage d’expressions émanant des industriels et/ou du gouvernement peut laisser opter pour la seconde option. Existe une autre possibilité néanmoins, celle d’une imprégnation idéologique telle qu’il n’est plus possible d’avoir un langage objectif. Ce qui serait grave également. Il me semble indispensable d’utiliser un langage neutre. N’est-ce pas ce qu’un auditeur est en droit d’attendre ?"

Anglicismes
"A France Inter on est CASH, on a pas peur de se crasher, on est très "fake news", on s'anglicise sans vergogne on nous podcast du live en streaming. On nous parle newsletter, press people, leadership et autre challenge. On trust, on spoile en envoyant un hashtag pour faire du buzz sur le net. A présent c'est très "tendance" sur France Inter d'utiliser du charabia anglicisé tellement trendy pour être au top dans les charts. Aucune créativité pour contre balancer cet appauvrissement linguistique. Mais que vous arrive-t-il ? Ressaisissez vous pardi !"

Maman
"Reportage sur votre antenne, visite dans un Ehpad : « Victor, 67 ans, vient voir sa maman… ». Pourquoi ne pas dire « sa mère », et laisser le mot « maman » là où est sa place, à savoir la sphère privée ? L’utiliser ainsi dans le domaine public, c’est infantiliser l’auditeur. Que cette mièvrerie est déplaisante ! Monsieur le journaliste, retournez à votre dictionnaire pour savoir quel mot utiliser dans quel contexte."

Gageure
"Cher journaliste, Vous êtes un homme cultivé, respectueux de la langue, habituellement, mais vous êtes tombé dans un travers fréquent de mauvaise prononciation : je vous rappelle que le mot « gageure » se prononce « gajure » ."

"Merci de rappeler à votre journaliste que dans « gageure » (qui signifie « fait de gager », autrement dit de parier), on prononce le « u » comme dans « vergeure » (qui désigne chacune des fines lignes horizontales parallèles dans le filigrane du papier vergé) et comme dans tous les autres mots en « -ure » : « couture », « allure », « voilure », « carrure », « embouchure », « envergure »… Pour éviter que « gageure » soit prononcé comme « majeure », la réforme orthographique récente a d’ailleurs proposé la graphie « gageüre », avec un tréma sur le « u », qui reste cependant peu usitée." 


Bernard Cerquiglini, linguiste, explique la prononciation du mot.
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MERCI AUX ÉQUIPES DE RADIO FRANCE

Messages d'auditeurs
« Bravo et merci pour avoir invité Paolo Lévi aux Informés de ce samedi soir. Je trouve que c’est une très bonne idée d’inviter des correspondants étrangers à cette émission. Ça donne une autre vision du monde et de la France. Vous devriez le faire beaucoup plus régulièrement. Merci. » (Franceinfo)

« Merci de nous faire réentendre la voix de Michel Serres, dans CO2 Mon amour ce 6 juin, qui nous manque beaucoup en cette période difficile de Covid. » (France Inter)

« Comment dire... A 55 piges, les instants de bonheur -en tous cas conscients- sont plutôt rares : pour ma part ce sont des repas qui traînent entre amis, un panorama de montagne après une belle ascension, un couloir de poudreuse...et le dernier, tiens, c'est avec Mathieu Vidard : un podcast sur la bio-inspiration... et c'est la joie d'apprendre, de nourrir sa curiosité insatiable, l'espoir d'apprendre que la science et la nature pourraient bien sauver l'homme de ses vices.   
Apprendre reste le rare plaisir gratuit et infini qu'il nous reste : mille mercis, à vous et à votre équipe d'en être les contributeurs !! Portez vous bien !   
En modeste cadeau, je vous adresse ma maxime préférée: "Le pessimisme est d'humeur, l'optimiste de volonté"  (Alain, Propos sur le bonheur) 
» (France Inter)

« Chaque été, nous passons plusieurs semaines avec notre caravane à Albert dans la Somme, en tant que bénévoles aidant à entretenir le cratère du Lochnagar de la guerre de 1914-18. Cette année, notre caravane n’a pas bougé de derrière notre maison et le verrouillage de Covid-19 ne montre aucun signe de fin. J’ai découvert le plaisir d’écouter France Musique. Je voudrais vous dire combien j’apprécie la variété et la qualité de vos programmes – c’est une compensation pour ne pas pouvoir venir en France cette année. » (France Musique)

« En début d'épidémie je me suis abonné au bouquet podcast Radiographie du coronavirus surtout pour me tenir informé des avancées scientifiques autour du virus. L'autre jour j'ai découvert la série Faire Soin. Moi qui ai fait toute ma carrière en tant qu'éducateur spécialisé, j'ai été hyper surpris et touché qu'une radio comme France Culture s'approche de ces lieux-là, en parlent, et surtout disent tout ce qu'on tente de créatif, notamment en accueillant des artistes auprès des jeunes ou des enfants. C'est émouvant, c'est intéressant. Et j'aime bien comment tout ça est amené ! Voilà pour une fois c'était pour dire que je suis content de payer ma redevance ! » (France Culture)
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HOMMAGE DES AUDITEURS À MATHIEU SARDA

Nous remercions très sincèrement les auditrices et les auditeurs pour leurs messages de soutien et d’affection reçus à l’annonce du décès de Mathieu Sarda, responsable de la programmation de la matinale de France Inter. Nous vous proposons une sélection :

Messages d'auditeurs
« A travers les ondes ne nous parviennent que les voix des animateurs ; l'auditeur oublie que derrière chaque émission se trouve une équipe de programmation, de techniciens , documentalistes , collaborateurs divers et variés sans qui l'émission n'existe pas. Nous voudrions nous joindre, mon épouse, et moi à l'émotion ressentie ce matin et transmise par Léa Salamé et Nicolas Demorand en hommage à leur compagnon de route radiophonique. Merci de faire parvenir nos pensées à la famille de Mathieu Sarda. » (France Inter)

« Une stupéfaction et des larmes aux yeux ce matin en entendant les mots de Léa Salamé et Nicolas Demorand sur la tristesse de toute l'équipe. 
L'envie est forte de vous envoyer ma sympathie, ainsi qu'à toute l'équipe du 7/9 que j'écoute depuis de nombreuses années ; dont j'écoute ces noms énumérés le vendredi à 8h58 ; ceux qui font les coulisses. Je ne connais pas leurs visages, pourtant cet enchaînement de noms je le connais et résonne toutes les semaines. Douces pensées à toute la famille et proches de Mathieu Sarda. »
(France Inter)

« Cette habitude de vous écouter quotidiennement nous donne presque l'impression de faire partie d'une seule et même famille. Avec tout ce que cela implique de joie et de tristesse, de complicité et de désaccord. 
Je ne connaissais pas Mathieu Sarda, il était surement ce cousin éloigné que l'on n'a jamais rencontré et dont on apprend le même jour toute son importance et ses qualités, et son décès. Je ne peux que me joindre à vous, en soutien à toute l'équipe du 7/9 et bien sûr, la famille de Mathieu Sarda. Mes plus sincères condoléances et ma plus profonde amitié. »
(France Inter)
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Vidéo
PRONONCIATION DU MOT "GAGEURE", BERNARD CERQUIGLINI

“Vous m'avez fait tressaillir ce matin, avec le mot gageure, qui se prononce "gajure", le "e" n’étant là que pour ne pas prononcer "gagure"”
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Bernard Cerquiglini, Professeur des Universités, Recteur honoraire de l’Agence universitaire de la Francophonie, Ancien Délégué général à la langue française et aux langues de France, Membre de l’Académie royale de Belgique, explique la prononciation du mot.
VOIR
Vidéo
VINCENT LEMERRE ET LES AUDITEURS
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Vincent Lemerre, délégué aux programmes de France Culture, nous parle de sa relation aux auditeurs. Êtes-vous attentif aux messages des auditeurs ? Le message d’auditeur qui vous a le plus marqué ? Quel auditeur êtes-vous ? Quelle voix de radio a compté pour vous ?
VOIR

 
[PROCHAIN RENDEZ-VOUS] Samedi 13 juin sur franceinfo : "Le travail de la Rédaction internationale de Radio France pendant la pandémie". Pour en parler, Emmanuelle Daviet reçoit Jean-Marc Four, directeur de la Rédaction internationale de Radio France. 


L'application StopCovid ​​​​​​​​​​​​​​
Emmanuelle Daviet médiatrice des antennes de Radio France reçoit Jérôme Colombain, journaliste spécialiste nouvelles technologies sur Franceinfo, pour parler de l’application StopCovid, l’appli de traçage.
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Conformément aux dispositions susvisées, vous pouvez également définir des directives relatives à la conservation, à l'effacement et à la communication des données vous concernant après votre décès. Pour cela, vous devez enregistrer lesdites directives auprès de Radio France. A ce titre, vous pouvez choisir une personne chargée de l’exécution de ces directives ou, à défaut, il s’agira de vos ayants droits. Ces directives sont modifiables à tout moment. 

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter vos droits sur le site de la CNIL.
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Équipe de la médiatrice (édition numérique) : 

Catherine Cadic
Juliette Fayollet
 Antoine Ferreira 

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