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#2/2020 - Janvier 2020
 L'ÉDITO DE LA MÉDIATRICE


Présomption de partialité

Dans le courrier des auditeurs deux sujets écrasent tous les autres cette semaine : le traitement éditorial des grèves provoquées par la réforme des retraites et Carlos Ghosn.

Commençons avec Carlos Ghosn. L’ancien président de Renault et de Nissan a donné ce mercredi 8 janvier 2020 à Beyrouth une conférence de presse très attendue, il s'agissait de la première apparition publique du magnat déchu de l’automobile depuis son arrestation au Japon en novembre 2018. Passé en quelques mois du statut de patron à l’aura mondiale à celui de fugitif international, il s’est exprimé devant cent-cinquante journalistes venus de différents pays. L’événement s’est tenu au syndicat de la presse dans la capitale libanaise et a mobilisé télévisions, radios, chaînes d’info continue et la presse écrite. Les auditeurs critiquent la retransmission de cette conférence de presse sur Franceinfo ou l’interview de Léa Salamé sur France Inter considérant qu’il s’agit de véritables tribunes offertes à l’homme d’affaires : « Comment une radio nationale peut donner la parole à un type qui est recherché par Interpol ? »

Pourquoi une telle couverture par l’ensemble des médias français et étrangers, et en particulier Radio France ? s’interrogent les auditeurs.
La mission première des journalistes est de traiter les faits d’actualité, a fortiori un événement de portée mondiale. Il incombe également aux médias de recontextualiser, d’expliciter, d’éclaircir. En retransmettant cette conférence de presse, l’antenne de Franceinfo est pleinement dans son rôle. Celui du contradictoire. Franceinfo permet ainsi à l’ancien patron de Nissan-Renault de s’expliquer et de donner sa version des faits face aux accusations lancées contre lui depuis plus d’un an tout en proposant  aux auditeurs du décryptage pour mettre en perspective et analyser ses propos. Plusieurs spécialistes travaillant sur ce dossier depuis le début de l’affaire sont intervenus à l’antenne : les envoyés spéciaux de Radio France la reporter Farida Nouar , Aurélien Colly correspondant à Beyrouth, Yann Rousseau correspondant des Echos et de Franceinfo au Japon et enfin Isabelle Raymond, chef adjointe du service éco de Franceinfo et spécialiste auto. Elle répond aux questions des auditeurs dans cette vidéo ici et demain samedi 11 janvier dans le rendez-vous de la médiatrice à 11h51. 

De son côté, France Inter a obtenu un entretien exceptionnel de Carlos Ghosn. Aucune radio ne s’en serait privé. Pourtant ce choix éditorial sur une antenne de service public est critiqué par les auditeurs : «  Stupéfiant ! Carlos Ghosn sur une antenne publique ! Vous êtes sérieux ? Cet homme vient de se soustraire à la justice d’un pays démocratique. » , « Le service public qui interviewe un évadé ressortissant français d’un pays (…) allié de la France. Niveau digne d’un média privé, que vous n’êtes pas ». Au-delà de ce choix qui suscite l’incompréhension, les auditeurs font part de leur déception : « J’ai le sentiment que vous avez cédé à la tentation du scoop sensationnel, au détriment de l’investigation ». Catherine Nayl, la directrice de l’information de France Inter a souhaité répondre aux auditeurs dans cette Lettre. 
Ces derniers pointent également la forme de l’interview et s’étonnent « des questions complaisantes à l’égard d’une personne qui fait l’objet de multiples enquêtes dans plusieurs pays pour corruption et abus de biens sociaux », « Elle s’adresse à lui comme s’il était un héros de dessin animé pour enfants qui viendrait d’accomplir un tour de magie », «  On le croyait fugitif, exilé fiscal et on le découvre nouvelle icône des enfants ! ». Enfin les auditeurs, esprits comparatistes, mettent en balance l’interview de Carlos Ghosn et celle de Philippe Martinez : « Quand je revois l'interview de Martinez, c'est vraiment deux poids, deux mesures dans le traitement des personnes ».

Revenons d’ailleurs sur l'interview du patron de la CGT, interview jugée agressive qui, elle aussi, a suscité des crispations. Etonnamment  les auditeurs n’ont pas apprécié que certaines questions soient posées par les deux journalistes de la matinale.
« Est-ce que vous assumez toutes ces conséquences, tous ces effets de la mobilisation, est ce que cela vous fait réfléchir, voire douter ? » demande Nicolas Demorand à Philippe Martinez. Léa Salamé insiste pour savoir s’il appelle au blocage des raffineries. Indignation des auditeurs. Or, à quoi assiste-t-on en réalité ? A l’interview du patron d’un syndicat rompu à l’exercice médiatique. Doit-on confondre agressivité avec pugnacité lorsque les questions posées déplaisent à une partie de l’auditoire ? Etre sans concession ne signifie pas être partial. D’autant que l’autre partie de l’auditoire, ceux que les grèves excèdent, estiment, eux, qu’ils ne sont pas du tout entendus sur les antennes, reprochant précisemment un parti-pris dans le traitement de l'information. 

C’est d'ailleurs l’autre grosse partie du courrier reçu. Extrait d’un message qui résume l’ensemble des courriels envoyés en nombre : « la parole est donnée essentiellement aux thèses des grévistes, les personnes gênées interviewées (utilisateurs des transports, commerçants etc.) terminent toujours leurs interventions en disant qu'ils comprennent les grévistes. Je doute que cela traduise l'avis du grand public. Il serait indispensable de donner la parole aussi à ceux qui pensent que cette grève bloque les plus démunis ». Tous ces messages sont relayés auprès des directions des antennes. 

Vous retrouverez également dans cette Lettre les réactions des auditeurs aux différentes émissions consacrées à l’affaire Matzneff, en particulier sur l’antenne de France Inter. Laurent Joffrin, le directeur de « Libération » était l’invité de l’Instant M, le 31 décembre dernier au lendemain de la publication d’un numéro où Libé faisait son autocritique, "Libération" ayant longtemps soutenu Gabriel Matzneff, écrivain revendiquant ouvertement sa pédophilie. Les auditeurs ont très vivement réagi à cet entretien mené par Dorothée Barba qui leur répond dans cette Lettre. Toujours au sujet de l’affaire Matzneff, beaucoup de réactions au billet de François Morel « Arrêtez de faire chier Bernard Pivot ». Flot de compliments pour Sophia Aram, pour sa chronique intitulée "Le Consentement", titre du récit autobiographique de Vanessa Springora, racontant la liaison d’une année entre G.M. et V.S. autrement dit  Gabriel Matzneff, 50 ans à l'époque, écrivain qui connut une certaine heure de gloire dans le passé, et une jeune fille de 14 ans, Vanessa Springora. Cette dernière était l’invitée de l'Heure Bleue de Laure Adler mercredi 8 janvier.

Le Dakar, le plus célèbre des rallyes-raid, quitte l'Amérique du Sud où il se courait depuis 2009 et a lieu cette année en Arabie Saoudite. Créée en 1978, l'épreuve, alors appelée Paris-Dakar, était courue entre l'Europe et le nord de l'Afrique jusqu'en 2007, avant de déménager en Amérique du Sud pour se prémunir de la menace terroriste.  Entre 2009 et 2018, elle a donc fait étape en Argentine, au Chili, au Pérou, en Bolivie et brièvement au Paraguay. L'organiser dans cette région devenait toutefois de plus en plus compliqué du fait des politiques d'austérité et des contraintes météorologiques. 
Des sujets sur l’édition 2020 ont été diffusés cette semaine. Les auditeurs reprochent cette couverture en rappelant le meurtre du journaliste dissident Jamal Khashoggi et la contradiction entre cette course et la préservation de l’environnement, sans oublier les mauvais traitements et actes de tortures infligés en prison (coups de fouets, chocs électriques, harcèlement sexuel) à des militantes des droits humains emprisonnées. Vincent Rodriguez, directeur des Sports de Radio France répond aux auditeurs dans cette Lettre. 

Le terrain, l’exigence, la rigueur, loin de l’emballement et de l’émotionnel. Savoir se mettre en retrait pour mieux faire entendre la voix de ceux que l’on n’entend plus. Les auditeurs ne s’y trompent pas. Le reportage d’Interception «  Entre ruines et violence, Haiti aspire à la démocratie » est leur coup de cœur de la semaine. Il y a 10 ans, le 12 janvier 2010, un violent séisme frappait Haïti. D’une magnitude évaluée à 7 sur l’échelle de Richter, le tremblement de terre a provoqué la mort de 300 000 Haïtiens, et en a jeté des millions à la rue en détruisant pratiquement toute la capitale Port-au-Prince. Un reportage signé Vanessa Descouraux. Présomption indéniable de journalisme.

Bonne lecture,

Emmanuelle Daviet
Médiatrice des antennes

Voici les dominantes du 30 décembre 2019 au 10 janvier 2020 à retrouver dans les messages des auditeurs ci-dessous :


1- Grèves contre la réforme des retraites
2- Carlos Ghosn 
  • ​​​​​​​​​​​​​​Pourquoi en parler ?
  • L'interview exclusive de France Inter
3- Philippe Martinez, invité du Grand entretien de France Inter
4- L'affaire Gabriel Matzneff
  • Laurent Joffrin dans l'Instant M le 31 décembre 2019
  • Le billet de François Morel "Arrêtez de faire chier Bernard Pivot"
  • Le billet de Sophia Aram "Le Consentement"
  • Vanessa Springora, invitée de l'Heure Bleue
5- 7 janvier 2015
6- Iran

7- Dakar Arabie Saoudite 2020
8- "On va déguster" : la chronique vin


Coup de cœur des auditeurs : Interception, "Entre ruines et violence, Haïti aspire à la démocratie"

GRÈVES CONTRE LA RÉFORME DES RETRAITES

Message d'auditeur
​​​​​​​« Pourquoi consacrez-vous beaucoup plus de temps aux grévistes qu'aux gens qui travaillent et qui sont impactés par les grèves ?  
Et pourquoi ceux qui sont d'accord (même partiellement) avec les réformes à mes yeux nécessaires, ne vous intéressent pas ? 
Avez-vous conscience du nombre de grévistes par rapport à la population ? 
Lorsque vous donnez le nombre de manifestants, pourquoi donner en 1er le chiffre des syndicats, puis celui  du gouvernement, puis celui du groupe indépendant ?   
Avez-vous un parti pris pro-syndicats ou bien est-ce pour faire du buzz ? 
Faites attention car les Français commencent à s'en apercevoir ! »
(Franceinfo)
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CARLOS GHOSN
POURQUOI EN PARLER ?

Message d'auditeur
« Comment une radio nationale peut donner la parole à un type qui est recherché par Interpol ? C’est une honte de laisser s’exprimer quelqu’un qui était en liberté surveillée et qui s’est soustrait à la justice du pays dans lequel il vivait (par contre les salaires mirobolants, il les a bien encaissés), deux jours après une conférence de presse largement (c’est le moins qu’on puisse dire) relayée par votre antenne et FranceInfo. » (France Inter et Franceinfo)
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Vidéo
L'AFFAIRE CARLOS GHOSN

Pourquoi avoir retransmis en direct la conférence de presse de Carlos Ghosn mercredi 8 janvier 2019 ?
Depuis le 19 novembre 2018, date de l’arrestation de Carlos Ghosn au Japon, comment franceinfo a couvert cette affaire ?
Les auditeurs souhaitent savoir si cette affaire a vraiment un caractère exceptionnel ? 

Réponses d'Isabelle Raymond, chef du service éco adjointe, en vidéo. 
VOIR

LE RENDEZ-VOUS DE LA MÉDIATRICE

 Isabelle Raymond, chef adjointe du service économie et social de Franceino, reviendra sur la diffusion de la conférence de presse de Carlos Ghosn au micro d'Emmanuelle Daviet, samedi 11 janvier sur franceinfo à 11h51 et 13h51. 
L'INTERVIEW EXCLUSIVE DE FRANCE INTER

Message d'auditeur
« Auditeur très fidèle de France Inter, j'écoute ce matin l'entretien entre Léa Salamé et Carlos Ghosn.
Je tiens ici à vous faire part de ma déception sur la façon dont cet entretien est mené ; j'ai le sentiment que vous avez cédé à la tentation du scoop sensationnel, au détriment de l'investigation. Pas d'informations, beaucoup de dénégations de la part de Carlos Ghosn : France Inter a en quelque sorte offert une tribune de plaidoyer à Carlos Ghosn, sans aucune contradiction… J'ai déjà entendu Léa Salamé beaucoup plus incisive…
Dommage… »
 (France Inter)
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Catherine Nayl, Directrice de l'Information de France Inter, vous répond : 

 « Bonjour,

Depuis plus d’une semaine les journaux du monde entier relatent la fuite de Carlos Ghosn du Japon et les conséquences notamment judiciaires qui peuvent en découler.
Nous avons sur notre antenne consacré des reportages sur ces aspects mais également sur les charges qui pèsent contre lui.
Notre métier consiste toujours lorsque cela est possible d’être au plus près de la situation ou des acteurs qui font l’actualité. Il me semble donc très légitime que nous ayons assisté à la conférence de presse donnée par M. Ghosn au Liban, devant une bonne centaine de journalistes, mais que nous ayons également demandé une interview particulière pour nous permettre de poser nos propres questions. Il s’agit juste de la pratique élémentaire de notre métier, sans notion aucune de service public ni de privé, juste les fondamentaux de notre métier, et la mission de France Inter c’est d’informer et de donner l’opportunité à nos auditeurs de se faire une opinion. Léa Salamé a mené cette interview comme toutes les interviews qu’elle mène, sans complaisance, sans parti pris, en attendant seulement des réponses aux questions que tout le monde se pose : les détails de sa fuite (les photos d’une malle circulent dans la presse), ses explications sur les accusations de la justice japonaise…

Chers auditeurs, vous avez sans doute tous des avis différents sur Carlos Ghosn, ce qu’il représente, ce qui lui est reproché et c’est votre liberté.
La nôtre est de pratiquer notre métier et d’essayer de vous éclairer. 

Catherine Nayl »
​​​​​​​

PHILIPPE MARTINEZ, INVITÉ DU GRAND ENTRETIEN
​​​​​​​SUR FRANCE INTER

Message d'auditeur
​​​​​​​« En fidèle auditeur de France Inter et notamment de la matinale depuis de nombreuses années, j’attire votre attention sur les dérives que je constate dans le traitement des invités de la matinale. Entre hier et les questions au ministre Bruno Le Maire et aujourd’hui et la venue de Philippe Martinez, quelle différence !
Je note que vos journalistes sont toujours beaucoup plus sévères dans leur façon de s’adresser à un représentant syndical qu’à un ministre, ministre qui pourtant parle avec une langue de bois que notre regretté Bernard Maris ne laisserait, lui, pas passer.
Je suis de gauche. Comme l’était Oncle Bernard.
Mettre le ministre face à ses contradictions et ses mensonges, le pousser dans ses retranchements, voilà ce que devrait faire les animateurs de la matinale. Mais au contraire, ils sont complaisants et ont choisi leur camp. Ils ont oublié que celui-ci devrait être du côté de l’information, de l’enquête, de la recherche de la vérité.
La matinale a obtenu de bons scores côté audiences en 2019. Cela peut changer. Vos animateurs ne devrait pas l’oublier. Réveillez-vous !
France Inter doit être impertinente. Avec tout le monde ! »
(France Inter)
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L'AFFAIRE GABRIEL MATZNEFF
LAURENT JOFFRIN DANS L'INSTANT M LE 31 DÉCEMBRE 2019

Message d'auditeur
« Je viens d'écouter votre interview de Laurent Joffrin. Je n'ai malheureusement pas encore lu le papier de Libération dont il est question, mais une chose est certaine c'est que vous voulez à tout prix montrer que Laurent Joffrin est en faute ! Alors qu'il me semble qu'il a fait preuve de réflexion et de continuité dans celle-ci puisqu'il revient sur ce sujet alors que personne ne lui demande. Comme on dit, il aurait mieux fait de se taire. Allez plutôt interviewer tous ceux qui ne disent rien… La seule excuse que je vous trouve est votre jeunesse mais elle ne pardonne pas cette accusation gratuite, vous sortez de votre rôle. Se porter en accusatrice n'est pas un travail de journaliste, celle-ci ( en l'occurrence ) doit faire le pour et le contre, ce qui fait bien défaut chez beaucoup de vos confrères également. » (France Inter)
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Dorothée Barba, qui assurait l’Instant M à ce moment-là, vous adresse sa réponse :

 « Chères auditeurs, chères auditrices,

Vous avez été nombreux à nous écrire après « l’instant M » de mardi 31 décembre. Je recevais Laurent Joffrin, directeur de la publication de Libération, pour évoquer l’affaire Matzneff. Le journal a fait, depuis vingt ans, une autocritique sans équivoque sur la complaisance dont il a fait preuve à l’égard de la pédocriminalité. Laurent Joffrin a signé cette semaine un édito sans ambiguïté : « C’est un fait que Libération accueillait en son sein un certain nombre de militants qui revendiquaient leur goût pour les relations sexuelles avec des enfants et tenaient qu’il fallait dépénaliser ces comportements au nom de la libération sexuelle. »

Je l’ai invité au micro de France Inter pour revenir sur ce mea culpa et pour évoquer ce qui, dans l’histoire de son journal, pouvait expliquer cette apologie de la pédocriminalité. Cette émission était aussi l’occasion d’aborder un sujet que je crois important : quels mots employer aujourd’hui dans la presse pour parler de ce sujet sensible? Est-il pertinent, par exemple, d’utiliser le mot « ébats », comme le fait Libération, pour évoquer ce qu’un homme de 50 ans fait subir à une fille de 14 ans? L’emploi du mot « pédophile » plutôt que « pédocriminel » minimise-t-il la gravité des faits? Laurent Joffrin ne le pense pas, et il a eu l’occasion de le dire.

Quelle que soit votre opinion sur le sujet, j’espère que cette interview vous a donné à réfléchir, car telle était son ambition. Le ton était vif, certains d’entre vous en ont été heurtés. Mon rôle était, je crois, d’apporter de la contradiction pour un échange constructif et enrichissant. Vos réactions prouvent que la sémantique, le choix des mots, est très loin d’être un détail. Le vocabulaire employé par les journalistes est un révélateur du regard d’une société sur ses maux.

Un grand merci, chers auditeurs, chères auditrices, pour votre exigence, qui nous oblige, et pour votre fidélité à France Inter.

Je vous souhaite une année coruscante.
En voilà un joli mot ! (Une définition ? Coruscant : qui brille intensément, qui scintille).

Bien à vous,
Dorothée Barba »
​​​​​​​
LE BILLET DE FRANÇOIS MOREL
"Arrêtez de faire chier Bernard Pivot"



Message d'auditeur
« J'ai entendu ce matin le billet d'humeur de François Morel.
Monsieur Morel, le talent n'empêche pas l'incohérence, et vous en avez ce matin donné une preuve parmi d'autres. Vous avez fait le panégyrique de l'émission de Pivot, soulignant à quel point cette émission a permis de véritables et précieux régals littéraires. De fait, si Pivot s'était contenté d'interroger Matzneff uniquement sur des questions d'ordre littéraire, sur des thèmes relatifs à l'art d'écrire, il serait à la limite, peut-être pas défendable mais logique qu'il ait invité un pédophile notoire en fermant les yeux sur sa pédophilie, en se focalisant sur l'aspect artistique de son oeuvre. Mais Pivot, loin de s'en tenir à cette focalisation a, tout comme monsieur Chancel, attiré l'attention sur les goûts de Matzneff, goûts auxquels personne ne trouverait rien à redire s'ils ne reposaient entièrement sur l'abus de pouvoir et l'exploitation de la fragilité des enfants, et aussi de leur misère, quand il s'agit d'enfants prostitués consentants à leur corps défendant, c'est-à-dire pas consentants en réalité. Il en a fait mention en insistant sur un ton désinvolte et curieux, comme ces présentateurs qui s'étonnaient du goût Amélie Nothomb pour les fruits non pas jeunes et frais mais pourris, à ceci près que se mettre des fruits très jeunes ou très vieux dans la bouche n'a pas les mêmes implications que la mettre dans tous les orifices possibles à des enfants ou à des pré-adolescents. C'est comme si, puisque vous avez supposé que l'invitation de Céline, dont vous avez stigmatisé l'antisémitisme, vous aurait vivement intéressé, c'est comme si Pivot l'avait invité en lui demandant d'un ton léger : "alors comme ça, vous haïssez les juifs, donc vous trouvez que le projet de leur extermination c'est une très bonne chose ?" Alors monsieur Morel, avant de vous complaire dans la répétition d'un "arrêtez de faire chier Pivot", vous auriez pu examiner votre propre discours, et peut-être, avec un peu de réflexion, auriez-vous réalisé que personne ne reproche à Pivot ou à Chancel d'être responsables des actes abjects des artistes qu'ils invitent, mais que la moindre des décences, le minimum qu'ils puissent faire, s'ils font le choix de leur rendre malgré tout des honneurs, c'est de ne pas exhiber le mal qu'ils font par ailleurs comme un simple objet de curiosité, c'est de rester fidèle à la raison d'être de leur émission, raison d'être dont vous avez si longuement vanté la vertu, au nom de laquelle vous avez pris la défense de Pivot, sans vous apercevoir que c'est précisément cette raison d'être qui a été bafouée, au profit d'une complaisance coupable pour des choses qui n'ont rien à voir avec l'art littéraire, sans vous apercevoir que vous avez mis votre talent au service d'une incohérence également coupable.» (France Inter)
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LE BILLET DE SOPHIA ARAM
"Le consentement"

Message d'auditeur
« Enfin ! Merci Sophia Aram de nommer enfin les agissements de ce pédophile dont l'abjection allait jusqu'à instrumentaliser la littérature pour faire l'apologie de ses perversions sexuelles. Honte à tous ceux qui lâchement ont failli en tolérant l'intolérable. Honneur à Denise Bombardier, à son courage, à son intégrité, seule contre toute cette intelligentsia  indigne ! Nous étions nombreux à piaffer d'indignation, de colère devant ces émissions "littéraires" servant la soupe à ce pédophile se vantant de ses crimes sexuels ! Il faut attendre le récit d'une victime des décennies après ! C'est long pour une prise de conscience qui était pourtant immédiate chez beaucoup, mais qui n'avaient pas accès aux médias ! Merci Denise Bombardier, Merci Sophia Aram.» (France Inter)
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VANESSA SPRINGORA, INVITÉE DE L'HEURE BLEUE

Message d'auditeur
« Très belle émission de Laure Adler...
Bravo pour votre parole, fine et analytique qui montre bien ce côté prédateur de G.
J'attends avec impatience le passage en poche de "Le Consentement" pour le distribuer autour de moi...
» (France Inter)
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7 JANVIER 2015

Message d'auditeur
​​​​​​​« J'ai écouté en podcast l'émission du Téléphone Sonne sur les caricatures, et je souhaite vous adresser un message de profonde et sincère gratitude. Vous n'imaginez pas comment cela me fait du bien, à moi, française non pas de naissance mais de cœur (je suis vénézuélienne et j'ai eu la nationalité française à 30 ans), de savoir qu'une radio aussi importante et précieuse que France Inter continue à soutenir la liberté d'expression et Charlie Hebdo, mon journal, de très, très loin, préféré. Je vous dis ça parce que parfois j'ai eu des doutes quant à votre courage et votre engagement sur un sujet aussi crucial pour la démocratie. Parfois je vous ai trouvé frileux et sujets à l'auto-censure et au "tyranniquement correct"… Alors j'avais commencé à me dire que je ne vous écouterais plus, car cela me faisait trop mal au cœur et je me sentais terriblement seule dans mes convictions très ancrées sur l'importance de la laïcité, l'universalisme et la liberté pour tous. Alors vos émissions et vos invités de la journée commémorative d'hier m'ont donné du baume au cœur et un peu d'espoir dans cette gauche française que je trouve par ailleurs de plus en plus paumée. Merci. Continuons le combat. » (France Inter)
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IRAN

Message d'auditeur
​​​​​​​« Lors du journal, votre journaliste a utilisé le mot "assassinat" à propos de la mort de Soleimani. Ce mot exprime un point de vue de votre journaliste sur un personnage peu recommandable. Ce n'était pas la présentation des faits dans les autres journaux qui ont suivi l'information. J'aurais préféré le terme plus exacte d' "élimination". Doit-on pleurer sur la mort de cet homme ? Doit-on faire de l'angélisme ? Je précise que je n'aime pas Trump… » (Franceinfo)
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DAKAR ARABIE SAOUDITE 2020

Message d'auditeur
​​​​​​​« Dix minutes dans le journal sur le "Paris Dakar Arabie Saoudite", est-ce que les rédactions jugent prioritaire cette manifestation ringarde et indécente qui de plus se passe cette année en Arabie Saoudite (solidarité avec votre confrère Jamal Khashoggi ?). Où est  la cohérence alors que se multiplient les émissions sur le réchauffement climatique ? » (France Inter)

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Vincent Rodriguez, directeur des sports de Radio France, vous adresse sa réponse:

"Bonjour 

Le rallye automobile Paris Dakar est ancré depuis 1978 dans la tradition des grandes compétitions sportives du sport automobile  A ce titre, Radio France a toujours suivi cette compétition, y compris sur des terrains parfois un peu sensibles comme cela fut le cas pour l’édition 2008 annulée au dernier moment en raison de troubles en Mauritanie. Cela dit, cette course interroge et nous le comprenons.

Concernant  le volet géopolitique, nous ne fermons pas les yeux sur certaines  dérives de ce pays au regard des droits de l’homme. Nous avons réalisé et diffusé sur nos antennes des sujets critiques sur le régime saoudien et nous continuerons à le faire. Sur le volet environnemental. Nous sommes conscients que le Paris Dakar, comme la plupart des compétitions liées au sport mécanique ont un impact  sur l’environnement.  

Sur ce point aussi, nous avons réalisé des reportages et nous continuerons de le faire, même si les organisateurs nous rappellent les mesures mises en place pour réduire l’impact carbone du rallye. Depuis 2010, le Dakar compense financièrement l’intégralité de son empreinte carbone directe, dans le projet « Madre de Dios Amazon REDD » de l’association Greenoxx dédiée à la protection de l’environnement. Ce projet a permis la préservation de plus de 100 hectares de forêt et la protection de 35 espèces animales et végétales. Le programme soutient également les producteurs ruraux, en préservant leurs espaces, en finançant des projets écologiques et en menant des activités de communication et de sensibilisation.

Nous considérons que couvrir le rallye Paris Dakar nous permet de placer nos projecteurs sur un pays qui dit vouloir s’ouvrir au monde. Notre rôle est de placer les choses en perspective, en mettant toujours en éveil dans nos reportages  notre sens critique, de façon à ce que nos auditeurs puissent se faire un idée la plus objective possible de la situation. 

Vincent Rodriguez,
Directeur des sports de Radio France"


"ON VA DÉGUSTER" : LA CHRONIQUE VIN

Message d'auditeur
​​​​​​​« Pourquoi tant de "haine" contre le mois sans alcool ? Cette expérience a fait ses preuves en Grande Bretagne notamment et a le mérite de faire prendre conscience à certains que leur consommation d'alcool est trop importante. Il ne s'agit pas d'une injonction, ni d'une interdiction, simplement un message de prévention. Rappelons que l'alcool fait plus de 40000 morts par an. Cela vaut peut être le coup d'essayer de faire changer les choses, non ? » (France Inter)
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François-Régis Gaudry, producteur de l'émission, vous adresse sa réponse :

« Chères auditrices, chers auditeurs,
 
L’intervention de Jérôme Gagnez, l’un de nos chroniqueurs vins, dans notre émission du dimanche 5 janvier, a suscité de nombreuses réactions de nos auditeurs. Cette intervention consistait à protester contre le « Dry January » (janvier sans alcool). Il est vrai qu’au motif d’encourager la non consommation d’alcool pendant le mois de janvier, cette opération de communication anglo-saxonne vise à ostraciser les consommateurs de vins, même modérés.
Nous avons conscience que certains de nos propos sur l’alcoolisme furent très maladroits, voire stigmatisants et nous comprenons qu’ils aient pu vous choquer. Je vous signale toutefois qu’en qualité d’animateur, j’ai mis en avant le bienfondé du « Dry January », en expliquant qu’il était « bon de faire une pause dans sa consommation d’alcool après les fêtes », de « mettre son organisme au repos » et que « boire de l’eau, c’est pas mal non plus ». Nous aurions toutefois dû insister sur la vocation première du « Dry January » qui est de sensibiliser nos sociétés aux ravages de l’alcool, notamment auprès des jeunes.
​​​​​​​
Merci pour votre fidélité.
 
Bien cordialement,
François-Régis Gaudry»




COUP DE CŒUR : INTERCEPTION
"Entre ruines et violence, Haïti aspire à la démocratie"

Diffusé dimanche 5 janvier, le reportage d'Interception sur Haïti a fait réagir les auditeurs. C'est le coup de cœur des auditeurs.
Il y a juste 10 ans, le 12 janvier 2010, un violent séisme frappait Haïti. D’une magnitude évaluée à 7 sur l’échelle de Richter, le tremblement de terre a provoqué la mort de 300 000 Haïtiens, et en a jeté des millions à la rue en détruisant pratiquement toute la capitale Port-au-Prince.

Messages d'auditeurs
« Merci Vanessa Descouraux pour votre reportage très juste sur la situation en Haïti. Depuis notre voyage en famille cet été à Port-au-Prince, j'avais une très grande frustration sur le fait que personne en France ne s'intéresse à la situation de ce pays. Notre entourage pouvait s'étonner de ce qu'on racontait puisqu' "on n'en entend pas parler". Tant qu'une information n'est pas dans les médias, elle n'existe pas ! Vous avez exprimé de manière très juste ce que nous avons ressenti cet été, tant dans l'analyse de la situation que dans l'absence d'espoir politique de tous nos amis haïtiens. Merci d'avoir eu le courage de vous y rendre. Merci pour tout et en particulier pour la qualité des journalistes et des émissions de France Inter. » (France Inter)

« Merci pour cet excellent reportage sur Haïti, malheureusemnt si véridique, dans un pays si beau et si attachant, où l'on ne peut même plus aller pour les aider. » (France Inter)​​​​
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L'ANNÉE 2019 VUE PAR LES AUDITEURS 

L’année 2019 fut riche en actualités : des Gilets jaunes, en passant par les élections européennes, le Grand débat national, la canicule du mois de juillet, l’incendie de l’usine Lubrizol à Rouen, la mort de Jacques Chirac ou les grèves, nous revenons sur les principales thématiques qui ont poussé les auditeurs à prendre la plume et nous écrire.

De janvier à décembre 2019, voici les thèmes qui ont mobilisé le plus de messages et de réactions.
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​​​​​​​« Je souhaite à toutes et tous ceux qui œuvrent à Radio France une belle année où vous continuerez, je l'espère, à nous faire faire de belles découvertes à travers vos antennes qui à la fois savent nous captiver mais aussi savent capter les sons, les bruits du monde entier. » (Radio France)

« Mes meilleurs vœux à Omar Ouahmane dont je ne cesse de saluer le courage et la générosité pour nous tenir informés depuis toutes ces années sur le théâtre des pays plutôt dangereux à couvrir pour les journalistes. Ne jamais oublier les risques que ces personnes talentueuses prennent pour nous rendre compte de la santé de ce monde.
Voilà. Toutes mes meilleures ondes M. Ouahmane. Un plaisir de vous écouter. » 

« Je tiens à féliciter France Culture et France Musique pour la qualité de leurs émissions.
Sur France Culture j'apprécie particulièrement Entendez-vous l'éco, La Méthode scientifique, Matière à penser, les Chemins de la philosophie et les séries documentaires LSD et Les Pieds sur Terre.
Sur France Musique, toutes les retransmissions de concerts et les émissions sur la création contemporaine. Bonne année à Radio France ! »
(France Culture et France Musique)

« Cher Monsieur Rebeihi,
Quel bonheur d'écouter vos émissions chaque jour. Je souhaitais vous remercier pour la qualité de vos interventions. Vous donnez la juste place à vos invités, vous reformulez, faites préciser lorsque des mots anglais incompréhensibles sont utilisés. Et je remarque à chaque fois la bande son particulièrement bien choisie successivement classique et originale. Bravo à la programmatrice. Quel bonheur ! Merci Monsieur ! »
(France Inter)

« Ce mardi, j'ai écouté l'interview de Robert Badinter sur France Culture.
Je n'ai que rarement ressenti une émotion aussi intense à la radio, Un moment tout à fait exceptionnel que Guillaume Erner a conduit de façon remarquable en s'effaçant autant qu'il le pouvait pour laisser passer cette émotion. »
(France Culture)

« Quand chrai grande, j'veux faire Rebeccamanzoni...
Ou comment en vous écoutant, je réalise qu'on peut devenir une grande dame de la radio, de l'interview, de la musique en étant connectée avec sa fantaisie, sa candeur, sa fraîcheur, ses passions, sa créativité, son sérieux, sa délicatesse et son écoute si singulière...
Bravo Madame, je vous souhaite d'être heureuse, gâtée, choyée, acclamée, de bien descendre l'escalier, de sauter dans les flaques, d'avoir des mains posées sur vos hanches, d'être la reine des dancefloor, de sentir du sable glisser entre vos doigts de pieds, d'échanger des baisers avec ceux que vous chérissez, de déguster des délices en tous genres chaque fois que cela s'offre à vous... j'ai oublié quelque chose ?
Merci de régaler mes oreilles! »
(France Inter) 

« Bonsoir Laure Adler et tous les membres de l'équipe de l'Heure Bleue,
Je vous remercie infiniment pour l'émission que vous nous avez proposé ce soir, avec Vinciane Despret : je ne connaissais pas du tout cette philosophe et votre entretien était réellement passionnant et d'une grande beauté! Une façon enthousiasmante d'entrer dans cette nouvelle année 2020 que je vous souhaite belle et heureuse!
Merci aussi pour la grande qualité de vos émissions, j'adore vous écouter. J'étais fan de l'Humeur Vagabonde, qui passait à la même heure il y a quelques années et je vous avoue que j'étais inquiète à l'idée de perdre un rendez-vous de qualité, mais l'Heure Bleue l'a très bien remplacée; c'est un bonheur de vous retrouver chaque soir . »
(France Inter)

« Bonjour Madame Salamé, 
je viens d'écouter en "binge podcasting" l'intégralité de vos interviews de Femmes Puissantes. Cette série d'interviews est remarquable, c'était pour moi un grand moment de radio, une fenêtre d'intimité, de vérité, de sensibilité, d'émerveillement et de partage.
Je remercie toutes ces femmes et je vous remercie pour cette oeuvre. 
Je vous dis oeuvre, car vous verrez que ces interviews resteront comme des exemples du genre et marqueront l'histoire de la radio. Bravo et merci.
Par ailleurs, vos invités étaient passionnantes et vous personnellement très intéressante à suivre. 
Lorsque je vous écoute, au delà de la journaliste, j'entends une femme qui doute, une femme fragile, une femme volontaire, une femme qui est quelque fois troublée par les témoignages de ces femmes puissantes. 
On entend dans certains silences éloquents, que ces femmes implicitement vous interrogent sur votre propre existence, dans toutes ces dimensions. Je ne vous connais absolument pas, mais vous m'avez touché.
L'écoute dont vous avez su faire preuve, comme jamais, à rendu cet série délicieuse.
Bref vous êtes une femme... Puissante! »
(France Inter)

« Je souhaiterais remercier Laetitia Gayet, Hélène Roussel et Alexandra Bensaïd, et les féliciter pour leurs excellentes prestations, la qualité de leurs interviews, durant leurs rendez-vous ( 5/7 et 7/9) pendant les vacances scolaires. J'espère que j'aurai le plaisir de les retrouver bientôt, sur les ondes de France Inter. » (France Inter)

« J'écoute Le Masque et La Plume depuis l'âge de 16 ans, 17 ans ? Une parenthèse québécoise de quinze années (1975 septante-cinq/1990 nonante) et hop j'ai repris le mouvement. J'en aurai 76 (septante-six) le 22 janvier. Quel bonheur, toujours et encore... tous les livres que je n'aurai pas lus, les films que je n'aurai pas le temps de voir, les pièces de théâtre que je ne verrai jamais (j'habite à Lausanne) et c'est toujours comme si j'y étais. Merci encore et encore et Bonne Année » (France Inter)​​​​​​

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Quand les auditeurs deviennent nos professeurs de français....

Formulations
« Cela fait longtemps que l'envie me démange de le dire : Je suis choqué par tous ces "On a rendez-vous", "On écoute maintenant" "On passe à", "On continue avec", etc. 
Ne serait-il pas plus agréable d'entendre dire "Je vous propose" , "Je vous donne rendez-vous" ou bien: "Nous écoutons à présent" , "Nous étions en ... à .." , Poursuivons avec" et toutes autres tournures qui excluent ce ON que nos professeurs de français qualifiaient à juste titre de haïssable  ?
Les chaînes de radios françaises ne se doivent-elles pas (ne nous doivent-elles pas?) d'être -aussi- des modèles représentatifs de la langue ? Ce serait à la fois un plaisir et un exemple pour les auditeurs. »
   

Schizophrène
« Je reviens sur la présentation de votre invité "...on ne veut plus être schizophrène..." Merci de faire attention aux termes employés et de penser aux malades et aux familles. Ces phrases sont blessantes. Merci pour votre attention et votre émission. »

Tué par un pétard
« Vu sur le site, un papier sur le drame qui s’est produit à Haguenau, titré de la façon suivante «Nouvel An : un homme tué par un pétard en Alsace»
Non, mesdames et messieurs les journalistes, le pétard n’a tué personne. Comme il est, cette fois-ci, bien dit dans le chapô  «Un homme âgé de 29 ans a perdu la vie en manipulant des feux d'artifice». Cela me rappelle les titres sensationnalistes sur «la montagne qui tue».
Cette façon de présenter les faits est bien symptomatique de la période actuelle où l’individu n’est jamais responsable. »


Stimulus, Stimuli
« Veuillez s'il vous plaît signaler que le mot "stimuli" est le pluriel de "stimulus". Il n'est absolument pas pédant de faire la différence, surtout quand on traite d'une discipline scientifique, où la rigueur du langage est fondamentale.
Une radio de service public est censée résister à l'usure du langage, et non l'accompagner »


Prêt, près
« A l’attention de votre journaliste : on ne dit pas  «  La grève n’est pas prête de s’arrêter » on dit «  La grève n’est pas près de s’arrêter ». En revanche une personne peut être « prête à »  faire quelque chose. »

Précision de la Médiatrice : L’Académie française indique que longtemps l’adjectif "prêt" put se construire avec la préposition "de". On trouve facilement cette construction chez les classiques. Après le XVIIIe siècle, cet usage tend à disparaître. Aujourd’hui prêt se construit avec "à" et signifie « préparé pour, disposé à », et l’on écrit près de pour dire que quelqu’un est sur le point de faire quelque chose.

Le "E" muet
« Vraiment las d'entendre tous les matins les animateurs et animatrices prononcer ex (l'exE mannequin…) et est (l'estE Républicain) en insistant lourdement sur le e final, qui est absent. Voici donc la phonétique pour ces deux mots/noms : ex \ˈɛks\ ex \ɛks\ masculin et féminin identiques, singulier et pluriel identiques, orthographe invariable  - est \ɛst\ masculin invariable. Vous remarquerez que la phonétique ne fait pas apparaître de E final, puisqu'il n'y en a pas. S'il s'agit de "faire joli" ou de "se distinguer des autres" en induisant les auditeurs en erreur, c'est fortement dommage, surtout de la part d'une radio publique. »

Frappes
« Depuis deux jours on entend à nouveau parler des "frappes". Sans doute le français évolue-t-il mais il semble que le politiquement correct s'applique là aussi. Il y a des "bombardements" ! par avion, missiles, drones, etc... "Frappes" ça fait penser à "petites frappes", voire à "fessée", des choses inacceptables mais finalement de peu d'importance. "Bombardement", c'est plus sérieux, on voit les cadavres, les destructions. L'emploi du mot "frappe" tend donc à minimiser le fait réel. Les journalistes qui l'emploie ont-il cette intention ? »

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VIDÉOS

PÉDOPHILIE, PÉDOCIRMINALITÉ PAR BERNARD CERQUIGLINI

Bernard Cerquiglini, Professeur des Universités, Recteur honoraire de l'Agence universitaire de la Francophonie, Ancien Délégué général à la langue française et aux langues de France, Membre de l'Académie royale de Belgique, explique le sens des mots. 



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L'AFFAIRE CARLOS GHOSN, ISABELLE RAYMOND

L’affaire Carlos Ghosn fait réagir les auditeurs depuis son arrestation au Japon le 19 novembre 2018. Après la conférence de presse qu’il a donné au Liban le 8 janvier 2020, les messages d’auditeurs sont arrivés en nombre au service de la médiation. 
Isabelle Raymond, chef adjointe du service économie et social de franceinfo revient sur l’affaire et la diffusion de la conférence de presse.​​​​
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[PROCHAINS RENDEZ-VOUS]
Samedi 11 janvier sur franceinfo « L'affaire Carlos Ghosn », Isabelle Raymond, chef adjointe du service économie et social, ​​​​​​​est au micro de la médiatrice, Emmanuelle Daviet à 11h51 et 13h51.

​​​​​​​​​​Franceinfo : tous les samedis à 11h51 et 13h51
France Culture : un jeudi sur deux dans La Grande Table à 13h20
France Inter : un vendredi par mois dans l’Instant M à 9h40 et un samedi par mois dans Secrets d'Info à 13h20
 
Secrets d’info : Retour sur l’enquête « Ségolène Royal, ambassadrice des pôles »

La diffusion d’une enquête sur Ségolène Royal dans l’émission Secrets d’Info samedi 16 novembre a fait réagir les auditeurs. Il y était question des activités de l’ancienne ministre de l’environnement et de son utilisation des moyens mis à disposition par le ministère des affaires étrangères.
Pour répondre aux auditeurs, Sylvain Tronchet, auteur de l’enquête et journaliste à la Cellule investigation de Radio France, et Jacques Monin, directeur de la Cellule Investigation.
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Les contestations sociales et les grèves: réactions d’auditeurs


Le parisianisme dans le traitement de l’information, la parole à tous... Jean-Philippe Baille directeur de la rédaction de franceinfo est au micro de la médiatrice, Emmanuelle Daviet.



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