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#50 -  Décembre 2019
 L'ÉDITO DE LA MÉDIATRICE


Compliqué !

Les oreilles des auditeurs se lassent de l’usage inapproprié des mots de notre langue sur les antennes. A cet égard, l’adjectif « compliqué » couronne la semaine.
Tout devient « compliqué »
« Avec les vents violents, compliquée la météo dans le grand Sud-Ouest ! » « La circulation est compliquée ce matin ! » « Noël ça va être compliqué avec les grèves ! ». Autant de formules entendues, autant de contresens. Erreur commise par tous, dans les reportages, les journaux, les bulletins météo, les interviews : reporteurs, présentateurs, anonymes sur un quai de gare, élus, représentants syndicaux, « compliqué » balaye tout sur le passage de la facilité lexicale, de l’appauvrissement ou du renoncement à la nuance, pourtant si riche dans notre langue. Est compliqué ce qui est difficile à comprendre, à analyser rappelle le linguiste Bernard Cerquiglini ici. Un temps pluvieux ne sera donc jamais compliqué, ni même des voitures pare-chocs contre pare-chocs dans les embouteillages. Est compliqué ce que l’on comprend mal. Ainsi, un texte est compliqué, une réforme est compliquée. L’actualité nous offre donc l’occasion d’un usage parfait de l’adjectif. 

La réforme des retraites monopolise tous les courriels des auditeurs. Des annonces du Premier ministre aux analyses des invités dans les matinales, des émissions thématiques à l’avis sur les grèves, aucun consensus n’émerge. Tout le monde a un avis. Rarement en phase avec celui du voisin. Des auditeurs proposent leur réforme. Tout est sur la table. A chacun selon son travail ? A chacun selon ses besoins ? Indiquons que la détermination objective et rationnelle des besoins officiels ne répond pas toujours à l’expérience subjective et personnelle des besoins réels. Pourtant les propositions ne manquent pas : « Pourquoi personne ne parle d’une retraite qui serait la même pour tout le monde ? On pourrait la fixer à 2000 euros », « On peut décider que chaque personne part avec trois fois le salaire minimum actualisé ». Des auditeurs regrettent que la parole soit essentiellement donnée aux cheminots et aux fonctionnaires, que l’on n’entende pas des agriculteurs, des salariés aux revenus modestes. 

Corollaire de la réforme des retraites, les grèves. Là encore, on observe une forte capacité de propositions dans les courriels : « Je maintiens qu’il serait plus spectaculaire de faire rouler tous les trains gratuitement pour tous » « Les grèves sont excellentes pour une économie alternative, elles permettent aux citoyens de se passer du superflu qui pousse l’humanité vers le gouffre », «  La grève met en évidence le rôle trop souvent oublié du travailleur au sein de la société et dont paradoxalement on se rend compte par son absence ». Chacun appréciera.
De nombreux auditeurs déplorent un traitement trop parisianiste des grèves : « Paris n’est pas toute la France » certes, mais rappelons que 93 % des 12 millions d’habitants de l’Ile-de-France se déplacent au moins une fois par jour sur ce territoire qui représente seulement 2,2% de la superficie totale de la France métropolitaine. 43% de ces trajets s’effectuent en voiture, et 20% en transports collectifs. Il est donc normal, lors de grèves, que les rédactions évoquent ce qui se passe dans ce bassin de population à forte mobilité.
Des auditeurs souhaiteraient également que, dans ce contexte de mouvement social, la parole soit donnée à tous : « Des milliers de personnes sont d'accord pour que le système qui date soit revu et qu'il n'y ait pas des régimes très favorisés et les autres. Et je ne les ai jamais entendues sur votre radio malgré toutes mes écoutes », « Je n'entends que des plaintes contre la réforme. Je souhaiterais entendre des personnes qui veulent le changement pour le bien collectif de notre nation. Et que les journalistes travaillent sur ces sujets pour bien les expliquer et reprendre les inexactitudes des deux parties de façon professionnelle, transparente et neutre.» Des auditeurs regrettent le manque d’expression des non-grévistes; cette France, écrivent-ils, qu’on n’entend jamais. Ils relèvent aussi l'absence de contradictoire : « Je trouve que le traitement des grèves actuelles est sinon partisan, quelque peu bienveillant. J'en veux pour preuve la profusion de déclarations syndicales qui ne sont pas passées au crible de la contradiction salutaire par les journalistes. » Toutes ces questions seront posées demain, samedi 14 décembre,  à Jean-Philippe Baille, directeur de la rédaction de franceinfo, dans le rendez-vous de la médiatrice à 11h51.

La grève de Radio France est-elle compliquée pour les auditeurs ? Nous y consacrons un dossier spécial dans cette Lettre, article explicatif, avis des auditeurs, leur incompréhension, leur soutien, réponses à leurs questions : quelles sont les modalités d’application du droit de grève à Radio France ? Quelle(s) organisation(s) syndicale(s) a/ont déposé un préavis de grève reconductible depuis le 25 novembre ? Quel est le taux quotidien de grévistes ? 

La plus jolie confusion de la semaine

Compliqué une terminaison en –ée ! Généralement les noms communs terminés en –ée sont du genre féminin. Cependant il existe dans notre langue une trentaine de noms masculins terminés en –ée, leur origine est souvent latine. Le e final est la trace graphique de la finale latine –um, qui a disparu, par exemple, museum est devenu musée.
​​​​​​​En est-il de même pour les noms propres ? Ainsi une divinité grecque dont le nom s’achève par –ée est-elle une femme ? La réponse (dans le cas qui nous intéresse) est non. Elle a valu à son auteur un abondant courrier d’auditeurs, très bienveillants mais soucieux de rendre à César ce qui appartient à César, ou plutôt de restituer à Morphée ce qui relève de sa virilité, à savoir son genre. Car en effet, un journaliste, fin lettré et très apprécié des auditeurs, a féminisé Morphée dans l’un de ses billets à l’antenne. Or Morphée est un homme, l’un des nombreux fils d’Hypnos. Ce dieu ailé parcourt la Terre et touche les mortels d’une fleur de pavot pour les endormir. Mais ses fleurs soporifiques n’ont aucun pouvoir sur nos auditeurs, impossible de les endormir. Ils veillent sur la Maison ronde, tout ouïe, l’oreille en coin.  

Bonne lecture,

Emmanuelle Daviet
Médiatrice des antennes

Voici les dominantes du 6 décembre 2019 au 13 décembre à retrouver dans les messages des auditeurs ci-dessous :


1- La réforme des retraites 
  • L'avis des auditeurs sur la réforme des retraites
  • Les annonces d’Édouard Philippe
  • Le Téléphone Sonne : "Les mobilisations auront-elles un impact sur l'économie ?"
  • Les invités du 7/9 de France Inter : Gilles Legendre, Président du groupe La République en Marche à l'Assemblée Nationale et Daniel Cohen, économiste
  • Un traitement des grèves trop parisianiste ? 
  • On n’arrête pas l’éco avec l’Union des entreprises de proximité
  • Les grèves

2- La grève à Radio France
  • L'incompréhension des auditeurs
  • Le soutien des auditeurs​​​​​​​

RÉFORME DES RETRAITES
L'AVIS DES AUDITEURS SUR LA RÉFORME DES RETRAITES

Messages d'auditeurs
« Les babies-boomers qui ont profité de la croissance, d'une belle situation économique, de l'énergie bon marché car épargne-naturelle vieille de millions d'années, d'une espérance de vie en hausse qui leur a donné beaucoup d'années de vie à la retraite qui n'étaient pas attendues lors de la création du système de retraite sont aujourd'hui les papies-boomers qui vont profiter de leur longue retraite sans trop se priver, dans un cadre encore potable, une économie encore intéressante en laissant à leurs enfants et leurs petits-enfants une situation catastrophique, environnementalement, énergétiquement donc socialement, sociétalement, économiquement.
Parents qui ont bu, enfants qui vont trinquer, pour reprendre l'adage, ou malheur aux vaincus ? »
 (Radio France)

​​​​​​​« Lors de vos infos, cherchez le bien-fondé de la retraite plutôt que le côté sensationnel des grèves. N’accentuez pas le chaos ! Cette réforme de la retraite est nécessaire et vitale pour les générations à venir. Nos parents avaient 3 actifs pour un retraité, il n’en est plus de même maintenant. C’est mathématique, c’est la démographie.  Dénoncez en informant sans cesse les retraites honteuses et l’âge des départs à moins de 60 ans de la SNCF, EDF, RATP… Je travaille à l’hôpital et j’ai 65 ans. Mes collègues travaillent de jour, de nuit, de week-end, de jours de fête et nous n’avons pas les avantages que réclament la SNCF, RATP sous prétexte qu’ils travaillent tard ou commencent tôt. La blague ! Aidez-nous ! La retraite par points est nécessaire pour les moins nantis. Aidez la France à retrouver la paix plutôt que d’attiser le feu ! » (Radio France)
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LES ANNONCES D'ÉDOUARD PHILIPPE

Messages d'auditeurs
« Dès que le sujet sur la réforme des retraites est abordé, la parole est principalement donnée aux cheminots et aux fonctionnaires. La population active va au-delà de ces professions. S’il vous plaît soyez la parole de TOUS les français. Faites en sorte que les témoignages, opinions, nouvelles contraintes et autres problématiques vécues par les actifs du privé soient proportionnellement écoutées/discutées par rapport à leur poids dans la population active. » (Radio France)

« Je n’entends jamais parler de la pension des agriculteurs. J’ai travaillé pendant 40 ans plus de 70 heures par semaine sans vacances, ni week-ends, ni arrêt de travail quand j’étais malade parce que j’aimais mon métier. J’ai cotisé toute ma vie et n’ai jamais été au chômage. Ma retraite est de 920 €. Alors je ne vais pas pleurer pour les conducteurs de métro ou les autres qui manifestent pour conserver leurs privilèges. » (France Inter)
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LE TÉLÉPHONE SONNE DU 10 DÉCEMBRE
Les mobilisations auront-elles un impact sur l'économie ?

Messages d'auditeurs
« Je soutiens les grévistes mais je maintiens qu’il serait plus spectaculaire de faire rouler tous les trains gratuitement pour tous et de paralyser ce qui rapporte de l’argent à la France : le carburant, le tabac, les jeux à gains de la FDJ. » (France Inter)

« Les grèves sont excellentes pour une économie alternative, elles vont permettre aux citoyens d’apprendre à se passer du superflu qui pousse l’humanité vers le gouffre. Les grèves vont peut-être permettre de devenir résiliant. » (France Inter)

« On oublie trop vite la raison même d’une grève qui n’est jamais une partie de plaisir ; elle met en évidence le rôle trop souvent oublié du travailleur au sein de la société et dont paradoxalement on se rend compte par son absence. » (France Inter)
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LES INVITÉS DU 7/9 DE FRANCE INTER LE 11 DÉCEMBRE
Gilles Legendre, Président du groupe La République en Marche à l’Assemblée nationale et Daniel Cohen, économiste

Messages d'auditeurs
« Pourquoi personne ne parle d'une retraite qui serait la même pour tout le monde ? On pourrait la fixer à 2000 euros, pour tous, car les gens qui ont eu de bons salaires ont déjà épargné, ils n'ont pas besoin de plus. Les économies réalisées sur le financement de leurs retraites élevées financeraientt peut-être une retraite décente pour tous… » (France Inter)

« Qui actuellement donne la parole et s’intéresse aux ouvriers pauvres du privé, aux agriculteurs à 600€ de retraite, ne vous étonnez pas après qu’ils votent massivement FN, La République française n’aura hélas que ce qu’elle mérite. » (France Inter)

« On parle beaucoup des enseignants mais les infirmières sont les oubliées aussi. Pas de moyens de grèves car réquisitionnées, moins bien payées à la base dans l’OCDE et retraite à 60% de leurs salaires…15 jours de vacances l’été, pénibilité du travail, horaires décalés. Aucune réaction? » (France Inter)
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UN TRAITEMENT DES GRÈVES TROP PARISIANISTE ?

Messages d'auditeurs
« Amis journalistes, ne perdez jamais de vue que, comme il a été dit bien des fois : "Paris n'est pas toute la France", la RATP est en grève et je conçois que vous soyez personnellement gênés, mais vu de Nantes, où je vis, je peux vous assurer que tout fonctionne normalement et cela y compris le 5 décembre, les transports publics n'ayant été que fort peu perturbés ce jour-là (80% des bus et tramway en fonction). En dehors de la SNCF, ce mouvement est essentiellement parisien, alors, par pitié, cessez ces présentations catastrophistes d'un pays paralysé. Je précise que mon propos ne vise pas à minimiser l'ampleur ou la légitimité des mouvements sociaux mais simplement à vous rappeler la nécessité d'une information qui ne verse pas dans le sensationnalisme. » (France Inter)

« Je déplore le "parisianisme" de cette station qui semble oublier qu'il existe dans ce pays d'autre villes plus ou moins importantes qui subissent également le problème de manque de transports collectifs pendant les périodes de grèves. A Rennes, Nantes, Bordeaux ou Marseille… les personnes sont gênées pour se déplacer. Vous n'en parlez pas, (10 secondes dans un journal) contre des minutes et des reportages pour Paris et la région parisienne. Franceinfo est censée parler de la France d'où son nom. Merci de rétablir l'équité. » (Franceinfo)
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ON N'ARRÊTE PAS L'ÉCO
Avec l'Union des entreprises de proximité

Messages d'auditeurs
« Je souhaite revenir sur le débat des retraites. Je n'entends jamais ce type de proposition qui me paraît pourtant une alternative citoyenne de paix sociale.
On peut décider qu'au bout de x années d'annuités (par exemple 43 ans) chaque personne part avec trois fois le salaire minimum actualisé quel qu’ait été son salaire.
Ceux gagnants moins (très nombreux) seraient ainsi heureux de côtiser toute leur vie. 
Ceux gagnants plus (moins nombreux) auraient la possibilité de préparer à titre personnel un complément de leur retraite en choisissant des placements pendant leur vie active. »
 (France Inter)
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« Retraitée du privé, je suis choquée par l’ampleur donnée par les médias aux protestations des 30 % de salariés qui ignorent les difficultés des 70% autres… Certes, ils sont représentés puisque leur statut leur permet sans risque pour leur emploi et leur carrière d’être presque les seuls à être syndiqués. Je suis choquée car à 25/30/40 ans ils peuvent envisager une retraite plutôt confortable après une carrière assurée.
A 50 ans en revanche un salarié du privé (surtout s’il travaille dans une PME) ne peut pas tirer de plans sur la comète retraite. Aura-t-il encore un emploi ? A quel niveau de salaire : stable, en baisse…  Quelle retraite ? Difficile d’être solidaire des salariés dont le futur est assuré. Vous n’en parlez pas. »
 (France Inter)
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LES GRÈVES

Messages d'auditeurs
« Vivant dans une région (Eure-et-Loir) où les ondes fm sont mal reçues, j'écoute Franceinfo très souvent. Je trouve que le traitement des grèves actuelles est sinon partisan, quelque peu bienveillant. J'en veux pour preuve la profusion de déclarations syndicales qui ne sont pas passées au crible de la contradiction salutaire par les journalistes. J'ai entendu hier ou vendredi un débat sur le sujet. Il y avait là une dame, historienne des mouvements sociaux donnant du haut de son autorité de chercheuse le bon son de cloche du savoir universitaire. Et là entre deux phrases, elle nous annonce que jeudi 5 elle était en tête de cortège. Pourquoi alors ne pas la présenter comme historienne et partisane de la grève. Cela donnerait une dimension réelle à son autorité scolastique. Il y avait aussi ce pauvre Pascal Perrineau qui à force de marcher sur des œufs pour ne contrarier personne finit par aligner des lieux communs sans effet. Ah si je l'ai entendu parler de démocratie de la rue. Le professeur émerite n'a pas été interrogé sur la définition de cette nouveauté constitutionnelle. Par ailleurs je n'ai pas entendu de personne opposée à la grève. C'est dommage pour une radio d'information qui a le vent en poupe. » (Franceinfo)

« Je suis frappé d'entrendre à quel point les interviews des usagers pendant la grève – interviews qui émaillent vos différents journaux – sont biaisées. Un seul refrain : "je souffre mais je soutiens les grévistes." Cette version unilatérale des réactions n'est pas représentative de l'opinion des "Français" (des Franciliens) en galère. Je la trouve donc manipulatrice et non objective. Il serait plus professionnel, journalistiquement parlant, de tendre le micro aux uns ET aux autres. Merci pour l'info ! » (Radio France)
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LA GRÈVE À RADIO FRANCE

LES QUESTIONS QUE VOUS VOUS POSEZ SUR LA GRÈVE À RADIO FRANCE.
DES RÉPONSES ICI...


« Pouvez-vous nous éclairer sur les modalités de la grève à Radio France ? », « Votre message sur les antennes ne nous donne aucune explication ! », « La grève va-t-elle se poursuivre ? »
Les auditeurs posent de nombreuses questions sur les conditions de la grève à Radio France, explications dans cet article.

LA GRÈVE : L'INCOMPRÉHENSION DES AUDITEURS
Messages d'auditeurs
​​​​​​​« Pourquoi tant de privilèges ? Les raisons de cette grève, même si on peut y être sensible, ne me concerne que de très loin par contre son effet est une catastrophe pour l'auditeur que je suis (que nous sommes). Quand nous avons ouvert notre premier commerce en 1972 , France Inter a été la seule radio qui nous accompagnait du matin au soir, de 1986 à 2013 elle m'a toujours accompagné dans ma voiture et depuis ma retraite idem, juste pour essayer de faire prendre conscience que vous êtes plus qu'un partenaire, c'est une partie de notre vie! Que des contestations existent pourquoi pas mais là c'est une prise d'otage... depuis le 25/11/2019 !! Dans mon titre j'ai écrit "Pourquoi tant de privilèges ?" c'est parce que quand on pense à tous ces artisans ,commerçants et autres qui ne peuvent même pas s'arrêter, même en maladie c'est insultant de voir cette grève qui ne s'arrête pas  ! Quel privilège insupportable !!! » (France Inter)

« 3 semaines de grève… Cela nous manquait... vous devez avoir des salaires faramineux pour cesser le travail aussi facilement et aussi longtemps.
La CGT, comme d'habitude, s'oppose à toute réforme et voudrait revenir aux temps anciens des becs de gaz….
Pendant ce temps-là, nous ne comprenons rien à vos revendications. Vous ne daignez pas nous parler de l'évolution des négociations. Cela ne vous grandit pas. Nous nous sentons orphelins »
(Radio France)​​​​
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LA GRÈVE : LE SOUTIEN DES AUDITEURS
Messages d'auditeurs
​​​​​​​« Radio France est, j’en suis chaque jour un peu plus convaincu, depuis deux décennies que je suis pendu à ses antennes, la plus belle institution culturelle, civique, citoyenne et démocratique de notre pays, qui loin des cocoricos abêtissants s’en sort très bien sur ce terrain de dialogue et de production culturels, et à n’en pas douter, une des plus précieuses, utile, pertinente au monde. Dont les productions sont variées, pointues, éclectiques, gratuites et très aisément disponible, conciliant le reportage de terrain et le débat d’experts. C’est un formidable outil du vivre ensemble aujourd’hui et d’imagination pour le vivre ensemble de demain.
En aucun cas, il ne faut fragiliser l’édifice. Notre pays et le monde entier paieraient au centuple cette réforme sociale.
Augmentons l’impôt pour développer l’accès à Radio France (à dissocier des autres médias svp !) !! Ce sera d’autant moins de frais d’éducation, de travail social, de police et de justice. De tout cœur avec vous ! »
(France Culture)

« Votre radio, la qualité et la diversité de vos émissions jalonnent mon quotidien, m'instruisent, m'ouvrent l'esprit et me font du bien. Comment peut on vous soutenir dans votre lutte contre ce plan social qui n'a de raison d'être que le principe de faire toujours plus d'économies.  Moi je veux bien payer une plus grosse redevance pour garder cette qualité qui est la marque de votre radio et de toutes les fréquences du groupe. 
 Comment peut on vous aider ?
 Comment peut on faire savoir à votre direction que nous, auditeur et actionnaires puisque nous payons notre redevance, ne voulons pas réduire les effectifs par principe. S'il y à des économies à faire ce n'est pas sur la qualité de vos programmes. »
(Radio France)
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LES RAISONS DE LA GRÈVE À RADIO FRANCE

Les auditeurs sont nombreux à poser des questions sur la grève à Radio France.
Dans cet article, les réponses de la médiatrice à vos questions. 


PÊLE-MÊLE


Nous vous proposons dans « Pêle-mêle » une sélection de messages d’auditeurs : réactions sur l’actualité, avis sur des émissions, remarques sur les antennes, opinions sur les lignes éditoriales, points de vue sur les angles choisis dans des reportages ou des articles publiés sur les sites. 

Retrouvez ici des messages concernant :
•    Formule sexiste
•    Interview de Jean-Michel Blanquer
•    Reportage pendant la grève des transports
•    Le Canard Enchaîné dans la Revue de presse
•    Morphée est un homme
•    Remède à la mélancolie avec Alexis Michalik
•    Afghanistan Papers
•    Message de grève sur les antennes

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LIRE LES MESSAGES



« Félicitations pour Sonia Kronlund et son émission d'aujourd'hui sur les conciliateurs.
C'est l'une des -si ce n'est la- meilleure émission de la série.
Montrer, dans ce monde où tout le monde parle à tort et à travers sur des sujets plus ou moins bien maitrisés -voire connus-, le travail discret et efficace de la conciliation est vraiment très important et certainement rassurant pour certains d'entre nous trop fascinés par les hommes et femmes qui font la une dans la presse, les débats, sur les réseaux sociaux...
C'était passionnant et émouvant.
Merci encore.
Un fidèle auditeur de plus 50 ans ! » (France Culture)

« Emouvant au possible ce documentaire.. pour moi fils d’immigrés algériens, consterné par le désastre actuel d’une Algérie piétinée par les voleurs de la liberté et d’indépendance, si bien décrits par la Djamila de l’époque. C’était prémonitoire, elle le savait, elle l’avait compris, les vrais ennemis devaient venir de l’intérieur… Salut et paix à son âme » (France Inter) 

« Madame, MERCI, merci Dorothée Barba pour cette chronique si touchante sur le travail de Lætitia Carton.
Je suis maman d'un jeune garçon sourd de 13 ans dont la langue est la LSF et je me bats au quotidien pour que ses droits soient reconnus et respectés, alors MERCI mille fois MERCI.
Et si ce matin vous m'avez faite pleurer, pour une fois ce n'était pas de colère. » (France Inter) 


« Merci pour ce moment incroyable dans Boomerang avec Mme Lemieux ! Cette femme devrait être nommée meilleur anti-dépresseur de l’année. Artiste et femme d’une grande rareté. Je rêve de la rencontrer et l’entendre en vrai un jour » (France Culture) 

« Merci pour la très réussie fiction « L’appel des abysses », écoutée en podcast ce jour. » (France Culture)

« Tout d'abord je voulais vous remercier pour vos émissions de La Terre au carré. Elles apportent des éclairages et des arguments sur de nombreux sujets "écologiques" souvent ignorés du grand public. Ils s'avèrent très utiles pour convaincre les amis et présenter de belles initiatives quand nous avons des doutes. Notre famille (1 couple et 2 enfants) est plus que convaincue et en action par rapport à la préservation de notre planète. Nous habitons à La Réunion depuis 10 ans et allons d'ailleurs revenir en métropole car notre vie à La Réunion n'est plus en accord avec nos convictions écologiques. Un TRES GRAND BRAVO et MERCI à vous. Continuez ainsi ! » (France Inter)

« Coup de cœur sur la chronique de Sonia Devillers vendredi sur le recondustream. Bien préparée, intéressante, démontant les clichés sur les jeux vidéos et les stream. En tant que gars de 28 ans militant et fan de Twitch, j'ai adoré sa chronique et les invités ! Merci » (France Inter)

« Un immense merci pour cette émission LSD si riche sur les 50 ans du RER, si bien faite, si intéressante, si sensible! De tout cœur.. » (France Culture)

LIRE PLUS DE MESSAGES


​​​​​​​Quand les auditeurs deviennent nos professeurs de français...

UN train sur cinq circulerONT
«  Flash du 9 décembre : "... UN train sur cinq circulerONT..." et, alors, donc deux trains circulera !
lortograffe il é en graive ?
Salutations grammaticales. »


'impact', 'impactant' 'impacté'
« Pourriez-vous profiter de ce débat pour valoriser la langue française et éviter d'utiliser 'impact', ´impactant' ´impacté', de nombreux autres termes (conséquence, effet, les premiers touchés, etc) sont disponibles. Nous ne sommes pas en guerre mais en grève.., la pauvreté du vocabulaire est effarante... »

"...au final..."
« Formulation non française car  grammaticalement fautive (à vous de faire l'effort de vérifier).
Comme tous les défauts venus du peuple elle se répand de plus en plus dans le discours des journalistes. Et si on disait "finalement", "à terme", "en fin de compte" ? De l'imagination que diantre. »


Pronociation/Phonétique
« Vraiment las d'entendre tous les matins (entre 6h et 7h30 avant de partir travailler) les animateurs et animatrices prononcer ex (l'exE mannequin…) et est (l'estE Républicain) en insistant lourdement sur le e final, qui est absent, je vous remercie de transmettre ce message aux intéressés. Voici donc la phonétique pour ces deux mots/noms : ex \ˈɛks\ ex \ɛks\ masculin et féminin identiques, singulier et pluriel identiques, orthographe invariable  - est \ɛst\ masculin invariable. Vous remarquerez que la phonétique ne fait pas apparaître de E final, puisqu'il n'y en a pas. S'il s'agit de "faire joli" ou de "se distinguer des autres" en induisant les auditeurs en erreur, c'est fortement dommage, surtout de la part d'une radio publique. Encore une fois, je reste dans l'attente de votre réponse. »

« UN rai de lumière et non UNE rai de lumière »
« Chronique d’un journaliste ce matin: UN rai de lumière et non UNE rai de lumière !
Le rai n'est pas la raie...
Merci d'y faire attention, ses chroniques sont tellement fines qu'une erreur comme celle-ci vient tout gâcher.
Merci pour vos émissions. »


Faux amis en anglais
« Je ne perçois aucune amélioration dans la lutte contre les anglicismes. 
Bien sûr, l'EN française n'est pas très efficace comme formatrice en anglais. 
Cependant, je pense que la direction de Radio France devrait éditer un petit mémorandum des faux amis en anglais à l'usage de ses journalistes. 
Le recours systématique à la transcription directe du mot anglais témoignage de la pauvreté des connaissances en vocabulaire français qui ne permet pas d'évoquer le mot adapté, alors même que le concept en cause est bien connu du journaliste. 
Je prends pour exemple "pension" pour retraite, particulièrement fréquent en ce moment. 
Si on ne sait pas, on se renseigne ou on demande à quelqu'un qui sait. Si l'on ne le fait pas, on dit n'importe quoi, ce qui est particulièrement grave pour un journaliste censé informer avec précision. »

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VIDÉOS

DIDIER VARROD ET LES AUDITEURS

Didier Varrod, directeur musical des antennes de Radio France, nous parle de lui et des auditeurs :
​​​​​​​Etes-vous attentif aux messages des auditeurs ? Le message d’auditeur qui vous a le plus marqué ? Quel auditeur êtes-vous ? Quelle voix de radio a compté pour vous ?



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COULISSES DE L'ÉDITO POLITIQUE AVEC THOMAS LEGRAND

À quelle heure arrive-t-il à la radio, les secrets d’un édito réussi… Thomas Legrand, journaliste et éditorialiste à France Inter dans le 7/9, nous fait découvrir les coulisses de son travail.


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[PROCHAIN RENDEZ-VOUS] Samedi 14 décembre sur franceinfo « Les contestations sociales et les grèves : réactions d’auditeurs », Jean-Philippe Baille, directeur de la rédaction de franceinfo est au micro de la médiatrice, Emmanuelle Daviet à 11h51 et 13h51.

    ​​​Franceinfo : tous les samedis à 11h51 et 13h51
    France Culture : un jeudi sur deux dans La Grande Table à 13h20
    France Inter : un vendredi par mois dans l’Instant M à 9h40 et un samedi par mois dans Secrets d'Info à 13h20
     
    Entretien avec une organisation syndicale représentative de Radio France

    Les causes du mouvement social à Radio France : comment se met-il en œuvre concrètement dans les rédactions ?
    Beaucoup d’auditeurs posent des questions à ce sujet, pour y répondre, Lionel Thompson, journaliste à France Inter, élu CGT au Conseil d’administration de Radio France est au micro de la médiatrice Emmanuelle Daviet.

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    ÉCOUTER LE RDV
    Entretien avec Sibyle Veil présidente directrice générale de Radio France


    Sibyle Veil, Présidente directrice-générale de Radio France répond aux questions des auditeurs, nombreuses dans le contexte d’un mouvement social qui a perturbé les antennes de Radio France.

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    Conformément aux dispositions susvisées, vous pouvez également définir des directives relatives à la conservation, à l'effacement et à la communication des données vous concernant après votre décès. Pour cela, vous devez enregistrer lesdites directives auprès de Radio France. A ce titre, vous pouvez choisir une personne chargée de l’exécution de ces directives ou, à défaut, il s’agira de vos ayants droits. Ces directives sont modifiables à tout moment. 

    Pour en savoir plus, vous pouvez consulter vos droits sur le site de la CNIL.
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