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#51 -  Décembre 2019
 L'ÉDITO DE LA MÉDIATRICE

Manifestations

Le rouge à l’entrée d’un studio c’est le cœur allumé de la radio. Voyant du direct, micros ouverts, voix en studio qui racontent le monde. Mais depuis quatre semaines, ce cœur-là bat moins fort. Studios plongés dans l’obscurité. Désertés. Micros fermés. Voix éteintes. Sauf celles des auditeurs. Certains manifestent leur soutien : « Les différentes chaînes de Radio France me sont précieuses – et à beaucoup de personnes de mon entourage. Je soutiens la grève des personnels pour conserver la qualité de l’offre grâce au travail des journalistes, documentalistes, techniciens etc. Il faut maintenir le journalisme d’investigation, le débat d’idées (invités), l’indépendance, les émissions interactives, le haut niveau et la diversité des prestations culturelles, musicales. Bref, MERCI à Radio France ! ». 

Mais, au soutien jusqu’à présent inconditionnel de certains, s’agrège désormais la colère profonde des autres : « Cette grève depuis un mois est inacceptable. 2 à 3 % de grévistes et beaucoup de programmes ne sont plus diffusés. Tout cela me paraît disproportionné. », « De qui vous moquez-vous ? ». Manifestations de lassitude et d’incompréhension : beaucoup d'auditeurs ne comprennent pas les modalités de la grève à Radio France : « La grève à France Inter, aussi légitime soit elle, est une vraie roulette russe. Un jour « La bande originale » le lendemain non, « La terre au carré » peut-être aujourd'hui, « Par Jupiter » plus du tout, « Boomerang » une fois sur trois. Bref, pouvez-vous nous expliquer le fonctionnement des programmes sous régime gréviste, car, même si j'aime la musique, la playlist qui tourne en boucle ça va un moment et je suis parti à contre cœur sur une radio privée. » Autre courriel d’un auditeur fidèle depuis 40 ans : « Depuis maintenant plus de 3 semaines, l'auditeur est soumis à une programmation aléatoire sans aucune explication. Juste une seule et même intervention sous forme de phrase ressassée par tous les animateurs. Ce n'est guère à l'honneur d'une radio qui se dit le chantre du service public. Aucune explication sur le déroulement de la grève (négociations en cours, évolution du nombre de grévistes, enjeux mêmes de cette grève, pourquoi une émission et pas une autre…). Pourquoi une telle attitude et quel en est le sens ? ». 
A lire dans cette Lettre le communiqué de la direction de Radio France qui fait point sur la situation sociale ici. De leur côté, les syndicats CGT et SUD indiquent que la grève va être suspendue à partir de lundi mais devrait reprendre début janvier. Au sujet de la grève, Laurence Bloch apporte également de précieux éclairages aux auditeurs dans le rendez-vous de la médiatrice de ce vendredi 20 décembre, à réécouter ici. La directrice de France Inter revient également dans cette Lettre sur deux articles publiés sur le site de la station.

Carton rouge

L’un des articles conseille aux internautes une playlist de titres diffusés en 1975 et s’intitule : « Retraites : 20 morceaux de 1975 pour faire oublier aux natifs de 1975 qu’ils sont les perdants de la réforme ». Mais ce que l’on propose à leurs oreilles leur fait littéralement écarquiller les yeux : « Je trouve hallucinant qu’une radio de service public se permette un tel écart à la neutralité. », « Non mais sérieux France Inter ? Même en imaginant une seconde le second degré, comment imaginer, quand on est première radio de France qu’on n’a aucune responsabilité à affirmer que les post 1975 seraient « perdants » ? », « Être leader oblige à l’exemplarité. Les antennes doivent être tenues. C’est à ce prix-là que l’objectivité du service public peut être incarnée. Ressaisissez-vous ! ».

L’autre article s’intitule « Huit cadeaux anticapitalistes à offrir pour faire un Noël (vraiment) tout rouge ». Dès sa publication, le week-end dernier, le tollé a été immédiat et le service de la médiation rapidement submergé de messages d’auditeurs ulcérés : « Loin d’être humoristique, il est notamment proposé dans votre article un livre du couple de sociologues Pinçon-Charlot, un livre de François Ruffin, député de la France Insoumise. C’est tout de même un peu scandaleux que le service public viole ainsi le principe de neutralité. A quand les cadeaux pour faire un Noël bleu aux personnes de droite ou aux extrémistes de droite ? », « Et dire que ce militantisme d’ultra gauche est payé avec nos impôts. Ces radios et télévisions d’État n’ont décidément plus rien à faire dans notre République. ». J’indique que cet article a été dénoncé au sein même de la rédaction de France Inter et chacun aura pu prendre la mesure du problème déontologique qu’il pose. Il ne s’agit en aucun cas de nier la liberté d’expression mais de concilier cette liberté avec la spécificité d’une radio de service public où nul ne peut mettre en œuvre une quelconque forme de prosélytisme politique ou religieux. Être soucieux de cette éthique et respectueux de la déontologie journalistique soutient la confiance des citoyens à l’égard de nos médias. Inutile de la mettre à mal en publiant des articles qui, sous couvert d’humour, produisent un effet strictement inverse sur nos publics. Ils manifestent leur mécontentement, Laurence Bloch le trouve légitime et répond à leurs messages dans cette Lettre.  

Ligne rouge

Dans les studios les voyants rouges s'éteignent. Dans les gares ils s’allument et affichent les numéros des trains supprimés. Le week-end des départs en vacances de Noël s'annonce délicat pour les voyageurs de la SNCF. Les auditeurs s’expriment sur le traitement éditorial de la contestation sociale et trouvent les antennes « outrageusement favorable à la grève des transports ».
Mardi dernier des centaines de milliers de manifestants ont défilé en France contre la réforme des retraites. La CGT a comptabilisé 1,8 million de personnes ; de son côté, le ministère de l’Intérieur a dénombré plus de 600 000 manifestants dans l’ensemble des cortèges. Les auditeurs s’interrogent face à de tels écarts : « Où sont passés les compteurs indépendants apparus il y a quelque temps pour départager les comptages des syndicats et de la police ? 600 000 > 1 800 000 ?? », « Comment sont comptés les manifestants ? Quelles sont vos sources ? ». Afin que les journalistes puissent présenter des chiffres au plus près de la réalité, la société Occurrence, spécialisée dans le comptage de la foule, est mandatée, depuis deux ans, par un collectif de médias, dont Radio France, pour établir un chiffrage des manifestants. Cependant cette semaine, la méthode a suscité des questions : « Pourquoi le comptage des manifestants par Occurrence est-il tant en décalage avec les chiffres donnés par ailleurs y compris la Préfecture ? ». Philippe Lefébure, directeur de la rédaction de France Inter répond dans cette Lettre aux auditeurs ; Lucas Menget, directeur adjoint de la direction de Franceinfo revient également sur le sujet demain samedi 21 décembre dans le rendez-vous de la médiatrice sur franceinfo à 11h51.

En ce mois de décembre, les manifestations expriment la contestation, la revendication, la détermination. Sur les boulevards, les chants, les sifflets et les banderoles rouges claquent au vent sous les illuminations de Noël qui semblent, cette année, ne rien égayer. Sur ces mêmes boulevards, on voit aussi la manifestation de la misère, une main qui se tend, discrète, rougie par le froid. Et, non loin de là, les vitrines annonçant les fêtes à venir. Noël, le réveillon – pour certains la manifestation du divin – pour d’autres l’occasion de sorties, au théâtre par exemple, où les lourds rideaux de velours pourpre se lèvent, le temps d’un spectacle, loin du réel de ce monde où les voyants semblent être passés au rouge.

Bonne lecture,

Emmanuelle Daviet
Médiatrice des antennes

Voici les dominantes du 13 décembre 2019 au 20 décembre à retrouver dans les messages des auditeurs ci-dessous :


1- Grèves contre la réforme des retraites
2- Grève à Radio France 
3- "Huit cadeaux anticapitalistes à offrir"
4- "20 morceaux de 1975 pour faire oublier aux natifs de 1975 qu'ils sont les perdants de la réforme"

LA RÉFORME DES RETRAITES
LES GRÈVES

Messages d'auditeurs
« J’aimerais beaucoup qu’on dise aux Français combien la grève coûte à la SNCF en billets perdus et mesures de toutes sortes, déficit qui va venir s’ajouter aux 34 milliards de dettes de cette entreprise dont une partie, si je me souviens bien, va être rachetée par l’Etat, c’est à dire par les Français !
Par ailleurs, quand j’entends qu’un jeune de 35 ans (génération 85) s’inquiète pour sa retraite, c’est à dire dans à peu près 30 ans, je me dis qu’il ferait mieux de s’inquiéter de la Terre sur laquelle il va vivre dans 30 ans : pourra-t-il seulement, lui et surtout ses enfants, encore y vivre avec un réchauffement climatique entre 2 et 4°? On se demande vraiment où sont les priorités de certains humains !
En tout cas, merci à ceux qui veulent être les briseurs des liens familiaux pour Noël, les seuls qui restent à cette société, quand le lien collectif est en pleine déliquescence. »
 (France Inter)

« Comment ne pas être choqué par le traitement des grèves sur Franceinfo ou France Culture, outrageusement favorable à la grève dans les transports ? Le parti pris des journalistes en faveur de la grève est tellement évident que ce n’est plus de l’information, mais de la désinformation. Par exemple, on n’entend sur ces deux chaines que des interviews de gens qui déclarent « comprendre les grévistes ». Ce n’est pas ce que j’entends tous les jours dans la rue, aux arrêts de bus ou dans le RER. Non, les gens ne comprennent pas que 220 000 personnes paralysent le pays pour défendre quoi : leur droit à partir en retraite à 52 ans pour les conducteurs, quand tous les autres salariés vont partir à 64 ans et cotiser pour combler le déficit de la caisse de retraite des cheminots. Et jamais on n’entend un de ces commerçants, restaurateurs, hôtelier, cafetier, au bord de la ruine et des larmes. Ni un agriculteur dont la retraite est 4 ou 5 fois plus petite que celle d’un cheminot ! Jamais les journalistes ne parlent des conséquences catastrophiques de cette grève pour l’économie. Bref, ces antennes ne devraient pas s’appeler France Culture ou Franceinfo, mais France CGT ! C’est indigne ! » (Franceinfo et France Culture) 
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LE COMPTAGE DES MANIFESTANTS

Message d'auditeur
« Un comptage des manifestants a été mis en place il y a quelques temps par un ensemble de journalistes. Je suis étonné de ne pas entendre ces chiffres sur les antennes. J'entends surtout, et presque exclusivement, le comptage de la police.
Pourquoi ? Avec tout le respect que je porte à cette radio que j'écoute régulièrement et que je continuerai d'écouter.» (France Inter)
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À propos du comptage des manifestants par le cabinet Occurence, Philippe Lefébure, directeur de la rédaction de France Inter vous répond : 

C’est un collectif réunissant 14 médias français, au large spectre (BFM, CNews, Libération, Médiapart, RTL, Europe1, Le Figaro, etc…) qui a lancé cette initiative, il y a maintenant 2 ans. Pour France Inter, c’est Thomas Legrand qui a porté l’idée. 
C’est le cabinet Occurrence qui opère pour ce Collectif, et qui fournit un comptage fiable et indépendant du nombre de personnes participant à une manifestation. En phase de test, ou officiellement, 35 comptages ont été opérés depuis novembre 2017.

Avec les manifestations contre la réforme des retraites, la difficulté est qu’il n’y a pas une seule manifestation (nationale, à Paris) mais des centaines, organisées partout en France. Impossible, donc, de compter chaque rassemblement ou défilé. Nous n’avons, par conséquent, pas d’autre choix que de donner à l’antenne les chiffres des sources classiques, avec le « grand écart » habituel, entre l’estimation syndicale et l’estimation du Ministère de l’Intérieur.

Pour la manifestation parisienne, en revanche, nous ne donnons qu’un seul comptage, celui d’Occurrence.
Le 5 décembre, cela n’a pas été possible. Notre installation était bonne, notre dispositif technique de comptage a fonctionné normalement, mais en raison des heurts survenus sur le parcours, le cortège s’est scindé en deux, et tous les manifestants ne sont pas passés sous notre « radar ». Nous avons, donc, décidé, de ne pas valider le comptage réalisé. Pour les deux dates suivantes, en revanche, Occurrence a validé et nous avons donné à l’antenne les comptages pour la manifestation parisienne.

Merci pour votre fidélité,
Philippe Lefébure, directeur de la rédaction de France Inter 
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Lucas Menget, directeur adjoint de la rédaction de franceinfo, revient également sur le comptage des manifestants samedi à 11h51 et 13h51 au micro d'Emmanuelle Daviet dans le rendez-vous de la médiatrice sur franceinfo.

LA GRÈVE À RADIO FRANCE
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LA GRÈVE : LE SOUTIEN DES AUDITEURS
Messages d'auditeurs
​​​​​​​« Je suis un auditeur mécontent comme beaucoup d’autres, mais pas pour les mêmes raisons.
Chers auditeurs, j’espère que vous entendrez ce message.
Décentrez-vous un peu et posez-vous les vraies questions : comment en arrive-t-on à considérer un bien public comme une entreprise ?
Les biens publics (retraite, sécu, hopitaux, éducation, police, justice,….,radio) nous appartiennent à tous et vouloir les considérer comme des entreprises est juste un hors sujet grave.
Le bien public nous appartient à toutes et tous, qu’on soit riche ou pauvre.
Les riches sont en train de réussir à réduire tout à l’individu, ils sont forts car ils ont le pouvoir de l’argent.
Demain quand Radio France, par manque de moyens produira la même radio que les autres alors il sera temps de la vendre pour entendre le même discours qu’ailleurs et réduire notre humanité à nos rôles d’exploités et de consommateurs. Alors pour sauvegarder une radio publique de qualité, soutenez les salariés de Radio France et supportez d'en être privé quelques jours. 
Un auditeur aux oreilles ouvertes plus loin que son confort quotidien. »
(Radio France)

« Je suis plus attristé par l’idée de réduction des effectifs à Radio France (et donc de réduction de la qualité des programmes ou ignorance de la valeur du travail accompli), que par le manque temporaire de regard critique et d’axes de compréhension du monde que me procure l’investissement des personnes œuvrant à un tel résultat, généré par la grève. Où trouver la dose vitale pour alimenter une réflexion si toutes les sources se tarissent ? « Réfléchir c’est commencer à désobéir » me disait-on lors de mes -études-, j’ai besoin de cette respiration. Merci. » (Radio France)
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LA GRÈVE : LA COLÈRE DES AUDITEURS
Messages d'auditeurs
​​​​​​​« Pas de 7-9 ce lundi matin. Une grève qui s’enlise et largement ignorée de l’actualité, du grand public et du Gouvernement à cause des mouvements liés aux retraites..
Outre les porte-feuilles des grévistes, les victimes de cette grève sont devenues les auditeurs/auditrices – et sans perspective de résultats...
N’est-il pas temps de savoir réorienter les modalités du mouvement et rendre les ondes de Radio France de nouveau audibles ?»
(France Inter)

« Je ne résiste pas au petit plaisir hebdomadaire d’alimenter la rubrique des auditeurs – de longue date – qui jugent totalement inadmissible la grève actuelle, ainsi que l’orientation politique d’extrême gauche, affichée en permanence, d’une radio financée par le contribuable, par de nombreux journalistes.
J’apprends de plus que les perturbations sont le fait de moins de 2% du personnel ?
De qui vous moquez-vous ?
Ils ne se rendent pas compte que cette attitude exaspère de très nombreux auditeurs de la France silencieuse et « profonde » (ce qui signifie pour vous « abrutie », et que vous avez donc le devoir sacré d’éclairer, vous qui « savez ») dont le seul pouvoir est dans le bulletin de vote, et qui vont à l’évidence s’en servir pour pousser le pays vers des extrêmes que vous vous refusez à considérer : ma commune de 42 votants « fait » trois-quarts de bulletins RN, et j’étais le seul à voter « droite modérée » aux dernières présidentielles (c’était facile de m’identifier dans les résultats).
Ne venez pas pleurer en 2022, vous aurez tout fait pour y arriver… »
(Radio France)​​​​
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LA GRÈVE À RADIO FRANCE

Les auditeurs sont nombreux à poser des questions sur la grève à Radio France.
Dans cet article, les réponses de la médiatrice à vos questions. 
Vendredi 20 décembre, Emmanuelle Daviet recevait Laurence Bloch, directrice de France Inter, pour évoquer la grève à France Inter. Les auditeurs ont réagi : 

« Merci pour l'émission de médiation. Ça devrait être fait une fois par jour en période de grève à mon avis, pour que la radio redevienne un espace de dialogue, qui représente sa ligne éditoriale tout comme ses auditeurs. Cela me semble primordial, notamment en période de tourmente sociale, comme c'est le cas ces derniers temps dans notre pays. Restez au contact de vos auditeurs SVP, ne les lâchez pas. En tant que journaliste du service public, vous avez un devoir de conscience envers les français, et envers la France. Utilisez votre antenne, en ces temps difficiles, intelligemment et de manière constructive. A quoi sert le silence, dans la plus grande radio publique de France? Utilisez vos micros au lieu des les éteindre, et restez en position de dialogue. Merci encore. » (France Inter)

"HUIT CADEAUX ANTICAPITALISTES À OFFRIR"

Messages d'auditeurs
​​​​​​​« Loin d'être humoristique, il est notamment proposé dans votre article un livre du couple de sociologues Pinçon-Charlot, un livre de François Ruffin député de la France Insoumise… C'est tout de même un peu scandaleux que le service public viole ainsi le principe de neutralité. A quand les cadeaux pour faire un Noël bleu aux personnes de droite, ou aux extrémistes de droite ? » (France Inter)

« France Inter est une radio, une institution publique. Estimez-vous qu’une publicité pour huit cadeaux pour un Noël vraiment anticapitaliste ait sa place sur son compte Twitter ? Est-ce qu’Inter est devenue officiellement un porte-parole politique comme certains de ses journalistes ? Tenez-moi au courant, s’il vous plaît. » (France Inter)​​​​
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"20 TITRES DE 1975 POUR OUBLIER QUE VOUS ÊTES LA GÉNÉRATION QUI VA MORFLER"

Messages d'auditeurs
​​​​​​​« Je trouve hallucinant qu’une radio de service public se permette un tel écart à la neutralité. Ce n’est plus de la radio c’est de la propagande anti-gouvernementale. Je suis un fidèle de France Inter depuis 1973, depuis un an je suis gêné par l’esprit qu’a pris cette chaîne, mais cette fois je décide de boycotter.
Mais que fait la direction de France Inter ? »
(France Inter)

« Non mais sérieux France Inter ? Même en imaginant 1 seconde le 2nd degré, comment imaginer, quand on est 1ère radio de France qu’on n’a aucune responsabilité à affirmer que les post 1975 seraient « perdants » ? A trop chercher la vanne on finit par perdre les auditeurs fidèles mais exigeants. » (France Inter)​​​​
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Laurence Bloch, directrice de France Inter, répond à propos des deux articles parus sur le site de France Inter : 

Chères auditrices, 
Chers auditeurs,
Vous m’avez interpellée à juste titre sur deux articles parus sur le site de France Inter.
Le premier concernait une playlist de titres diffusés en 1975 et s’intitulait : "Retraites : 20 morceaux de 1975 pour faire oublier aux natifs de 1975 qu’ils sont les perdants de la réforme"
Je pressens que ce titre s’efforçait d’être spirituel. Je ne le défends pas car il est d’une grande maladresse mais cela reste de la maladresse.
Le second papier s’intitulait "Huit cadeaux anticapitalistes à offrir pour faire un Noël vraiment tout rouge" et affichait une sélection d’ouvrages prônant la révolution sans aucune distance ni analyse ignorant l’une des règles essentielles du journalisme.
Il n’aurait évidemment pas dû paraître sous cette forme et je suis désolée qu’il ait été édité en l’état.
C’est en tout cas pour moi l’occasion de vous dire que rien ne compte plus que le respect du pluralisme dans une chaîne du service public.
Soyez sûrs que j’y veille scrupuleusement.
Je vous souhaite à toutes et tous de très bonnes fêtes et vous remercie de votre fidélité à France Inter.

Laurence BLOCH
Directrice de France Inter


PÊLE-MÊLE


Nous vous proposons dans « Pêle-mêle » une sélection de messages d’auditeurs : réactions sur l’actualité, avis sur des émissions, remarques sur les antennes, opinions sur les lignes éditoriales, points de vue sur les angles choisis dans des reportages ou des articles publiés sur les sites. 

Retrouvez ici des messages concernant :
•    Démission de Jean-Paul Delevoye
•    Agnès Buzyn, invitée de la matinale de France Inter le 17 décembre
•    François Hollande, invité de la matinale de France Inter le 18 décembre
•    Infirmiers, infirmières
•    Couper la parole des intervenantes
•    Bécaud, Brel, Ferrat dans la playlist ?
•    La disparition des baby boomers
•    "Paroles d'ados" sur France Inter :  Lila, 18 ans 
•    "Esprit Public"​​​​​​​ sur France Culture

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LIRE LES MESSAGES
 

VIDÉOS

LAETITIA GAYET ET LES AUDITEURS

Laetitia Gayet, journaliste et présentatrice du 5/7 de France Inter s’adresse aux auditeurs :
Etes-vous attentive aux messages des auditeurs ? Le message d’auditeur qui vous a le plus marqué ? Quelle auditrice êtes-vous ? Quelle voix de radio a compté pour vous ?


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LE MASCULIN L'EMPORTE SUR LE FÉMININ, LAÉLIA VÉRON

Laélia Véron, enseignante-chercheuse en stylistique et langue française et co-autrice avec Maria Candea du livre "Le français est à nous", revient sur deux règles très utilisée : l'accord de proximité et le masculin l'emporte sur le féminin. 



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TOUTES LES VIDÉOS

DE VOUS À NOUS

LE NOUVEAU RENDEZ-VOUS
Banlieues : toujours périphériques ?


Plus d’un an après l’annonce du plan banlieues par Emmanuel Macron et alors que le film « Les misérables » du réalisateur Ladj Ly a passé le cap du million d’entées nombreux sont les artistes à réfléchir à la représentation de la banlieue et la façon dont on en parle dans les médias.
Emmanuelle Daviet, journaliste, médiatrice des  antennes de Radio France, créatrice du programme citoyen d’éducation aux médias InterClass’ était invitée. 
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ARTICLE - LA CROIX
La publicité face à la montée de la conscience écologique


La publicité face à la montée de la conscience écologique : comment inciter à acheter des produits sans pousser à la surconsommation, de plus en plus vilipendée ? ​​​​​​​
Les auditeurs s'adressent régulièrement à la médiatrice pour réagir sur la cohérence de la publicité avec les lignes éditoriales. 
Emmanuelle Daviet s'est exprimée dans le journal La Croix. 


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[PROCHAINS RENDEZ-VOUS]
Samedi 21 décembre sur franceinfo « Le comptage des manifestants », Lucas Menget, directeur adjoint de la rédaction de franceinfo est au micro de la médiatrice, Emmanuelle Daviet à 11h51 et 13h51.

Samedi 4 janvier sur France Inter, Secrets d’info : Retour sur l’enquête « Ségolène Royal, ambassadrice des pôles » à 13h20

    ​​​Franceinfo : tous les samedis à 11h51 et 13h51
    France Culture : un jeudi sur deux dans La Grande Table à 13h20
    France Inter : un vendredi par mois dans l’Instant M à 9h40 et un samedi par mois dans Secrets d'Info à 13h20
     
    Grève à France Inter et J’accuse dans le Masque et la Plume

    En cette période de conflits sociaux, le projet de réforme des retraites cristallise la contestation et nous recevons des milliers de courriels à ce sujet. La médiatrice reçoit Laurence Bloch, directrice de France Inter, pour répondre aux auditeurs. 
    Les auditeurs ont été très nombreux à nous écrire après l’émission du 24 novembre consacré au film « J’accuse » de Roman Polanski : déception, agacement, colère… 
    Pour en parler Jérôme Garcin, le producteur du Masque et la Plume répond à la médiatrice.
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    ÉCOUTER LE RDV
    Les contestations sociales et les grèves: réactions d’auditeurs


    Le parisianisme dans le traitement de l’information, la parole à tous... Jean-Philippe Baille directeur de la rédaction de franceinfo est au micro de la médiatrice, Emmanuelle Daviet.



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