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#45 -  Novembre 2019
 L'ÉDITO DE LA MÉDIATRICE

Déflagrations

Écouter la radio c’est prendre le risque d’entendre le monde comme il va. Écouter ses bruits, ses cris, ses larmes, sa rage, ses colères, ses règlements de comptes, ses incapacités, ses révoltes. Son déchirement. Rarement des éclats de rires, rarement des sons de joie. Rarement la plénitude, rarement le bonheur. Les messages des auditeurs sont l’écho du monde tel que nous leur donnons à entendre. Et cette semaine charrie le pire : déclin civilisationnel comme conséquence possible du changement climatique, harcèlement sexuel, attentats du 13 novembre, harcèlement scolaire, impostures politico-médiatiques, attouchements sur mineure, manipulations de l’antiracisme, déni du rôle de la justice, guerres économiques, pornographie, luttes pour vivre dignement à l’âge de la retraite. Ces courriels sont un condensé de toutes les inquiétudes, de toutes les souffrances. C’est le monde médiatique que nous habitons. Aucune intention ici d’entretenir les théories du déclin, nous relevons simplement ce qui mobilise les auditeurs. 

Au lendemain de l'amorce formelle du retrait américain de l'Accord de Paris, l'environnement et la problématique des nouvelles sources d'énergie sont au cœur des préoccupations. Sera-t-il bientôt trop tard pour changer de modèle énergétique ? « Transition énergétique : avons-nous encore le temps ? ». Cette question pleine de pertinence posée dans « Les Matins de France Culture » jeudi 7 novembre a donné lieu au moment radiophonique le plus clivant de la semaine, comme en attestent les très nombreux courriels reçus. Pour qui souhaite saisir la multiplicité d’interprétations possibles des propos d’un invité, leur lecture est riche d’enseignements. 

Riches d’enseignements également les réactions des auditeurs à la suite des révélations de l’actrice Adèle Haenel au journal en ligne Mediapart. La comédienne de 30 ans accuse le réalisateur Christophe Ruggia, avec qui elle a tourné son premier film, "Les Diables", d'actes qu'elle "considère clairement comme de la pédophilie et du harcèlement sexuel", entre ses 12 et 15 ans. Le traitement médiatique de cette déflagration, nouvelle onde de choc dans le milieu du cinéma, deux ans après l'affaire Weinstein et le phénomène #MeToo, suscite des questions. Dès mardi une auditrice écrit : « Adèle Haenel a pris la parole sur Médiapart hier soir à 19h. Ce matin seulement cinq minutes ont été consacré à la prise de parole de l'actrice. Cette prise de parole a pourtant une importance capitale. Pourquoi ne pas l’évoquer dans les journaux de 8h et de 9h ? Pourquoi il n'y a pas des émissions spéciales suite à cela ? ». Jeudi 7 novembre, Vincent Lemerre, délégué aux programmes, lui a répondu lors de notre rendez-vous sur France Culture, à écouter ici. Interview entendue par un auditeur qui s’est empressé d’apporter son éclairage à cette auditrice : « France Culture n'a pas pour vocation de commenter à chaud l'actualité mais plutôt de lui trouver des prolongements pertinents pour la mieux éclairer ». CQFD
Observons le goût prononcé des auditeurs de France Culture pour l’interaction puisque régulièrement les uns réagissent aux indignations ou réflexions des autres relayées dans notre rendez-vous. Remarquons aussi la sagacité de leurs remarques : « Je suis très étonné du traitement de l'affaire Haenel sur les antennes (Franceinfo, France inter, etc.): les journalistes livrent les accusations de cette actrice sans le moindre filtre, en les prenant pour argent comptant et en reprenant Médiapart sans le moindre esprit critique.» Richard Place, directeur adjoint de la rédaction de Franceinfo rappelle utilement les règles journalistiques dans le traitement d’un tel sujet demain samedi 9 novembre dans la chronique de la médiatrice à 11h51. 

« On va te tuer » « t’es naze » « t’es trop cheum (moche) », quelques mots jetés au visage d’un enfant harcelé, bouc émissaire de ses pairs en classe. Moqueries, menaces, coups, violences sexuelles… 10% des élèves seraient victimes de harcèlement en France. Sentiment d'enfance volée, incompréhension de l'absence de sanctions, à l’occasion le jeudi 7 novembre de la journée nationale de la lutte contre ce phénomène, le Téléphone Sonne a abordé les conséquences de ce fléau, les façons de le prévenir pour éviter les drames. Les auditeurs et auditrices ont été très nombreux à écrire. Leurs témoignages sont touchants et poignants. Nous les remercions ici de leur confiance, de nous faire partager ces moments si douloureux. 
Quand on est victime, iI faut la force pour trouver les mots, le courage pour décrire toute la lâcheté des harceleurs qui jouissent en humiliant. Le harcèlement est une déflagration intime mais il ne détruit pas que le harcelé, par répercussions il atteint et fragmente tout sur son passage et en particulier l'entourage immédiat.

Déflagration collective, les attentats du 13 novembre 2015 sont-ils trop récents pour y consacrer une émission ? Une auditrice, présente ce soir là à la Bastille, se pose la question et nous fait part de son témoignage : « Un fait absurdement réel, insupportable, intolérable que je me force à oublier ». Elle réagit à « Affaires sensibles » diffusée le 5 novembre sur France Inter. Emission mémorielle, aussi utile qu’éprouvante selon la grande majorité des auditeurs qui saluent la très grande qualité du travail de la journaliste Sara Ghibaudo et de Fabrice Drouelle, journaliste et producteur de l’émission.

La semaine s’est clôt par un concert d'éloges pour Augustin Trapenard. Jean-Louis Aubert dans Boomerang ce vendredi matin, c’est le coup de cœur des auditeurs cette semaine, une émission ponctuée de chansons en direct, « des instants de poésie et de tendresse volés au temps perdu qui ne se rattrape plus mais ne s’oublie jamais ». Très jolie Carte blanche à l’artiste en acoustique, guitare, harmonica et Barbara. « Voilà c’est fini ».

Emmanuelle Daviet
Médiatrice des antennes

Voici les dominantes du 1er novembre octobre au 8 novembre 2019 à retrouver dans les messages des auditeurs ci-dessous :


1- Jean-Marc Jancovici, invité de France Culture
2- Adèle Haenel
3- Harcèlement à l'école : comment le prévenir
4- Affaires Sensibles : les attentats du 13 novembre
5- François Ruffin 
6- Daniel Cohn-Bendit

Coup de cœur des auditeurs : Jean-Louis Aubert dans "Boomerang" sur France Inter. 

JEAN-MARC JANCOVICI, INVITÉ DE FRANCE CULTURE

Message d'auditeur
​​​​​​​« Mon message est un message de soutien et d’encouragement au mérite à l’attention de Guillaume Erner, qui ce matin (jeudi 7 novembre), et à ma complète stupéfaction, a dû essuyer les assauts hautains et répétés de son invité dans la matinale, j’ai nommé M. Jean-Marc Jancovici, bien connu pour ses conférences « grand public de vulgarisation pseudo-scientifique » qu’il publie via son site web. Guillaume Erner a su garder tout son calme et son sang froid de journaliste face à cet individu prétentieux et agressif qui reprenait sans cesse la moindre de ces questions. Assise stupéfaite dans ma voiture sur le chemin de mon travail, je n’en reviens toujours pas du ton de ce personnage. Si encore, nous avions affaire à un universitaire connaissant son sujet ! Mais il s’agit d’un ingénieur généraliste à tendance économiste sous influence du lobby nucléaire qui se prétend expert ! Bon courage à M. Erner pour la continuation de son émission. » (France Culture)

L'Invité des Matins, Transition énergétique : avons-nous encore le temps ? 
Intervention de Vincent Lemerre, délégué aux programmes de France Culture, dans le rendez-vous de la Médiatrice : 
Vincent Lemerre : Je vais essayer de répondre à nos auditeurs de façon complète. Et d’abord en levant le doute sur une formule un peu euphémistique : ce n’est pas le titre de l’émission « transition énergétique » qui fait réagir nos auditeurs, mais c’est bien la question du nucléaire civil. Et c’est à ce titre-là qu’ils ont été effectivement très nombreux à se manifester après la matinale. La question « quelle place donner à l’énergie nucléaire » génère des débats très profonds. Avant de l’aborder, je suis tout de même obligé de signaler que beaucoup d’auditeurs se félicitent du choix de l’invité de Guillaume Erner, Jean-Marc Jancovici. En effet, on a reçu toutes les critiques possibles, dans le bon comme dans le mauvais sens. Mais il me semble que ce qui a fait réagir les auditeurs, c’était le ton tendu de l’émission : ils reprochent en effet le ton arrogant de l’invité et, par voie de conséquence, le ton un peu mordant de Guillaume Erner. Ce n’est pas le ton habituel de la matinale de France Culture, c’est vrai. A titre personnel, je me félicite néanmoins que le débat sur le nucléaire se soit enfin réouvert dans notre pays. Il était devenu quasiment impossible de faire débattre des gens sur la place du nucléaire civil. Avec la question du changement climatique, et, avec la question du coût du nucléaire,mise aujourd’hui sur le tapis par le gouvernement lui-même, c’est une bonne chose pour le débat démocratique que cette question se repose enfin.

À écouter : L’interview de Jean-Marc Jancovici, Adèle Haenel et Valeurs Actuelles…
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ADÈLE HAENEL

Message d'auditeur
​​​​​​​« Je suis très étonné du traitement de l'affaire Haenel sur les antennes (Franceinfo, France inter, etc.) que vous êtes censée surveiller : les journalistes livrent les accusations de cette actrice sans le moindre filtre, en les prenant pour argent comptant et en reprenant Médiapart sans le moindre esprit critique.
Médiapart a mené une "enquête" (?) à charge sans aucune des garanties qu'offre la justice et vos journalistes reprennent les données, les valident sans le moindre esprit critique. [...]
Ce n'est guère à l'honneur de vos antennes et je suis très étonné que n'ayez pas donné dès le départ des conseils élémentaires de prudence élémentaires.
 » (Radio France)

Pour répondre aux auditeurs :

Richard Place, directeur adjoint de la rédaction de franceinfo, répond aux questions des auditeurs samedi 9 novembre à 11h51 et 13h51 sur franceinfo

Vincent Lemerre, délégué aux programmes de France Culture, a répondu dans le rendez-vous de la médiatrice, jeudi 7 novembre. 

Différents liens, chaîne par chaîne, des sujets qui traitent d’Adèle Haenel 
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HARCÈLEMENT À L'ÉCOLE : COMMENT LE PRÉVENIR 

10% des jeunes Français seraient victimes, dès la primaire, de harcèlement scolaire. A l’occasion de la journée nationale de la lutte contre ce phénomène, Le Téléphone Sonne traitait des conséquences du harcèlement, des façons de le prévenir, pour éviter les drames. Les auditeurs réagissent.

Message d'auditeur
« Mère de deux enfants, j'aimerais témoigner de la non-réaction des enseignants et des chefs d'établissement face au harcèlement scolaire. Mon fils qui a 18 ans aujourd'hui a été victime de harcèlement depuis la maternelle et frappé en récréation. Bien sur, malgré mes réclamations de maman, tout à été nié, mon fils a ensuite fait de la phobie scolaire et a été déscolarisé pendant 2 années. Aujourd'hui je me bats chaque jour pour que mon fils puisse continuer sa scolarité... » (France Inter)

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AFFAIRES SENSIBLES : LES ATTENTATS DU 13 NOVEMBRE

Message d'auditeur
​​​​​​​« Merci beaucoup pour votre émission de mardi sur les attentats du 13/11, à vous, Fabrice Drouelle et Sara Ghibaudo, ainsi qu'à toute votre équipe. Probablement l'une des plus pertinentes, dérangeante et la mieux "mise en ondes" que j'ai eu le plaisir d'écouter. » (France Inter)

​​​​​​​« Malgré l'immense admiration que j'ai pour vos émissions, je me demande si le sujet d'aujourd'hui n'était pas trop… récent, tout simplement, pour y consacrer une émission ? Bien sûr, je réalise, en vous écoutant, que j'étais moi-même ce soir-là à la Bastille, que j'ai perdu des amis au Bataclan, et que donc ce fait divers n'est pas un fait divers comme un autre -- comme ceux, historiques, passés, classés, que vous me faites découvrir, suscitant alors en moi plaisir, émotion, envie de se cultiver -- mais au contraire, un fait absurdement réel, insupportable, intolérable, que je me force à oublier… Etait-il trop tôt ? ou bien ai-je tout simplement vieilli ? Je ne sais. Mais entendre, là, les balles qui ont tué mon ami en rafales me fait froid dans le dos, alors même que -- devrais-je sans doute en avoir honte, c'est sans doute une illustration de la loi du mort-kilomètre ? -- votre émission de la semaine dernière sur le juge Falcone m'a simplement donné envie de regarder la série Gomorra. 
Je ne sais pas quoi en penser, mais je me devais de réagir. »
(France Inter)

Affaires Sensibles : 13 novembre 2015, terreur à Paris

Fabrice Drouelle vous répond : 

« Bonjour,

J'ai bien pris note de vos nombreux commentaires après l'émission consacrée aux attentats du 13 novembre 2015. Je vous remercie de votre fidélité et de votre attachement à ce programme Affaires Sensibles. Les retours de ce numéro consacré aux attaques terroristes de Paris ont été, dans leur très grande majorité, positifs. Vous avez jugé l'émission utile bien qu'éprouvante à écouter, tant les faits sont récents, traumatisants. Certains auditeurs, en revanche, ont été gênés, parfois irrités du ton "dramatisant" de l'émission. 

Dès la fin août 2014, dès le premier numéro d’Affaires Sensibles, j'ai adopté une méthode qui consiste à restreindre au maximum la distance traditionnelle du journaliste avec son sujet, de façon à  entrer dans la peau des personnages de l'histoire que je raconte. Je pense que c'est la méthode la plus efficace  pour garder l'attention de l'auditeur... et son adhésion. 

Ainsi, et par exemple, si vous écoutez l'émission de lundi sur les cachets des animateurs de France Télévisions dans les années 90, vous entendrez une musique très différente car  ici, comme en politique, le meurtre n'est que symbolique. Le ton est donc plus enjoué, ironique parfois. Lorsqu'il s'agit d'aventures, de sport ou de culture, le ton est celui de l'action, du suspense. Pour les sujets diplomatiques, l'intonation est neutre, parfois froide, au bénéfice de l'analyse, parce que le sujet s'y prête. 

J'adapte la musique de mes paroles en fonction de la nature de l'histoire que je raconte et je ne mets jamais de gravité sans raison. Mais mardi, j'ai considéré qu'on ne pouvait pas parler autrement de l'horreur absolue vécue par les victimes et les survivants. C'est par respect pour eux que je me suis exprimé de cette façon. 
​​​​​​​
J'assume et je signe.

Quant aux coups de feu qu'on entendait avec insistance pendant l'émission, eux non plus ne sont pas là par hasard et encore moins pour « impressionner ».  Mais quand on dit que l'assaut de la police au Bataclan (moment terriblement éprouvant également pour les otages) a duré  une minute 5 et qu'on a l'enregistrement, il me paraît honnête de diffuser l'intégralité de la séquence, telle que les personnes séquestrées par le commando l'ont vécue. Encore une question de respect et de vérité. Les faits sont épouvantables, barbares et sauvages. C'est comme ça et nous n'y pouvons rien. 

Enfin, un auditeur se questionne sur le choix du sujet :  « Ces faits étaient peut-être trop frais pour être narrés », dit-il. C’est une remarque intéressante mais le choix de raconter le 13 novembre pour promouvoir également le travail de Sara, sa série documentaire podcast natif,  était aussi une bonne option, me semble-t-il, une logique d’antenne.

Bien cordialement. 

Fabrice Drouelle »
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FRANÇOIS RUFFIN

Messages d'auditeurs
« Plus de bonheur en France, les bons et les mauvais, des injures... le discours habituel des populistes.
Je conseille à M. Ruffin de voyager un peu cela l'inciterait (mais j'en doute) à relativiser son discours idéologique. Je plains ses enfants d'être exposés à ce discours négatif. Je rappelle que
Le Monde a publié aussitôt après l'élection de M. Macron une tribune de haine de M. Ruffin. Quant à savoir ce qu'il propose à part une révolution de rue, on attend. Il incarne parfaitement ces français pétris de rancoeur qui sont un vrai problème aujourd'hui dans notre pays et qui devraient davantage faire l'objet de réflexion sur vos ondes.​​​​​​​ » (France Inter)

​​​​​​​« Extraordinaire discours ce matin de Monsieur Ruffin c’est clair net raisonné étayé on voit que rien est dit au hasard. Bravo​​​​​​​ » (France Inter)

L'invité de 8h20 : François Ruffin : "Le bonheur n’est plus dans les biens mais dans les liens"
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DANIEL COHN-BENDIT

Message d'auditeur
​​​​​​​« Encore M. Cohn-Bendit ce matin pour nous donner la bonne parole ! (et accessoirement commencer la journée énervé !) Mais non la RFA n'a pas annexée la RDA, c'est ce que peut penser tout bon notable ouest allemand qui ne jure encore que par la générosité dont a fait preuve la RFA à l'époque pour "accueillir" ses citoyens égarés par près de 40 ans de séparation. M. Cohn-Bendit est un allemand de l'ouest pas de l'est. Comment peut il parler à la place des gens de l'est et pourquoi ne pas demander directement aux acteurs du mouvement de protestation qui a fait tomber le régime de la RDA leur ressenti à eux. Car c'est bien d'eux dont il s'agit aussi. C'est à eux qu'on a demandé d'être comme les allemands de l'ouest  (avec la perte de repères culturels, sociétaux…) et non le contraire.
 J'ai tout au long de l'entretien été choquée par le discours de M. Cohn-Bendit, que ce soit sur l'Allemagne, puis sur M. Mélanchon, le voile… Qui est il pour donner son avis sur tout ? Un ancien de 68 (c'était il y a plus de 50 ans), qui pour cela, trône sur un piédestal et est incapable de remettre en question une représentation verticale du pouvoir ? Il serait temps de dire effectivement stop à la nostalgie et de donner, enfin la parole à des  jeunes ou des anonymes qui peuvent aussi avoir un avis intéressant et argumenté sur les mêmes sujets. Laissons maintenant le bien loin Dany le rouge à une retraite paisible et à ses matchs de foot.»
(France Inter)

L'invité de 8h20 : Daniel Cohn-Bendit : "Quand les murs tombent, les dictatures tombent"
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COUP DE CŒUR : JEAN-LOUIS AUBERT DANS BOOMERANG

Vendredi 8 novembre, Jean-Louis Aubert était l'invité d'Augustin Trapenard dans Boomerang sur France Inter. Les auditeurs ont aimé et ils nous l'ont fait savoir : 

Message d'auditeur
​​​​​​​​​​​​​​« Bonjour Augustin, merci merci merci pour votre émission et la sincérité qui s'en dégage ! Mais là, aujourd'hui avec Jean-Louis Aubert, c'est particulièrement magique. Non seulement il a fait partie de mon adolescence et ses tourbillons, mais en plus, il est présent aujourd'hui à des  moments pivots de ma vie!!!! Dont aujourd'hui!!!! Merci Merci Merci, et puis, chuuut ! Jean-Louis j'ai toujours été amoureusement envieuse de toi et ton aura ! » (France Inter)

« Cher Augustin, quelle jolie émission avec Jean-Louis Aubert.
Très émouvante et puis cette ponctuation avec des chansons en direct une vrai merveille !
Même si je suis un inconditionnel de votre émission, je vous fais un grand bravo pour celle-ci. 
» (France Inter)
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Nous vous proposons dans « Pêle-mêle » une sélection de messages d’auditeurs : réactions sur l’actualité, avis sur des émissions, remarques sur les antennes, opinions sur les lignes éditoriales, points de vue sur les angles choisis dans des reportages ou des articles publiés sur les sites. 

LIRE LES MESSAGES


DÉBATS DE L'ACTU

JEAN-PAUL DELEVOYE ET LA RÉFORME DES RETRAITES

​​​​​​​L’émission « Le Téléphone sonne » sur France Inter recevait mardi 5 novembre Jean-Paul Delevoye, Haut-commissaire aux Retraites, pour évoquer la nouvelle réforme qui prévoit notamment la fin des régimes spéciaux. Un sujet qui a fait réagir les auditeurs, nombreux à nous écrire.

"Je suis infirmière en hôpital public, née en 1964. J’ai un statut particulier. Je fais partie de la catégorie « active ». En 2011, on nous a demandé de choisir entre « catégorie active B, salaire un peu plus bas, mais retraite possible à 57 ans ou catégorie sédentaire A, salaire un peu plus élevé, mais départ en retraite seulement à 62 ans ». Si je comprends à partir de la nouvelle réforme, la catégorie active va disparaître. Donc les personnes qui étaient restées dans la catégorie B, et qui n’auront pas encore pris leur retraite au moment de la nouvelle réforme vont perdre le droit de partir à 57 ans et perdre au niveau du salaire par rapport aux infirmières passées en catégorie A. Perte qui s’apparente à peu près à 100 euros par mois depuis 2011. Y aura t il un rattrapage, ou pourrons nous prendre notre retraite à 57 ans comme promis en 2011 ?
Une infirmière à l’hôpital en réanimation et épuisée après 33 ans d’activité soignante à soulever des personnes de tous poids, à travailler de nuit, de jour, à travailler les week-end et toujours prête à faire le maximum pour les patients malgré tout."
​​​​​​​
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GRÈVES À LA SNCF, LE REGARD DES AUDITEURS 

L’entreprise ferroviaire publique tourne une page. Guillaume Pepy passe la main à Jean-Pierre Farandou. Le nouveau dirigeant a donc les clés d’une SNCF perturbée ces derniers temps et bientôt transformée puisque l’entreprise doit accepter cette année l’ouverture à la concurrence. Quelle SNCF pour demain ? Le Téléphone Sonne du 1er novembre a fait réagir les auditeurs.

« J’estime anormal, voire scandaleux, qu’une entreprise publique financée par les usagers et par les contribuables se soustraient au débat public en refusant de participer à un débat sur la radio de service public… » 

« Le meilleur service public n’est-il pas assuré par le privé? Quelle entreprise du secteur concurrentiel pourrait-elle se permettre de traiter ainsi ses clients en leur empoisonnant régulièrement la vie avec des grèves pour le moindre prétexte?
Pourquoi l’entretien des trains est-il confié à une entreprise de service publique, les technicentres de la sncf alors qu’il s’agit d’une prestation de service ? Pourquoi n’est-il pas assuré par le constructeur Alstom ? » 









PLUS DE MESSAGES


« Chère Denisa Kerschova,
Depuis longtemps, je vois écoute et vous apprécie énormément. Bravo pour votre émission "Jeunes", que j'ai pu apprécier particulièrement avec la participation de Leonard Bernstein, incomparable pédagogue de musique, et dans laquelle vous lui avez laissez la parole en langue originale si belle; c'est une chose rare sur les ondes ! Je suis  certaine, que nos jeunes ados ont parfaitement compris les paroles de L.B., qui prononce merveilleusement. Bravo, mille fois bravo et surtout continuez. J'adore "Allegretto". »
(France Musique)

« Merci pour la qualité des émissions proposées : je suis une inconditionnelle du passage d’antenne entre le cinq sept et le sept neuf (Daniel Morin me fait réveiller de bonne humeur !), du sept neuf et de Nicolas Demorand, d’Augustin Trapenard, de Fabienne Sintes, d’Ali Baddou et du grand entretien et aussi de Remède à la Mélancolie et de Vincent Josse sans oublier le grand Francois Morel ... bref, France Inter m’accompagne très et de plus en plus souvent... 
Et tant pis si parfois il y a des « dérapages »syntaxiques, linguistiques, cela reste encore une radio de qualité et qui m’apprend encore beaucoup : je podcast allègrement et croise les infos avec d’autres médias radiophoniques étrangers (espagnols car je suis hispanophone) ou presse écrite ... »
(France Inter)

« France Culture est la seule radio que j'écoute (avec France Inter rarement quand je ne trouve pas mon compte sur France Culture). BRAVO tout d'abord pour les programmes de France Culture, qui nous sont enviés dans tous les pays du monde; car on se cultive vraiment avec cette radio. A 67 ans je ne vais plus à la FAC mais grâce à la radio je continue à apprendre et à comprendre un peu le fonctionnement du monde.
J'aime par-dessus tout l'émission de 11h qui aide réellement à comprendre les enjeux mondiaux. Mais j'aime aussi le samedi matin, et puis l'Echo de 14h et puis etc. car toutes sont super. »
(France Culture)

« À Mathilde Munos et à toute l'équipe du matin. Comme je me réveille tôt tous les matins donc je débute la journée en votre compagnie et je voulais simplement vous dire à quel point j'apprécie ce moment alors que je suis encore au chaud dans mon lit, vos chroniqueurs et chroniques sont remplis d'humanité, de bonheur ou de tristesse selon les jours, Guillaume Meurice me fait tellement rire, souvent je l'ai entendu la veille, là je déguste, Claude Askolovitch de sa voix tranquille et douce nous distille l'info et nous emmène vers la réflexion, les chroniques littorales de JML sont dépaysantes , le déjà debout est toujours inattendu et vous Mathilde vous reliez tout ce petit monde avec votre sourire qui traverse les ondes. Merci de nous accompagner tous les matins de la semaine. » (France Inter)

« J’écoute par Jupiter, une excellente émission. 
Je kiffe Guillaume Meurice et suis choqué par les gens interrogés. Je trouve qu’il a l’art de pointer du doigt « ces petits gens ». 
Bon courage toute cette belle équipe, continuez comme ça. »
(France Inter)

« Cette après-midi, il pleut à Arles, mais je viens de passer 2h magnifiques en vous écoutant. J’en ai eu les larmes aux yeux de temps d’émotion. Que de mots justes, simples et évidents ! 
J’ai été responsable de la bibliothèque de l’Ecole Nationale de la Photographie, et j’ai travaillé dans la Centrale où nous avions installé un labo photo, et en les entendant, j’ai retrouvé ce décalage entre ce que l’on croit être un détenu et la réalité. 
Merci à vous pour ce moment étonnant, et pour toutes les heures bleues... »
(France Inter)

« Un grand merci pour votre émission Une heure en séries. J'en aime le ton et l'esprit et sa diversité... même si je pense (mais c'est très très personnel) que vous dépensez un peu trop de temps sur des séries françaises moyennes... Pour ma part je pars avec un a priori négatif sur les séries nationales, rares sont celles qui sont vraiment bien mises en scènes et surtout rares sont celles qui ont des acteurs au niveau des séries américaines ou de celles des autres pays qui nous parviennent (filtre commercial oblige!).
Ceci étant dit... j'en viens à mon grand merci! Merciiiiii de m'avoir convaincu de regarder "unbelivable". Je dois avouer que quand j'ai lu le pitch je n'avais pas envie... pas envie de m'infliger de destin d'une jeune fille violée que des flic males et adultes n'allaient pas croire... trop cruel, trop évidemment réaliste... tellement de cas comme cela dans notre environnement actuel... malheureusement! MAIS... vous avez su lever le voile sur le talent et le charisme des deux policières et LA!!! Ça m'a donné envie! Et vous aviez RAISON! Elles sont superbes parce qu'elles sont ordinaires mais tellement sensibles et tellement résolues qu'elles nous donnent envie d'espérer qu'il y a des gens comme elles qui agissent pour le bien malgré tout... Mais surtout elles sont si joliment et fragilement incarnées qu'on a envie de les suivre dès qu'elles apparaissent!
Donc merci à vous pour ce joli conseil!
Dans la hâte d'entendre vos prochaines amours où détestation! »
(France Inter)

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​​​​​​​Quand les auditeurs deviennent nos professeurs de français...


Cher Monsieur Demorand
« Fidèle auditeur de France Inter ,je vous ai écouté dans le cadre de l'émission de la médiatrice au cours de laquelle vous avez expliqué avec beaucoup de pertinence la façon que vous aviez de vous exprimer, de choisir vos mots lors de vous entretiens et autres interventions..
Vous avez parlé de passé composé, de prétérit, de Français "audible, compréhensible, correct", ce qui me ravi. 
Ainsi, et c'est la raison pour laquelle je me permets de vous adresser ce mot je vous serais extrêmement reconnaissant de bien vouloir signifier à vos nombreux collaborateurs et amis qu'il est insupportable d'entendre sur une radio qui se veut respectueuse de la langue française ..."ce midi !",d'une laideur incommensurable !
Je l'ai écrit à plusieurs reprises mais sans succès... voilà une espèce "d’expression" qui n'a pas sa place dans la langue française… »


Les liaisons, les liaisons, les liaisons !
« Je n'en peux plus d'entendre votre journaliste maltraiter la langue française tous les jours pendant son émission. 
Vous  avez un grave problème avec les liaisons, qui sont non seulement une obligation de la langue française, mais aussi et surtout qui en font son charme en empêchant d'affreux hiatus. Je me souviens d'une de vos élégantes phrases : "Vot' reportage, il est Ø à r'trouver sur votre site..." Ce matin vous avez fait très fort : vous avez réussi à ne PAS faire la liaison en disant "plusieurs années" - il faut le faire, car la liaison est censée faciliter le discours; il est en effet beaucoup plus facile de dire "plusieurs Zannées" que "plusieurs Ø années". J'ai dû comme souvent me pincer pour me rappeler que j'écoutais sur votre antenne, et non une émission d'Hanouna... »


Île-de-France ou région parisienne ?
« Il faut dire et redire à votre journaliste et aux responsables de la météo et de la sécurité routière que la région parisienne n'existe plus depuis 1976. Il faut parler de région Ile-de- France. Entendre parler de région parisienne, de banlieue parisienne, de grande couronne... ça n'a aucun sens. J'habite Rambouillet (Yvelines). Je suis Francilien. En aucun cas je ne suis Région parisiennois ! »

Quelques détails...
« Vous allez, très probablement me taxer de râleur. Il en est ainsi lorsqu'on s'élève contre de mauvaises habitudes ou des erreurs. Je voudrais pourtant, en l'honneur de la langue française tant malmenée en ce moment, vous signaler quelques bizarreries que l'on entend avec une déplorable régularité, à la radio. 
1 – Le mot Gageure se prononce phonétiquement gajure et non gajeure.
2 – La préposition En signifie Dans. On roule en voiture, mais on n'entre ni dans son cheval et encore moins dans son vélo. On roule donc à vélo. 
3 – Depuis quelque temps, on entend sur les ondes, les mots prononcés :
Pancréa, Kansa, Arkansa … au lieu de la prononciation exacte en phonétique de pancréass, Kansass, Arkansass.
S'agit-il d'un nouveau « parisianisme » ?  A quand le TEXA et les A de pique ?
4- La radio nous gratifie souvent d'émissions super-z-intéressantes, en oubliant que le mot Super, dont on fait d'ailleurs une consommation tout à fait exagérée, est invariable, que ce soit comme adverbe ou comme adjectif.
5 -  De, Dont. Le pléonasme est courant : C'est de cela dont je parle. Dont est la contraction de  de qui ou de quoi. La forme exacte est : C'est de cela que je parle, ou bien C'est cela dont je parle.
Et arrêtez de polluer notre belle langue avec les mots anglais, que le snobisme du moment nous assène. Je ne suis ni professeur, ni grammairien, je suis un simple auditeur sans prétention et j'aimerais tant que le français ne tourne pas au sabir. »


Anglicismes
« Je vous écoute, et jour après jour, je suis exaspéré de l'emploi permanent que vous faites des anglicismes. Cela vaut pour votre émission comme pour les autres émissions de France Inter.
Vous avez employé par exemple le terme de "green washing" et encore bien d'autres expressions de cet acabit.
Serait-ce trop vous demander de parler en français lorsque le mot existe dans notre langue, ce qui est toujours le cas! Vous n'êtes pas obligée de "faire moderne" et d'épouser le langage de votre microcosme. Votre public, sauf erreur de ma part, est français me semble-t-il. »


Mégalopole, Mégapole
« Serait-il possible que les personnes qui décident d'utiliser certains termes vérifient en amont leur sens ? Bien que n'ayant pas fait de relevé statistique, je puis affirmer qu'il est rarissime que le mot mégalopole ne soit pas employé là où il s'agirait de dire mégapole. Dimanche dernier encore dans le magazine Interception sur France inter. 
Je ne suis guère optimiste cependant ! »


Tout pile ! 
« Depuis 6 mois environ, la nouvelle mode sur France Inter, c'est de dire "tout pile". En tête de liste Eric Delvaux qui vient encore de le dire à 9h en ce 2 Novembre 2019. Sa camarde qui anime le 5-7 en semaine l'utilise également. Mais c'est complètement ridicule de dire "tout pile"... Pile tout seul, ça suffit pour dire "exactement" . Au delà c'est redondant. En plus ce n'est même pas nécessaire comme information de dire ça. Enoncer simplement l'heure est suffisant. Pour l'exactitude on se fie aux 4 bits sonores. Bref, SVP arrêtez ce tique de langage qui semble contaminer toute la rédaction d'Inter. C'est encore pire que le fameux "au jour d'aujourd'hui"... »

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