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#40 - Octobre 2019
 L'ÉDITO DE LA MÉDIATRICE



Angoisses contemporaines


Jean-Marie le Pen à livre ouvert mercredi dans la matinale de France Inter, affable, détendu, droit dans ses bottes (l’un n’excluant pas l’autre).
Banalisation de sa présence ? Dilution de son idéologie dans une mise en scène de l’intime ? Chacun appréciera. Les auditeurs eux n’y ont guère goûté :
« Je ne comprends pas pourquoi vous invitez Jean-Marie Le Pen à la sortie de son livre. Cela veut-il dire qu'un individu de cette nature, condamné pour différents propos racistes et négationnistes, peut être invité sur une chaine de service public pour faire sa promotion ? Je trouve cela inacceptable. Surtout dans cette période qui voit apparaître d'autres phénomènes de médiatisation d'individus qui tiennent des propos de haine normalement punis par la loi. » La réponse de Catherine Nayl, directrice de l’information de France Inter est à retrouver ci-dessous.

S’il avait été invité deux jours plus tard, ce vendredi matin donc, le cofondateur du Front national aurait probablement commenté avec force l’attaque de la Préfecture de police de Paris. Les auditeurs, à ce sujet, s’indignent, de la hiérarchie des titres du journal de huit heures de France Inter : « ce matin arrive en énième position l’annonce d’un « attentat » faisant quatre morts dans une préfecture… Comment pouvez-vous en faire un titre noyé au milieu d’autres ? Est-ce normal de mourir sous les coups d’un collègue islamisé ? ». Cette attaque inédite dans l'enceinte de la préfecture de Paris  est survenue au lendemain d'une "marche de la colère" qui avait rassemblé des milliers de policiers à Paris, venus dire leur "ras-le-bol" et réclamer de meilleures conditions de travail. Un Téléphone Sonne « Police au bord  de la crise de nerfs » leur a d’ailleurs été consacré et de nombreux auditeurs ont réagi sur ce malaise des policiers et la défiance des citoyens, c’est notre     « Débat de l’actu », à retrouver ici.

La mort comme une délivrance pour ne plus subir l’épuisement, Christine Renon directrice de l’école Méhul à Pantin s’est suicidée sur son lieu de travail. Cet acte a bouleversé les auditrices et auditeurs, très représentés parmi les personnels de l’Education nationale ; la plupart s’étonne du peu de reportages entendus sur les antennes. Pourtant les journalistes spécialistes éducation des rédactions ont été mobilisés. Les auditeurs trouveront dans cette Lettre les liens pour écouter les sujets réalisés. Frédéric Pommier a également consacré sa chronique ce matin sur France Inter à Christine Renon symbole de la détresse des directeurs et directrices d’école. Un hommage juste, bouleversant, subtil écho aux réalités qui traversent de nombreux univers professionnels. « Le quart d’heure de célébrité » de Frédéric Pommier est la chronique coup de cœur des auditeurs cette semaine.

Auditeurs qui regrettent que « l’ultra célébrité » puisse aussi, un temps, éclipser l’actualité la plus inquiétante : « Jacques Chirac est décédé, cela ne va pas changer grand-chose à la marche du monde, en revanche la catastrophe de Rouen va avoir un impact beaucoup plus lourd, et devrait être une info prioritaire avec travail journalistique à la clé, au lieu de cela on assiste à un enchainement d'analyses sans intérêt sur feu notre président, paré de mille vertus. A l’avenir, je vous serais reconnaissant de ne plus sombrer dans cette frénésie insupportable, quand une seule info vampirise tout l'espace médiatique. ». Au-delà de ce point de vue très partagé, les auditeurs ont écrit pour dire leur inquiétude sur les conséquences de cet incendie et leur méfiance quant à la communication rassurante des autorités. Retour sur cette séquence le samedi 5 octobre dans le Rendez-vous de la Médiatrice avec Sébastien Baer, grand reporter, chef du service reportages de France Info, envoyé spécial à Rouen le 26 septembre dernier. Au contact direct de la population locale et en lien avec les autorités, il explique les coulisses de son travail sur le terrain dès les premières heures de l’incendie de l’usine Lubrizol et le sentiment prégnant des Rouannais qu’on ne leur dit pas tout. 

Ce postulat de suspicion contamine le débat public et s’agrège désormais à chaque sujet d’actualité. Ce réflexe de défiance à l’égard de la parole politique, de l’acte journalistique émane de toutes les sphères sociales et catégories professionnelles. A ce titre, les lettres des auditeurs sont des révélateurs de notre époque. Chaque semaine nos pratiques professionnelles sont discutées, scrutées, parfois avec un manque d’indulgence trop marqué pour retenir l’intérêt, mais souvent avec une remarquable lucidité, comme un avertissement des malaises contemporains. 

Emmanuelle Daviet
Médiatrice des antennes

Voici les dominantes du 23 septembre au 27 septembre 2019 à retrouver dans les messages des auditeurs ci-dessous :


1. Persona non grata 
2. Attaque de la Préfecture de police de Paris
3. Suicide de Christine Renon, directrice d’école
4. L’incendie de l’usine Lubrizol 
5. Rouen éclipsé par Jacques Chirac




PERSONA NON GRATA

« J’écoute avec affliction cette interview. Je suis affligé d’entendre France Inter faire la publicité de l’Extrême-droite, sans aucune critique, sans aucune distance. Inviter Le Pen est une erreur, surtout lorsque vous lui donnez une tribune pour un fou comme Zemmour. M. Hollande pointait hier la responsabilité des médias (mainstream j’ajouterai) dans la montée du discours intolérant et raciste, vous venez d’en faire la plus lamentable expérience. J’espère que vous en prendrez conscience, et que vous ferez votre mea culpa. Vous en avez tout intérêt pour être à nouveau des gens estimables. D’ici là, Honte à vous, car vous diffuser le message de haine. » (France Inter)

Chers auditeurs, 
​​​​​​​
Vous êtes nombreux à nous interroger sur l’opportunité d’inviter Jean-Marie Le Pen dans la Matinale de France Inter. Je conçois parfaitement que les idées qu’il développe ou qu’il soutient puisse heurter vos valeurs mais en aucun cas il ne s’agit d’en faire la promotion pas plus que pour les autres personnalités politiques que nous recevons. Il s’agit de faire  notre métier, c’est-à-dire questionner, argumenter, contester, s’indigner, débattre, ne rien occulter, ne rien censurer à priori qui pourrait encourager l’idée, parfois partagée par certains de nos concitoyens,  que les medias dit « classiques » cachent des choses.
L’interview n’est pas une tribune, un discours mais un exercice contradictoire.
Une fois encore merci pour vos remarques, ce qui nous donnent l’occasion d’expliquer ou d’expliciter nos choix ou la façon dont nous exerçons notre métier.

Catherine Nayl, directrice de l'information de France Inter


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ATTAQUE DE LA PRÉFECTURE DE POLICE DE PARIS

«Pourriez-vous m’expliquer pourquoi le sujet de l'assassinat de 4 policiers et autres blessés a été à peine évoqué au journal de 8h ? Un potentiel attentat au sein d’une institution française avec un bilan plus lourd que de nombreuses attaques isolées ces dernières années... Comment ne pas accorder à cette information le temps qu’elle mérite ? Même si il n’est pas question d’attentat, je suis choqué que ce sujet ait été à ce point écarté : c’est choquant…» (France Inter)
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​​​​​​​LE SUICIDE DE CHRISTINE RENON

«Je viens d'écouter le 7/9 dans lequel on parle du statut des directeurs suite au suicide, sur son lieu de travail, de Christine Renon. Mme Renon, dans sa lettre d'adieu, ne parle pas du statut des directeurs. Elle parle de la charge de travail, de la solitude, de la multitude de tâches INUTILES demandées par l'institution (des tableaux divers et variés tendant à surveiller le travail des enseignants, à vérifier qu'ils font bien leurs heures), des conditions matérielles scandaleuses de travail des enseignants (pas d'ordinateur, pas d'espace de travail personnel, un seul ordinateur connecté à internet pour toute une école, etc), des instructions ministérielles imposées sans concertation et qui heurtent les convictions et la professionnalité des enseignants (APC, méthodes d'apprentissage imposées, évaluations imposées, etc). Le statut du directeur ne changera rien à tous ces points. Le directeur peut rester un membre de l'équipe pédagogique, si on lui apporte l'aide matérielle et humaine nécessaire, si on fait confiance aux équipes enseignantes et qu'on cesse de leur demander de prouver en permanence qu'elles travaillent...» (France Inter)

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L'INCENDIE DE LUBRIZOL

«Ce que les auditeurs ont envie de savoir, surtout les habitants de Rouen, ce sont les dangers éventuels suite à cet incendie. Or, les journalistes insistent surtout sur les défauts de communication du gouvernement. J’aimerais comprendre pourquoi ? Pourquoi insister systématiquement sur la forme plus que sur le fond ? (France Inter)» (France Inter)
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​​​​​​​ROUEN ÉCLIPSÉ PAR CHIRAC

​​​​​​​«Certes, la mort de Chirac est une info et il convient d'en parler, mais vous ne trouvez pas que votre traitement est un peu "maladif" ? Faut-il à tout prix trouver un thème pour bavasser de tout et n'importe quoi sur les ondes comme "la tête de veau", "les caricatures", etc, etc... C'est un peu inquiétant, tout de même, cette façon que vous avez de vous "emballer" à propos de divers thème, qui seront balayés du jour au lendemain… Par exemple, après avoir passé des journées à parler des feux en Amazonie, vous passez à autre chose, Jacques Chirac, alors que ça brûle toujours... Je ne vous parle même pas de l'abandon assez fou du traitement de l'info à propos de l'accident de Rouen : ça, ça fait un peu flipper quand même... C'est un traitement de l'info assez maladif, je trouve, assez malsain : remplir, remplir, remplir… Je sais que mon message ne changera rien, mais bon...  » (franceinfo)
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À ÉCOUTER LES REPORTAGES

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COUP DE COEUR

« Merci, Frédéric Pommier. Votre émission est toujours si subtile et si juste.
Aujourd'hui elle m'a particulièrement touchée. On a si peu parlé de cette collègue. Son inspecteur ne s'est même pas déplacé. Le ministre a fini par se fendre hier d'une vidéo à tous les directeurs à ce sujet.
Les politiques en profitent pour récupérer cette histoire pour présenter de nouveaux projets de réformes. 
Loin d'être à ce niveau d'épuisement, car j'ai la chance d'être à Paris, je comprends la détresse de Christine Renon. La froideur de la hiérarchie. Le pas de vague. Nous sommes les premiers fusibles au centre de tous les combats.
Merci de cet hommage pour elle mais aussi pour nous tous.
 »

« Je voulais juste adresser un grand bravo à Frédéric Pommier pour sa chronique de ce matin sur Christine Renond. Elle était juste, magnifique, juste magnifique en fait, émouvante: bravo! C’est pour des moments comme ceux là que j’écoute inter ! Je me demandais aussi quel était le thème musical utilisé dans la chronique ? Splendide.
Merci pour elle, pour ses proches. 
Merci d’avoir ému ma journée.Continuez. 
 »

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Les auditeurs ont donné leur avis sur la Lettre de la Médiatrice et c'est à lire ici

« J'en Riss encore...
​​​​​​​...du verbe Risser qui veut dire trembler..hurler..pleurer..craindre..souffrir..panser pour penser à nouveau..dessiner..écrire..puis rire encore , plus fort !!!
Merci Riss de nous aider à ne pas les oublier .
"Transgressez les règles
Embrassez lentement
Aimez véritablement
Riez sans contrôle.." (Mark Twain)
Cher Augustin , Merci à vous .
Amitiés.» (France Inter)

« Mr Assayas
Bonjour
Cela fait longtemps que j ecoute vos formidables émissions.
Milles mercis pour les découvertes musicales, j en suis arrivée à écouter les émissions avec un bloc note et un crayon pour ensuite faire mes propres recherches. J imagine qu on est nombreux à le faire... Continuez à raconter un bout des histoires professionnelles et parfois perso des artistes que vous avez sélectionnés, toujours très intéressant d ecouter ces parcours rarement rectiligne...
Je ne sais pas si ce message de remerciements vous arrivera, je tente...»
(France Inter)

« Chère Eva,
Pardonnez-moi cette familiarité, mais vous savez si bien créer une atmosphère d'intimité dans votre émission qu'il me serait difficile de vous appeler "Madame Bester". Je vous écris simplement pour vous remercier de la bonne humeur que vous mettez dans nos vies, de cette gaieté un brin morbide face à la vie, et aussi de nous avoir fourni, à ma soeur et moi-même, des principes de vie forts, comme " Ne jamais bruncher le dimanche matin, c'est bien trop dangereux ! ", principes que nous nous empressons d'enfreindre, bien entendu. Ce n'est pas un hasard, je pense, si je répète 3 fois "vie", dans la phrase précédente ; c'est tout son sel que vous nous livrez dans votre émission avec cette enthousiasme propre, je suppose, à une vraie mélancolique.
Enfin, en vraie auditrice importune, je me permets de vous suggérer deux choses que vous connaissez probablement, mais j'ose : une "gourmandise" : la 'buveuse d'absinthe' de Picasso, qui se demande avec beaucoup d'intensité si elle reprendra un verre, et le jazzman Hugh Coltman, qui, dans son album Stories from the safe house, capture selon moi l'essence de la mélancolie, et nous en console du même coup.
En espérant que cela vous fera sourire, merci encore pour votre sincérité, et à très vite, chacune d'un côté du poste !»
(France Inter)

« Je voulais juste vous féliciter d'avoir inviter ce Grand Monsieur Humain qu'est Hubert Reeves   (j'ai remplacé "putain de Facteur Humain par" Grand")
Cet homme est venu dans mon collège aux Ulis en 1976 nous parlez des étoiles, du cosmos...il m'a fait révé j'avais 14 ans...et je suis devenue...? devinez ? ASTROLOGUE !!
Merci encore»
(France Inter)

« Pour Hubert Reeves. Nouvelles générations Greta  Thunberg mais pour, nous(nés dans les années 50) notre dernière icône après Jacquard, Serres, c'est vous, il vous faut dépasser le rôle de messager et endosser celui de  guide, nous aurons besoin de vous : engagement politique à quelle échelle ? » (France Inter)

« Pour Hubert Reeves.
Bravo, d'avoir proposé sur les ondes de la Terre au carré de laisser du pétrole et du charbon sous terre. Laissons-en  un peu plus que quelques gouttes pour nos petits enfants. En effet, l'humanité consomme  en un jour ce que la planète met 10 000 ans pour fabriquer. La pollution fossile est donc des milliers de fois plus importante que ce que la nature peut supporter. C'est comme si nos ancêtres auraient planté une forêt pendant 10 000 ans, et qu'en un jour, on la brûle !»
(France Inter)

« Chers chroniqueurs, 
Tout d'abord merci mille fois pour votre travail. J'ai découvert avec vous que je pouvais rire de sujets tristes à pleurer, tels le tournant politique de notre pays, l'essorage des ressources de la terre, etc. Je remercie chacun d'entre vous de m'enrichir de découvertes littéraires, musicales, cinématographiques et théâtrales. 
Le temps des louanges prenant fin, je souhaitais vous suggérer quelques invités que j'aimerais beaucoup entendre à votre micro. L'humoriste Roman Frayssinet me semble aborder d'intéressantes pistes de réflexion sur des sujets sociaux et écologiques. Quoiqu'il développe rarement, les chemins sont balisés pour les plus jeunes spectateurs. Un petit coup de cœur personnel toutefois hors de l'actualité, il me plairait aussi d'écouter les opinions de l'écrivain Amin Maalouf sur des sujets divers qui concernent nôtre société. Je crois aussi que le personnage n'est pas dénué d'autoderision, son parcours de vie est passionnant, et Juliette Arnaud et Clara Dupont-Monod partagent peut-être mon avis sur l'absolue beauté de ses œuvres.
Deux personnes aux univers, à la notoriété et au public très différents ! Ne cherchez aucune logique là dedans, ce sont simplement des caprices ondoyants et divers. 
J'espère que cette émission écorchera encore longtemps les absurdités de notre monde. Avec toute mon admiration, Une jeune auditrice médiéviste »
(France Inter)

« MERCI Nicole Ferroni !!!
Encore une fois, merci d'exprimer avec beaucoup de clarté et d'humour des vérités qui relèvent du bon sens dont manquent cruellement nos dirigeants ! Quel aveuglément ! Quel manque de vision à moyen terme !! C'est rageant de ne trouver aucune personne politique qui résiste aux effets de communication et assume des choix bénéfiques à moyen terme pour la collectivité à l'heure de l'individualisme et de l’immédiateté. Comme toute personne de la classe moyenne payant ses impôts, je mesure la chance de pouvoir bénéficier de soins de qualité et d'études universitaires pour mes enfants dont nous ne pourrions bénéficier en Amérique du Nord, par exemple. Merci de faire partager à des millions d'auditeurs ces réflexions remplies de bon sens, en espérant qu'elles seront également entendues par nos hommes politiques ! Parce-que nous sommes également des millions à nous indigner, étonner, révolter, ... avec vous, en espérant qu'un jour nous portons enfin nous ébaubir... 
 » (France Inter)

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​​​​​​​Quand les auditeurs deviennent nos professeurs de français...

Sujet, verbe, complément, c'est grandement suffisant !
«Que deviendraient les débateurs et les présentateurs s'ils ne pouvaient plus prononcer en permanence des "Voilà, des "finalement", des "au fond", des "on va dire"...à tout bout de champs ? Réponse : Rien !!! Ils ne savent plus s'exprimer uniquement avec un sujet, verbe, complément. Non, il faut qu'ils nous ajoutent en permanence des adverbes et des locutions totalement inutiles qui sont de véritables tics de langage signes d'un formatage sémantique profond où les intervenants sont collectivement enfermés dans un entre soi rhétorique.
Une simple question : Quels sont pour vous les faits marquants de la présidence Chirac ? se transforme en : Finalement, au fond, quels sont en fait les faits marquants, voilà, de la présidence Chirac in fine ? Magnifique non ? Et c'est tout le temps comme ça et ils se complaisent là-dedans ! »


Auto-congratulations
« Voulez-vous bien prier vos journalistes d'arrêter de dire à leurs invités en fin d'entretien: "Merci d'avoir été notre invité"?
C'est un barbarisme ridicule car, par cette formulation passive, vous semblez vous congratulez vous-mêmes d'avoir eu l'idée d'inviter quelqu'un. Est-ce vraiment trop long de formuler: "Merci d'avoir répondu à notre invitation"?
Merci d'avoir été mon lecteur...»


Franglais 
« Avec David Pujadas, votre animatrice a employé plus de huit fois l'expression "prime time" à propos d'une émission qui sera diffusée sur LCI.  Je trouve navrant que sur une chaîne de service public en langue française, certains journalistes utilisent, sans doute par un certain snobisme, ces expressions de langue anglaise sachant d'abord que tous les français ne connaissent pas l'anglais et que notre langue est un patrimoine à défendre.
Vox clamans in deserto. »


UNE espèce et non "un espèce"
« Vos journalistes et chroniqueurs font régulièrement cette faute : ils accordent le mot "espèce" avec le substantif de la phrase alors qu'il est féminin : "une espèce de chien" et non "un espèce de chien »

Fautes d’accord
« , J’entendais à l’instant votre journaliste sur France Info déclarer à deux reprises que des centaines de tonnes ont été « détruits » (sic). Faut-il lui rappeler (car ce n’est pas la première fois que je l’entends commettre ce genre de faute) que le mot tonne est féminin ?? Les autres journalistes de Radio France ne font d’ailleurs guère mieux en ne maîtrisant plus pour la plupart la conjugaison des verbes pronominaux ou en oubliant à l’envi l’accord du participe passé employé avec l’auxiliaire avoir. Tout cela accompagné de moult pataquès et fautes diverses et variées qui me navrent... autant qu’elle m’agacent au plus haut point. Donc, par pitié, faites quelque chose ! Je me dis souvent que les étrangers souhaitant apprendre notre belle langue ne doivent pas avoir la partie facile, tant chacun désormais se crée ses propres règles (ou non-règles). Une fois encore, c’est tout simplement affligeant. Et ne croyez pas que je sois attachée à une langue figée. Au contraire : j’aime quand elle s’enrichit de nouvelles expressions mais il faut veiller à conserver un socle commun, sans quoi le péril pourrait être à terme de ne plus tout à fait nous comprendre...  »

Parlons français sur radio nationale
« Pouvez-vous parler français sur la radio nationale française, je vous comprend pas" zemour est stand alone sur sa homepage...! désolé mais je ne comprends pas la radio de mon pays ! »

Phonétique du mot antienne
« Désolé mais la phonétique du mot "Antienne" n'est pas celle de "Ancienne" Merci. »

Concordance des temps
« Je remarque de temps en temps une faute de concordance de temps chez les présentateurs ou journalistes. Par exemple dans le journal de 9h de ce mercredi 2 octobre  :
"Les bleus jouent ce soir leur 2e match de coupe du monde contre les USA. Ils avaient gagné leur premier contre l'Argentine(...)" 
Les deux phrases ont peut-être été un peu différentes mais la faute de temps sur le verbe gagner est bien réelle : il me semble plus juste de dire : ils ont gagné. Puisque la compétition se déroule en ce moment. Je ne suis pas grammairien et j'ai conscience que mes explications mériteraient d'être appuyées sur la règle adéquate. Je réagis juste parce que je suis surpris d'entendre cette erreur à la radio et autour de moi, alors que les gens sont d'un bon niveau culturel... Je ne suis pas sûr qu'il y ait une solution pour y remédier.»


Anonyme

« Pourriez-vous svp utiliser "personne, français et étranger..." Plutôt qu'anonyme pour  désigner des hommes ou des femmes qui viennent à  des commémorations comme celle de mr Chirac ou d autres personnes "célèbres". Je trouve ce mot inapproprié, elles ne se cachent pas derrière un appel ou une lettre. Ne trouvez-vous pas que c'est dévalorisant. Je vous dis cela car j'aime beaucoup votre radio et je ne souhaiterais pas qu'il y ait ce rapport élitiste entre l'émotion de la foule et celle de personnes plus connues. » 

Funérailles

«Je vous remercie de transmettre à vos différents commentateurs que lors de
funérailles, qu'elles soient nationales ou pas :
- Un convoi n'est pas FUNERAIRE mais FUNEBRE
- Une dépouille n'est pas FUNEBRE mais MORTELLE
Cette confusion est née, il y a peu, sur France Inter, a gagné France Info
et se répète à l'envi à la télévision. Même si, pour certains, ces
mots pourraient "sonner" mieux, leur emploi est erroné.
C'est parce que je reste un fidèle auditeur de radiofrance que je me permets
de vous signaler cela. » 


Accords de conjugaison
«Ce mercredi 2 octobre j'ai vainement tenté d'intervenir en fin d'émission : mon message fut bien pris, mais l'erreur que je voulais corriger avait été commise vers 10h54, et il était sans doute trop tard. L'intervenant principal, lors de cette émission consacrée aux difficultés (réelles ou prétendues) de l'orthographe française, s'est permis une affirmation scandaleuse, faisant croire aux auditeurs non avertis que "devant un infinitif on n'accorde pas le participe passé" (derrière un complément d'objet direct, bien sûr), ce qui est complètement faux dans plus de 90 % des cas : "les gens que j'ai vuS arriver", "les victimes que nous avons entenduES appeler à l'aide", "ces événements qu'ils avaient sentiS venir", etc.
Bien mal assuré dans ce domaine, mais surtout, encore plus grave, contaminant des auditeurs ne demandant qu'à s'instruire, ce monsieur a étendu à la règle entière le cas où le terme N'EST PAS ACTEUR de l'action : "les maisons que j'avais vu construire" (ce ne sont pas les maisons qui construisaient, mais j'avais "vu les construire", formule destinée à l'explication uniquement), "les enfants que j'ai entendu réprimander" (les enfants ne réprimandaient pas, j'entendais les réprimandes dont ils étaient les objets ; mais si ce sont bien les enfants qui réprimandaient, ce qui est possible, il faudrait écrire "les enfants que j'ai entendus réprimander leur animal", par exemple), "d'autres affaires que vous auriez voulu voir évoquer" vous navez pas voulu ces affaires, mais votre volonté se porte sur "voir évoquer"), etc.
Enfin, la démonstration peut être utilement achevée sur un exemple et un contre-exemple voisins mis en regard l'un de l'autre : "les maçons que j'ai vus bâtir" (les maçons étant bien sûr acteurs de "bâtir") et "les maisons que j'ai vu bâtir" (exemple expliqué plus haut, avec un verbe synonyme).
A cette rectification indispensable je joins une double protestation : personne, parmi les gens présents dans le studio, n'a corrigé l'affirmation de ce monsieur ; et France Inter devrait prendre soin d'inviter des gens compétents dans le domaine dont ils sont appelés à discuter à l'antenne et en direct.
Vous remerciant pour l'attention que vous voudrez bien porter à ce courrier,
je vous prie de recevoir, Madame, mes respectueuses salutations » 


Problème de langue
« Est-il possible d'abandonner l'expression "à très vite" qui est un monstre grammaticale comme expliqué dans le lien suivant : Enfin bon, j'aime bien l'émission quand même. 
A bientôt ps: même si l'on va très vite mais que l'on habite chacun sur une étoile différente il faudra très longtemps avant de se revoir...
» 

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VIDÉOS

JULIE GACON ET LES AUDITEURS

Julie Gacon, productrice des Enjeux Internationaux sur France Culture, nous parle d'elle et des auditeurs : Êtes-vous attentive aux messages des auditeurs ? Le message d’auditeur qui vous a le plus marquée ? Quel auditrice êtes-vous ? Quelle voix de radio a compté pour vous ?
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NICOLAS MARTIN ET LES AUDITEURS

Nicolas Martin, producteur de la Méthode Scientifique sur France Culture, nous parle de sa relation aux auditeurs.
​​​​​​​Etes-vous attentif aux messages des auditeurs ? Le message d’auditeur qui vous a le plus marqué ? Quel auditeur êtes-vous ? Quelle voix de radio a compté pour vous ?


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LES DÉBATS DE L'ACTU :
MALAISE DES POLICIERS, DÉFIANCE DES CITOYENS

pol

Dans Le Téléphone sonne, mardi 1er octobre sur France Inter, le thème de l'émission de Fabienne Sintes était le suivant : "La police au bord de la crise de nerfs". L'occasion, pour les auditeurs, de réagir et donner leur opinion : 

« Est-il possible d’inviter un autre syndicat qu’alliance ? Qui je le rappelle s’était plaint de la protection de Charlie Hebdo. C’est un syndicat comme nous l’entendons bien ce soir sur un volant répressif d’un autre siècle. Merci, bravo pour votre émission.​​​​​​​ » 

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[PROCHAIN RENDEZ-VOUS] Samedi 5 octobre,« Incendie de Lubrizol : les reporters sur le terrain », au micro de la médiatrice Emmanuelle Daviet, Sebastier Baer, chef du service reportage de franceinfo et grand reporter, répond aux auditeurs, sur franceinfo à 11h51 et 13h51.

    ​​​Franceinfo : tous les samedis à 11h51 et 13h51
    France Culture : un jeudi sur deux dans La Grande Table à 13h20
    France Inter : un vendredi par mois dans l’Instant M à 9h40 et un samedi par mois dans Secrets d'Info à 13h20
     
    Don de plasma en France et enquête au Modem
    Jacques Monin est au micro de la Médiatrice pour revenir sur les enquêtes qui ont fait réagir les auditeurs.



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    Retour sur l’interview d’Isabelle Balkany sur franceinfo
    Emmanuelle Daviet reçoit Richard Place, directeur ajoint de la rédaction de franceinfo, au sujet de l’interview d’Isabelle Balkany réalisée à la suite de la condamnation de son époux.



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