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#36 -  Septembre 2019
 L'ÉDITO DE LA MÉDIATRICE

La rentrée des auditeurs

Ni endormissement de la réflexion, ni molle complaisance. Les auditeurs signent eux aussi leur rentrée par l’envoi de mails témoignant de leur écoute attentive et d’un esprit (de) critique particulièrement aiguisé. 
À France Inter, une émission génère quotidiennement des dizaines de mails depuis son lancement : « La Terre au carré » de Mathieu Vidard. Quatre tendances thématiques émergent de tous ces messages : le professionnalisme de Mathieu Vidard est unanimement salué, un rendez-vous consacré aux questions environnementales est apprécié par des auditeurs « excellent moyen pour sensibiliser l’opinion public » , d’autres au contraire craignent que cette émission quotidienne « tout écolo » ne « lasse » et « démoralise » encore plus sur l’avenir de la planète. Comme tout nouveau rendez-vous, ce magazine engagé et interactif s’installe, il est porté avec conviction par un pédagogue passionné qui nous a d’ores et déjà promis de venir répondre aux questions des auditeurs. Quant aux inconditionnels de « La Tête au carré », ils formulent clairement le regret de ne plus entendre d’astrophysiciens, de mathématiciens ou de sujets sur la science. Nous leur indiquons que « Du vent dans les synapses » produit par Daniel Fièvet leur donne rendez-vous chaque samedi de 15h à 17h avec des scientifiques de toute discipline. 

La chronique de Marina Rollman « Oui au burkini dans les piscines » chez Nagui mercredi (à lire dans la lettre : la réponse de Laurence Bloch, directrice de France Inter),  l’évocation de Zahia dans « Le Masque et la Plume » dimanche, l’injonction à l’état amoureux prôné par Pascal Bruckner et sa vision idyllique de la vieillesse dans la matinale jeudi, Michel Fize dans la matinale du samedi 31 août, tous ces sujets font vivement réagir les auditeurs de France Inter, leurs messages ici.

À France Culture, la grille de rentrée est plébiscitée par les auditeurs. De ce concert de louanges s’il ne fallait retenir qu’un seul message, ce serait la lettre magnifique d’un amoureux ici. Une fausse note cependant : l’invitation faite à Yann Moix. Beaucoup d’auditeurs n’ont pas compris ce choix. Sandrine Treiner la directrice de France Culture et le journaliste Marc Weitzmann, producteur de « Signes des temps » , soucieux de partager leur démarche éditoriale, ont tenu, chacun, à apporter une réponse extrêmement argumentée à lire dans cette Lettre.

Quant aux auditeurs de franceinfo, ils s’interrogent sur le contenu anxiogène des journaux : « Je trouve que les informations sont souvent négatives dans les journaux. Hier par exemple: féminicides, attaque mortelle à Villeurbanne, tornade Dorian, naufrage aux Etats-Unis et licenciements. N'y a-t-il pas des informations plus positives ? Pourquoi parle-t-on si souvent des faits divers, on se croirait parfois en direct d'un tribunal ou d'un commissariat de police.».
"Good news is no News" théorise dans les années 70, le philosophe et sociologue des médias Marshall MacLuhan. Dans le champ médiatique, les bonnes nouvelles ne sont, intrinsèquement, pas des nouvelles. Quand tout va bien, il ne se passe rien, aucun fait notable ne perturbe l'ordre des choses: on n'en parle pas. En revanche un train qui arrive en retard, déraille ou provoque un accident figurera en bonne place dans les titres des journaux. Formule bien connue dans les rédactions : les trains qui arrivent à l'heure n'intéressent personne. Il y a quelques années un quotidien russe l’a d’ailleurs constaté à ses dépens. Ce journal avait souhaité innover en ne publiant que des bonnes nouvelles sur son site internet pendant 24 heures. Bilan de l'opération: un flop total. 60% des lecteurs habituels n'ont pas cliqué sur ces articles valorisant des actions positives, faisant la part belle au journalisme de solution ou mettant en avant des expériences concluantes ou de belles histoires. 
Sur franceinfo, les informations sont-elles à ce point anxiogènes ? Jean-Philippe Baille, le directeur de la rédaction, répond demain aux questions des auditeurs à 11h51.

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Emmanuelle Daviet
Médiatrice des antennes
 
Voici les dominantes du 31 août au 6 septembre 2019 à retrouver dans les messages des auditeurs ci-dessous :

1-  Yann Moix invité de France Culture 
2-  La Terre au Carré : avis des auditeurs 
3- La chronique de Marina Rollman sur le burkini

4-  Pascal Bruckner, invité du grand entretien
5-  Le masque et la plume du 1er septembre 
6-  Don de plasma : l'enquête de la Cellule investigation 
7-  Michel Fize, invité de France Inter

YANN MOIX, INVITÉ SUR FRANCE CULTURE

« Quelle honte pour France Culture d'avoir lors de l'émission "Signes des temps" de Marc Weitzmann, donné une telle tribune à Yann Moix. Le retour de l'antisémitisme est malheureusement un "signe des temps".
L'espace d'une émission, cette radio que j'apprécie tant, vient de faire preuve d'une complaisance coupable envers un homme qui, ayant caché  ses délires antisémites,  s'est si longtemps érigé en donneur de leçons.
C'est lamentable. 
Avec mes sentiments attristés. »
 

Sandrine Treiner, directrice de France Culture et Marc Weitzmann, producteur de Signes des temps, vous répondent : ​​​​​​​

"Marc Weitzmann répond ci-dessous avec précision aux courriels que nous avons reçus et que nous comprenons, évidemment. Il n’en reste pas moins que comme Marc le suggérait au début de son émission, ce n’est pas parce qu’un sujet est difficile - et d’autant qu’entre l’invitation (bien avant la polémique) et l’heure du direct, le sujet n’a pas cessé de se déplacer - ou très déplaisant, qu’il ne faut pas prendre le risque - car c’est assurément un risque (intellectuel) - de s’y confronter. Taire les sujets ne les a jamais fait disparaître pour autant, c’est même parfois l’inverse. Nous traversons une époque où bien des enjeux et des conflits et des violences, comme l’indique Marc, se sont comme déplacés dans la sphère publique, et se révèlent à travers des sujets ou des conflits ou des fractures culturelles. Les exemples sont légion. C’est exactement pour cela que nous avons créé Signes des temps il y a un an, avec Marc, pour montrer comment la culture est un miroir (a minima) des grands enjeux sociétaux et politiques. Sans complaisance, avec distance et esprit critique, nous nous frottons, semaine après semaine, grâce à cette émission, à ces sujets que l’actualité culturelle souligne ou révèle. C’est aussi cela prendre l’époque à bras-le-corps et c’est, en matière d’idées de savoirs de créations, notre rôle."
Sandrine Treiner, directrice de France Culture

"L’invitation à Signe des temps avait été lancée à Yann Moix dans la foulée des démentis de son père et de son frère sur le contenu de son livre Orléans sorti le 21 août dernier quand, le 26, l’Express a révélé les textes et dessins négationnistes réalisés par lui à l’âge de 21 ans. 
La question s’est alors posée du maintien ou non de cette programmation. A vrai dire, elle ne s’est pas posée longtemps. 
Le négationnisme, l’antisémitisme, le rôle pervers des médias : Ces sujets font si régulièrement irruption dans le paysage culturel français depuis vingt ans, ils sont si évidemment un signe des temps –et j’ai dû si souvent m’y confronter dans mes livres comme dans mes articles -- que la décision de maintenir Yann Moix dans ce contexte s’est presque immédiatement imposée. 
Comme s’est imposée celle de l’interroger calmement, plutôt que de céder à l’hystérie d’une émission polémique : trop de figures médiatiques profitent de ces sujets pour se mettre en avant, soit dans le rôle de l’indigné vertueux, soit, comme en ce moment, dans le rôle de celui qui pardonne. Cette complicité narcissique avec ce que l’on prétend combattre, au mieux ne sert à rien, sinon à se faire plaisir, au pire est obscène. 
Justement parce que ces sujets sont explosifs et symptomatiques d’une atmosphère française, j’ai préféré interroger Moix sur son parcours, et tenter de faire émerger son histoire dans ce qu’elle a de plus révélateur –celle d’un jeune provincial, auteur de dessins obscènes sur Auschwitz, et dont l’arrivisme et le goût taré pour la violence et l’abjection rencontrent, après son arrivée à Paris, un certain air du temps complaisant. 
Quant à ce que j’en pense, les auditeurs intéressés ont pu se reporter à l’article de ma main que Le Monde a bien voulu publier dès le lendemain, article qui commente tous les points abordés dans l’émission, mais dont ni la teneur ni la longueur n’avaient leur place au micro.
L’antisémitisme, le négationnisme, la violence, sont une réalité de ce pays et de ce temps. Le travail, si l’on veut tenter d’être efficace, ne consiste ni à « pardonner » aux Yann Moix de ce pays, ni à nier leur existence par le biais d’anathèmes rassurants. Le travail consiste à prendre en charge leur violence et leur part d’abjection pour mieux l’exposer. C’est ce que je tente de faire."
Marc Weitzmann, producteur de Signes des temps
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LA TERRE AU CARRÉ : AVIS DES AUDITEURS

« Tout d'abord bravo pour cette nouvelle formule de l'émission qui a pris le parti de privilégier les sujets environnementaux. Ceci dit, moi qui ne suis pas scientifique, je regrette un peu (beaucoup) les autres sujets abordés dans la Tête au carré touchant à des domaines tout aussi fondamentaux ... Une autre émission prenant le relais serait la bienvenue !
Bravo également pour le changement d'horaires ! »
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LA CHRONIQUE DE MARINA ROLLMAN SUR LE BURKINI

« On a connu Marina Rollman et Leïla Kaddour-Boudadi plus inspirées dans la défense de la cause des femmes car, enfin, un burkini n'est pas un vêtement anodin mais bien un signe religieux ostentatoire et on reparlera de l'égalité homme-femme quand les hommes porteront aussi des voiles, des burkas ou des burkinis ; pourquoi les femmes devraient se dissimuler et pas les hommes ?
Il est affligeant de constater la négation de l'activisme islamique qui enfonce des coins partout où il le peut dans notre république laïque. Après le burkini, quoi d'autre ?
 » (France Inter)

Laurence Bloch, la directrice de France Inter, vous répond : ​​​​​​​

Chères auditrices,
Chers auditeurs,

La chronique de Marina Rollman sur le port du burkini à la piscine vous a fait réagir et je le comprends.
Pour autant il me semble qu’au-delà des clivages intellectuels et idéologiques il nous faut avant tout défendre la liberté d’expression. D’autres voix sur cette antenne défendent des positions différentes et c’est tant mieux car le débat démocratique n’est possible qu’à cette condition.
Je vous proposerai à ce sujet de réécouter l’émission de Léa Salamé avec Leila Slimani dans la série « Femmes Puissantes »  de cet été, émission dans laquelle l’écrivaine se prononçait extrêmement clairement contre le port du voile tout en affirmant aussi clairement qu’elle ne pourrait jamais condamner les femmes voilées car c’était là aussi une liberté des femmes qu’on ne pouvait leur refuser.
Le monde est complexe, essayons de le penser comme tel.
C’est ce que nous proposait ce vendredi matin dans le 7/9 Edgar Morin qui a consacré une immense partie de sa vie à cette question. À 98 ans il n’a rien perdu de sa sagacité ni de sa curiosité.
Merci de nous être fidèles et de nous faire savoir avec autant de passion ce qui vous hérisse, ce qui vous étonne, ce qui vous enthousiasme.
Nous recevons toutes vos réactions avec grand intérêt.
Elles nous aident à faire de cette antenne un espace de débat tellement nécessaire aujourd’hui.

Très cordialement.

Laurence Bloch
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PASCAL BRUCKNER, INVITÉ DU GRAND ENTRETIEN

« Le niveau de platitude des propos de votre invité atteint des sommets. Avez vous des accords avec les éditeurs pour être obligés de nous imposer de tels lieux communs ? » 

« Je suis scandalisée par les propos de votre invité. 
Les personnes qui ont travaillées avec leurs corps, qui se retrouvent avec un corps abîmes gravement par leur travail ne sont pas une simple minorité, mais une réalité qui souffre et qui ne pourront pas profiter réellement de cette fameuse société de loisir.
Mr Pascal Burckner fait des observations réalisées sur lui même et sur son petit entourage des généralités ! Ce n'est pas honorable ! 
» 
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LE MASQUE ET LA PLUME DU 1ER SEPTEMBRE


« Mon masque, ma plume,
Quelle ne fut pas ma déception et ma colère en entendant M. Eric Neuhoff qui sous prétexte d'un bon mot, ou pas, je m'interroge, réduit Zahia Dehar à sa condition de fille tarifée "On a Zahia pour le prix d'une place de cinéma". En ces temps de réflexion sur la violence faite aux femmes, devra t-elle passer sa vie entière à se voir rappeler la manière dont elle a été connue ?  En tant que femme, féministe, je pense qu'il aurait du évoquer juste sa prestation, au lieu de cette réflexion où il apparait juste sexiste, méprisant, père la morale…» 

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DON DE PLASMA : L'ENQUÊTE DE LA CELLULE INVESTIGATION

« Ce message est, entre autre, pour Sylvain Tronchet 
Je voulais vous remercier pour la qualité de vos informations et de ce reportage.
Étant donneur régulier de plasma, je souhaite m'engager dans le combat pour que de tels agissements soient jugés. Je ne sais pas vers qui me tourner, j'espère que nous serons nombreux à refuser ce système.
Je ne sais pas si je vais arrêter de donner mon plasma ou non, les malades en ont besoin mais je refuse que soit en prenant des risques. »
 

L'équipe de la cellule investigation de Radio France vous répond : ​​​​​​​

Bonjour à tous,
Un très grand merci pour vos remerciements et votre bienveillance, qui nous vont droit au cœur. Toute l'équipe est ravie de vos mails.
Merci pour votre fidélité, nous espèrons que vous apprécierez nos enquêtes à venir !

Bien cordialement,

La cellule investigation de Radio France
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MICHEL FIZE : INVITÉ DE FRANCE INTER

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« Ce monsieur ne sait pas de quoi il parle. Il n'a aucune source sérieuse pour faire ses constats, mis à part un sentiment personnel. Il dit des contre-vérités et n'est jamais interrogé sur la méthodologie employée, scientifiquement, aboutissant à dire que les enseignants sont mal formés, que les adolescents s'ennuient plus maintenant qu'avant, que les chefs d'établissement n'ont pas de prise sur leur personnel,... tout cela est faux. »


Éric Delvaux vous répond : ​​​​​​​

Bonjour à tous,
J’ai pris attentivement connaissance de vos nombreux messages et de vos critiques virulentes à l’égard de Michel Fize. Pourquoi l’avoir convié dans notre matinale du week-end ?
D’une part, il nous a semblé intéressant de l’inviter eu égard à sa légitimité de sociologue qui a beaucoup écrit sur la jeunesse et l’adolescence et de chercheur qui poursuit ses travaux dans ce champ des sciences humaines. Son propos éclaire, sa pensée détone. En témoigne, la sortie de son nouveau livre  «La faillite de l’Education Nationale », titre qui provoque l’irritation des enseignants qui nous écrivent. D’autre part, au lendemain de la rentrée des professeurs et à la veille de la rentrée des élèves, nous souhaitions entendre ce contrepoint original après les propos du ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, en matinale quelques jours plus tôt.

Je vous remercie de votre fidélité à la matinale du week-end.

Radiophoniquement vôtre,

Éric Delvaux
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LE COUP DE CŒUR DE LA SEMAINE


Edgar Morin : "Je reste stimulé par la foi que j'ai dans mes idées" sur France Inter

« Elle a de la chance cette auditrice, d'avoir pu dire à M. Morin "je vous aime"… moi aussi "je vous aime Monsieur" merci pour tout ce regard que vous portez sur le monde, pour vos engagements et donc pour tout cet amour que vous nous donnez. Merci pour ce petit moment de bonheur. »

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« Madame la médiatrice bonjour,
J’avoue - tout penaud - n’avoir aucune critique à formuler à l’encontre de France Culture. Ce qui, pour une médiatrice, est du travail en moins. Peut-être pourrais-je employer le vocabulaire sportif quand la France gagne pour désigner ma radio : formidable, incroyable, démentielle, gigantesque, ahurissante... ? Je viens de le faire. L’auditeur que je suis se permet tout. Même de dire « ma radio » en me l’appropriant tel un vulgaire petit capitaliste de base. Mais c’est bien ma radio. Comprenez qu’elle ne parle qu’à moi au travers de mon poste :)
J’écoute FC dès que je le peux ; je passe mon temps à dire que c’est génial. Mes jours et mes nuits – formidables en passant - sont précieusement couvertes par le programme de FC. Jamais seul, toujours avec France Culture.
« Jamais seuls » devrais-je dire. Mon amoureuse et moi sommes liés par vos ondes ensemble quand nous ne sommes pas ensemble.
Et grâce à FC – on s’envoie des SMS en disant FC d’où cet acronyme qui vous propulse dans un Football Club culturel – ma vie amoureuse est encore plus géante. Quand je ne suis pas avec elle, je le suis quand même en écoutant France Culture en même temps qu’elle. Magie des ondes.
Vous me direz, y’a des trucs modernes pour se voir en direct. Oui, mais écouter la radio tout en étant distant l’un de l’autre, c’est autre chose. C’est prodigieusement bien plus rapprochant qu’une image simultanée. C’est une connexion intellectuelle qui nous permet de débattre par la suite, de se disputer, de se rapprocher, de se questionner.
Ma radio – achetée en 1996 – est toujours debout – 23 ans de bons et loyaux services. Plus grand-chose ne fonctionne, horloge, écran, sauf la réception. Une radio de cuisine à la base : vous imaginez les dégâts. Couverte de 23 ans de petits plats. Mais elle garde un son fabuleux. C’est aussi ça la radio pour moi : un bon son. Et quand le son est « intelligent – c'est-à-dire qu’il m’oblige à sortir mon dictionnaire ou mes atlas – papiers ou internet – ça me plaît beaucoup.
Longtemps, je me suis couché de bonne heure. Parfois, à peine ma bougie éteinte, mes yeux se fermaient si vite que je n’avais pas le temps de me dire : « Je m’endors. » Et, une demi-heure après, la pensée qu’il était temps d’allumer ma radio m’éveillait. Piqué à qui vous savez.
Toutes mon admiration pour l’ensemble des travailleuses et travailleurs de France Culture.
Vous enchantez ma vie sonore. » (France Culture)


« Je m'adresse à Xavier Leherpeur et à sa nouvelle émission sur les séries. J'ai espoir que ce "courrier" lui sera suivi.
Je tenais déjà à féliciter France Inter pour cette initiative. Une émission sur les séries est très réjouissante, et la première est prometteuse. Cela m'a donné des pistes de visionnage... J'ai apprécié l'esprit critique, et la non complaisance à l'égard par exemple des séries France Télévisions bien que dans le casting on y trouve un chroniqueur (fort sympathique au demeurant) France Inter. Étant un grand "consommateur" de série en tout genre, j'ai trouvé une crédibilité à ces échanges de point de vue.
Pour un petit plus de l'émission, il faudrait que le site de l'émission permette à l'auditeur de retrouver les références faites dans l'émission. Par exemple, indiquer comment et où peut on visionner les séries mentionnées.
Et j'ai une petite réserve également sur la palette des chroniqueurs. Je me suis posé la question, sans vouloir faire de jeunisme, de l'âge. J'ai trouvé (j'attends les autres émissions avant d'avoir un avis tranché sur la question) que les avis, ou du moins les personnalités et goûts étaient tous de la même génération... je sais pas comment l'expliquer, j'ai eu le sentiment d'entendre un groupe d'amis qui évolue dans le même cercle social, un peu élitiste (ce qui n'est pas dérangeant), littéraire, un peu "parisien"... Ça manque un peu du nuance. Pas pour dire blanc et noir, ce qui serait stupide, mais avoir des regards différents. Peut être aurait il été intéressant de ne pas avoir que des journalistes, éditorialistes, mais quelqu'un qui travail "vraiment" dans le cinéma ou un milieu artistique... je sais pas comment l'expliquer.
En tout cas, encore bravo, j'attends les autres émissions avec grande impatience. Gardez cet esprit d’exigence. Il existe tellement de séries aujourd'hui, qu'il est important de pouvoir dire, suggérer celles qui méritent le coup d’œil et celles dont il ne vaut mieux pas perdre son temps. J'attends un review de Fargo, The OA, Mindhunter, The boys, Making a murderer, Leftovers, Real humans, Santa clarita diet,.... Y'a de quoi faire !
» (France Inter)

«J'ai adoré la musique qui passait sur France Bleu les soirs d'été. C'était diversifié, avec de la musique d'aujourd'hui et de la musique plus ancienne. Quand il faisait chaud, je me mettais sur ma terasse et j'écoutais votre radio.
J'aimais beaucoup la musique et les jingles. Je les connais d'ailleurs par coeur : "Écoutez, on est bien ensemble", "C'est l'été, France Bleu, France Bleu", " De (ville) à (ville), de (ville) à (ville), il y a forcément un France Bleu près de chez vous", "France Bleu aime la musique... en Live".
Le jingle de minuit est mon préféré : "Bleu" est répété 3 fois, et je trouve que le jingle détend l'atmosphère.
Je suis plutôt jeune (j'ai 18 ans) et j'ai été conquis par la programmation musicale. C'est ainsi que vous pouvez conquérir un public divers et varié ! Avec le "collector", ce sont des musiques peu variées, où le public visé n'est clairement pas le même... Et que dire des rediffusions d'émissions la nuit...
J'écoutais NRJ et Direct FM (radio locale messine) notamment. Désormais pendant l'été, je n'écoutais plus que votre radio... 
J'aurais également quelques remarques concernant les émissions : j'ai beaucoup aimé l'émission du samedi jusqu'à 19h (et d'autres jours de la semaine aussi) où l'animateur prend le temps de parler avec les auditeurs et où la musique est agréable à écouter. Toutefois, je regrette que le lot à gagner à la fin de l'émission soit pas plus attrayant (un kit été avec des lunettes de soleil ou, il y a quelques semaines, une clé USB...). De plus, le choix entre 2 musiques pour l'auditeur est assez étrange, surtout que d'autres musiques passent durant l'émission sans que l'auditeur n'ait le choix.
N'hésitez pas donc à prendre en compte l'avis de la "jeune génération". Nous sommes les auditeurs de demain !
 » (France Bleu)

« Merci à vous Mazarine pour ce texte lu dans Boomerang ! Merci pour ce moment suspendu dans la réalité de nos vies à tous , merci pour la description de cette culpabilité invisible et profonde , ce ressenti tellement privant de nos profondeurs demandant juste à s'exprimer ...Merci pour cette vérité. »(France Inter)

« France Culture est une radio formidable, même pour ceux comme moi qui sont loins d'adorer le ton et l'approche tellement convenue qui imprègne de nombreuses émissions, en particulier celles couvrant l'actualité politique et économique, qu'elle soit nationale ou internationale (on sait exactement à l'avance ce que les présentateurs, militants parfois plus que réellement journalistes, n'invitant d'ailleurs que ceux qui les confirment dans leurs convictions. D'autres emissions jouent la carte de la superficialité jeuniste. Pas grave, on écoute ailleurs alors.
Pour autant, plusieurs émissions sont absolument remarquables, ou le sont en certaines occasions. C'est le cas de LSD, De Concordance des Temps, étonnement pour certains étriqués, toutes les emissions "religieuses" du dimanche matin, celle de Alain F (même s'il ont peu le trouver agaçant à titre personnel), et bien d'autres encore.
Récemment, éblouissante séries consacrée à Celeste Albaret, et celle de LSD consacrée à la chûte du mur de Berlin (journaliste remarquable, qui laisse beaucoup de champs aux personnes interviewées tout en guidant la conversation de manière formidable, n'ayant pas peur de raconter, avec une grande retenue et drôlerie d'ailleurs, pourquoi le chute du mur fut un évènement particulier pour lui, sans en faire le centre du sujet (en évitant donc le narcissisme mais totalement inexistant dans la profession!). Ce procédé est à la fois charmant, intéressant, je vois très bien les scènes qu'il décrit avec ses proches, et assez honnête finalement). Bravo! Grand Bravo!
Plus généralement, je souscrit à la lettre digitale, et celle-ci a changé et accru mon écoute, car bien que grand fan, comme d'autres auditeurs, l'écoute au hasard peut se révéler difficile (soit que l'on tombe sur une emission dont le sujet intéresse peu, soit que le sujet soit intéressante mais traité d'une manière qui ne donne pas envie de rester à l'écoute).
Très utile donc.
» (France Culture)

« Merci Christine Masson et Laurent Delmas pour votre hommage à Jean-pierre Mocky, pour la chaleur de vos sentiments, une écharpe de laine comme vous savez aussi tricotter affectueusement à Paris.
» (France Inter)

« C'est avec un IMMENSE plaisir que j'ai eu confirmation fin juin que La dispute d'Arnaud Laporte et de toute son équipe continuerait à nous passionner et nous guider chaque jour à 19h. Cette émission culturelle (tous médias confondus, la meilleure à mon sens aujourd'hui) réussit à concilier la diversité des thèmes culturels, la diversité de points de vue, l'ouverture d'esprit, la pertinence de l'analyse tout en étant très critique. On est non seulement loin des filets d'eau tiède mais en sus, on prend le temps de parler des oeuvres. BRAVO, encore BRAVO à ces exellents journalistes. 
» (France Culture)

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Quand les auditeurs deviennent nos professeurs de français...

Grenelle

« "Stop!
Pouvez-vous cesser l'emploi du mot "Grenelle" qui, ce me semble, ne fait pas partie officiellement du langage courant, admis par tous les dictionnaires. Cette facilité confine à la paresse. Qui, actuellement, peut comprendre l'emploi de ce terme?"
En effet, combien d'auditeurs de la jeune génération seraient capables de situer l'origine de cette expression! Je ne veux pas passer pour un vieux grognon, mais un minimum d'explications me semble relever du Service Public.
»

Fléau
« Je suis scandalisée par le terme "fléau" utilisé ce matin pour annoncer l'assassinat d'une jeune femme par son mari. Je ne suis pas spécialement engagée dans le combat contre les féminicides mais j'y suis très favorable. Un fléau c'est une maladie, une fatalité. Utiliser ce terme c'est justifier l'insupportable. Et ça ne fait que renforcer l'idée qu'on ne peut rien faire. Changer votre logiciel, et arrêter avec "les drames de la vie conjugale" et autre euphémisation de ce que sont ces violences et ces meurtres. Appeler un chat, un chat. A défaut de prendre position, vous ferez une véritable information.
»

Profs
« Il y en a assez d'entendre les journalistes parler des "profs" et non des professeurs ou des enseignants:quel mépris pour ces personnes plus diplômés qu'eux : on ne parle pas des "journaleux" ! 
»

Tête de turc
« Ce matin votre journaliste a utilisé l’expression « tête de turc » caractérisant la position des politiques français avec Greta Thunberg. Personnellement, je n’utilise pas cette expression, au même titre que d’autres (« ne fait pas ton juif » par exemple), car trop stigmatisante et tombée dans le langage commun, tout comme les insultes homophobes.
Je vous invite à la réflexion.
»

Au quotidien
« Il est terrible d’entendre en permanence : « au quotidien 
»  à la place de «  quotidiennement, tous les jours, en permanence, chaque jour » qui ont chacun un sens beaucoup plus circonstanciel. De plus au quotidien est un néologisme vicieux. Dit-on : À l’hebdomadaire ? »

"du coup" et "en fait"
« Tout le monde est vérolé par les "du coup" et "en fait" qui ont envahi le langage (et l'ont aussi surtout bien appauvri....) 
Je ne sais pas d'où vient cette terrible contamination reprenez-vous ! 
»

Anglicismes
« Chaîne de service public, pourriez-vous inciter vos invités à s'exprimer dans notre langue. J'avoue avoir quitté l'écoute d'une émission par ailleurs intéressante car fait de société, excédé par l'incapacité de votre journaliste de s'exprimer sans truffer ses interventions de mots anglais aisément remplaçables par les originaux français tels que "rewarder" les personnes, qui a été le bouquet après toute une série. Il pense sans doute prouver sa modernité. Il est en fait victime du complexe ambiant qui veut que si on ne sort pas un mot anglais on est ringard. Linguiste, mon expérience m'a montré que c'est généralement ceux qui parlent le plus mal qui étalent le plus...
Chaque langue est un don magnifique, une bénédiction culturelle ; alors ménageons-les, la nôtre comme les autres ! 
»

Travaillez votre vocabulaire
« Je suis souvent frappé par l'indigence de vocabulaire de vos collègues: quand votre journaliste interviewe un homme d'affaires – mécène d'un festival –, il évoque ses "congénères". Grands patrons, sont-ils des requins, des vautours, des hyènes ou des chacals ? Le même jour, votre correspondante à Toulouse déplore des personnes "gravement" blessées dans un incendie. "grièvement" semble être devenu un objet de musée, mais pour qu'un mot vive, encore faudrait-il le connaître et l'utiliser ! Et ne pas se contenter d'utiliser des mots passe-partout, comme le font malheureusement la plupart de vos collègues, pour qui tout est "compliqué". Une circulation difficile à cause des bouchons ? c'est compliqué; des situations complexes, embarrassantes, fatigantes, ardues, pénibles, critiques, tendues, problématiques, fâcheuses ? c'est compliqué. Matches de tennis, décisions politiques, voyageurs coincés dans un TGV, c'est "compliqué". Un autre exemple à propos des étudiants ? ils sont toujours "stressés". Plus personne n'est anxieux au moment de faire ses choix sur Parcoursup, angoissé avant l'examen, impatient, inquiet, sur des charbons ardents avant les résultats, on est stressé.
Alors, mon message est simple : soignez votre vocabulaire. 
»

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VIDÉOS

SASKIA DE VILLE ET LES AUDITEURS

Saskia De Ville, productrice de Musique Matin sur France Musique, nous parle de sa relation aux auditeurs.
​​​​​​​Etes-vous attentive aux messages des auditeurs ? Le message d’auditeur qui vous a le plus marqué ? Quelle auditrice êtes-vous ? Quelle voix de radio a compté pour vous ?
VOIR

JEAN-MARC FOUR ET LES AUDITEURS

Jean-Marc Four, directeur de l'information internationale de Radio France, nous parle de sa relation aux auditeurs.
​​​​​​​Etes-vous attentif aux messages des auditeurs ? Le message d’auditeur qui vous a le plus marqué ? Quel auditeur êtes-vous ? Quelle voix de radio a compté pour vous ?
VOIR
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[PROCHAIN RENDEZ-VOUS]
Samedi 7 septembre: « Des informations trop anxiogènes sur franceinfo ? », au micro de la médiatrice Emmanuelle Daviet, Jean-Philippe Baille, directeur de la rédaction de franceinfo répond aux auditeurs, sur franceinfo à 11h51 et 13h51.
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Franceinfo : tous les samedis à 11h51 et 13h51
France Culture : un jeudi sur deux dans La Grande Table à 13h20
France Inter : un vendredi par mois dans l’Instant M à 9h40 et un samedi par mois dans Secrets d'Info à 13h20
 
Les manifestations de Hong Kong

Au micro de la médiatrice Emmanuelle Daviet, Jean-Marc Four directeur de l'information internationale de Radio France.
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ÉCOUTER LE RDV
Le débat d’idées sur France Culture et la grille de rentrée
Pour le premier rendez-vous de la saison, Emmanuelle Daviet reçoit Sandrine Treiner, directrice de France Culture, pour parler de la grille de rentrée et des débats d'idées.
ÉCOUTER LE RDV

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