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#37/2020 - Septembre 2020
 L'ÉDITO DE LA MÉDIATRICE

Les chiffres au scanner


On observe cette semaine une forte disparité des sujets abordés par les auditeurs. Leurs remarques éclectiques, adressées aux trois antennes habituelles, France Inter, France Culture, Franceinfo, sont à retrouver dans la sélection publiée dans cette Lettre. Le traitement éditorial d’un sujet d’actualité émerge de l’ensemble des courriels : les chiffres du Covid-19. 

Six mois, jour pour jour, après avoir été qualifié de pandémie par l'OMS, le Covid-19 fait désormais partie intégrante de notre vie. Il conditionne notre quotidien dans ses moindres aspects : notre perception du monde, notre relation à autrui, proche ou inconnu, il interfère même dans notre rapport à l’information certains la délaissant car la jugeant trop anxiogène quand d’autres, au contraire, la veulent exhaustive, notamment quand il s’agit des chiffres du Covid, sujet sensible dans les messages des auditeurs cette semaine.  

En effet, en cette rentrée après les grands brassages de population de l'été, alors que le confinement du printemps est loin, les contaminations augmentent, même si l’on est très en-dessous du niveau atteint au pic de l'épidémie, en mars et avril. "Des milliers de cas par jour, c'est beaucoup (...) C'est forcément préoccupant", a estimé Olivier Véran, le ministre français des Solidarités et de la Santé, mardi sur France Inter.  Une augmentation du nombre de personnes infectées va entraîner "mécaniquement" une hausse des cas graves, avec quelques semaines de décalage, a mis en garde le ministre. Mais dans quelles proportions ? C'est toute la question. Au-delà des hypothèses et de pronostics alarmistes sur une réédition possible de la séquence du printemps dernier, les auditeurs s’interrogent sur les chiffres communiqués sur les antennes de Radio France. Il est reproché aux journalistes de ne donner que le chiffre des testés positifs au Covid, Cette « mention isolée » ne reflétant pas une présentation « éthique », « fidèle et complète » des choses : 

« Pouvez-vous mettre en parallèle, lors de vos journaux, le nombre de cas Covid positifs avec les trois chiffres les plus importants que sont : le nombre d’hospitalisations, le nombre en réanimation et le nombre de décès. À force d’assommer les auditeurs avec le premier chiffre qui ne reflète absolument pas la réalité vous faites de la désinformation. » 
« Pourquoi chaque jour vous nous indiquez, depuis la mi-juillet, le nombre de tests positifs au Covid ? Pourquoi vous ne nous donnez plus le nombre de personnes en réanimation et le nombre de patients hospitalisés pour le Covid ? Je ne comprends pas votre choix d’information. Vous souhaitez faire peur aux auditeurs ? Pourquoi ne pas analyser vraiment et clairement toutes les données ? »  

Des auditeurs estiment même que présenter un seul chiffre participe d’une dramatisation déformante du réel. N’y a-t-il pas là un peu d’excès ? La présentation aujourd’hui de nouvelles mesures pour tenter d'enrayer le rebond sur le territoire français témoigne d’une situation dépeinte comme "inquiétante". Près de 10.000 cas (9.843) de Covid ont été enregistrés en 24 heures en France, selon les données rendues publiques jeudi soir. Un niveau record depuis le début de l'épidémie et le lancement des tests à grande échelle dans le pays. Le tableau général est donc préoccupant, avec des indicateurs qui ne cessent de se dégrader.

Quoiqu’il en soit, les auditeurs plaident pour une remise en perspective de tous les chiffres. Une auditrice nous demande même si « la question du décompte des personnes infectées par le Covid-19 » a fait l'objet d'une réflexion au sein des rédactions. La réponse est « oui » et les consignes sont claires. Philippe Lefébure, directeur de la rédaction de France Inter, nous les détaille : « Premier point : on ne peut pas cacher une information. Ces chiffres sont publiés, chaque soir, par les autorités sanitaires. Il est de notre devoir de les donner. Et ils ne se limitent pas, d‘ailleurs, au nombre de nouveaux cas. Sont publiés aussi : les clusters (foyers de contamination) en cours, le nombre de décès, les nouvelles hospitalisations, les nouvelles entrées en réanimation. Le taux d’incidence, également, est publié. Le second point, c’est que la consigne est donnée de contextualiser le plus possible. C’est bien-sûr plus facile dans un journal que dans un flash, plus facile dans un papier que dans une brève. Mais il est redit régulièrement que nous ne sommes pas, actuellement, dans la configuration du printemps dernier ».  

Sur France Culture, le directeur de la rédaction Arnaud Bousquet a évidemment évoqué cette question éditoriale avec l’ensemble des journalistes : « A l’antenne, on ne donne un chiffre que s’il est contextualisé et relativisé (densité du lieu, comparaison dans le temps…) et surtout s’il est compréhensible. Un chiffre brut n’a pas sa place si nous ne sommes pas en mesure de le pondérer. Donc, par exemple, on ne livre pas en pâture à l’auditeur un « taux de reproduction », mais on explique qu’une « personne infectée en contamine en moyenne X autres ». 

A Franceinfo, la ligne directrice défendue par son directeur, Vincent Giret, est celle d’une information « fiable, exigeante, impartiale, contextualisée et accessible ». Au sujet du Covid, sur une chaîne d’information en continu, pour éviter l’aspect anxiogène et répétitif des données du Covid, chacun comprendra qu’il peut y avoir, à la marge, des flashs où seul le chiffre des tests positifs est mentionné. Cependant, la consigne est d’informer au plus près : « Nous donnons plusieurs chiffres à l’antenne, indique Jean-Philippe Baille, directeur de la rédaction de Franceinfo, les testés positifs, le nombre d’hospitalisés et les décès. On fait en sorte d’expliquer qu’il y a moins d’augmentation, en proportion, de personnes en réanimation ou de décès que de gens positifs. »

Depuis neuf mois, le traitement éditorial du Covid fait l’objet de réflexions au sein des rédactions. Le caractère hors-norme de cette pandémie impose de nouvelles réflexions, voire de nouveaux réflexes journalistiques, modulant même l’organisation dans les rédactions, bouleversant parfois jusqu’aux grilles des programmes en cette rentrée.  

Le fait est qu’informer en temps de Covid-19 est une mission exigeante et délicate pour de multiples raisons. Le travail des journalistes est constamment soumis à la critique, le public souhaitant à la fois une information médicale et scientifique exhaustive mais dénuée de tout caractère anxiogène. Quadrature du cercle que l’on tente de résoudre en conférence de rédaction ou de réunions éditoriales : comment parler du coronavirus sans générer de l’angoisse ? Comment médiatiser la parole scientifique ? Et décrypter les propos contradictoires des experts ? Comment informer la population pour qu’elle se protège sans être accusé de suivisme vis-à-vis des autorités ? Quelle place accorder aux statistiques ? Comment comparer les données chiffrées de chaque pays où la réalité est différente ? Comment relater les enjeux éthiques, le vacillement des équilibres géopolitiques, les inégalités sociales engendrées par cette crise sanitaire qui précipite le monde dans l’incertitude ?
Et, question sensible, comment adapter la temporalité médiatique peu en phase avec le temps long de la connaissance scientifique ? Comment enfin renforcer la lutte contre la désinformation qui gangrène cette crise sanitaire sur laquelle prospèrent les infox (fake-news) ?
La liste des questions est longue et fait l’objet de débats réguliers, nous y reviendrons demain à 11h51 dans le rendez-vous de la médiatrice avec Olivier Emond, rédacteur en chef du nouveau pôle « Sciences, Santé, Environnement, Technologie » de Franceinfo. 


Les femmes sous-représentées pendant la crise du coronavirus 

Sur Franceinfo, mercredi, Céline Calvez, députée LREM, est venue dévoiler les résultats de son rapport sur la place des femmes dans les médias durant la période de crise sanitaire. Le constat est sans appel : de mars à juin 2020, les femmes ont beaucoup pris la parole sur les antennes comme mères ou infirmières mais trop rarement en tant qu'expertes ou dirigeantes selon le rapport de la députée. Un constat partagé par des auditrices qui, au printemps, nous avaient écrit pour le signaler : « Depuis quelques jours je suis marquée par l'absence d'invitée femme dans l'émission du 7-9 de France Inter. J'ai donc fait un rapide calcul en me rendant sur la page internet de l'émission. Sur les 45 invités reçus entre le 28 mai et le 24 juin, 17 étaient des femmes et 28 des hommes. Soit un rapport de 37% de femmes pour 63% d'hommes. Je pense que les femmes ont autant de choses à dire que les hommes. Quel dommage que la 1ère matinale de France ne soit pas irréprochable sur la place des femmes dans le débat public. En espérant que bientôt la parité soit au rendez-vous du 7-9. » 

Pour la mission parlementaire, l'urgence liée au Covid-19 a « bousculé les pratiques des médias et fait reculer leur vigilance sur la présence des femmes expertes dans leur contenu ».  Elle n'a fait qu'« accentuer » des "inégalités déjà présentes « en temps normal »" insiste la mission, sollicitée en avril après le tollé suscité par le quotidien Le Parisien, qui avait mis à sa Une quatre hommes pour "imaginer le monde d'après"

« On peut parler de disparition [des femmes] et elle n'est pas seulement pendant la période de crise. On est loin de l'égalité et il reste encore beaucoup de chemin à faire », a expliqué Céline Calvez. Son rapport, remis aux ministres de la Culture Roselyne Bachelot et à l'Egalité femmes-hommes Elisabeth Moreno, formule une vingtaine de préconisations pour changer la donne, parmi lesquelles la mise en place d'un bonus-malus « sur une partie de l'aide publique à la presse ».  


Ecologie : des masques jetables… 

Reflet de l’intérêt constant pour les questions écologiques, l’intervention de Barbara Pompili, mardi dans la matinale de France Inter a fait réagir les auditeurs sur le recyclage des masques jetables et les néonicotinoïdes. Lors de son interview, la ministre de la Transition écologique a indiqué que le gouvernement allait interdire "plus de la moitié" des utilisations du glyphosate, désherbant très controversé, "dès le début de l'année prochaine". Sous forme de remontrance, elle a également fait une remarque à Léa Salamé au sujet de son masque en plastique, remarque jugée « inacceptable » par une auditrice, directrice d’un Ehpad qui nous écrit : « malgré nos demandes (plusieurs établissements), le ministère des solidarités et de la santé et ARS interdisent le port du masque en tissu par les visiteurs, car seul le masque chirurgical serait efficace. Une fois de plus de tels propos (ceux de Mme Pompili NDLR) vont semer la confusion et incohérences. Donc Mme Salamé, vous avez raison de porter un masque chirurgical, jusqu'à preuve du contraire ! ».  


…à la publicité sur les antennes 

Le rejet des auditeurs pour la publicité sur les antennes et les véhicules SUV en particulier est toujours aussi marqué : « Les publicités pour les marques BMW et AUDI diffusées ce matin sont un exemple emblématique de ce qu'on ne veut pas entendre sur France Inter, et plus largement sur le service public. » Quant aux mentions légales accélérées, elles sont qualifiées de « véritable agression auditive ».  


Des habitudes en matinée le week-end 

Des auditeurs de France Inter se disent déconcertés par le changement d’horaire et les rediffusions de l’émission « Sur les épaules de Darwin » de Jean-Claude Ameisen : « On est samedi matin, j'écoute la radio, normal... lorsque tout à coup, je réalise que ce n'est pas la voix chaude de M. Ameisen que j'entends... Déception totale ! J'adorais ma matinée France Inter du samedi matin, en faisant de la pâtisserie, je finissais en beauté avec vous, M. Ameisen, et vous me faisiez le plus grand bien, vous nourrissiez un pauvre cerveau pris dans la routine quotidienne ayant grand besoin d’être réveillé ... Je vais essayer de modifier mes habitudes. ». Quelques petites habitudes à ajuster en effet puisqu’à l'occasion du dixième anniversaire de "Sur les épaules de Darwin", un choix des plus belles émissions est désormais diffusé tout au long de l'année le samedi à 16h. Yann Chouquet, directeur des programmes de France Inter y revient dans cette Lettre. 

Toujours en matinée, le programme proposé dimanche dernier sur France Culture a suscité des grincements de dents chez des auditeurs surpris de la diffusion de «L’Assemblée du désert» à la place d’«Esprit Public». Grand rendez-vous du protestantisme, « L’Assemblée du désert » se tenait dans la commune de Mialet dans le Gard et, cette année, en raison des conditions sanitaires et pour la première fois depuis 1944, le culte était sans public mais diffusé en direct sur France Culture. Vincent Lemerre, délégué aux programmes de France Culture, rappelle que : « Les émissions religieuses du dimanche matin sont diffusées sur France Culture dans le cadre de l’application du Cahier des missions et des charges de Radio France, ceci ne résulte pas d’un choix de la station mais des obligations de service public telles que définies par le législateur ». Sa réponse est à lire dans cette Lettre. 


Biais de confirmation 

Mystère de l'été, la vague de mutilations de chevaux, parfois mortelles, s'intensifie depuis quelques semaines. A travers tout le pays, 153 enquêtes ont été ouvertes et mobilisent des dizaines d'enquêteurs qui n'excluent aucune piste et mettent en garde contre toute psychose collective. Mardi, le présentateur des Matins de France Culture, Guillaume Erner a consacré son billet à ce phénomène. Sa chronique avait pour titre : « Comment des pare-brise de voiture peuvent-ils éclairer l’affaire des chevaux mutilés ? ». Le billet faisait explicitement référence à un grand classique en sociologie : l’affaire des pare-brise de voitures fissurées à Seattle aux Etats-Unis en 1954. Réactions d’auditeurs : « Je trouve la chronique de Guillaume Erner sur la mutilation des chevaux proprement scandaleuse.  Le parallèle fait avec les pare-brise est simplement révoltant. », « Je suis surpris et très agacé par vos théories sur les attaques de chevaux, en effet, d'après "un enquêteur" seulement 20 à 25 % des attaques seraient dues à des activités humaines malveillantes, les autres seraient attribuées à des "charognards". Mais quelle est cette source ? ». Dans sa réponse aux auditeurs où il apporte des éléments de contexte, le journaliste précise : « Comme chaque jour, dans ce billet d’humeur, je m’efforce d’éclairer un aspect de l’actualité avec une notion, souvent issue des sciences sociales. Comme il s’agit d’une forme brève, je suis obligé d’être concis, voire elliptique. Mais en aucun il ne s’agit d’être provocateur. » à lire ici

Celle qui provoque l’émotion et le coup de cœur des auditeurs cette semaine, c’est la comédienne Laure Calamy dans « Boomerang » sur France Inter. Pour sa carte blanche, la comédienne avait choisi de lire "Mort d’une putain", un poème de Grisélidis Real, accompagnée des musiciennes Théodora et Zoé Hochberg.
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Emmanuelle Daviet
Médiatrice des antennes


Voici les principales thématiques abordées par les auditeurs dans leurs courriels du 4 septembre au 11 septembre 2020. Nous publions une sélection de leurs messages ci-dessous :

1- Les chiffres du coronavirus
2- Barbara Pompili, invitée de la matinale de France Inter
3- L'humeur du matin de Guillaume Erner du 8 septembre
4- "Sur les épaules de Darwin"

5- La diffusion de "L'Assemblée du désert" sur France Culture
6- Sélection de remarques des auditeurs de France Inter
7- Sélection de remarques des auditeurs de Franceinfo
8- Sélection de remarques des auditeurs de France Culture
9- La publicité sur les antennes

10- Coup de cœur des auditeurs : Laure Calamy dans Boomerang sur France Inter
11- Langue Française

LES CHIFFRES DU CORONAVIRUS

Messages d'auditeurs
«  Je suis un très fidèle auditeur de France Culture et de ces journaux quotidiens, dont je trouve la qualité, bien que perfectible, bien au-dessus des autres stations. Cependant, le journal d'aujourd'hui a commencé par la phrase "L'augmentation observée depuis le début de l'été du nombre de cas de contaminations au coronavirus, continue de s'accélérer en France." Cette phrase me met en colère, car bien que n'étant pas fondamentalement fausse, elle induit en erreur, et ce genre d'information que vous relayez m'a fait croire depuis fin août que l'épidémie repartait. Ce qui est totalement faux. Ce matin je me suis procuré les chiffres concernant les décès liés au covid depuis le mois de février. J'ai moi -même fait plusieurs tableaux pour comparer les données. Le résultat est clair, le nombre de décès liés au covid est stable depuis mi-juin ! On tourne à 17 décès par jours en moyenne en France, 3 décès le 6/09, 0 décès le 5/09, 18 décès le 04/09, etc. La tendance n'est pas à la hausse ! Or vos journalistes continuent bêtement à annoncer les chiffres correspondant aux nombres de cas, chiffres qui mathématiquement augmentent avec l'augmentation du nombre de tests, et ne sont donc absolument pas pertinents, puisque pour être comparables aux chiffres précédents, il aurait fallu que le nombre de tests reste constant ! Cela me met en colère car cette manière de traiter l'information induit en erreur la population, lui faisant croire que l'épidémie reprend alors que ce n'est pas le cas, et se retrouve influencée par une information qui n'est pas traitée de manière pertinente. Je suis déçu car j'attendais davantage de hauteur de vue venant de France Culture. » (France Culture)

«  A propos de votre traitement médiatique de la Covid sur votre antenne... Quand cessera l'annonce froide de chiffres, sans réflexion avec d'autres, sans analyse croisée ? Encore ce matin ''la situation s'aggrave...'' pour finir au journal en disant “mais les chiffres à l'hôpital restent stables.." Ras-le-bol, vraiment. C'est comme si chaque jour vous nous agitiez sous le nez le drapeau de la confusion, de la panique. À se demander ce qui anime votre rédaction. Il n'est plus temps de balancer des chiffres comme cela. Cela devient irrespirable. » (France Inter)

«  En tant que médecin, je vous informe que dans beaucoup de vos très bons articles se glisse une erreur concernant le Covid. Vous parlez toujours de recrudescence de la maladie avec le nombre de testés positif qui augmente il s’agit non pas de recrudescence mais de nombre de personnes testées positivement. ¨Pour 99,7% elles sont non ou peu malades. Puisque ce virus est assez bénin pour plus de 80% de la population beaucoup de gens sont en contact avec lui sans être malades.
​​​​​​​C’est normal, le virus fait son job : il circule puis, à priori, on n’entendra plus parler de lui comme le SRAS, la grippe H1 N1, la grippe espagnole etc. Le fait que l’on confirme par les tests que le virus est bien encore en circulation participe à l’immunité collective de protection de la population et non pas à une recrudescence de la maladie. Ce qui est une information à rectifier par souci de vérité et pour arrêter les conséquences dramatiques au niveau psychique de la mésinformation.
» (Franceinfo)
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​​​​​​​BARBARA POMPILI, INVITÉE DE LA MATINALE
​​​​​​​DE FRANCE INTER

Message d'auditeur
« Madame la Ministre, vous venez de dire que les masques chirurgicaux ne se recyclent pas. Pardon de vous contredire mais l’entreprise Plaxtil (société circulaire, écologique et solidaire) à Châtellerault les transforme en plastique pour en faire des masques visières ou des ouvre-portes.
 » (France Inter)
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L'HUMEUR DU MATIN DE GUILLAUME ERNER
​​​​​​​DU 8 SEPTEMBRE

Message d'auditeur
« Je suis professeure d’histoire contemporaine à l’Université et propriétaire de chevaux. Je tiens à vous dire combien j’ai été choquée et même scandalisée par la manière dont France Culture a traité ce matin, juste avant le journal de 7h00, l’affaire des chevaux mutilés, expliquant que le nombre croissant de cas relevés était en fait lié à une sur-interprétation du phénomène due à sa médiatisation accélérée ces dernières semaines et comparant cette affaire à celle des pare-brise grêlés aux États-Unis dans les années cinquante. Si le souci de préciser les choses et de souligner que des cas de chevaux mutilés peuvent être confondus avec des morts ou des blessures dues à d’autres facteurs – ce qu’il n’y a pas lieu de contester – est tout à fait louable, la manière dont le sujet a été mené, sans revenir sur les nombreux cas avérés et malgré les nombreuses mutilations atroces menées sur des équidés, est inacceptable. Sans parler de la colère que j’ai ressentie, comme bien d’autres certainement, de voir cette affaire concernant des animaux tués ou torturés, comparée à des pare-brise grêlés. J’entends encore une fois l’objectif de cette chronique, j’entends aussi qu’il est difficile de traiter des sujets sensibles en quelques minutes, mais je tenais à souligner sa maladresse et son caractère totalement déplacé. Je suis particulièrement choquée, déçue et très en colère. » (France Culture)
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Guillaume Erner, producteur des Matins de France Culture, vous répond : 

Chers auditeurs,

Quelques précisions sur mon billet, consacré aux chevaux mutilés, qui a suscité de nombreuses réactions courroucées. 
Comme chaque jour, dans ce billet d’humeur, je m’efforce d’éclairer un aspect de l’actualité avec une notion, souvent issue des sciences sociales. Comme il s’agit d’une forme brève, je suis obligé d’être concis, voire elliptique. Mais en aucun il ne s’agit d’être provocateur. Dès lors, je suis évidemment désolé si ce billet a pu heurter certaines sensibilités, et je pense utile d’apporter quelques éléments de contexte. 
En premier lieu, cela va sans dire, je ne méconnais pas la souffrance animale, j’ai encore consacré dix minutes à ce thème dans les matins du 9/09. Je ne souhaitais pas, bien sûr, comparer la mutilation des chevaux à des pare-brise fendus, mais expliquer en quoi notre mode de perception d’un phénomène peut être identique dans ces deux situations, pourtant bien éloignées l’une de l’autre. 
Mon billet  partait des déclarations du Capitaine Jacques Diacono de l’office de lutte contre les atteintes à l’environnement, qui a déclaré dans Libération (6/09), au sujet des chevaux mutilés : « dans une bonne partie des cas, il n’y pas d’action humaine ». Et il poursuivait en expliquant : « pour 20 % à 25 % des cas, l’origine humaine ne fait aucun doute ». Et les autres cas ? Il les imputait à des « morts naturelles et des charognards ». J’ai cité cette personne dans ma revue de presse du 6/09 sans qu’aucune réaction ne vienne la contredire. A ma connaissance, personne n’a formulé un autre chiffre. D’où la question : comment expliquer que l’on agglomère des cas « naturels » et des crimes commis par un ou plusieurs sadiques. Ou bien, pour le dire autrement, comment un phénomène routinier – des chevaux qui meurent – s’agrège à une série d’exactions anormales. 

En sociologie, la réponse est claire : il s’agit d’un « biais de confirmation ». Autrement dit, si le Capitaine Diacono a raison, des cas anormaux sont additionnés à des phénomènes réguliers. C’est exactement ce qui s’est passé à Seattle en 1954 : à l’origine, il y a probablement eu des pare-brise vandalisés. Mais leur nombre a été démultiplié, dans les représentations, par d’autres cas qui n’avaient rien avoir avec une action humaine. Faire ce rapprochement, encore une fois, ne nie en rien la barbarie des actes commis contre les chevaux. Cela n’est par ailleurs en rien insultant pour ceux qui prennent ces actions comme un tout ; nous avons tous des biais de perception, cela n’a rien à voir avec la bêtise. 
Une radio comme France Culture tente d’éclairer l’actualité. C’est notre rôle d’invoquer les sciences sociales pour le faire. Evidemment, cette pratique ne doit blesser personne, mais justement une tentative d’éclairage n’a jamais pour intention d’être blessante. 

Cordialement,

​​​​​​​Guillaume Erner

"SUR LES ÉPAULES DE DARWIN"

Message d'auditeur
« Je suis cette émission depuis plus de sept ans et j’en retire toujours une grande satisfaction. Ce savoureux mélange d’histoires racontées, de poésie délivrée et de faits scientifiques viennent enrichir mes pensées et ma vision du monde. Je suis triste de voir que cette année est consacrée à des rediffusions. J’espère que cela ne veut pas dire l’arrêt de nouvel épisode que j’attendrai avec impatience. J’ai 46 ans et je travaille dans le paramédical. « Sur les épaules de Darwin » est au cœur de plein de disciplines qui je crois est apprécié de nombreux auditeurs et qui répond aussi à nos interrogations actuelles et permet de comprendre aussi notre actualité. Jean-Claude Ameisen et son équipe nous ont fourni toujours plus de travaux de qualité, son émission est unique et j’espère que son aventure ne s’arrêtera pas. » (France Inter)
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Yann Chouquet, directeur des programmes de France Inter, vous répond :

Chères auditrices, Chers auditeurs,

Nous comprenons votre émotion relative au changement d'horaire de diffusion de l’émission de Jean Claude Ameisen « Sur les épaules de Darwin ».
Comme vous, nous sommes attachés à cette émission diffusée sur France Inter depuis 10 ans.
En fin de saison dernière Jean-Claude Ameisen a souhaité faire une pause. Nous avons accepté et, pour ne pas éteindre la flamme de cette émission riche d'un catalogue de près de 350 titres différents, nous avons décidé de la rediffuser.
Comme vous, nous espérons que l'aventure de cette émission rare, singulière et nécessaire, reprendra très vite. En attendant vous pouvez l’écouter où vous voulez et quand vous voulez sur Franceinter.fr

Merci pour l'intérêt que vous portez à notre antenne. 

Yann Chouquet, directeur des programmes de France Inter

LA DIFFUSION DE "L'ASSEMBLÉE DU DÉSERT"
SUR FRANCE CULTURE

Messages d'auditeurs
« Vent de révolte chez les auditeurs dominicaux : on acceptait, malgré toutes nos réserves, de subir chaque dimanche trois heures d’émissions religieuses. Mais nous supprimer dimanche 6 septembre « l’Esprit public », après une heure consacrée à l’esprit saint, au profit de l’apologétique protestante, cela fait vraiment beaucoup et même trop ! Si le cahier des charges l’impose, alors pourquoi ne pas diffuser ces émissions sur France Inter, dont l’audience est susceptible de toucher un plus grand nombre de pratiquants ? France Musique – que nous suivons aussi beaucoup diffusant de son côté, et heureusement, de la musique sacrée. Répartissez la charge, de grâce, et rendez-nous nos émissions hebdomadaires. Et veillons en ces temps de fanatisme à ne pas trop exalter les religions – les Protestants savent ce qui leur en a coûté en d’autres temps. » (France Culture)

« Cette émission « L’Esprit Public » était diffusée le dimanche de 11h à 12h. Surprise ! Elle est remplacée par une émission religieuse ! Ces dernières sont déjà diffusées sur l’antenne de 7h à 11h. Pourquoi cette disparition ? » (France Culture)
À lire, une sélection de messages sur le même sujet

Vincent Lemerre, Délégué aux programmes de France Culture, vous répond :

Chers auditeurs,

​​​​​​​Les émissions religieuses du dimanche matin sont diffusées sur France Culture dans le cadre de l’application du Cahier des missions et des charges de Radio France, ceci ne résulte pas d’un choix de la station mais des obligations de service public telles que définies par le législateur. 
En plus des émissions régulières, un certain nombre de cérémonies ou de rendez-vous cultuels sont diffusés, toujours dans ce cadre obligé : les messes du 15 août, les Carêmes etc, et donc l’Assemblée du désert, comme chaque année le premier dimanche de septembre. 
Vous retrouverez votre grille de programmes habituelle dès dimanche prochain. 

Bien cordialement, 

Vincent Lemerre 
Délégué aux programmes 
France Culture 

SÉLECTION DE REMARQUES D'AUDITEURS
DE FRANCE INTER

Message d'auditeur
« Léa Salamé, que je respecte, fait la promotion de son livre sur une chaîne du service public qui l’emploie. C’est maladroit et contestable d'un point de vue déontologique. » (France Inter)

Vidéo
Inviter un auteur maison sur France Inter, Laurence Bloch

Quelle ligne éditoriale est adaptée par chaque chaîne du groupe Radio France concernant la promotion d' "auteurs maison" sur les antennes ?
Nous avons posé la question à Laurence Bloch, directrice de France Inter.
VOIR
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SÉLECTION DE REMARQUES D'AUDITEURS
DE FRANCEINFO

Message d'auditeur
« Cher Marc Fauvelle, nous vous écoutons tous les jours à 8h30. Toutes nos félicitations pour votre travail. Mais, mais mais... pouvez-vous expliquer avec des exemples concrets certains mots abstraits comme : séparatisme, salafisme, islam radical ? Exemples : charia, enseignement religieux, égalité homme femme, mariages arrangés, excisions, abattage halal sans étourdissement ou est-ce trop risqué d’aborder ces sujets ? Tout est flou, tout est neutre, ce qui fait que les Français ne comprennent plus rien et ne votent plus. Bien sûr, il en est de même sur tous les sujets : réchauffement, écologie, surconsommation, maltraitance sur les animaux, justice sociale, etc. Nous comptons sur vous ! » (Franceinfo)
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SÉLECTION DE REMARQUES D'AUDITEURS
DE FRANCE CULTURE

Message d'auditeur
« Tout d’abord je tiens à dire que je suis un auditeur fidèle des journaux de France Culture que je trouve nettement meilleurs que tous les journaux radio-télé que j’ai pu voir/écouter. Ce que j’apprécie en particulier, ce sont les analyses de chaque phénomène qui est présenté, et la prise de hauteur qui accompagne nécessairement ces analyses, loin du sensationnalisme de bien des journaux malheureusement. Justement je me permets de vous écrire au sujet du compte rendu que vous faites du procès en cours des attentats de Charlie Hebdo. Je suis d’un tempérament assez sensible et les détails dont vous avez rendu compte sur la scène de crime notamment m’ont bouleversé. Était-il vraiment nécessaire, pour la qualité de l’information, de décrire à ce point les images de la scène qui ont été projetées et commentées par les experts pendant le procès ? Dire « la scène de l’attentat a été projetée et commentée par des experts » me paraît amplement suffisant et ajouter « tel personne n’avait plus de visage, tel autre avait sa joue dans les mains, lui a reçu 7 balles, un tel s’est fait tirer dessus tellement près que du sang a été projeté » etc. ne me paraît rien apporter de plus sur le fond du sujet. Si je voulais du sensationnel, j’écouterais BFM… Encore, s’il n’y avait eu qu’un seul reportage sur le sujet, je ne me serais jamais permis de vous écrire. Mais une journaliste suit pour vous le procès et en rend compte, avec ces détails terribles, dans chacun de vos journaux. Or, comme le procès risque de durer un certain temps, j’ai préféré vous écrire pour espérer ne plus être réveillé par ces récits traumatisants (j’écoutais le journal de 8h ce matin en me levant et le journal a été ouvert sur ce sujet, c’est pourquoi je vous dis cela). Je vous remercie pour votre compréhension et vous remercie surtout pour la qualité de votre journal. » (France Culture)
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LA PUBLICITÉ SUR LES ANTENNES

Message d'auditeur
« Toyota, BMW ou Audi ? J'hésite encore. Par contre, pour réparer, c'est Euromaster. 
Ce serait bien d'étoffer vos offres commerciales agressives afin de pouvoir comparer au mieux les performances des automobiles. 
Le monde d'après pire que le monde d'avant... nous y sommes. On fonce dans le mur et on klaxonne ! Vroumvroum... »
(France Inter)
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COUP DE CŒUR : LAURE CALAMY DANS BOOMERANG SUR FRANCE INTER 

Messages d'auditeurs
« Laure Calamy, du rire aux larmes ! Super attachante cette femme, je l’aimais déjà beaucoup en la voyant dans Dix Pour Cent, ou quelques pièces retransmises à la télévision (je n’ai pas beaucoup d’argent pour sortir au théâtre !) mais là, Laure si gaie et en même temps si vraie, si profonde. Merci car oui, j’avais les larmes aux yeux après avoir ri toute seule et cela fait du bien ! » (France Inter)
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Quand les auditeurs deviennent nos professeurs de français...

Usage de la langue française
"Fidèle auditrice de la Matinale, notamment, j'ai beaucoup de respect et d'admiration pour les journalistes, d'un haut professionnalisme et dont le niveau est toujours très élevé. J'aimerais réussir à convaincre mes enfants de 15 et 17 ans d'écouter France Inter parfois plutôt que les instagrammeurs/meuses. Mais si c'était le cas, je serais désolée qu’ils entendent des journalistes que je leur recommande d'écouter dire régulièrement "plus pire", "moins pire", "pas si pire". Vous ne pouvez rien faire pour les invités qui s'expriment (également) de la sorte, mais rappeler aux journalistes qu’ils sont un vecteur de l'information orale et à ce titre de la langue française me paraît possible.  
Merci de votre médiation qui permettrait d'améliorer encore la qualité des émissions de France Inter."


Cobaye
"Vos journalistes pourraient-ils cesser d’utiliser le terme de "cobayes" lorsqu’ils parlent de recherche et d’essais cliniques. Je les encourage à s’informer réellement sur le sujet, ce qui leur permettrait de découvrir que tout patient qui participe à un essai clinique est volontaire et consentant après avoir reçu une information médicale par un médecin compétent, après avoir pris le temps de réfléchir et après avoir signé un consentement éclairé qui précise les bénéfices attendus et les risques potentiels. 
Ces corrections de vocabulaire sont importantes pour réconcilier les français avec la recherche clinique qui permet le développement de tous les médicaments actuellement avec une sécurité optimale et une garantie d’efficacité." 


Apocopes
"Je commence à craquer d'entendre toujours parler des "écolos", même si ça va plus vite à dire. Je ne vous entends jamais dire les "socialos", ou les "cocos" comme on disait dans les années 60. Mépris ou difficile à prononcer ?"

Chuintement 
"Proche de l'actualité vécue, j'écoute régulièrement Franceinfo. Indépendamment de la qualité de cette chaîne, il se trouve qu'à la longue, il m'est difficile d'écouter les journaux et autres fil infos en toute sérénité du fait du CHUINTEMENT DE FIN DE PHRASE presque systématique chez les présentateurs/trices. Ce chuintement dénote un certain manque de respect envers l'auditeur exigeant sur la forme ainsi qu’une faible auto-critique de leur part (à se ré-écouter, ils devraient comprendre...). 
Chez ces présentateurs ainsi que chez d'autres de Radio France mais pas seulement, je constate aussi une lente disparition de la prononciation du "A", qui devient petit à petit "é" ou "è" C'est un relâchement regrettable de la langue parlée."


Autrice
"A plusieurs reprises sur la chaîne j'ai entendu le mot "autrice" pour désigner une femme qui écrit... Est-ce que le mot auteur est interdit d'antenne dans ces cas-là ? Ou bien est-ce simplement le signe de la docilité des gens qui font des émissions ? Éclairez-moi sur ce point si vous le jugez nécessaire. Merci en tout cas pour faire une large place à la littérature. Ce qui nous ravirait aussi ce serait de pouvoir entendre lire ne serait-ce que de courts extraits d'œuvres modernes ou classiques."

Grammaire
"Je voulais vous communiquer un message pour vos journalistes ou commentateurs divers et pour l'ensemble des chaînes françaises de radio ou télé. D'ailleurs je pense que sur France Culture vous faites un peu exception mais sauf à de rares moments et qui vaut du coup qu'on le fasse remarquer mais non comme une réprimande. Car les fautes, surtout de grammaire, sont révélatrices d'un état d'esprit. Et il m'arrive aussi de reproduire ces fautes. Je vous joins ce que j'ai même écrit sur ma page Facebook, la voici : 
- De plus en plus de personnes font très souvent 2 fautes de français, et surtout les présentateurs infos, par exemple on ne dit pas : Les présentateurs ils font la faute mais les présentateurs font la faute. De même que "Ce que ça veut dire" est correct, et barbare "C'est qu'est-ce que ça veut dire". L'évolution des grammaires tend en général à se débarrasser du superflu. C'est d'ailleurs moins une question d'élégance littéraire qu'une question pratique."


Anglais
"Après OPEN SPACE, COWORKING ce matin. Franchement !"

Les mots du coronavirus
"J'écoute Radio France et je m'étonne que vos journalistes chroniqueurs utilise l'acronyme COVID-19 au masculin de façon quasi unanime. Je vous joins ce que j'ai trouvé sur le site de l'académie française : "Le covid-19 ou La covid-19. Covid est l’acronyme de corona virus disease, et les sigles et acronymes ont le genre du nom qui constitue le noyau du syntagme dont ils sont une abréviation. On dit ainsi la S.N.C.F. (Société nationale des chemins de fer français) parce que le noyau de ce groupe, société, est un nom féminin, mais le C.I.O. (Comité international olympique), parce que le noyau, comité, est un nom masculin. Quand ce syntagme est composé de mots étrangers, le même principe s’applique. On distingue ainsi le FBI, Federal Bureau of Investigation, « Bureau fédéral d’enquête », de la CIA, Central Intelligence Agency, « Agence centrale de renseignement », puisque dans un cas on traduit le mot noyau par un nom masculin, bureau, et dans l’autre, par un nom féminin, agence. Corona virus disease – notons que l’on aurait pu préférer au nom anglais disease le nom latin morbus, de même sens et plus universel – signifie « maladie provoquée par le corona virus (“virus en forme de couronne”) ». On devrait donc dire la covid 19, puisque le noyau est un équivalent du nom français féminin maladie. Pourquoi alors l’emploi si fréquent du masculin le covid 19 ? Parce que, avant que cet acronyme ne se répande, on a surtout parlé du corona virus, groupe qui doit son genre, en raison des principes exposés plus haut, au nom masculin virus. Ensuite, par métonymie, on a donné à la maladie le genre de l’agent pathogène qui la provoque. Il n’en reste pas moins que l’emploi du féminin serait préférable et qu’il n’est peut-être pas trop tard pour redonner à cet acronyme le genre qui devrait être le sien."

"Comme pour "espèce" qui, désormais, de manière incompréhensible, change de genre selon le complément de nom, nous entendons souvent : un espèce de chien, une espèce de chienne - ce que les gens ne font jamais si vous leur dites de remplacer "espèce" par sorte - les journalistes disent tantôt le Covid, tantôt la Covid. Alors, c'est très simple, LA Covid-19 est causée par LE coronavirus Sars-Cov2, tout comme LA grippe est causé par le Myxovirus Influenza. Il y a eu beaucoup d'hésitation, par méconnaissance, dans les médias mais vos journalistes ont vocation à aider les auditeurs à s'éduquer. Cette nouvelle maladie se dit au féminin. Merci de bien vouloir transmettre cette petite précision."

"Elle est bien lointaine l'époque où Alain Rey "disait" le bon français, et les doutes d'usage qui y sont associés. Mais c'est aller très loin que de laisser passer à l'antenne une formule préenregistrée aussi évidemment fautive que "pandémie mondiale". Car que saurait être une pandémie (du grec pan- qui veut dire "tout") si elle n'était mondiale ? 
Le site "Parler-français" remet en perspective le mot pandémie, mais ça ne justifie en rien la tournure pléonasmique. 
L'autre approximation galvaudée à votre antenne n'est pas mal non plus : une "quatorzaine"… Alors 3 jours c'est une troisaine, 812 jours, une huitcentdouzaine ? Chacun fabrique sa langue ? Ou recopie bêtement les mots choisis par un stagiaire quasi-analphabète qui a rédigé le fil d'agence de presse ? 
Le mot quatorzaine a très précisément un sens judiciaire, le seul terme valide pour une mise en isolement d'une personne est "quarantaine". Quarantaine ne signifie aucunement quarante jours, car il est toujours précisé : quarantaine de huit jours, quarantaine de trois semaines, etc. Y a-t-il des formations professionnelles à la langue française sur France Inter ? Qui vous mettraient à l'abri des agressions de plus en plus nombreuses d'une pratique approximative de la langue française…"

"Fidèle auditeur, j'entends trop souvent vos intervenants utiliser des mots sans en vérifier la signification ce qui, pour moi, relève de la faute. En effet, le terme "quatorzaine" est depuis le début du confinement mal utilisé. Le terme qui devrait être utilisé est "quarantaine de quatorze jours"... En effet, une quatorzaine est un terme lié à des faits juridiques et non sanitaires. Le terme lié aux faits sanitaires est "quarantaine" quelle que soit sa durée... Merci de faire plus attention aux poids des mots !"
 À lire, une sélection de messages sur le même sujet
 

"NOS MÉDIAS PUBLICS"

Chères auditrices, chers auditeurs, imaginez les médias publics de demain !
Pour la deuxième année consécutive, Radio France, en partenariat avec France Télévisions, France Médias Monde, TV5 Monde et l’INA, lance une grande consultation citoyenne intitulée « #Nos médias publics ».
L’objectif ? Recueillir le maximum d’idées pour faire évoluer la manière de s’informer, d’apprendre, de se divertir et de se cultiver sur vos médias publics… Vous pouvez soumettre vos idées en ligne à partir du 7 septembre et ce jusqu’au au 27 sur la plateforme nosmediaspublics.fr 
Résultats en novembre ! 
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Vidéo
CHLOË CAMBRELING ET LES AUDITEURS 
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Chloë Cambreling, productrice des Matins d’été et Productrice adjointe du Temps du débat sur France Culture, nous parle d’elle et des auditeurs :
​​​​​​​Êtes-vous attentive aux messages des auditeurs ? Le message d’auditeur qui vous a le plus marquée ? Quelle auditrice êtes-vous ? Quelle voix de radio a compté pour vous ?
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Vidéo
ÉLODIE FONT ET LES AUDITEURS
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Élodie Font, productrice de l’émission Chacun sa route sur France Inter, nous parle d’elle et des auditeurs :
​​​​​​​Êtes-vous attentive aux messages des auditeurs ? Le message d’auditeur qui vous a le plus marquée ? Quelle auditrice êtes-vous ? Quelle voix de radio a compté pour vous ?
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[PROCHAIN RENDEZ-VOUS] Samedi 12 septembre sur franceinfo : "Le traitement éditorial du coronavirus". Pour en parler, Emmanuelle Daviet reçoit Olivier Emond, chef du nouveau service environnement et technologie de franceinfo à 11h51.


Rendez-vous de la médiatrice
Le traitement éditorial du procès des attentats de janvier 2015 par Franceinfo
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Au micro d’Emmanuelle Daviet, Stéphane Pair, journaliste et chef adjoint au service police justice de Franceinfo, pour évoquer la couverture médiatique du procès des attentats de Charlie-Hebdo et de l’Hyper-Cacher.
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