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#39/2020 - Septembre 2020
 L'ÉDITO DE LA MÉDIATRICE

​​​​​​Icônes médiatiques  


Cette semaine, le courrier des auditeurs de Radio France illustre, si besoin est, à quel point le professeur Raoult et son traitement divisent l’opinion. Mardi, sur le site de France Bleu Provence un article proposant le témoignage d’un malade traité à l’hydroxychloroquine a suscité un tollé. Ce matin, sur France Culture, la chronique scientifique critiquant le professeur Raoult a provoqué de très vives réactions. 
Le coronavirus est toujours au centre des préoccupations avec, dans les messages cette semaine, des thématiques multiples : les nouvelles mesures, le protocole sanitaire dans les écoles, des témoignages d’auditeurs ayant contracté le virus. 
Au cœur également des débats qui agitent notre société : la tenue « républicaine ». Hommage également des auditeurs à Juliette Gréco.  
Leur coup de cœur cette semaine est Léonora Miano, invitée du Grand entretien de Nicolas Demorand, ce matin sur France Inter.  


Haro sur le témoignage d’un malade traité à l’hydroxychloroquine 

Quelle est la valeur scientifique du témoignage d’un journaliste qui raconte son traitement à l’hydroxychloroquine ? Les auditeurs ont tranché : « Un témoignage possède une valeur absolument nulle dans l'évaluation d'une vérité scientifique », commentaire reçu après la publication d’un article, mardi sur le site de France Bleu Provence. On peut lire dans cet article le témoignage de « Paul Molga, journaliste pour Les Echos à Marseille, testé positif à la Covid-19 » et qui « a décidé de suivre le traitement controversé, préconisé par le Professeur Raoult. Il raconte la maladie et les effets du traitement presque immédiats ». En réaction à cette publication, les messages, parfois franchement ironiques, ont été très critiques : 
« Cet article me semble énoncer des contrevérités scientifiques, dont j'ai l'impression qu'elles rentrent en contradiction complète avec la mission de service public qui est celle de Radio France. (…) Le témoignage, comme l'expérience personnelle, n'ont absolument aucune espèce de valeur en science. J'ai donc beaucoup de mal à comprendre que sur un service public, dont l'une des missions est de soutenir l'information et la culture, se trouve présenté un reportage qui mette en valeur une approche de la science qui va précisément à l'encontre de celle que, jour après jour, dans leurs cours et dans leurs recherches, les professionnels s'évertuent précisément à démystifier. ».  

« Cet article donne l'impression que l'on peut faire d'un cas particulier (celui du journaliste mentionné) un cas général. Il mélange par ailleurs la corrélation (j'ai pris de la chloroquine et j'ai guéri) et la causalité (j'ai guéri parce que j'ai pris de la chloroquine). » 

Le témoignage d’un journaliste évoquant son traitement à l’hydroxychloroquine a-t-il une valeur scientifique ? Assurément non. Mais cet article prétendait-il avoir un caractère scientifique ? Manifestement pas, comme le précise le rédacteur en chef de la station, Philippe Renaud : « La rédaction de France Bleu Provence, n’a pas la prétention de se prononcer ou de donner un quelconque avis sur l’efficacité de tel ou tel médicament. Sur le sujet de la chloroquine, comme de nombreuses rédactions, nous avons donné la parole à tous ceux qui pouvaient s’exprimer. Le professeur Didier Raoult bien sûr, mais de nombreux autres professeurs, et épidémiologistes ont livré leur point de vue à la fois sur notre antenne hertzienne, mais aussi sur nos formats numériques. Dans ce débat passionné, nous avons toujours voulu rester équilibrés, ne pas prendre parti, ce n’est pas notre rôle, nous n’avons pas les compétences scientifiques pour. Cet article, n’a donc jamais eu pour objet d’apporter une vérité scientifique, mais un témoignage d’une personne qui, comme des milliers d’autres à Marseille, a pris le fameux traitement du professeur Raoult. » L’intégralité de sa réponse est à lire dans cette Lettre. 


Pas touche au Professeur Raoult  

Depuis le début de l'épidémie, la défense de l'hydroxychloroquine par Didier Raoult, qui dirige l'Institut hospitalo-universitaire Méditerranée Infection à Marseille, a suscité de nombreuses polémiques dans le monde scientifique, en France et au-delà. La Société de pathologie infectieuse de langue française a saisi en juillet l'Ordre des médecins des Bouches-du-Rhône contre le médecin, qu'elle accuse d'avoir indûment promu l'hydroxychloroquine. Mais "un Français sur deux (52%) porte aujourd'hui un regard positif sur le Professeur Raoult", selon un récent sondage de l’institut Harris Interactive.  

Les auditeurs, qui ont vivement réagi à l’intervention de Nicolas Martin ce matin sur France Culture, font probablement partie des Français ayant une bonne opinion du médecin. Ils ont, en effet, été ulcérés par certains passages de la chronique du producteur de l’émission « La Méthode scientifique » : 
« Dans la dernière vidéo qu'il a postée sur le site de l’IHU (Institut hospitalo-universitaire Méditerranée), Didier Raoult dit je cite « ce n'est pas la même maladie qui circule ». Il dit encore : « il existe différents mutants qui sont corrélés avec l'existence de formes moins graves ». Il dit encore : « c'est un phénomène, le Sars Cov 2 vit un phénomène de mutation accélérée ». J'ai le regret de vous dire que tout cela est soit complètement faux, soit très approximatif, en tout cas ça a la vertu de semer la confusion » a indiqué Nicolas Martin.

Il n’en fallait pas plus pour s’attirer les foudres d’auditeurs de la matinale estimant qu’il s’agissait d’une chronique à charge contre Didier Raoult. Leurs messages sont à retrouver dans cette Lettre ainsi que la chronique « Radiographie du coronavirus », afin de permettre à chacun de juger si leurs remarques sont justifiées ou par trop virulentes. Nicolas Martin a également tenu à leur répondre afin d’expliquer la nature de son travail : « Notre intention (…) est de revenir à l'essentiel, à savoir : ce que la communauté scientifique peut nous dire, au plus près de la recherche, sur ce virus, ce qu'est l'état de nos connaissances communes à mesure que la science progresse. Or, profitant de la confusion et de la profusion d'informations, certains chercheurs prennent des largesses avec la rigueur scientifique et font passer qui des opinions pour des faits, qui des approximations pour des données. Ce sont ces paroles, fausses ou approximatives, que nous traquons pour leur opposer la rigueur scientifique de chercheuses et de chercheurs reconnus, que nous interrogeons, dont nous vérifions les informations qu'elles et ils nous transmettent à l'aune de ce qui est publié dans les revues scientifiques internationales. ». L’intégralité de sa réponse est à lire dans cette Lettre. 

Depuis le début de l’épidémie, le professeur Raoult est toujours au centre de l’intérêt du public et fait partie de ce que les auditeurs appellent « les voix dissonantes ». Il y a trois semaines, dans cette Lettre, nous évoquions déjà leur souhait d’entendre des avis scientifiques contradictoires, des analyses médicales différentes sur les antennes. Nous avons relayé cette demande forte auprès des rédactions et, à la question d’une auditrice : « Veillez-vous à ce que tous les points de vue puissent être entendus sur votre antenne ? », il est intéressant d’observer que chaque rédaction nourrit sa réponse d’un argumentaire spécifique, selon sa ligne éditoriale.  

La question a, en effet, été successivement posée sur France Culture le 3 septembre, sur Franceinfo le 12 septembre et ce matin sur France Inter dans « Le rendez-vous de la médiatrice », consacré au traitement journalistique de la crise sanitaire. Emission à laquelle participaient Philippe Lefébure, le directeur de la rédaction, et Danielle Messager, spécialiste santé dont voici la réponse : « Sont entendus les scientifiques qui ont légitimité à être entendu, un certain nombre de chefs de service, de chercheurs. Si vous faites référence à l’hydroxychloroquine, on en a beaucoup parlé. On a aussi entendu le professeur Raoult. Mais on a aussi démontré que les essais ne pouvaient être validés que lorsqu’ils étaient randomisés. Je peux vous citer la grande chercheuse à l’INSERM Dominique Costagliola qui dit « affirmer le contraire est malhonnête ». On a donné la parole, on ne va pas le faire en permanence car maintenant le débat sur l’hydroxychloroquine est clos. » Tout au long de cette émission, les questions des auditeurs ont été relayées, les réponses des journalistes sont à réécouter ici

Le coronavirus domine toujours le courrier des auditeurs avec, dans leurs messages, des thématiques multiples : la question des tests, le protocole sanitaire dans les écoles, l’aspect anxiogène de la situation, des témoignages d’auditeurs ayant contracté le virus, le regret que les sujets traités sur les antennes soient trop parisiens. Une remarque qui était certes valable en début de semaine mais qui a été nuancée à la suite des nouvelles annonces faites mercredi soir, la France ayant instauré des zones d'alerte maximale - Aix-Marseille et la Guadeloupe - et des zones d'alerte renforcée dans lesquelles sont placées onze métropoles: Bordeaux, Grenoble, Lille, Lyon, Montpellier, Nice, Paris et la petite couronne, Rennes, Rouen, Saint-Étienne et Toulouse. Ces nouvelles mesures sont les plus commentées par nos auditeurs. 


De fil en aiguille  

En ce mois de septembre, avec les températures élevées, les tenues des collégiennes et lycéennes se sont allégées. Sur les réseaux sociaux, des histoires d'établissements refusant l'entrée à des jeunes filles en raison de vêtements jugés provocants se sont multipliées. Sont apparus alors sur Twitter et Instagram plusieurs mots-dièse (#lundi14septembre et #liberationdu14), autrement dit un appel pour inciter collégiennes et lycéennes à venir en cours habillées comme elles le souhaitaient le lundi 14 septembre.  
Le jour dit, elles ont été nombreuses à répondre à l’appel, défiant ainsi la "tenue correcte" exigée par la plupart des règlements des collèges et lycées, qu'elles estiment sexistes. C’est donc en mini-jupe, décolleté ou nombril apparent, qu’elles ont franchi le seuil de leur établissement.  

Il faut savoir que dans l'Éducation nationale, le contrôle des tenues vestimentaires relève des règlements intérieurs de chaque établissement. L’Union nationale des lycéens pointe d’ailleurs le "flou juridique" entourant ces règlements et son président Mathieu Devlaminck estime que "les jugements qui sont faits, rejoignent souvent des stéréotypes sexistes". Ajoutons que les collégiennes et les lycéennes s'offusquent en particulier d'un argument utilisé pour leur imposer de se couvrir : des tenues trop légères pourraient perturber les garçons. 

L’affaire a pris un tour nouveau lorsque, une semaine après le début de cette mobilisation contre la "tenue correcte" imposée aux filles, le ministre de l'Education nationale a préconisé, lundi 21 septembre, de s'habiller de "façon républicaine". Un terme qui a fait réagir les auditeurs. Certains ont ironiquement évoqué dans leurs messages le tableau "La liberté guidant le peuple" de Delacroix, et son allégorie au sein dénudé, coiffée du bonnet phrygien et brandissant le drapeau tricolore : « La réaction du ministre a été à côté de la plaque. Il ne suffit pas d’aligner des mots réels dans une phrase grammaticalement correcte pour que cela ait du sens. Que vient faire la République dans cette affaire ? J’ai immédiatement pensé à « La Liberté guidant le peuple de Delacroix » ou aux bustes joliment décolletés de Marianne dans les mairies. Peut-être que les élèves devraient venir avec des bonnets phrygiens ? »

« Je suis enseignante dans le secondaire, académie de la Guadeloupe. Dans cette académie, le "problème" de la tenue vestimentaire est réglé par l'imposition d'un uniforme. C'est une façon de ne pas traiter le "problème" de la tenue qui est bien souvent un problème d’adultes. Ce sont toujours des adultes qui formulent ce genre de réflexions et, le pire, c'est que les jeunes filles sont renvoyées chez elles, empêchées d'aller en cours, au motif que leur tenue n'est pas correcte ou, comme dirait Jean-Michel Blanquer, normale ou "républicaine". Ce qui ne me semble pas républicain, c'est d'une part d'empêcher une ou un jeune de s'instruire au motif qu'il/elle n'est pas habillée correctement : les droit à l'éducation est ainsi bafoué du fait d'un jugement de valeur de quelques-uns sur quelques autres. » 

« Le port de la "tenue correcte" à l'école cacherait-il un malaise sexiste et générationnel ? » s’est interrogé le Téléphone sonne. Mercredi soir, le sujet a été analysé sous toutes les coutures avec un réel succès si l’on en juge les nombreux messages d’auditrices, parfois jeunes. Un regret cependant, formulé par un auditeur :  
« Animé par une femme, les invitées sont exclusivement des femmes, les appels pris à l'antenne sont exclusivement des femmes jusqu'à ce qu'on s'en aperçoive à 19h57 et qu'on prenne un appel masculin pour donner le change mais auquel on ne répond pas vraiment. » Indiquons à notre interlocuteur qu’il est difficile pour l’équipe du « Téléphone sonne » de donner la parole à un homme si aucun n’appelle le standard pour s’exprimer dans l’émission.    

Au-delà de cette remarque, ce sujet sociétal génère beaucoup de réactions et de commentaires : 
« Quelle société étonnante où l'on considère que le problème est la tenue des filles/femmes et non pas le regard que l'on porte dessus. Qui est juge de ce qu’est une tenue correcte ? Est-ce le vêtement qui fait la correction de la tenue ou bien le regard qui est porté dessus ? » 

« Les jeunes filles concernées sont des consommatrices, très influencées par les médias, la publicité, l'offre de vêtements sur le marché et ne sont donc pas si libres que cela de leurs choix (et qui l’est vraiment ?). Il y a depuis un certain nombre d'années une surenchère dans le milieu de la mode vers une sorte de "porno soft" et elles sont donc encouragées à montrer plus, comme des objets de consommation sur un présentoir ou dans une vitrine, à aller "un peu plus loin", en jouant avec les limites »  

« Il me semble simplement que le rôle des adultes est d'aider les plus jeunes à ne pas être dupes du marketing (y compris vis-à-vis des marques qu'ils vénèrent), à réfléchir à leur image, à respecter leur corps. »  



« Certains êtres sont des poèmes » 

A-t-elle réfléchi à l’image qu’elle nous laisserait celle qui est partie mercredi ? Celle qui déclara avec élégance sur France Inter dans Boomerang : « Il n’y a que l’amour qui compte. L’amour, la passion, et le formidable miroir qu’est le regard des autres : parce qu’il n’y a que là qu’on est beau. » 
Après plus de 70 ans d’une carrière marquée par la grâce, l’audace, la liberté et l’amour des mots, Juliette Gréco ne posera plus l’intelligence de son regard sur cette société qu’elle analysait avec acuité, les auditeurs lui rendent hommage dans cette Lettre. 

« Certains êtres sont des poèmes », une formule qui semble ciselée pour Juliette Gréco, signée Michael Lonsdale au micro d’Augustin Trapenard en 2016. Ce grand comédien nous a quittés lundi. Deux jours après lui, le chef étoilé Pierre Troisgros et les auditeurs sont toujours sensibles au portait que l’on dresse des personnalités disparues : « J'ai été surpris du traitement différentiel de deux décès récents, ceux de Pierre Troisgros et de Juliette Gréco. J'ai été surpris de constater un lexique orienté sur le physique de Juliette Gréco (belle, beau maquillage, gracieuse, grande) alors que celui caractérisant Pierre Troisgros était davantage orienté sur ses actions et son savoir-être (innovant, drôle, sympathique, etc.). Je suis bien conscient que Franceinfo est l'un sinon le plus respectueux des diffuseurs quant à l'égalité Homme-Femme dans les médias. Dans tous les cas, dans cette époque de prise de conscience de la réalité féminine nous aurions pu dire de Juliette Gréco qu'elle était avant-gardiste, innovante, audacieuse. Et de Pierre Troisgros qu'il était empathique, gracieux et élégant dans leurs métiers respectifs. » 

Nous répondrons à cette question demain dans le rendez-vous de la médiatrice à 11h51 avec Ersin Leibowitch, chef du service culture de Franceinfo. Nous évoquerons un exercice journalistique peu connu du grand public : les nécrologies. Au fil du mois de septembre en effet, la liste des personnalités décédées s’est allongée : Annie Cordy, Bernard Debré, médecin et homme politique et son frère le journaliste et écrivain François Debré obligeant les rédactions à être ultra-réactives pour traiter cette actualité qui impose des règles très codifiées aux journalistes.  


Pollution lexicale 

À n’en pas douter, ce matin les auditeurs soucieux du bon usage de la langue française ont été sensibles au billet de Nicolas Demorand consacré à l’épidémie d’anglicismes sur l’antenne : « Bravo pour votre 80 secondes sur l’emploi insupportable des anglicismes et du franglais sur vos ondes. ». Le présentateur de la matinale a évoqué le message d’un auditeur las des « clusters », « tracing », « coworking », « running », et autres « coach », « best-seller », « burn-out »,  « punchline », « playlist », « pitch », « bashing », « buzz », «  challenge », « sponsor » entendus tout au long de la journée à la radio. Cette liste interminable donne le sentiment aux auditeurs que la préservation de la langue française n’est pas une réelle préoccupation sur les antennes. Au regard des nombreux messages reçus à ce sujet, difficile ne pas accorder du crédit à cette analyse. Pourtant rappelons qu’en tant que média de service public, Radio France a parmi ses priorités la valorisation du patrimoine linguistique français. 

Les auditeurs remercient également chaleureusement Nicolas Demorand d’avoir invité Léonora Miano, auteur d’Afropea (Grasset) dans le Grand entretien ce matin. C’est leur coup de cœur cette semaine :  
« Quel magnifique début de journée avec une invitée d'un tel niveau de clarté, de simplicité, d'intelligence. »,  
« Vraiment, ça fait un bien fou de commencer une journée en entendant des intelligences comme celle de ce matin », 
« J'ai les larmes aux yeux et je sais, plus que jamais, pourquoi j'écoute France Inter. Merci à tous. » 



Emmanuelle Daviet
Médiatrice des antennes


Voici les principales thématiques abordées par les auditeurs dans leurs courriels du 18 septembre au 25 septembre 2020. Nous publions une sélection de leurs messages ci-dessous :

1- Nouvelles mesures face au COVID-19
2- "Coronavirus : un journaliste raconte son traitement à l'hydroxychloroquine"

3- "Radiographie du coronavirus" de Nicolas Martin sur France Culture
4- Le coronavirus à l'école
5- Le coronavirus : témoignages
6- Tenue "républicaine"
7- La 5G

8- La disparition de Juliette Gréco
9- Coup de cœur des auditeurs : Léonora Miano dans le 7/9 de France Inter
10- Erreur dans le Jeu des 1000 euros

11- Sélection de remarques des auditeurs de France Inter
12- Sélection de remarques des auditeurs de Franceinfo
13- Sélection de remarques des auditeurs de France Culture
14- Langue Française

LES NOUVELLES MESURES FACE AU COVID-19

Messages d'auditeurs
« Je trouve lamentable l'attitude des personnes qui ne veulent pas respecter les mesures mises ne place pour limiter la contamination. Je travaille dans un hôpital et je n'ai pas oublié tout ce qu'il a fallu mettre en place et faire pour essayer de sauver des vies, je suis arrivée épuisée à la fin du mois de mai, et n'ai aucune envie de recommencer. Pour le plaisir de quelques noctambules et fêtards invétérés, il faudrait recommencer et peut-être encore faire plus. Je trouve inadmissible que pendant une période probablement un peu longue, ces personnes ne soient pas capables de modifier leur habitude pour aider à sauver indirectement des vies, permettre à d'autres d'être soignés dans de bonnes conditions et ne pas obliger les professionnels de santé à travailler dans des conditions à limite du possible. Merci à eux de réfléchir et de ne pas penser qu'à leur petite personne. » (France Inter)

« J’ai 51 ans, et il me semble que le point de vue de la jeunesse, des adolescents aux jeunes adultes n’est pas suffisamment évoqué. Je peux témoigner que dans mon entourage ils souffrent du manque d’interaction tactile, pour les étudiants des restrictions concernant la poursuite des études à l’étranger, des cours à moitié en ligne avec donc un enseignant qui prête attention aux présents mais oublie les autres, aux salles de sport fermées qui les empêchent de pratiquer leur sport, aux jeunes employés nombreux à avoir été licenciés car ils sont arrivés les derniers, etc, etc. Une génération est sacrifiée. » (France Inter)

« Comment expliquer que les mesures se durcissent partout, sauf dans les écoles, où il faut maintenant trois cas pour fermer une classe, et les conditions pour être déclaré "à risque", pour les personnels, sont très limitées. » (France Inter)
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"UN JOURNALISTE RACONTE SON TRAITEMENT À L'HYDROXYCHLOROQUINE"

Message d'auditeur
« Je me permets de vous contacter au sujet de l'article intitulé "Coronavirus : un journaliste raconte son traitement à l'hydroxychloroquine". 
Je ne comprends pas comment vous pouvez publier un article de ce genre sans mettre la moindre perspective.  
L’OMS ne recommande pas le traitement, la majorité des pays non plus, les études s’accumulent pour montrer l’absence d’impact du traitement voire sa nocivité quand associée à l’azithromycine, et vous Vous contentez d’un vague « ptet bin Qu’oui ptet bin qu’non » ? Le rôle des médias est de donner une information la plus juste que possible, vous manquez à ce devoir… »
(France Bleu)

Philippe Renaud, Rédacteur en chef de France Bleu Provence, vous répond : 

Chères auditrices,
Chers auditeurs, 

La rédaction de France Bleu Provence n’a pas la prétention de se prononcer ou de donner un quelconque avis sur l’efficacité de tel ou tel médicament. 

Sur le sujet de la Chloroquine, comme de nombreuses rédactions nous avons donné la parole à tous ceux qui pouvaient s’exprimer. Le professeur Didier Raoult bien sûr, mais de nombreux autres professeurs, et épidémiologistes ont livré leur point de vue à la fois sur notre antenne hertzienne, mais aussi sur nos formats numériques. 

Dans ce débat passionné, nous avons toujours voulu rester équilibrés, ne pas prendre parti, ce n’est pas notre rôle, nous n’avons pas les compétences scientifiques pour. 

Cet article, n’a donc jamais eu pour objet d’apporter une vérité scientifique, mais un témoignage d’une personne qui, comme des milliers d’autres à Marseille, a pris le fameux traitement du professeur Raoult. Dans ce dossier hypersensible, il nous a semblé que le témoignage d’un journaliste dont la vocation est de ne pas prendre parti, pouvait justement nous sortir des batailles d’experts et nous rapprocher de la vision d’un homme par rapport à la maladie. Un homme avec ses doutes, ses fragilités, et parfois ses vérités, un homme dont le témoignage n’a pas pour vocation d’être universel. 

Le journaliste qui témoigne, et nous avions pris le soin de lui poser la question avant validation, n’était pas plus convaincu que cela par le traitement, il a suivi, un parcours classique à Marseille, dépistage à l’IHU, puis prescription par les médecins du traitement. 

Nous avions déjà recueilli le ressenti de personnages publics marseillais qui avaient pris ce traitement, mais nous pensons que le témoignage d’un journaliste indépendant, qui n’a aucun intérêt avec le professeur Raoult, était encore plus intéressant. Le journaliste en question a voulu avant tout partager sur sa page Facebook son vécu de la maladie (il ne s’agit donc pas d’une démarche « mercantile ou commerciale ») et c’est là que nous avons vu son témoignage. Le thème de l’interview qui a été réalisée en direct : ça fait quoi de prendre la Chloroquine

Pour terminer je citerai juste cette phrase inscrite en gras dans le texte et qui résume assez bien l’état d’esprit de ce témoignage : « C’est ma vérité, ce n’est pas une vérité absolue ». 

Merci pour votre fidélité à France Bleu.  

Philippe Renaud 
Rédacteur en chef de France Bleu Provence 
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"RADIOGRAPHIE DU CORONAVIRUS"
DE NICOLAS MARTIN SUR FRANCE CULTURE

Message d'auditeur
« Bonjour monsieur Martin, je réagis sur votre rubrique scientifique de ce matin. J’ai été troublée par la virulence de vos critiques sur les hypothèses de Didier Raoult. Reprenez votre souffle… J’ai entendu Patrick Pelloux qui affirmait hier soir lui-même qu’il semblerait que le virus soit moins virulent, selon les témoignages des réanimateurs. Ce n’est pas le seul, vous le savez. Mais ce qui me gêne, c’est que vous terminiez votre rubrique sur une insinuation, avec l’évocation des mariages juifs, des Roms, des voyages des Magrébins, comme si le professeur marseillais avait une arrière-pensée raciste. C’est, me semble-t-il, maladroit et hors de propos. Je crois qu’il faut rester dans la raison dans une situation sanitaire dont l’aspect psychologique n’est pas la moindre des composantes. » (France Culture)

Nicolas Martin vous répond :

Chères auditrices,
Chers auditeurs, 

Quelques-unes et quelques-uns d'entre vous se sont émus de la "Radiographie du coronavirus" diffusée ce vendredi matin sur l'antenne de France Culture, estimant qu'il s'agissait d'une chronique à charge injustifiée contre Didier Raoult.
Laissez-moi donc vous préciser la nature de ce travail.

Notre intention, avec la directrice de France Culture, Sandrine Treiner, Guillaume Erner et ma collaboratrice Alexandra Delbot, dans ce temps médiatique si particulier au cours duquel l'information scientifique autour du coronavirus est souvent malmenée, est de revenir à l'essentiel à savoir : ce que la communauté scientifique peut nous dire, au plus près de la recherche, sur ce virus, ce qu'est l'état de nos connaissances communes à mesure que la science progresse.
Or, profitant de la confusion et de la profusion d'informations, certains chercheurs prennent des largesses avec la rigueur scientifique et font passer qui des opinions pour des faits, qui des approximations pour des données.
Ce sont ces paroles, fausses ou approximatives, que nous traquons pour leur opposer la rigueur scientifique de chercheuses et de chercheurs reconnus, que nous interrogeons, dont nous vérifions les informations qu'elles et ils nous transmettent à l'aune de ce qui est publié dans les revues scientifiques internationales.
Or il s'avère que Didier Raoult, qui, rappelons-le, est à l'heure actuelle sous le coup d'une plainte pour manquement à l'éthique de la part de l'Ordre des médecins, s'est illustré à de nombreuses reprises par des propos soit erronés, soit inexacts. Et dans le cadre de ce travail qui est le nôtre, nous avons donc examiné ses propos en les confrontant au consensus scientifique sur la nature de l'évolution du virus et de ses mutations, pour en pointer les approximations.

Je me suis permis, pour conclure cette chronique, de faire référence aux propos éthiquement discutables  (et au demeurant faux) que le même Didier Raoult avait tenu sur l'origine maghrébine d'un variant du virus, et sur ses remarques inappropriées sur les traditions religieuses pour rappeler que le discours de ce scientifique outrepassait largement le cadre de la science, et qu'il versait, ainsi, dans un discours politique ou idéologique en contradiction avec la rigueur que l'on est en droit d'attendre d'un chercheur de ce niveau.
Vous pouvez retrouver ces propos par ici : https://youtu.be/y3zgRyrv5sA
Je précise que nous avons, par le passé, pointé du doigt les manquements à l'éthique d'autres travaux, et qu'il n'y a de notre part, bien évidemment, aucune acrimonie envers la personne de Didier Raoult, mais un simple travail d'information et d'éclaircissement, pour contribuer à la bonne tenue du débat public sur ces questions complexes, à travers un accès objectif à l'information scientifique.

A très bientôt à l'écoute de France Culture
​​​​​​​
Nicolas Martin,
Producteur de "La Méthode scientifique" sur France Culture
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LE CORONAVIRUS À L'ÉCOLE

Message d'auditeur
« Ne serait-il pas possible, plutôt que les représentants syndicaux dont on sait à l’avance ce qu’ils vont dire, de demander leur avis aux professeurs de base ? 
Ma fille, professeur en collège, me dit que ni elle, ni ses collègues, ne partagent l’inquiétude, propagée jour après jour par les représentants syndicaux et amplifiée abondamment par les médias, dont France Inter, sur les mesures prises à l’école et au collège pour lutter contre la propagation de la pandémie. Ces mesures évoluent, c’est normal me semble-t-il, et ne serait-il pas préférable de mettre l’accent sur le fait que la rentrée scolaire, dans ces conditions difficiles, s’est plutôt bien passée ? »
(France Inter)
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LE CORONAVIRUS : TÉMOIGNAGES

Message d'auditeur
« Je suis assez surpris qu’il n’y ait aucune information sur les personnes ayant contracté deux fois le Covid. L’information à ce sujet était que c’était rare. Il est tout simplement non traité par la presse. Ma fille, qui a 27 ans, par exemple a eu la Covid en mars 2020 et cela l’a largement affecté (problèmes respiratoires, douleurs, fatigues, essoufflement). Il lui a fallu trois mois pour retrouver la forme. Un test sérologique en août s’avérait négatif (était-il fiable ?). Dans la semaine 14 au 11 septembre sont apparus des symptômes. Avec 39 degrés de fièvre le vendredi 11 septembre, elle est allée se faire tester. Ce test s’est avéré positif samedi 12 septembre. Elle n’a pas été contacté par l’ARS. Son compagnon l’a eu aussi deux fois avec une forme moins prononcée. Ma fille n’a pas été contacté par l’ARS, qui doit être débordée. Soit le cas de ma fille et de son compagnon est isolé et il est intéressant. Soit il est commun et cela questionne la stratégie de vaccination et de l’immunité collective. Il est vrai que nous en apprenons tous les jours. Mais je m’étonne que ce type de cas ne soit pas repris dans la presse et que ce sujet ne soit pas saisi par les journalistes de France Inter. » (France Inter)
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TENUE "RÉPUBLICAINE"

Message d'auditeur
« Une émission certes intéressante mais tout de même biaisée : même si vous avez donné, comme toujours, la parole à des auditeurs de divers points de vue, vous-même et les deux intervenantes étiez toutes du même avis. Il me semble que l'on peut avoir une autre conception du féminisme et de la féminité. Il y a tant de combats à mener, je n’ai nullement envie de choisir le droit d’arriver en classe le plus dénudé(e) possible. Les jeunes filles concernées sont des consommatrices, très influencées par les médias, la publicité, l'offre de vêtements sur le marché et ne sont donc pas si libres que cela de leurs choix (et qui l’est vraiment ?). Il y a depuis un certain nombre d'années une surenchère dans le milieu de la mode vers une sorte de "porno soft" et elles sont donc encouragées à montrer plus, comme des objets de consommation sur un présentoir ou dans une vitrine, à aller "un peu plus loin", en jouant avec les limites, Chaperons Rouges qui vont narguer le Loup. Ce qui ne veut nullement dire que ledit Loup ait quelque légitimité à leur faire du mal, j’espère que c’est clair. » (France Inter)
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LA 5G

Message d'auditeur
« À propos du débat sur la 5G dans l'émission "On n'arrête pas l'éco" de ce 19 septembre.
J'espérais que le débat porterait aussi sur les choix de société : d'un côté, les tenants de la course aux technologies imposées par la concurrence et la compétition, avec, à la clé surconsommation des ressources naturelles, pollution, fracture sociale dont on commence à percevoir les effets délétères, et de l'autre, les partisans d'une société plus sobre, plus solidaire, afin de préserver les capacités de la nature à continuer d'assurer les besoins de la vie sur la planète, nature qui a permis l'émergence des espèces dont la nôtre. J'aime bien vos émissions, j'aimerais tellement un débat là-dessus ! » (France Inter)
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LA DISPARITION DE JULIETTE GRÉCO

Messages d'auditeurs
« Ce soir grande soirée émotion avec le magnifique hommage à Juliette Gréco. Alors un immense grand merci à France Inter, radio qui me régale déjà tous les jours depuis bien longtemps. » (France Inter)

« Une nouvelle qui nous empreint de nostalgie…  
Ces derniers temps ce sont des personnages aux talents singuliers, aux parcours étonnants qui nous quittent. Juliette Gréco était de ceux-là…  
Mais à l’heure de sa mort c’est sa vie qui fait envie, passionnée, engagée et curieuse jusqu’au bout. Respect Madame…  »
(Franceinfo)

« Une artiste éclectique… Son rôle de Belphégor a marqué mon enfance… ses chansons résonnent encore dans ma tête. Une silhouette, une belle et grande Dame s’en est allée vers un ailleurs… » (Franceinfo)

Samedi 26 septembre, Emmanuelle Daviet reçoit Ersin Leibowitch, chef du service culture à Franceinfo à 11h51 et 13h51 pour répondre aux auditeurs : "Les nécrologies : un exercice journalistique peu connu du grand public".
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COUP DE CŒUR DES AUDITEURS :
LÉONORA MIANO DANS LE 7/9 DE FRANCE INTER

Messages d'auditeurs
« Je voulais vous dire à quel point j’ai trouvé vos « échanges » agréables : un débat apaisé, de vrais arguments, convaincants, ou qui font réfléchir, arguments exposés simplement, mais de façon à la fois concise et profonde. 
On a l’impression d’être moins « bête » après cela, on y repensera, cela se prolongera dans la tête quelque part. Cela fait du bien. Cela tranche tellement sur ce que l’on entend trop souvent (beaucoup, beaucoup trop) : des discours tièdes, à toute vitesse, toujours les mêmes mots répétés comme « par cœur ».
Pour aujourd’hui, pour avoir permis à cette dame de s’exprimer, merci… 
 Une auditrice qui râle souvent devant le néant des discours politiques – contente de voir que l’on peut parler politique /en la liant toujours à l’humain…  » (France Inter)

« Nicolas Demorand, je vois rarement l’intérêt d’écrire à France Inter mais j’ai eu envie ce matin de me joindre aux auditeurs que vous avez cités en fin d’émission pour saluer la qualité de la pensée de Léonora Miano et la qualité de son expression. Et vous remercier de lui avoir accordé ce temps d’antenne. Merci, merci. Suivi par la chronique de François Morel, cet entretien et la perspective de pouvoir la lire pendant le week-end frisquet qui approche, ont donné à ce début de matinée une saveur très particulière. » (France Inter)
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ERREUR DANS LE JEU DES 1000 EUROS

Messages d'auditeurs
« À l'occasion du jeu des 1000 Euros du vendredi dernier 18 septembre 2020, à la question blanche posée "Quel est le nom du plus haut sommet se trouvant dans les Pyrénées Orientales", la réponse suggérée, d'ailleurs celle du candidat était : "le Canigou". Or le plus haut sommet de ce département n'est pas le Canigou (2784m), effectivement le plus connu mais le Carlit (2921m) ! » (France Inter)

« Je suis fan du Jeu des 1000 euros (j'ai connu aussi le jeu des 1000 francs...) et aujourd'hui je voudrais réagir à une petite erreur : le point culminant du département des Pyrénées-Orientales est le Pic Carlit (2921 m) et non le Canigou, qui est cependant le plus célèbre... Merci de rectifier et merci aussi et surtout pour votre émission que je suis presque quotidiennement avec toujours un grand intérêt.  » (France Inter)

Nicolas Stoufflet, producteur du Jeu des 1000 euros, vous répond : 

Chères auditrices,
Chers auditeurs, 
Désolé pour cette erreur que j’ai laissée passer. Même si la question comportait d'autres éléments qui désignaient bien le Canigou, ce dernier n’est pas le plus haut sommet du département des Pyrénées-Orientales. C’est en effet le Pic Carlit. 

Un correctif sera apporté à l’antenne, mais avec retard compte tenu des délais entre nos enregistrements et leur diffusion. 

Bien à vous.
Nicolas Stoufflet 
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SÉLECTION DE REMARQUES D'AUDITEURS
DE FRANCE INTER

Message d'auditeur
« Une vraie question, enfin ! Merci à L'instant M ! Enfin une vraie question sur la représentativité des hommes et femmes politiques qui prennent la parole à notre place. Les journalistes doivent effectivement s’interroger sur leur rôle et leur éloignement des réalités. Nous imposer des débats caricaturaux sans intérêt est obsolète. Je ne supporte plus d’écouter des poncifs de pensées posés comme des vérités incontournables de la part d’une minorité qui ne connait rien des vies de tout un chacun. Je vous vous félicite d’avoir posé le débat... » (France Inter)
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SÉLECTION DE REMARQUES D'AUDITEURS
DE FRANCEINFO

Message d'auditeur
« Pourriez-vous passez le message aux journalistes que cette radio s'appelle Franceinfo et non Paris Info. En effet on n'en peut plus de :
- un lieu est cité dans un reportage, une petite voix précise de suite ce lieu à 200 km de Paris, ce lieu à 2 heures de Paris en TGV...
- une forêt qui souffre de la sécheresse, on parle de Versailles-Fontainebleau, etc - des commerces qui souffrent, hop un petit voyage Ô si loin dans la campagne post périphérique de Montreuil
- et je ne parle pas du traitement PSG ou Racing par rapport aux autres grands clubs provinciaux.
​​​​​​​Bref, ras le bol de ce nombrilisme. Pensez aux provinciaux qui ne semblent compter que dans vos sondages d'auditeurs. Merci. »
(Franceinfo)
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SÉLECTION DE REMARQUES D'AUDITEURS
DE FRANCE CULTURE

Message d'auditeur
« Bravo Monsieur Laporte !
"Affaires Culturelles" est un rendez-vous que j’ai désormais tous les soirs. Que je connaisse ou pas vos invités j’ai le même plaisir à découvrir leur façon de travailler et donc de voir le monde. 
Un merci spécial à Marie Sorbier grâce à qui j’apprends chaque soir un mot, un concept à approfondir, un intellectuel à découvrir, je finis ces 10 minutes avec une nouvelle soif à étancher, et une vision de l’actualité élargie, quel cadeau!... c’est une parenthèse qui rythme l’émission merveilleusement. 
Je voudrais Monsieur Laporte que vous remerciez de ma part tous les collaborateurs de votre émission que vous citez à la fin, dites leur que si les impôts servent à les rémunérer je suis un homme heureux. »
(France Culture)

Arnaud Laporte, producteur de l'émission "Affaires Culturelles", vous répond : 

Cher auditeur,

Grand merci pour votre courriel, qui fait chaud au coeur, et nous confirme dans notre désir de proposer chaque soir un véritable rendez-vous sensible et informatif autour d'une ou d'un artiste.
Je vais transmettre à mon équipe votre message, et en effet, la redevance audiovisuelle est précieuse pour garantir autant que possible un service public que nous mettons toute notre énergie à rendre le meilleur possible.

Bien à vous,
Arnaud Laporte
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"NOS MÉDIAS PUBLICS"
Plus que quelques jours pour participer...
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Chères auditrices, chers auditeurs, imaginez les médias publics de demain !
Pour la deuxième année consécutive, Radio France, en partenariat avec France Télévisions, France Médias Monde, TV5 Monde et l’INA, lance une grande consultation citoyenne intitulée « #Nos médias publics ».
L’objectif ? Recueillir le maximum d’idées pour faire évoluer la manière de s’informer, d’apprendre, de se divertir et de se cultiver sur vos médias publics… Vous pouvez soumettre vos idées en ligne jusqu’au au 27 septembre sur la plateforme nosmediaspublics.fr 
Résultats en novembre ! 
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Quand les auditeurs deviennent nos professeurs de français...

“Cold Case” 
“Concernant l’affaire Fourniret et la jeune fille disparue de longue date. Sur Franceinfo, votre journaliste a cru bon utiliser à plusieurs reprises "cold case" et nous le traduire, pour ceux qui ne connaissent que notre langue, en "affaire non élucidée". Bien aimable. Quel intérêt ? Pourquoi ne pas tout simplement en rester au français ? Ce n'est malheureusement pas une anecdote et cela est un vrai problème pour Radio France. Voici une dérive linguistique qui malheureusement se répète trop souvent. Ce qui fait que certains de vos journalistes peuvent à certaines occasions ne plus trouver l'expression française. Entre les bafouillages, les oublis de liaisons et les anglicismes, que dire ?” 

Anglicismes 
“De grâce, que les brillants journalistes et chroniqueurs de France Inter nous épargnent les « cluster » et autres « open spaces », j’en passe et des plus pénibles à mes oreilles. Coworking, traçing, running, non merci. Espace partagé, traçage, course à pied, Oui.” 

Dans son “80 secondes” ce vendredi 25 septembre, Nicolas Demorand est revenu sur ce message. À écouter sur le site

“Thread” 
“France Culture peut-il expliquer à ses auditeurs ce qu'est le THREAD d'une émission ? Le français est-il la langue de "France" Culture ?" 

Apocopes 
“Auditrice depuis très longtemps, je suis de plus en plus agacée par l'usage du mot "écolo" pour désigner ou qualifier les organisations ou les personnes qui luttent pour défendre la cause environnementale. Les autres entités ne "bénéficient" pas d'un tel terme, qui renvoie consciemment ou non à "alcoolo", "bricolo", "rigolo", bref à quelque-chose qui n'est pas sérieux. Je vous saurais gré de demander aux journalistes et autres intervenants d'employer systématiquement le mot "écologiste" et de renoncer au terme irrespectueux et condescendant d'"écolo". Ce mot n'existe que pour décrédibiliser la cause écologiste aux yeux de l'opinion, surtout à l'orée des prochaines consultations électorales.” 

Bernard Cerquiglini, linguiste, nous explique l’usage des mots abrégés dans cette vidéo

Déceptif 
“Cher Radio France, peux-tu demander à tes intervenants d'arrêter de dire "déceptif" puisque comme le dit l'Académie française : "Déceptif, néologisme tiré de l’anglais “deceptive”, est un faux ami et c’est à tort qu’on lui donne le sens de « décevant ». L’anglais “deceptive” signifie en effet « trompeur ». Cet adjectif est dérivé de “deception”, lui-même emprunté de l’ancien français “deception”, « tromperie ». Dans les textes médiévaux, on rencontrait certes l’adjectif “deceptif” et ses dérivés, fréquemment associés à des termes comme faux, traistre, pervers, cauteleux, tricheur, etc., mais ce mot est sorti de notre langue depuis plus de cinq siècles." On dira donc à l'avenir : "c'était décevant", puisque c'est correct !” 

Chances ? Risques ? 
“Il faudrait un jour expliquer à l'infectiologue vedette des plateaux TV et des radios que se réunir à plus de cinq augmente les RISQUES de Covid... à moins qu'elle ne considère cette pandémie comme une chance...” 

Jean Pruvost, lexicologue, explique le sens des mots dans cette vidéo

Écoles Primaires 
“Serait-il possible une fois pour toute de nommer les écoles par leur nom ? En France l'Ecole Primaire est la somme de l'Ecole Maternelle et de l'Ecole Elémentaire. Ci-dessous extrait d'un site administratif officiel : 
École primaire (maternelle et élémentaire) 
L'école primaire regroupe l'école maternelle (de la petite à la grande section) et l'école élémentaire (du CP au CM2). Elle comprend les 2 premiers cycles d'enseignement, le cycle des apprentissages premiers (3 niveaux de la maternelle) et celui des apprentissages fondamentaux (du CP au CE2). Elle comprend également, en partie, le 3e cycle, cycle de consolidation (CM1 et CM2), qui s'achève au collège en 6e.” 


Evangéliques ? 
“Vous déciderez-vous à apprendre le sens des mots « évangéliste » et « évangélique » ? Vous vous obstinez à vous ridiculiser en parlant des « évangélistes » américains.” 
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Vidéo
DISTANCIATION « SOCIALE » OU « PHYSIQUE » ? PAR LAÉLIA VÉRON 
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L’épidémie de Covid-19 a imposé tout un lexique de mots et d’expressions. Pourquoi employer « distanciation physique » au lieu de « distanciation sociale » ? Si cette dernière expression a largement été utilisée en début d’épidémie, les autorités préconisent désormais de dire « distanciation physique ».
Laélia Véron, enseignante-chercheuse en stylistique et langue française revient sur cette expression dans notre série de vidéos consacrée au sens des mots.
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Vidéo
DANIEL FIÉVET ET LES AUDITEURS 
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Daniel Fiévet, producteur du "Temps d'un bivouac" sur France Inter, nous parle de lui et des auditeurs :
​​​​​​​Êtes-vous attentif aux messages des auditeurs ? Le message d’auditeur qui vous a le plus marqué ? Quel auditeur êtes-vous ? Quelle voix de radio a compté pour vous ?
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[PROCHAIN RENDEZ-VOUS] Samedi 26 septembre sur franceinfo : "Les nécrologies : un exercice journalistique peu connu du grand public".  Emmanuelle Daviet reçoit Ersin Leibowitch, chef du service culture à Franceinfo à 11h51 et 13h51.


France Inter
La couverture journalistique de la crise sanitaire

La crise sanitaire liée au coronavirus domine encore largement dans leurs remarques en ce mois de septembre. Emmanuelle Daviet y revient avec Danielle Messager spécialiste santé et Philippe Lefébure, directeur de la rédaction de France Inter 

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Franceinfo
Quel est le traitement éditorial de la 5G sur Franceinfo ?

La 5G est un des sujets qui mobilise les auditeurs depuis 10 jours. Pour répondre aux auditeurs, Emmanuelle Daviet reçoit Anne-Laure Barral, journaliste spécialiste environnement à Franceinfo.


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