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#40/2020 - Octobre 2020
 L'ÉDITO DE LA MÉDIATRICE

​​​​​​Carton plein   


L’exigence est nouvelle, elle est apparue en avril dernier, en plein confinement : les auditeurs veulent une « certification » des invités qui s’expriment. En d’autres mots, avoir la garantie que le propos diffusé est porté par un interlocuteur dont le profil est correctement établi.  
Quelle est sa légitimité à s’exprimer ? Quel est son positionnement politique ? A-t-il d’éventuels conflits d’intérêts ? Appartient-il à une chapelle idéologique ? Est-il syndicaliste ? Membre d’un mouvement ? Est-il invité à l’occasion de la promotion de son livre ? A-t-il plusieurs « casquettes » ?  
Avant l’été, cette demande visait uniquement des scientifiques ou des médecins, très présents alors sur les antennes. Elle s’étend désormais aux différents interlocuteurs et invités des chaînes.  
Le chercheur, infectiologue, virologue, épidémiologiste, microbiologiste invité en studio est-il en lien avec des laboratoires pharmaceutiques ?  
Le médecin qui témoigne est-il engagé dans un mandat électoral ?   
D’où tire sa légitimité, le soi-disant « expert » d’un cabinet de conseil lambda présent en plateau ?   
L’enseignant interviewé est-il syndiqué ?   
L’universitaire au micro est-il militant au sein d’une association de défense de causes, de droits, d’intérêts spécifiques ?  
Le témoin d’un reportage, ou l’un de ses proches, est-il directement, ou indirectement, victime d’une agression, atteint d’une pathologie, etc. ?   

La liste serait longue. Ces quelques exemples permettent d’entrevoir la porosité à l’œuvre lorsqu’une seule et même personne évolue dans différentes sphères, politique, sociale, culturelle, économique, militante, ou dans des groupes d’intérêt, d’influence ou de réflexion (« lobby », « think tank ») ou s’avère être un soutien à une personnalité engagée dans une cause particulière.  
On comprend dès lors que ces situations d’interférence sont de nature à influencer le propos de l’interviewé et donc, l’entacher de suspicion si ce dernier n’a pas été présenté avec transparence.

Il ne s’agit pas pour le journaliste d’être exhaustif, le temps limité en radio ne l’y autorise pas, néanmoins, parfois, une courte mention suffit à exposer les affinités éclairantes de l’interlocuteur au micro. Donner une identité « enrichie » des intervenants est une simple application des principes déontologiques inhérents à la pratique journalistique. Il s’agit également d’une marque de respect à l’égard des auditeurs. Cette présentation leur permet en effet de juger de la partialité ou non de l’interviewé et de la crédibilité de son propos. À l’auditoire ensuite de se forger un point de vue.    

Il n’en demeure pas moins que l’exercice est délicat et peut s’avérer complexe, voire contreproductif. En effet, si l’on comprend bien que l’omission de certaines qualités d’un invité soit sujet à crispations pour des auditeurs, estampiller d’emblée un interlocuteur avec quelques étiquettes peut être réducteur et le ranger sans nuance dans une catégorie qui orientera ipso facto l’écoute de l’auditeur avant même que l’interview n’ait commencé. 
Dans une présentation, il ne s’agit ni d’être exhaustif, ni lacunaire mais honnête, et au plus près de la réalité de l’invité au moment où il parle. 


Cartons d’invitation 

À ce sujet, nous recevons régulièrement des remarques d’auditeurs : « Interview - ou plutôt tribune libre - de Laurent Mucchielli, sociologue, expliquant que la politique anti-Covid n'est pas bien menée. Sur le fond, pourquoi pas ? Encore faudrait-il que Franceinfo fasse preuve d'un peu d'honnêteté intellectuelle : Laurent Mucchielli est connu pour sa sociologie militante... L'interviewer comme s'il s'agissait d'un scientifique analysant des chiffres est malhonnête. Regardez donc ce qu'il a publié avant. Si quelqu'un lui avait apporté la contradiction, pourquoi pas mais là... Ce genre de journalisme pose un problème d'éthique. »  

Dans le même ordre d’idées et au regard de cette exigence, aurait-il fallu mentionner que samedi dernier l’invité dans la matinale de France Inter, François Burgat, politologue et directeur de recherche émérite au CNRS (Institut de recherches et d'études sur le monde arabe et musulman/IREMAM à Aix en Provence), était l’un des signataires de l’appel international de soutien à Tariq Ramadan en avril dernier ?   
Oui, estiment des auditeurs, dans le contexte d’une invitation le lendemain de l’attaque terroriste : « Etonné que le lendemain d’un attentat islamiste et en plein procès Charlie on invite un défenseur de Tariq Ramadan » « qui justifie les attentats de novembre 2015 », « Je suis outré d'entendre François Burgat dire tranquillement que les terroristes ne sont pas seuls responsables pour hier (attaque du 25/09 près des anciens locaux du journal satirique ndlr) et Charlie Hebdo, et que la société française est en partie coupable. L'islamo-relativisme. Burgat est contesté et militant, précisez-le ».  
Éric Delvaux, rédacteur en chef et coprésentateur de la matinale du week-end leur répond dans cette Lettre.

Autre réponse à lire dans la Lettre, celle de Laurence Bloch. La directrice de France Inter répond aux centaines de messages reçus à la suite de l’intervention de Geoffroy de Lagasnerie jeudi dans la matinale. Fallait-il l’inviter ? Beaucoup en doutent, ne comprenant pas la pertinence de lui offrir, sur un plateau, la première matinale de France. D’autres, au contraire, ont jugé son propos radical « inspirant ». 

En préambule de l’interview, Nicolas Demorand a décliné de manière exemplaire - dans le sens où l’entendent les auditeurs - le profil de l’invité : « Avec Léa Salamé, nous recevons ce matin dans le Grand entretien un sociologue, philosophe. Ses précédents travaux portaient sur Michel Foucault, sur les lanceurs d’alerte. Il est proche d’Assa Traoré et du comité Adama. En cette rentrée, il publie chez Fayard “Sortir de notre impuissance politique" ».   
Suivent 24 minutes d’une interview « sidérante », « choquante » « inaudible » « décoiffante » « rafraîchissante » « différente », dixit les auditeurs.
Si d’aucuns se demandaient si Geoffroy de Lagasnerie est clivant, la réponse est désormais incontestable au regard de la teneur des messages reçus, 60% condamnent ses propos ou critiquent cette invitation, 40% apprécient de l’avoir entendu.   
Si d’aucuns se demandaient si Geoffroy de Lagasnerie affole les consciences derrière leur poste, la réponse est volumétriquement mesurable : des centaines d’auditeurs se sont aussitôt rués sur leur clavier pour exprimer tout le mal ou tout le bien qu’ils en pensaient :

« Je suis choquée par les propos de cet invité qui se dit de gauche mais qui prône toutes les méthodes des dictatures (manipulation, violence, destruction de l’Etat et non-respect du vote...) »  
« Quelle est la légitimité de cette personne ? Quels sont vos critères pour donner la parole à ce genre de discours ?  Ce discours est abject.  Ce discours d'extrême gauche est connu. Il conduit aux dictatures. »  
« Merci pour cet entretien avec Geoffroy de Lagasnerie. Cela change des discours normés des politiciens et tend vers un équilibre des personnes invitées. »   
« Avez-vous bien réfléchi avant d’inviter cette personne au débit insupportable et parfois inaudible ? A une heure de grande écoute on aimerait entendre autre chose qu’un trotskiste énervé. » 
« Comment pouvez-vous offrir 25 mn d'audience à un individu dont l'ambition assumée et affirmée est de détruire la démocratie est d'imposer à chacun sa vision du monde ? À un siècle de distance j'avais l'impression d'entendre Lénine... Il vous reste à offrir 25 mn d'audience à un obscur intellectuel d'extrême-droite pour que chaque extrême du spectre électoral soit représenté sur votre antenne, et boucler la boucle antidémocratique... La sidération est le seul mot qui me vient pour qualifier ce que je ressens. »
« Merci beaucoup France Inter pour cette interview de Geoffroy de Lagasnerie. C'était passionnant, inspirant, d'une intelligence rare, et si différent de ce qu'on entend tout le temps, partout.  Ces voix sont beaucoup trop rares dans l'espace médiatique. »  



Carton rouge  

Sa voix à lui, n’est pas rare dans l’espace médiatique. Elle l’occupe même sans relâche et l’a particulièrement monopolisé cette semaine. Ses propos sont diffusés partout dans le monde. Son nom prononcé par tous les journalistes. Lui, c’est Donald Trump.
À 32 jours de l’élection présidentielle, on apprend que le locataire de la Maison Blanche a été testé positif au Covid-19 et qu'il se mettait en quarantaine. Réaction d’un auditeur ne comprenant pas que l’on accorde autant d’importance à cette information : « Un grand merci à Radio France. J'ouvre la radio sur France Culture, qu'est-ce que j'apprends : que Trump a le Covid. N'en pouvant plus, je bascule sur France Musique, ma chaîne préférée, qu'est-ce que j'apprends ! Devinez...que Trump a la Covid. Je fonce sur France Inter, et qu'est-ce que j'apprends là...que Trump a le Covid. En désespoir de cause, je me rabats sur France Bleu, et vous ne devinerez jamais, qu'est-ce que j'apprends, que 1,3 milliard de Chinois sont guéris et qu'ils peuvent voyager, consommer, bref s'éclater pour que l'économie chinoise reparte !!! Merci qui ? Le Covid ! Ah, oui, j'oubliais, si vous ne l'avez pas encore entendu, Trump a le Covid ».  

Un autre auditeur s’étonne : « Je suis surpris que vous annonciez l'infection de Trump par la Covid sans employer le conditionnel. Accorderiez-vous une confiance aveugle à la communication de Trump ??? Je l'imagine très bien venant dans 15 jours parader devant les télés en disant : "Je suis le plus fort, j'ai vaincu la Covid !" De plus cela lui permettrait de se soustraire à des débats dans lesquels il n'est pas à son avantage. » 

Deux jours avant cette nouvelle en effet, le 45è président des Etats-Unis, candidat à sa propre succession, et le candidat démocrate, Joe Biden, se sont affrontés pour la première fois, mardi soir, à Cleveland au cours d’un débat télévisé édifiant. Railleries, invectives, attaques personnelles : la séquence a offert un spectacle affligeant.  
Le candidat démocrate de 77 ans a traité le président de la première puissance mondiale, 74 ans, de "menteur", "raciste" et de "clown" avant de lui demander de « la fermer » alors que la confrontation virait à la cacophonie. "Il n'y a rien d'intelligent en vous", lui a rétorqué Donald Trump.  
"Film d'horreur", "pire débat de l'histoire", "fiasco" : les qualificatifs n’ont pas manqué pour décrire ces 90 minutes effarantes, au point que certains ont appelé à l'annulation des deux autres débats prévus en octobre. C’est dans ce contexte que le courrier d’une auditrice a retenu toute notre attention : « Pourquoi les journalistes prennent position contre Trump sans même offrir plusieurs points de vue sur la question ? Un tel consensus anti-Trump me laisse perplexe, comme tous les consensus sur les informations complexes. Pourquoi le monde entier est contre lui ? ».  

Nous répondrons à ces différentes questions demain avec Franck Mathevon, chef du pôle Monde de la rédaction internationale de Radio France dans le rendez-vous de la médiatrice sur Franceinfo à 11h51. 


Carte blanche aux auditeurs 

Rappelons que ce rendez-vous sur différentes antennes de Radio France est l’occasion de relayer les questions des auditeurs et que ces derniers, lorsque leur question est sélectionnée, ont désormais l’habitude de réagir promptement à l’issue de l’émission, comme par exemple ce message reçu après l’interview d’Ersin Leibowitch, chef du service culture de Franceinfo, le week-end dernier au sujet des nécrologies des personnalités : « Je prends ce moment pour vous remercier de ce moment de réflexion. Je ne partage pas complètement votre avis mais je considère votre exercice de réflexion élégant, d'autant plus que vous avez repris mes propos sans filtre. » 

Ils ont également été nombreux à nous écrire après le rendez-vous de la médiatrice hier sur France Culture. Le journaliste Nicolas Martin était invité à expliquer l’intention éditoriale de sa chronique « Radiographie du coronavirus », la dernière ayant été jugée à charge contre Didier Raoult.  
Soutien massif des auditeurs de France Culture : « Je suis un scientifique, chirurgien, gestionnaire de risques en santé ayant eu des responsabilités nationales et je suis un fervent auditeur de votre émission qui est souvent, pour ne pas dire toujours, passionnante. Surtout ne subissez pas les critiques, continuez votre chemin, vous avez un rôle très important dans la vulgarisation de la pensée scientifique et de mon point de vue vous le faites bien, même très bien. Le monde en a besoin surtout aujourd’hui. »   

Les sciences et la médecine occupent désormais une place centrale dans l’espace médiatique. Outre la nécessité de couvrir l’actualité, l’exigence du grand public d’avoir des informations fiables et pratiques s’accroit. Nous y reviendrons d’ailleurs ce vendredi à 19h20 aux côtés de Claire Servajean dans le « Téléphone sonne » consacré au traitement éditorial de cette crise sanitaire : « Sciences et médecine : quelle information au temps du Covid ? » sur France Inter. 


Cartons jaunes ?   

Roland-Garros a lancé dimanche dernier son édition 2020, exceptionnellement automnale, entre les restrictions liées au Covid-19 et une météo sinistre. Quelques centaines de spectateurs seulement autorisés à assister à cette édition hors du commun et des auditeurs exaspérés que cet évènement sportif fasse l’objet d’une telle couverture médiatique : « Vous nous "gonflez" avec Roland-Garros, passez-moi l'expression ! Premier titre des flashs de ce matin, premier titre du journal de 13h avec des préoccupations essentielles telles que "Est ce que les joueurs acceptent bien les contraintes liées aux tests ?" Les pauvres chéris ! »     

Dimanche toujours, le Français Julian Alaphilippe a revêtu le maillot arc-en-ciel de champion du monde de cyclisme après une course exceptionnelle sur le circuit italien d'Imola. Une information trop peu relayée selon des auditeurs. Ils auraient souhaité encore en entendre parler lundi : « Pas un mot entre 7 heures et 9 heures ! Rien ! Même pas une brève de fin de journal sur la victoire d'Alaphilippe aux championnats du monde de cyclisme. C'est vrai qu'ils sont tellement légion les champions en France que je comprends que vous soyez las, repus, blasés. Et c'est sans doute pour ça que vous avez préféré parler de Roland-Garros dans tous les journaux. Sûr que là vous êtes certains de ne pas avoir à citer de noms français parmi les gagnants. »   
Vincent Rodriguez, directeur des sports de Radio France revient de façon très éclairante sur ces choix éditoriaux dans cette Lettre.   


Quand le son fait un carton    

À Roland-Garros précisément, mercredi, les joueurs Stanislas Wawrinka et Dominik Köpfer se sont interrompus en plein match en scrutant le ciel. Peu avant midi, un "bang" impressionnant a fait sursauter Paris et ses environs faisant craindre le pire. Il s'agissait en réalité d'un avion de chasse, contraint de franchir le mur du son pour intercepter un avion de ligne en difficulté. Les auditeurs résidant hors de Paris et de l’Île-de-France ont vivement critiqué le choix de traiter cette information : « Est-ce que ce bruit est une réelle information ? Pas du tout. Hors de la région parisienne, ces bruits sont courants, angoissants, mais personne n'en fait des tonnes. En effet, habitant dans un "espace peu densément peuplé", dans le Massif central, il faut subir les entraînements des avions qui dépassent la vitesse du son, et nous ne recevrons aucune explication, encore moins d'excuse. Donc arrêtez avec cette non-information. ».  

Pourquoi ce fait méritait-il d’être relayé ? Douze millions de personnes ont entendu ce bruit et n’ont pas su l’identifier immédiatement. On ne leur en voudra pas, ce phénomène ne leur est pas familier puisque les avions de chasse ne passent pas le mur du son au-dessus de la capitale et des départements de la région parisienne. Les réseaux sociaux se sont immédiatement emparés de ce mystère sonore mais le doute a été rapidement levé par la police, invitant la population à ne pas "encombrer les lignes de secours" de la Préfecture. Pour toutes ces raisons, l’information méritait d’être donnée : couper court à un affolement éventuel, mettre fin à la saturation des lignes d’urgence et aux spéculations dans une ville meurtrie par plusieurs attentats ces dernières années.    


Carton d’anniversaire   

« En janvier 2015, une partie de ma vie s'est arrêtée quand l'horreur, l'innommable s'est produit, mes amis, ma famille assassinée, je n'arrive toujours pas à parler d'eux sans pleurer et ai espéré longtemps me réveiller de ce cauchemar... heureusement les héros ne meurent jamais et le phénix renaît toujours de ses cendres, cher Riss, chère Coco, chers amis de Charlie continuez, on sera toujours avec vous, malgré les fous de dieu qui rodent avec leur faux, il faut tenir, vous êtes notre famille, vous êtes la liberté, et on n'a jamais eu tant besoin de vous maintenant. Longue vie à vous et portez-vous bien. »  

Très beau message d’une auditrice reçu après le passage de Riss, directeur de Charlie Hebdo, invité jeudi du Grand entretien de la matinale de France Inter à l’occasion de la publication du livre « Charlie Hebdo, 50 ans de liberté d'expression ». Le livre retrace la vie du journal satirique, depuis de Gaulle, jusqu'à aujourd'hui. "L'acte de naissance de Charlie Hebdo, c'est un acte de censure", a rappelé Riss.    

Charlie Hebdo a en effet été créé en réponse à des mesures prises par le gouvernement en 1970 pour tenter de faire taire le mensuel Hara Kiri, qui avait osé titrer, après le décès du général de Gaulle à Colombey-les-deux-églises, "Bal tragique à Colombey, un mort". Une allusion à l'incendie d'un dancing qui avait fait plus d'une centaine de morts ce mois-là. Le ministère de l'Intérieur avait décidé d'interdire l'affichage et la vente aux mineurs de Hara Kiri. L'équipe du mensuel a eu l'idée de lancer une version hebdomadaire pour contourner cette quasi-interdiction : Charlie Hebdo était né, un clin d'œil au défunt général.    
En 50 ans, Charlie Hebdo a parfois blessé ou choqué. "On ne peut pas trouver la formule magique qui fait que l'on n’heurtera jamais personne. A partir du moment où l'on prend la parole, où l'on fait un dessin, évidemment, on prend le risque de heurter quelqu'un, que ce soit en France ou dans le monde. On ne peut pas être consensuel, ce n'est pas possible."   
A l'occasion de cette journée consacrée aux 50 ans de Charlie Hebdo, le prix Goncourt du premier roman pour "Meursault contre-enquête" en 2015, est également venu parler de liberté d’expression et de démocratie dans « Boomerang ».  

C’est un homme que l’on pourrait écouter pendant des heures. Tout chez lui invite à l’admiration, non pas béate mais avisée. Son courage, son intelligence, sa modestie, teintent son propos d’une sagesse stimulante. C’est suffisamment rare dans le paysage médiatique pour être relevé. Son nom ? Kamel Daoud. L’écrivain et journaliste algérien était l’invité d'Augustin Trapenard jeudi matin. C’est le coup de cœur des auditeurs cette semaine.   

​​​​​​​
Emmanuelle Daviet
​​​​​​​Médiatrice des antennes


Voici les principales thématiques abordées par les auditeurs dans leurs courriels du 25 septembre au 2 octobre 2020. Nous publions une sélection de leurs messages ci-dessous :

1. Fermeture des bars et restaurants
2. Coronavirus : divers
3. Geoffroy de Lagasnerie invité du Grand entretien 
4. François Burgat invité du 6/9 du week-end
5. La prostitution dans "Les Pieds sur terre"
6. Les 50 ans de Charlie Hebdo
7. Un avion franchit le mur du son

8. Roland-Garros et Julian Alaphilippe​​​​​​​ champion du monde de cyclisme
9. La 5G
10. Kamel Daoud : Coup de cœur des auditeurs
11. Sélection de remarques des auditeurs de France Inter
12. Sélection de remarques des auditeurs de Franceinfo
13. Sélection de remarques des auditeurs de France Culture
14. La langue française


FERMETURE DES BARS ET DES RESTAURANTS

Messages d'auditeurs
« Je suis très choqué d'entendre tous les jours sur vos antennes des bistrotiers et des restaurateurs pleurnicher sur leur sort comme si cette terrible pandémie ne tournait qu'autour de leurs personnes. 
Comme s'il s'agissait d'hésiter entre boire un verre et éradiquer ce virus.  
D'autant plus que cela ne concerne que les habitants de quelques grandes villes (Paris, Marseille et peut être Lyon ou Bordeaux) mais croyez-vous qu'ailleurs en France, les gens sont dans les cafés ou les restaurants tous les soirs après 22 h ? 
Par ailleurs avec cette autorisation incroyable qui leur a été donnée d'agrandir leurs terrasses, nous avons été des milliers de gens à ne pas dormir avant 4h ou 5h du matin toutes les nuits à cause du bruit incessant et cela continu. Seule la pluie les calme. 
Et dans la journée nous devons slalomer entre des tables sur les trottoirs, tables pas du tout espacées et occupées par des gens sans masques.  
Certains élus ont pris leur parti et c'est très préoccupant. 
Et pendant ce temps-là, la majorité des Français, nous portons nos masques et nous respectons les distances.  
Sans un effort commun nous n'arriverons pas à faire disparaître ce virus et nous voudrions bien être entendus. »
(France Inter)

« J'habite aux États-Unis et je suis sidérée de l'imprudence voire de l'inconscience des Français depuis le déconfinement, dans la rue, les cafés, les fêtes, etc. y compris les plateaux TV où tout le monde s'invective à un mètre en pensant que l'air conditionné les protège ! Cela fait des mois que je me dis que la France va finir par payer, et voilà. 
On a eu la même chose ici à Los Angeles mais ça s'est beaucoup calmé, notamment avec les augmentations de cas chez les jeunes et la prise de conscience qu'on est tous dans le même bain et que l'irresponsabilité de chacun affecte tout le monde. »
(France Inter)
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LE CORONAVIRUS : DIVERS

Message d'auditeur
« Je n'ai pas trouvé d'émissions et pourtant c'est un sujet important. Qu'en est-il des réelles conséquences du port du masque au collège ? Je n'ai pas d'enfants au collège mais ce sujet m'inquiète particulièrement. En primaire ils sont tranquilles et soudain, masqués 8h/jour sans pause. C'est grave je trouve. Surtout que en tant que soignante en Ehpad, je porte le masque toute la journée depuis 4 mois et j'ai des effets comme beaucoup d'autres. Qu'en est-il de nos enfants ? Il faudrait des temps de liberté, pour qu'ils respirent, ou au moins une émission qui réunissent des spécialistes et puisse aider à faire avancer le débat. Également en crèche, qu'elle est la conséquence sur ces nourrissons coupés d'une communication pleine (les employées ont des masques) à un stade clef de leur développement ?​​​​​​​ » (France Inter)
À lire, une sélection de messages sur le même sujet

GEOFFROY DE LAGASNERIE,
INVITÉ DU GRAND ENTRETIEN DE FRANCE INTER

Messages d'auditeurs
« Je suis choquée par les propos de cet invité qui se dit de gauche mais qui prône toutes les méthodes des dictatures (manipulation violence destruction de l’Etat et non-respect du vote…). Je ne comprends pas que vos journalistes aient laissé un temps de parole aussi long à ce personnage sans parler de son débit de parole difficilement compréhensible J’écoute France Inter depuis toujours mais je crois qu’il s’agit d’une erreur grave » 

« 
Bravo pour votre volonté de diversifier les opinions émises sur votre antenne mais attention à ne pas aller trop loin en invitant des personnes qui critiquent Le système (états, institutions, pouvoir) mais qui sont très contents de l’utiliser avec le seul but de le détruire. Beaucoup de contribuables au service publique ont dû se sentir offensé, comme moi, par les propos de ce prof qui, à travers son intervention, cherchait en réalité (de ses propres mots) à ne s’adresser qu’à son propre public. Une mise en perspective d’une telle démarche doit alors impérativement être apportée » 

« Merci pour cet entretien avec Geoffroy de Lagasnerie. Cela change des discours normés des politiciens et tend vers un équilibre des personnes invitées.  Bien que son discours déclenche un tollé sur certains médias, il est néanmoins rafraîchissant d’entendre une personne capable d’exprimer aussi clairement les positions de la minorité votante ou abstinente. Merci encore. »


Laurence Bloch vous répond :

Chères auditrices, 
Chers auditeurs,

Vous avez été nombreux à nous faire part de votre étonnement, voire de votre indignation, à l’invitation faite par France Inter à Geoffroy de Lagasnerie dans le 7/9 de France Inter mercredi dernier et je me dois de répondre à vos questions non seulement parce qu’en votre qualité d’auditeurs vous êtes en droit de nous interpeller et de nous demander des comptes mais aussi parce que l’invitation sur une chaîne de service public d’un invité qui revendique son refus du débat et considère que les opinions justes doivent primer sur les opinions injustes au mépris des règles les plus élémentaires de la démocratie mérite qu’on s’en explique.

Faut-il ignorer les positions les plus extrêmes et renoncer à les mettre en débat ou bien faut-il à l’inverse les mettre à découvert et les interpeller ?  
Il me semble en conscience que le champ du service public doit rester le champ du débat et de la confrontation de toutes les expressions même si celles-ci nous troublent à condition, et cette condition est majeure, qu’elles restent dans le cadre de la loi et ne se fondent pas sur la manipulation des faits.
La violence envahit toutes les sphères de la vie publique et je persiste à penser que la parole, le dialogue, le débat contradictoire sont les armes les plus efficaces pour la combattre.
A cet égard personne ne pourra reprocher aux deux animateurs du 7/9 une quelconque complaisance à l’égard des positions de l’invité et nous pouvons nous réjouir de l’acceptation par Geoffroy de Lagasnerie de ce moment de confrontation lui qui à l’antenne professe « qu’il est contre le paradigme du débat, contre le paradigme de la discussion » et « qu’il assume totalement qu’il faille reproduire un certain nombre de censures dans l’espace public pour que les opinions justes prennent le pas sur les opinions injustes ».
Geoffroy de Lagasnerie est aujourd’hui professeur à l’université de Cergy Pontoise, il est habilité à conduire des recherches et produit des livres dans une maison d’édition, Fayard, dont le sérieux ne saurait être contesté.
Il intervient fréquemment dans le débat public via des tribunes ou des pétitions dans des quotidiens comme Le Monde ou Libération.
A ce titre ses positions comptent et nous ne pouvons pas les ignorer.
Enfin ses engagements militants sont connus et ils furent rappelés à l’antenne.

Soyez certains que si je suis très attachée à la liberté d’expression tant qu’elle reste dans les limites autorisées par la loi je le suis tout autant au respect du pluralisme des idées et des opinions.
Nous y veillons collectivement et tout particulièrement dans la politique de programmation des invités du 7/9.
Je vous remercie sincèrement, et au nom de nous tous, pour votre vigilance et votre appétit du débat et de la contradiction .
Nous essaierons de faire vivre ce débat sur notre antenne plus encore dans les mois qui viennent pour que France Inter, cet espace qui nous est commun, soit un lieu d’échanges, de propositions, de contradictions et qu’y vive une certaine idée du vrai débat démocratique quelquefois musclé mais toujours sincère.

Très cordialement. 
​​​​​​​
Laurence Bloch
Directrice de France Inter
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FRANÇOIS BURGAT INVITÉ DU 6/9 DU WEEK-END

Message d'auditeur
« Je vous fais part de ma déception et de ma colère suite au passage de François Burgat sur votre antenne ce matin. Ce monsieur est un idéologue islamiste qui justifie les attentats de novembre 2015. Sa place n’est pas sur le service public, à plus forte raison un lendemain d’attaque terroriste. Je suis un auditeur de longue date, et hésite désormais à le rester » (France Inter)

Eric Delvaux vous répond :

Chères auditrices,
Chers auditeurs, 

D'abord merci aux auditeurs de nous faire part de leurs commentaires sur nos choix éditoriaux et notamment l'invitation que nous avons lancée pour le 7h50 du samedi 26 septembre au chercheur François Burgat qui n'a pas fait l'unanimité. Cela appelle deux mises au point de ma part en tant que rédacteur en chef et coprésentateur de cette tranche. 

1/ Sur la forme, j'assume entièrement le choix de cet invité. J'ai estimé qu'il était intéressant de donner à entendre ce qui fait la richesse de France Inter, c'est-à-dire une diversité de points de vue. D'ailleurs ce n'est pas la première fois que François Burgat est questionné dans nos matinales. Si son positionnement est parfois critiqué sur les réseaux sociaux, je note que ce chercheur n'a jamais été condamné pour ses propos. 

2/ Sur le fond, il a d'abord dit sa « compassion et sa condamnation SANS RESERVE » de l'agression de la veille. Ceci étant clairement posé, il a ensuite interrogé les conditions pour que « cela ne se reproduise pas ». Son propos, même s'il n'est pas toujours apprécié, a néanmoins permis de nourrir le débat sur le communautarisme quelques jours avant l'intervention du chef de l'Etat sur les "séparatismes".

En espérant que cette mise au point aura su vous convaincre. 
​​​​​​​
Éric Delvaux 
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LA PROSTITUTION DANS "LES PIEDS SUR TERRE"

Message d'auditeur
« Lettre ouverte à Sonia Kronlund,   
productrice de l’émission « Les Pieds sur terre » sur France-Culture   
envoyée par Zéromacho et 17 autres associations engagées pour l’abolition de la prostitution, membres du collectif Abolition 2012 (liste ci-dessous).   
Depuis longtemps, nous nous étonnons de la représentation fréquente, partiale et mensongère de la prostitution sur les ondes de France-Culture en général et dans « Les Pieds sur terre » en particulier. Nous vous avons interpellée plusieurs fois sur le sujet ; dans votre réponse du 20 février 2020, Sandrine Treiner et vous-même avez fait état de votre « habitude de donner la parole à des personnes de la société civile qu’on entend peu ».    
Or, une nouvelle fois, l’une de vos émissions, en omettant de donner la parole à celles que l’on entend encore moins que celles « qu’on entend peu », montre votre peu d’empressement à rendre compte de la vérité du système prostitutionnel.    
Le 18 septembre 2020, vous avez diffusé de « belles histoires » de chauffeurs Uber, puis (selon la présentation sur le site) : « En miroir de ces belles histoires, Michel, Mustafa et Nacim protestent contre leur « exploitation » par le système Uber. »   
De même, le 25 septembre 2020, vous dénoncez la situation des « esclaves à vélo » avec l’exemple d’un livreur pour Frichti, plateforme de livraison de repas.     
Curieusement, quand il s’agit de prostitution, par exemple le 16 septembre 2020 (https://www.franceculture.fr/emissions/les-pieds-sur-terre/escort-au-temps-du-corona), la parole n’est jamais donnée à des personnes qui « protesteraient contre leur « exploitation » par le système prostitueur »... 
Lire la suite  (France Culture)

Sonia Kronlund productrice de l'émission, "Les Pieds sur terre", vous répond :

Chères auditrices,
Chers auditeurs, 

Dans "Les Pieds sur terre" du 16 septembre 2020, nous avons donné la parole à des travailleuses du sexe qui ont évoqué leurs conditions de vie et leur santé pendant le confinement et plus globalement en temps de pandémie de Covid-19. La première, une jeune femme de 20 ans anciennement sans-abri, raconte avoir dû continuer la prostitution pour subvenir à ses besoins et être confrontée aux violences de clients qui tentent de négocier les tarifs en ces circonstances difficiles. Deux autres femmes témoignent de leurs difficultés, l’une a pu rester confinée chez elle et une autre explique son travail dans un cabaret malgré la pandémie. Toutes deux évoquent les risques supplémentaires qu’elles prennent et les lourdes conséquences économiques de la crise sur leur activité.
 
De nombreuses associations de santé et médias s’en sont également inquiétées comme nous l’avons rappelé en introduction. Le collectif Parapluie Rouge qui regroupe plusieurs associations de travailleuses et travailleurs du sexe, et Médecin du Monde qui avec d’autres ONG  a même demandé publiquement la création d’un fond d’urgence pour les personnes prostituées. 
 
L’idée précise de cette émission consistait donc à relayer ces inquiétudes en soulignant la fragilité, la précarité des TDS en cette période. 
 
Nous ne voyons pas en quoi ni comment vous pouvez considérer que ce sont de « belles histoires ». Ni pourquoi cette émission a pu susciter une telle campagne de votre part, employant des méthodes qui nous semblent pour le moins problématiques.
Nous avons tout à fait consciences des violences et de la criminalité qui frappent parfois les travailleuses du sexe dont l’activité n’est ni encadrée, ni interdite. Nous ne cherchons nullement à les dissimuler. Nous avons consacré récemment une émission à Vanessa Campos (Vanessa Campos, prostituée assassinée), ou aux travailleuses du sexe chinoises qui ont parlé de la dureté de leur condition (Les filles de Belleville).  
 
Votre comparaison avec les livreurs à vélo est intéressante. Comme les prostituées, les livreurs exercent une activité précaire, souvent pénible et peu valorisée socialement. Elle met aussi leur santé en danger. Mais aucune des trois femmes auxquelles nous avons donné la parole n’obéit à un algorithme, ni n’est payée quelques centimes de l’heure, ou exploitée parce que sans papier ou mineure. C’est en ce sens que nous pouvons considérer les livreurs comme des « esclaves », quoique le terme soit exagéré, dont le travail sous payé est géré par un outil informatique indéchiffrable au service de sociétés qui en tirent un énorme profit.
 
La traite des êtres humains, les réseaux mafieux qui l’organisent, ainsi que la détresse des femmes et des hommes contraints par la force ou la menace d’offrir des services sexuels est un autre sujet, proprement révoltant, nous en convenons tout à fait. Nous y avons déjà consacré quelques émissions il y a longtemps (Miranda, prostituée albanaise) mais sommes tout à fait disposé à y consacrer d’autres avec votre aide comme vous le proposez. Et à entendre des personnes qui sont sorties de cet enfer. 

Cordialement,

Sonia Kronlund, productrice de l'émission "Les Pieds sur terre"
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LES 50 ANS DE CHARLIE HEBDO

Message d'auditeur
«Trop émue pour appeler, je tiens à témoigner l'importance que l'équipe de Charlie a eu dans ma vie : née il y a 52 ans, j'ai grandi avec les dessins de Cabu, Reiser, Wolinski qui paraissaient dans Charlie Mensuel que lisaient mes parents, je ne comprenais pas tout mais adorais la poésie du Grand Duduche ou de Topor, l'humour si noir de Reiser, écologiste de la première heure et Claire Brétécher; adolescente je me suis formée à leur esprit en lisant Pilote ou A suivre et en m'abonnant à Charlie Hebdo quand il est reparu : La bande à Charlie a accompagné toutes mes années d'étude : toujours Cabu, Siné, Wolinski toujours, mais aussi Tignous, Riss, Honoré, Luce Lapin, Coco, Onc Bernard, la lettre de Renaud et Charb. Je n'étais pas toujours d'accord avec certaines affirmations, mais adorais l'esprit, et même loin de France, où me conduisaient mes recherches doctorales, en Grèce, à Chypre, je recevais mes Charlie que mon père me faisait suivre… Je voyais la stupeur quand mes amis européens ou américains découvraient le ton libre et provocateur du journal, absolument unique et qu'ils pensaient impossible chez eux. Je comprenais que Charlie c'était cela un des étendards de l'esprit des Lumières, tout autant que Voltaire ou Diderot le droit de tout dire, de tout débattre et tant pis si ça ne plaît pas, l'important est d'écrire et dessiner libre. En janvier 2015, une partie de ma vie s'est arrêtée quand l'horreur, l'innommable s'est produit, mes amis, ma famille assassinée, je n'arrive toujours pas à parler d'eux sans pleurer et ai espéré longtemps me réveiller de ce cauchemar… heureusement les héros ne meurent jamais et le phénix renaît toujours de ses cendres, cher Riss, chère Coco chers amis de Charlie continuez, on sera toujours avec vous, malgré les fous de dieu qui rodent avec leur faux, il faut tenir, vous êtes notre famille, vous êtes la liberté, et on n'a jamais eu tant besoin de vous maintenant. Longue vie à vous et portez-vous bien. » (France Inter)
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UN AVION FRANCHIT LE MUR DU SON

Messages d'auditeurs
« Un énorme bang ou boum ! 
Panique justifiée compte tenu des événements récents. 
Un avion a franchi le mur du son.  
Voilà une information utile, rassurante et précédant les éventuelles "fake news".
Mais près de 5 minutes de traitement et surtout un micro-trottoir...  
Je suis fidèle à France Inter et j'en attend une autre priorisation. »
(France Inter)

« Le saviez-vous ? On écoute France Inter ailleurs qu'à Paris... si, si ! Au journal de 13h la journaliste a dit : "Peut-être l'avez-vous entendu ?" (le boum de l'avion) Mais oui... bien sûr... depuis Bordeaux, il est vrai qu'à 62 ans passés j'ai l'ouïe un peu moins fine... » (France Inter)

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ROLAND-GARROS ET JULIAN ALAPHILIPPE
​​​​​​​CHAMPION DU MONDE DE CYCLISME 

Messages d'auditeurs
« Je peste chaque fois qu'un journal d'informations s'ouvre sur une question de sport - qui plus est professionnel, ce qui signifie que l'on donne la priorité à un divertissement. Généralement il s'agit de rendre compte d'une épreuve sportive ayant eu lieu et la plupart du temps pour un événement "cocorico". 
Mais France Inter vient aujourd'hui (dimanche 27 septembre 2020) au journal de 13h : sur une durée totale de moins de 20 minutes, ce journal a fait sa "une" sur… le démarrage du tournoi de tennis de Roland Garros par un entretien avec le directeur du tournois qui a duré près de 8 minutes :  le quart de ce journal ! 
Certes, le sport tient une place importante dans la vie sociale, mais ce n'est qu'un spectacle. Lui donner la première place a une portée symbolique importante et donne une idée dont le service public hiérarchise l'information. »
(France Inter)

« Auditeur fidèle de France Inter je m’étonne que la rédaction n’ait à aucun moment dans le 7-9 d’aujourd’hui lundi 28 septembre, et pas davantage dans le 13h, évoquée (pas un mot) de la victoire de Julian Alaphilippe hier au championnat du monde de cyclisme en Italie. Comment expliquer que cette information soit totalement passée sous silence ?​​​​​​​ » (France Inter)

​​​​​​​Vincent Rodriguez, directeur des Sports de Radio France vous répond : 

Chères auditrices, Chers auditeurs, 
​​​​​​​
Je retiens de vos messages deux informations essentielles. La lassitude d’entendre parler de Roland Garros et l'absence de traitement concernant la victoire de Julian Alaphilippe aux championnats de monde de cyclisme.  

Aux premiers, je répondrai qu'ouvrir un journal avec du sport et du tennis est une façon d'inviter les auditeurs de France Inter à entrer dans le journal par une porte non anxiogène, Roland Garros.  
Ensuite, il ne vous a pas échappé que le traitement de Roland Garros sur l'antenne de France Inter ce dimanche dépassait largement le cadre du court de tennis. Nous avons traité Roland Garros par un prisme sociétal en essayant d'expliquer comment ce tournoi, autrefois si prestigieux, essayait d'exister encore sans spectateurs, sans spectacle avec en point de mire la menace sur l'économie du tennis en France, la menace sur les petits clubs de quartier et indirectement le risque de cessation d'activité pour certains clubs.  

Aux seconds, manifestement amateurs de cyclisme, je dirai que nous devons faire des choix, je dirai aussi que nous avons largement consacré nos informations du dimanche soir à la superbe victoire de Julian Alaphilippe et que le temps du lendemain matin est un autre temps, l'information Alaphilippe a été digérée, appréciée. Nous portons notre regard sur l'actualité du jour plutôt que sur celle de la veille. 

Merci de votre fidélité, 

Vincent Rodriguez 
Directeur des sports de Radio France

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LA 5G

Message d'auditeur
« Comme vous l'a indiqué votre journaliste, la 5G nous confronte au progrès et notamment à ses liens avec l'environnement, puisque les infrastructures nécessaires à la 5G et les smartphones devraient être modifiés pour un confort plus grand pour les individus et la possibilité de la voiture autonome, mais aussi pour accroître les opportunités des entreprises et les capacités de surveillance des Etats. En France, un autre enjeu, que vous avez oublié, est à l'œuvre et les présidents de région l'ont souligné la semaine dernière. C'est l'inégalité des territoires.
​​​​​​​En effet, les villes, et en tout premier lieu Paris bien entendu, bénéficieront des performances de la 5G à un moment où beaucoup de territoires ne bénéficieront même pas encore de la 4G et où l'installation de la fibre est renvoyée à plus tard. Savez-vous, par exemple, que, lorsque vous êtes dans les Pyrénées à 10 km de la frontière, vous êtes la plupart du temps en zone blanche, et que lorsque vous êtes à 1 km de la frontière, vous bénéficiez du réseau espagnol et pouvez envoyer au monde entier les fichiers que vous souhaitez ?... 
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SÉLECTION DE REMARQUES D'AUDITEURS
DE FRANCE INTER

Messages d'auditeurs
« Merci pour le Liban  
Je voulais juste vous remercier pour cette journée consacrée au Liban. 
Je suis d'origine libanaise ça m'a énormément touché ce que vous avez fait pour aider notre petit pays qui ne mérite pas du tout ce qui lui arrive depuis un moment. 
Merci encore pour vos programmes. je vous  écoute tout le temps .. »
(France Inter)

« Chère Laure Adler 
Je vous écris ce message pour vous dire merci.Votre profondeur, votre délicatesse illuminent mes soirées.  
J'ai découvert, avec vous, une multitude de personnes, toutes plus intéressantes les unes que les autres. J'ai eu des révélations, des réponses à des questions existentielles. 
Vous me faites aimer ma solitude de femme quinqua divorcée. J'ai rendez-vous, tous les soirs à 20h05. Vous faites partie de ma vie. 
Votre interview de Charif Madjani, ce soir, m'a touchée jusqu'aux larmes. Je dois vous dire : je vous aime. Merci pour tout ce que vous êtes, pour votre bienveillance et votre pugnacité pleine de douceur. J'espère vous entendre encore longtemps.» (France Inter)

« Je lis attentivement vos Lettres de la médiatrice. La dernière du 25-09, notamment le passage qui parle de la "pollution lexicale". Elle est très bien faite et je la partage entièrement. 
Néanmoins, on indique : "la valorisation du patrimoine linguistique français est une priorité pour Radio France". Je ne sais plus si ce sont les termes exacts mais je confirme une nouvelle fois que cette affirmation ne s'applique pas beaucoup dans le domaine de la programmation musicale. J'écoute beaucoup France Inter (ex Paris Inter de mon enfance) ; je l'écoute souvent.  Mais pour moi, dans ce domaine, on devrait vous appeler " Londres Inter." Les chansons traditionnelles françaises à texte ne passeraient-elles que la nuit ? 
Merci de nous permettre d'indiquer nos avis. Avec mes meilleurs sentiments. » (France Inter)
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SÉLECTION DE REMARQUES D'AUDITEURS
DE FRANCEINFO

Messages d'auditeurs
« Lundi 28 septembre 2020, j'écoute attentivement le journal. 
Il s'agit d'un reportage sur l'individu qui a perpétré les actes terroristes sur deux malheureux salariés en pause. Pendant tout le reportage, le journalisme nous informe que le "jeune homme" a menti sur son âge, cette "personne" a travesti son identité, cet homme a reconnu les faits. 
Non Monsieur le journaliste, vous êtes un homme, je suis une personne, mon fils est un jeune homme. Cet individu est un terroriste. Vous avez interrogé l'avocat de Charlie, il a utilisé les bons termes individu, terroriste islamiste. Un journaliste devrait savoir la portée des termes qu'il utilise. Ne banalisez pas les faits par pitié. Il faut mériter le qualificatif d'homme. Un homme est respectable pas un criminel. »
(Franceinfo)

« J'adore depuis près de 20 ans cette chaîne info, que j'écoute quotidiennement. 
Je suis cependant extrêmement surpris de la ligne éditoriale récente, et notamment du poids et du traitement que vos journalistes font de l'actualité qui était encore récemment qualifiée de "faits divers".  
Pour la première fois, je prends donc mon clavier pour vous demander d'étudier les clés d'entrée de votre traitement de l'actualité, et en l'occurrence : 
- de rééquilibrer les thématiques sociétales par des sujets économiques (sans privilégier comme vous le faites les faits divers comme des fermetures de sites industriels, etc.) ; et ne pas chercher à réorienter vos interviews économiques par des approches sociétales (exemple ce matin, avec le patron du MEDEF, où votre journaliste a par réflexe mentionner un manque de "pédagogie", votre interviewé avec bon sens étant obligé de répliquer qu'il ne souhaitait pas "infantiliser" le débat) 
- de respecter le secret de l'instruction et ne pas épiloguer sans fin sur des enquêtes en cours (exemple en ce moment même, les causes du décès de cette jeune fille)  
Mon point n'est pas de remettre en cause le travail effectif de vos journalistes, mais bien les sujets traités et l'angle abordé, ce qui relève de la responsabilité du directeur de rédaction. 
​​​​​​​Je terminerais par une note plus personnelle. Une radio publique a le droit de vouloir traiter les sujets demandés par ses auditeurs, et j'imagine que vous suivez de près des enquêtes d'opinion sur les souhaits de vos cibles. Elle doit cependant également ne pas chasser l'auditeur, vous n'êtes par RMC ou Europe1. Evitez donc ces postures militantes en faisant la promotion de sujets à la mode (la propagande du terme féminicide en est un bon exemple), ni laisser vos journalistes imposer leurs obsessions personnelles. »
(Franceinfo)
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SÉLECTION DE REMARQUES D'AUDITEURS
DE FRANCE CULTURE

Messages d'auditeurs
« Monsieur Ghaleb Bencheikh, j'écoute autant que possible vos émissions que j'apprécie dans leur grande majorité et je vous remercie de les mener si bien. J'ai par contre quelques remarques si vous permettez : vous utilisez un peu beaucoup (à mon humble sens) des termes et notions pour lesquels il faut aller vérifier dans le dictionnaire pour les comprendre. Ceci dit j'aime vos émissions et souvent je les suis avec bonheur. » (France Culture)

« Cher Guillaume Erner, je vous remercie pour votre présentation très claire (à 7:14 ce matin) du conflit concernant le Haut-Karabagh alors que les médias français depuis deux jours reprennent des dépêches pleines d’imprécisions, sans situer ce qu’il se passe dans l’Histoire et géographiquement » (France Culture)

« Assez de savoir que Sarah ne va pas embrasser sa grand-mère dans les messages de prévention contre le Covid-19 ! Je suis une auditrice fidèle et passionnée de France Culture qui heureusement ne nous prend pas pour des imbéciles comme ces avertissements serinés depuis des mois. Nous sommes comme des millions de grands- parents, nous nous occupons de nos petits fils, lycéen et collégien, qui s'interrogent et se culpabilisent d'être constamment présentés comme un danger pour nous. Signé une vieille de plus de 65 ans. » (France Culture)
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COUP DE CŒUR DES AUDITEURS
KAMEL DAOUD DANS BOOMERANG

Messages d'auditeurs
« Invité par Augustin Trapenard, il vient de dire avec talent, force et clarté ce que je pense si maladroitement. De tout cœur, j'adresse un immense merci à Kamel Daoud d'oser prôner la laïcité et l'inconfort nécessaire de la nuance, dans une époque où populismes et fascismes à la Orwell nimbent notre planète de certitudes assassines. Et merci à Inter pour cette journée spéciale Charlie. » (France Inter)

« Encore une fois merci à Augustin Trapenard de donner la parole à l'intelligence l'humanité la sensibilité la tolérance à Kamel Daoud brillant défenseur ce matin de la démocratie et de notre droit à être et dire ce que nous pensons faisons plus de place à ces mots libres qui ne trouvent plus de tribune sur nos antennes malheureusement livrées aux penseurs des ténèbres que sont tous les fascisants glorifiés dans certaines poubelles médiatiques... Merci Monsieur Daoud de nous montrer votre voie(x). » (France Inter)
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Quand les auditeurs deviennent nos professeurs de français...

Anglicismes 
“On supporte de moins en moins bien l’utilisation, parfois hors de propos des anglicismes ou des mauvaises traductions de l’anglais. Florilège : 
Excited ne veut pas dire excité mais enthousiaste 
Les vols domestiques sont des vols intérieurs 
Les émissions live sont des émissions en direct 
Les best of sont des florilèges 
Etc... 
Pourquoi utiliser un charabia d’anglais quand il existe des termes en français ? 
On attend de la radio nationale française qu’elle nous parle en français 
Salutations .” 


"FranceInfo = radio d'informations en langue française ? De plus en plus de termes anglais, d'anglicismes à tout va alors que les mots français existent. On n'y comprend plus rien... Et que dire des tournures de phrases, des " qu'est-ce que..." " qu'est-ce vous faites..." une torture pour les oreilles ! 
Mesdames, messieurs les journalistes, achetez et compulsez le Bescherelle avant de parler devant un micro. "


Cluster
“Pouvez-vous arrêter de parler toujours de "cluster" dans les informations, encore ce matin. Il existe un mot français "foyer" voire" foyer de contamination", que tous les auditeurs comprennent." 

Grièvement ou gravement  
“A la suite de l'attentat à l'arme blanche devant les anciens locaux de Charlie Hebdo, on a entendu à tout bout de champ que les victimes étaient "gravement" blessées. Pourrait-on rappeler une fois de plus à vos journalistes qu'on dit "grièvement" blessé ? Ça n'est quand même pas trop demander d'utiliser correctement une expression aussi banale. Ce je-m'en-fichisme est vraiment horripilant."  

Petit frère 
“Alors que ce terroriste est en garde à vue avant sa mise en examen, sont interpellés et placés eux aussi en garde à vue ses proches ; il en est ainsi de son "petit frère". J'aurais simplement dit son frère, voire son frère cadet. Arrivé en France comme mineur isolé, ne seront donc pas interpellés son "papa", son "tonton", sa "mamy" ! ” 

Homme ou humain 
“J’aime beaucoup vos émissions et c’est pourquoi je déplore votre utilisation quasi systématique du terme « homme » pour désigner l’humain. Je ne suis pas chercheuse, universitaire ou intellectuelle. Je suis employée d’aéroport, pas plus ni moins féministe que d’autres. Simplement une femme qui a du mal à s’entendre dire qu’elle est un homme. Je n’ai sûrement pas à vous convaincre de l’importance des mots, ni en quoi ce terme n’a rien n’anodin. D’autant qu’il existe dans la langue française des termes plus adaptés : humain, être humain, personne humaine. Qu’est-ce qu’il vous en coûterait d’utiliser ces termes ? Je l’ignore. Ce qu’il rapporterait, ça en revanche, je le sais : un changement progressif du langage dans la pensée collective, un glissement du masculin vers l’universel de la communauté humaine. Ce changement est déjà en route. Je pense que la radio, surtout une radio progressiste comme France Culture (notamment avec son travail formidable sur le genre) serait tout à fait dans son rôle en participant à ce changement. A titre tout à fait personnel, j’aurais encore plus de plaisir à suivre vos émissions. .” 

Zeuros ? 
“Serait-il possible d'informer les journalistes et autres chroniqueurs que l'on peut faire la liaison avec les nombres et les mots qui commencent par une voyelle ex: trois cents" Zeuros", vingt "Técoles" etc...  C'est nettement plus joli, mais là encore il ne faut pas se faire d'illusions. Je me permets de rappeler que nos impôts servent aussi à financer France Inter.” 
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Vidéo
« SPOILER » OU « DIVULGÂCHER » ? PAR LAÉLIA VÉRON 
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« Le terme divulgâcher est entré dans le Larousse à la place de spoiler, pourquoi ne pas l’utiliser sur une radio publique ? »

Laélia Véron, enseignante-chercheuse en stylistique et langue française et co-autrice avec Maria Candea du livre » le français est à nous », explique le sens des mots.
VOIR


Vidéo
SONIA KRONLUND ET LES AUDITEURS 
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Sonia Kronlund, productrice des Pieds sur Terre sur France Culture s’adresse aux auditeurs :
Etes-vous attentive aux messages des auditeurs ? Le message d’auditeur qui vous a le plus marqué ? Quel auditrice êtes-vous ? Quelle voix de radio a compté pour vous ?
VOIR
 

​​​​​​​[PROCHAINS RENDEZ-VOUS]
Vendredi 2 octobre sur France Inter : Le Téléphone sonne : "Sciences et médecine : quelle information temps du covid ?" avec : 
-    Emmanuelle Daviet, médiatrice des antennes de Radio France.
-    Hélène Romeyer, professeure en sciences de l’information et de la communication à l’université de Bourgogne Franche-Comté et spécialiste de la médiatisation des questions de santé.
-    Yves Sciama, journaliste scientifique et président de l’ Association des Journalistes Scientifiques de la Presse d’Information.
-    Dominique Dupagne, médecin généraliste et blogueur.

Samedi 3 octobre sur franceinfo à 11h51 et 13h51 : "Donald Trump au cœur des médias".  Emmanuelle Daviet reçoit Franck Mathevon, chef du pôle monde à la rédaction internationale de Radio France  


FranceInfo
Les nécrologies : un exercice journalistique peu connu du grand public

Qu’est-ce qu’une nécrologie ? Comment en écrit-on une ? Pour parler de cet exercice journalistique très particulier, Ersin Leibowitch, chef du service culture à Franceinfo, est au micro d’Emmanuelle Daviet.

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France Culture
Radiographies du coronavirus : décryptage avec Nicolas Martin

Emmanuelle Daviet reçoit Nicolas Martin producteur sur France Culture pour sa chronique qui a fait réagir les auditeurs : « Radiographies du coronavirus : le SARS-CoV2 a-t-il muté ? ».

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