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#41/2020 - Octobre 2020
 L'ÉDITO DE LA MÉDIATRICE

​​​​​​Covid-19 : maladie médiatiquement inépuisable 

Une semaine largement dominée par les questions liées au Covid-19 et l’incompréhension des auditeurs au sujet de différentes informations : l’immunité collective, les chiffres, les oubliés de la crise économique et la perspective des congés de la Toussaint.  
Dans cette Lettre également, des auditeurs qui n’ont pas vraiment apprécié une chronique sur les incivilités à vélo, des auditeurs qui saluent la mobilisation de France Bleu Azur à la suite des intempéries exceptionnelles ayant dévasté des dizaines de communes dans les Alpes-Maritimes. Et leur coup de cœur cette semaine pour la lettre de Giulia Foïs adressée à une jeune femme, à l’occasion de la journée mondiale des filles dimanche prochain. 

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« Je suis très surpris de constater que le studio Franceinfo des Informés n’ait pas été adapté au contexte sanitaire. Des intervenants sont sans masque. Avant de donner des leçons tous les soirs, vos invités devraient commencer par donner l’exemple. » 

« Masque obligatoire à l’école, au travail, dans les villes mais pas dans les studios (lieu de travail) de France Inter ? »  

« Je pense que les médias doivent donner l'exemple et ont une part de responsabilité quant à l'acceptation des Français vis à vis des mesures actuellement prises contre la Covid-19. » 


Les auditeurs nous ont régulièrement fait part de leur incompréhension, voire parfois de leur franche colère, au sujet du hiatus entre les messages de prévention sanitaire délivrés sur les antennes et le fait que, dans les studios, les journalistes et leurs interlocuteurs s’exprimaient sans masque. Certains nous demandant même de leur indiquer le protocole en vigueur.  
Ces reproches, sur le non-port du masque dans les studios, ne pourront plus être adressés à France Inter. En effet, en raison de l'accélération de l'épidémie de Covid-19, Laurence Bloch, la directrice de la chaîne, a demandé en début de semaine, à toutes personnes intervenant sur l'antenne de porter un masque. Les masques chirurgicaux ont été privilégiés par rapport à ceux en tissus car ils ne dégradent que légèrement le son.  
Le port du masque s'appliquait déjà à France Inter depuis qu'il a été généralisé début septembre dans les entreprises, mais une exception avait été ménagée pour les animateurs et leurs invités, comme dans l'ensemble des médias audiovisuels, afin de préserver la qualité du son et/ou de l'image.  
Désormais à France Inter, « tous les gens de l'antenne portent un masque chirurgical en studio (...) quel que soit le format de leur intervention". Les invités sont priés eux aussi de venir systématiquement masqués. Le but est d'éviter au maximum le risque de contamination ou de cas contacts, ce qui contribue à préserver la continuité des programmes.  


Besoin de cohérence 

Au fil des mois, le besoin de cohérence ne cesse de s’exprimer dans les messages. L’opinion est en effet déstabilisée par la contradiction des propos entendus, tous médias confondus :  
« Vous passez plus de temps à tenter de créer des polémiques autour de la COVID au lieu de faire de la pédagogie pour expliquer, rassurer et fédérer. (…) Votre rôle est d’informer et non de polémiquer ou d’interpréter les informations. Plus vous serez proactifs vis à vis de ce fléau, moins nous aurons de problèmes. La situation est bien assez compliquée et vous avez un rôle pédagogique essentiel à jouer. Vous en avez largement les moyens ! Comme tous les citoyens, vous devez être responsables et vecteurs d’exemple. » 
 « Je n’en peux plus ! Trop d’informations peu précises voire erronées. Depuis le début de l'épidémie de COVID, c'est le summum ! » 


Dominique Dupagne, médecin généraliste à Paris, anciennement chroniqueur dans l’émission « La Tête au carré », invité vendredi dernier dans le Téléphone Sonne, consacré à l’information en temps de pandémie, a avancé une explication. L’opinion serait déstabilisée par : « une voix discordante, une voix forte qui est la voix du professeur Raoult qui donne un message qui n’est pas celui des autorités sanitaires, qui n’est pas celui non plus du comité scientifique et qui est porté par un homme qui fait partie de la communauté scientifique. Il a une forte réputation, une assise, une position donc quand vous avez un rebelle au sein du système alors là ça panique complétement les gens ». Et cela brouille les messages.  
Car en effet qu’observe-t-on depuis les mois de mars ? Les médecins ne sont pas d’accord entre eux. Les scientifiques se querellent dans le contexte d’une situation complexe où tout est porté sur la place publique, face à un auditoire peu formé en matière scientifique ou médicale, journalistes y compris comme l’a indiqué le journaliste Nicolas Martin, producteur de "La Méthode scientifique" sur France Culture lors des Assises du journalisme qui se tenait à Tours il y a une semaine.  

L’édition 2020 tentait de tirer les premières leçons de cette séquence médiatique sans précédent avec une double question : l'épidémie de Covid-19 a-t-elle aggravé la défiance envers les médias, ou peut-elle au contraire contribuer à les rapprocher des citoyens ? La qualité de l'information sur le coronavirus, n'a pas toujours été au rendez-vous, surtout au début. La faute, selon Nicolas Martin, à un manque de culture scientifique chez les journalistes : « Une leçon de cette crise, c'est que si dès le départ on forme les journalistes d'information générale à la lecture de la science, si on leur donne dans leur cursus initial, dès la 1ère année, deux-trois jours, ou pourquoi pas une semaine de formation à la culture scientifique (...), cela donne des réflexes, permet d'éviter certains écueils. Et je vais le dire de manière un peu provocatrice, si on avait commencé ça il y a 10 ans, aujourd'hui on n'(aurait) pas Didier Raoult. ». 

Lorsqu’un scientifique de renom se singularise dans l’espace public, assume des choix de communication non validés par ses pairs et contourne les médias traditionnels face à un public assoiffé de réponses, il devient extrêmement séduisant. Cependant, dans le contexte d’une crise majeure, ce positionnement peut s’avérer préjudiciable pour la société entière car, dès lors, pour le grand public, comment se forger un point de vue ? A qui faire confiance ? Le dernier qui parle a raison ? Ou bien préfère-t-on écouter celui qui a davantage d’influence, de charisme, de force de persuasion ?  

Lorsque la singularité d’un chercheur s’exprime vigoureusement, à contrecourant, dans une période aussi trouble, certains estiment que c’est nuisible pour tous, y compris pour le travail des journalistes ; ces dissonances cognitives affaiblissent en effet leur crédibilité et accentuent la défiance du public. 
En témoignent les messages reçus. Les auditeurs se disent perdus : injonctions contradictoires, données incomplètes, chiffres à foison, fiabilité des indicateurs discutée, le traitement éditorial du coronavirus continue à susciter un flot de questions et de remarques : 
« Prenez le temps de réécouter sérieusement toute votre émission. En toute honnêteté vous devriez vous rendre compte que sur nombre de sujets, vos intervenants (un épidémiologiste, chef du service de parasitologie à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière (AP-HP) et un médecin généraliste, président de la Confédération des syndicats médicaux français ndlr) ont dit une chose et quelques minutes après, son contraire ! Au début de l'émission, c'est le comportement des Français qui pose problème, à partir des ⅔ de l'émission c'est l'incurie de nos dirigeants qui ressort (en particulier sur la politique des tests). Alors, au final qui est responsable de la situation actuelle ? On veut culpabiliser la petite fille de sa grand-mère. Etonnamment, ce qui était intéressant (presque surréaliste) c'est l'intervention du dernier auditeur : il a fait "avouer" plus clairement à vos intervenants que les contaminations étaient en train de plafonner depuis quelques temps. Ils l'avaient déjà laissé entendre en cours d'émission, mais sur la fin c'est beaucoup plus clair ! A quoi servent alors les mesures qui sont en train d'être prises si elles sont sans rapport avec la réalité observée ? Et vient la conclusion... Ce n'est pas moi qui le dis, ce sont vos intervenants : le problème c'est la saturation potentielle de notre système de santé. Notre système de santé n'est pas en mesure de tout prendre en charge ! » 
  
Pourquoi ne vouloir trouver qu’un seul responsable à la situation actuelle alors que les causes sont multifactorielles ? Conséquences dans l’opinion publique : confusion et incompréhension. Pour y voir plus clair, les auditeurs suggèrent des angles d’interviews, des angles de reportages et souhaiteraient que des réponses leur soient apportées sur les antennes. Au menu des questions : l’immunité collective, les chiffres, les oubliés de la crise économique et les congés de la Toussaint. 


Quid de l’immunité collective ? 

« J’entends beaucoup d’aberrations, de contradictions. Comment peut-on dire que la population doit s’immuniser et même temps renforcer les gestes barrières ? » 

« Ce lundi matin, un épidémiologiste sur France Inter expliquait que la seule façon de ralentir ou d’arrêter ce virus était que 50% ou 60% de la population soit immunisée, donc ait été contaminée. Parallèlement, nous sommes incités à tout faire pour ne pas être contaminé. C’est incompréhensible… Pouvez-vous nous éclairer ? »  

« Vous fermez les bars car nous sommes en crise sanitaire, mais alors pourquoi laisser tous les matins les travailleurs prendre le métro ?  
Une grande contradiction ! On nous prive de la liberté de nous amuser mais on nous force à travailler et à prendre des transports en commun infectés ! Augmentez le nombre de transports ! C’est urgent ! »  

« Je me pose la question suivante : pourquoi ne parle-t-on pas du risque de contamination en grande surface, dans les bus les métros et les trains. Pourquoi restreindre encore et toujours les restaurants ? Et non pas les autres lieux à risque ? Nous avons vraiment l’impression que le focus n’est que sur la restauration. » 

« Comment parvenir à une immunité collective à 50% tout en respectant les gestes barrières ? Les jeunes auraient-ils raison, finalement en se « relâchant » et ainsi nous aider à parvenir à ce « 50% » ? Voilà par exemple une contradiction qu’il serait intéressant de clarifier. » 


La question de l’immunité collective a été évoquée par Axel Kahn, président de la Ligue contre le cancer, médecin, généticien et essayiste, invité, mardi 6 octobre, dans les Matins de France Culture : « On entend tellement de choses, tout le monde dit n’importe quoi (…). Le résultat du confinement, c’est qu’il n’y a pas d’immunité collective. Mais si on avait laissé l’immunité collective se dérouler il y aurait eu en France entre 200 000 et 350 000 morts. C’était le prix à payer. La Suède qui a joué un peu ce rôle, la Suède, elle, a 5 à 10 fois plus de morts par millions d’habitants que la totalité des pays limitrophes. Alors vous voyez ce que cela serait si on avait 5 à 10 fois plus de morts que tous les pays limitrophes ! (…) [l'expérience suédoise] est un échec. C'est vraiment ce qu'il ne faut pas faire. Ils ont mis les vieux sous cloche. Les vieux sont morts. C'est une hécatombe épouvantable. Chez ceux qui n'ont pas été sous cloche, globalement, la mortalité dans le pays est 5 à 10 fois plus forte que la totalité des pays : le Danemark, la Norvège, la Lettonie, l'Estonie, etc. Il y a donc une hécatombe chez les plus anciens et, en plus, l’effondrement économique car aucune économie ne vit en autarcie. L’effondrement économique est plus important (…). S’il y a quelque chose qu’il ne faut pas faire c’est le modèle suédois ». 

Les chiffres avancés par le scientifique ont fait bondir des auditeurs. Un message parmi d’autres : 
« Ce matin, Monsieur Kahn a affirmé que la Suède avait 10 fois plus de décès que les autres pays européens proportionnellement à sa population. J'ai regardé les chiffres en France : la situation est la même de l'ordre de 5 000 sur 10 millions et 30000 sur 67 millions, soit environ 0.0005. Pourquoi affirmer de telles erreurs dans une période où on ne croit plus aux chiffres délivrés par les médias ? » 

Il s’avère que ces auditeurs n’ont pas correctement écouté le propos. L’invité n’a jamais cité la France. Il évoque les pays limitrophes de la Suède et, vérification faite, tout ce qu’il affirme est rigoureusement exact. La Suède a en effet 5 à 10 fois plus de morts par millions d’habitants que ses pays limitrophes.  
Il arrive que les auditeurs se trompent lorsqu’ils écoutent une antenne. Ce qui étonne en l’espèce, c’est qu’ils aient tous cru entendre le même propos alors que celui-ci n’a pas été formulé par Axel Kahn.  

Il arrive également qu’un invité fasse une confusion. Ce fut le cas, hier, dans le 5/7 de France Inter. 


Les chiffres : confusion et précisions  

Carine Wolf-Thal, Présidente du conseil national de l’ordre des pharmaciens, a indiqué qu’en France la grippe faisait « entre 10 et 14 millions de morts chaque année ». Mathilde Munos, présentatrice de cette tranche, tente alors de corriger ce chiffre, aussitôt interrompue par la Présidente du conseil national de l’ordre des pharmaciens qui confirme catégoriquement son propos et ce chiffre vertigineux. Réaction d’une auditrice à l’attention de la journaliste : 
« Je n'ose imaginer votre réaction, les yeux écarquillés et un terrible doute en direct à l'antenne !!! Vous avez tendu une perche à votre interlocutrice, puis un vrai bateau de sauvetage ! Rien à faire, elle confirme !!! Des millions !!! ». 

D’autres auditeurs ont écrit, effarés d’entendre ce chiffre : 
« Une pharmacien a dit : 14 millions de morts en France de la grippe ! Il faudrait absolument la démentir quand même ! ». C’est exactement ce que Mathilde Munos a fait à l’issue de l’interview comme le commente cet auditeur : « Même reprise par la journaliste l'invitée persiste et signe !!! Heureusement que la journaliste a redonné un chiffre plus raisonnable à la fin ! ». 

Quels sont les chiffres de la grippe ? Rappelons qu’elle touche 2 à 8 millions de personnes en France chaque année et que l’on enregistre 10 000 à 15 000 décès. Dans le monde, la grippe saisonnière est responsable de 290 000 à 650 000 décès par an, soit une moyenne de 470 000 décès selon l’OMS. On est donc très loin des 14 millions de morts de la grippe par an en France, chiffre soutenu mordicus sur la première radio de France par la Présidente du conseil national de l’ordre des pharmaciens, qui a probablement voulu parler en milliers et non pas en millions.   


La voix des oubliés 

Chiffres toujours, ceux du secteur économique. Mardi, l’Insee a estimé que la reprise de l'économie devrait être stoppée net au dernier trimestre de 2020, avec une stagnation du PIB à cause de la résurgence de l'épidémie, confirmant sa prévision d'une récession de 9% cette année. 

C’est dans ce contexte que le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, a annoncé hier que l'accès au Fonds de solidarité allait être élargi à de nouvelles activités et aux entreprises jusqu'à 50 salariés, contre 20 jusqu'ici. Seront dorénavant éligibles les entrepreneurs ayant enregistré une perte de 70% de leur chiffre d'affaires en raison de la crise sanitaire liée au Covid, contre 80% précédemment. Le fonds de solidarité était réservé depuis le mois de juillet aux secteurs du tourisme, de la culture et du sport.  

A ce propos, on a beaucoup entendu, dernièrement sur les antennes, les restaurateurs, les gérants de bar ou de salles de sports. De même, la situation alarmante pour les plus précaires a été évoquée, notamment mercredi matin, lors du grand entretien sur France Inter par Véronique Fayet, présidente du Secours catholique : « Ce qu’on voit, ce sont des gens qu’on ne connaissait pas, beaucoup qui travaillaient ou travaillent encore, qui étaient dans une situation de précarité et qui basculent dans la pauvreté. Les jeunes sont très concernés, puisqu’ils enchaînaient les petits contrats : quand tout ça s’arrête, ils n’ont droit à rien. On a aussi des auto-entrepreneurs, des commerçants, des artisans, des intermittents du spectacle… » 

Toutes ces voix ont eu la parole sur les antennes, cependant des auditeurs souhaiteraient que l’éventail des profils de salariés ou des secteurs économiques soit plus large.  

« Je vous écoute sur la pauvreté et en particulier celle des jeunes. J'aimerais bien que vous parliez aussi, dans une prochaine émission, de la précarité des femmes qui se retrouvent seules avec un salaire de 780 euros, un loyer à payer. Pas d'aide parce qu'elles hébergent aussi leur enfant qui travaille mais à qui elles ne demandent rien vu qu'elles souhaitent qu'ils puissent mettre de l'argent de côté afin qu'ils se prennent un logement. » 

« Oubliés ? C'est certain.  
Invisibles ? C'est à croire.  
Par ignorance du sujet ? Probable...  
Merci de vous pencher sur le cas de tous les travailleurs/entrepreneurs indépendants en portage salarial ! Je n'entends parler que de mesures en faveur des entreprises, de leurs salariés, des auto-entrepreneurs, commerçants mais jamais des milliers de portés (portage salarial). Beaucoup sont en souffrance, vivent avec très peu, en qualité de travailleurs intermittents, ils n'ont pas nécessairement droit à des aides. Penchez-vous sur le sujet » 

  
« Nombre de salariés vont être malheureusement sans emploi, mais vont pouvoir s'inscrire au chômage ; par contre, qu'en sera-t-il des professions libérales ? »  

« Les CDD en évènementiel ont été oubliés contrairement aux intermittents et aux sociétés... on est dans une situation dramatique et personne ne parle de nous. » 

« Que faites-vous pour elles et les personnes qui travaillent dans le milieu de la nuit ? Ce sont les grands oubliés, personne n'en parle. »  


La situation est en effet critique pour de nombreux travailleurs. Au-delà des bars et des restaurants, le passage en zone d'alerte maximale a signifié pour Paris la fermeture des foires, des salons professionnels et des cirques, des jauges plus limitées dans les centres commerciaux, des grands magasins et les amphis universitaires, ainsi que la fermeture des piscines aux adultes et des salles de fitness.  
La région parisienne où la situation dans les hôpitaux inquiète sérieusement, les prochaines semaines s'annonçant difficiles.  


Exit la vague voici « la marée », à l’horizon des congés de la Toussaint 

Lundi matin, sur Franceinfo le directeur général de l'AP-HP Martin Hirsch envisageait l'annulation des congés, notamment de la Toussaint, pour les personnels soignants, en raison du contexte épidémique, "On souhaite que certains [personnels de l'hôpital] puissent renoncer à leurs vacances" (…) "On ne leur dit pas non autoritairement" a-t-il assuré avant de parler d'incitations. "Beaucoup de personnels ont déposé des demandes de congés pour la Toussaint. Souvent, pour la Toussaint, on prend des vacances parce que les enfants sont en vacances, donc on a mis en place un système de garde d'enfants", assure Martin Hirsch. 
"Plus vous portez le masque, plus vous faites attention, plus vous télétravaillez, moins les soignants seront obligés de déprogrammer leurs vacances", a rappelé Martin Hirsch.  

Las, les mesures tombent au fur et à mesure de l'évolution du virus. Hier matin, l'agence régionale de santé (ARS) d'Ile-de-France a déclenché le "plan blanc renforcé" et demandé à tous les hôpitaux et cliniques de la région parisienne de "mobiliser toutes leurs ressources" pour anticiper un "afflux important" de nouveaux malades du Covid-19.  
C'est "une décision lourde" qui "veut dire qu'on va prendre une marée très forte et qu'il faut mettre toutes les forces dans la bataille", a prévenu le directeur de l'ARS, Aurélien Rousseau. Ce dispositif de crise signifie notamment le rappel possible de personnels en congés.  

Les congés de la Toussaint, sont d’ailleurs de plus en plus évoqués par les auditeurs qui s’interrogent et souhaiteraient que leurs questions soient relayées auprès des autorités : 

« Mon compagnon et moi-même sommes enseignants en collège de province dans lequel l'épidémie circule peu. En discutant des vacances, nous nous disions que les gens allaient voyager dans leurs familles et sans doute propager le virus dans d'autres régions.  
Ne peut-on pas soumettre au gouvernement de limiter les déplacements à 100km, voire 50km pour que le virus stagne ? »  


« À la vue de la situation ne devient-il pas nécessaire d’anticiper sur ce qui va se passer en décembre en décidant dès maintenant un confinement ciblé pour les vacances de la Toussaint afin de dégonfler la situation et pouvoir traverser décembre en limitant les dégâts, y compris commerciaux ? » 

« Bientôt les vacances de la Toussaint. On bloque les villes comme en Espagne ? Ou bien comme pendant le confinement on laisse la pandémie se répandre en province ? » 


Radio France mobilisée 

Des intempéries exceptionnelles ont dévasté l'arrière-pays niçois vendredi dernier : trois vallées au nord de Nice ont été frappées par des pluies torrentielles et des crues brutales qui ont fait cinq morts, neuf personnes disparues et treize autres "supposées disparues". Maisons éventrées par dizaines, routes coupées, infrastructures ravagées : l'ampleur des dégâts est immense.  

Afin d’assurer sa mission prioritaire de continuité de l’information de service public aux populations en période de crise, Radio France a fait évoluer sa couverture du territoire pour étendre en urgence la réception de France Bleu Azur dans les zones sinistrées. La radio est alors un moyen d’information essentiel puisqu’elle est accessible depuis des postes fonctionnant sans électricité ou via les autoradios. 

Les équipes du partenaire de Radio France, Télédiffusion De France ont mené des interventions techniques complexes sur 6 sites de diffusion permettant de couvrir la vallée de la Vésubie, Breil-sur-Roya, La Brigue, Beuil ainsi que Saint-Etienne de Tinée. France Bleu Azur a donc assuré l’information de proximité sur ce territoire. Les auditeurs ont écrit à la station :  

« Chère équipe de France Bleu Azur, Je vous trouve formidable ! Si elle n'existait pas, il faudrait l'inventer. Efficace sur tous les plans, pas de paroles inutiles, toujours le mot qu'il faut pour motiver, remercier, renseigner etc. les uns et les autres. Bon courage pour la suite à tous  !  »

« Bonjour le monde France Bleu Azur ! Bravo à vous de nous accompagner dans tous les moments de l'actualité et de nous tenir au courant à chaque instant »  

« Bonjour la belle équipe France Bleu Azur et bravo pour tout ce que vous mettez en œuvre pour aider les sinistrés ... Bonne journée à tous les auditeurs »  

« Bravo France Bleu Azur pour votre soutien aux sinistrés et votre intervention face à cette terrible catastrophe ».  


L’équipe de la station a poursuivi cette mobilisation intense tout au long de la semaine avec une antenne dédiée à la solidarité et ouverte aux auditeurs afin de mettre en contact les sinistrés et les aidants et favoriser ainsi le partage d’informations et l’entraide. 


Emmanuelle Daviet
​​​​​​​Médiatrice des antennes


Voici les principales thématiques abordées par les auditeurs dans leurs courriels du 2 octobre au 9 octobre 2020. Nous publions une sélection de leurs messages ci-dessous :

1. Coronavirus : Contaminations et incohérences
2. Coronavirus : Foyers de contamination
3. Coronavirus : La situation économique
4. Coronavirus : Les vacances
5. Coronavirus : Divers
6. Coronavirus : Le télétravail
7. La tempête Alex : la mobilisation de France Bleu Azur

8. Axel Kahn, invité des matins de France Culture  
9. "Les incivilités à vélo" : la chronique de Christophe Bourseiller
10. Sélection de remarques des auditeurs de France Inter
11. Sélection de remarques des auditeurs de Franceinfo
12. Sélection de remarques des auditeurs de France Culture
13. Coup de cœur des auditeurs : "Lettre à une jeune femme à l'occasion de la journée mondiale des filles" 
de Giulia Foïs
14. Langue française


CORONAVIRUS : CONTAMINATIONS ET INCOHÉRENCES

Message d'auditeur
« Peut-on m'expliquer pourquoi à 61 ans je dois faire très attention avec mes proches et mes petits enfants (ce que je fais avec masques, distance etc…) et trouver parfaitement normal que je fasse mes journées de cours avec 35 ados (qui tombent le masque dès la sortie du lycée) dans une salle de classe toute la journée ? » (France Inter)
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CORONAVIRUS : FOYERS DE CONTAMINATION

Message d'auditeur
« Liste des mesures prises dans tout le réseau de salles de sport où je suis abonné : caméra thermique à l'arrivée et gel, 1 machine sur 2 désaffectée, rideau de plastique entre chaque machine, cours collectif avec marquage au sol des espaces individuels, nombre de personnes limité par cours (réservation obligatoire), nettoyage des tapis et des matériels en début et en fin de séance, masque lors des déplacements hors espace individuel ... et dans le métro ?​​​​​​​ » (France Inter)
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CORONAVIRUS : LA SITUATION ÉCONOMIQUE

Message d'auditeur
« Comment une petite entreprise de conseil de 10 salariés, qui n’a pour uniques clients des hôtels indépendants, fait-elle pour traverser cette crise ? Les hôtels, nos clients, bénéficient du chômage partiel et préfèrent fermer leurs établissements suspendant ainsi nos prestations. Nous sommes donc des victimes collatérales de cette crise que nous subissons de plein fouet. En effet, nos clients sont tentés de fermer pour réduire leurs charges fixes alors que notre code APE ne nous permet pas de bénéficier des mêmes dispositions. Nous aimerions éviter de devoir licencier, surtout que nous restons positifs quant à une reprise prochaine que nous espérons la plus rapide possible. Merci. » (France Culture) 
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CORONAVIRUS : LES VACANCES

Message d'auditeur
« À la vue de la situation depuis la rentrée, ne devient-il pas nécessaire d’anticiper sur ce qui va se passer en décembre en décidant dès maintenant un confinement ciblé sur les vacances de la Toussaint pour dégonfler la situation et pouvoir traverser décembre en limitant les dégâts (y compris commerciaux). Qu’en pensez-vous ? » (France Inter)
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CORONAVIRUS : DIVERS

Message d'auditeur
« Tout d'abord je vous remercie pour votre rubrique "Infographies. Coronavirus : morts, hospitalisations, âge des malades... Suivez l’évolution de l'épidémie en France et dans le monde". En tant que médecin cela m'apporte des indications que nous avons difficilement par ailleurs, pourriez-vous nous donner un peu plus de détails de ce qui se passe en Suède ? Qui est un cas très particulier puisqu'il n'y a eu ni confinement ni port de masque avec une mortalité assez importante lors du pic du printemps mais dont il semblerait qu'ils aient déjà atteint le pic de l'épidémie par l'immunité collective avec tous mes remerciements. » (Franceinfo)

« Vous passez plus de temps à tenter de créer des polémiques autour de la Covid au lieu de faire de la pédagogie pour expliquer, rassurer et fédérer. J’ai envie de rajouter, comme d’habitude. Arnaud Fontanet a été interviewé par Les Échos fin septembre et il dit ceci:
« Une fête où 20 personnes se contaminent, cela peut devenir 1600 cas et 11 morts 3 mois plus tard »
Beaucoup de personnes croient que le gouvernement exagère, ne sait pas ce qu’il fait et les médias comme France Inter entretiennent cette suspicion.
Votre rôle est d’informer et non de polémiquer ou d’interpréter les informations.
Plus vous serez proactifs vis à vis de ce fléau, moins nous aurons de problèmes.
La situation est bien assez compliquée et vous avez un rôle pédagogique essentiel à jouer. Vous en avez largement les moyens ! Comme tous les citoyens, vous devez être responsables et vecteurs d’exemple. » 
(France Inter)
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CORONAVIRUS : LE TÉLÉTRAVAIL

Message d'auditeur
« Je ne comprends pas pourquoi alors que le coronavirus repart en flèche et que Paris est écarlate pourquoi les travailleurs qui peuvent facilement faire du télétravail ne le font pas et continuent de prendre les transports en région parisienne pour se rendre au travail où ils sont obligés de porter le masque toute la journée, de ne rencontrer personne au travail, de ne pas faire de réunion ! 
Aujourd’hui en France on oblige les travailleurs à faire 1h30 à 2h de transports en commun dans Paris pour se rendre au travail pour faire du télétravail dans les bureaux. C'est à n’y rien comprendre. Pourquoi leur faire prendre des risques de contracter la maladie et la ramener chez eux dans leur famille et dans leur région qui elle n'est pas écarlate ? Vraiment cette situation est insupportable, incompréhensible, tous les jours mon mari part au travail dans ces conditions et tous les jours on voit le nombre de personnes atteintes du coronavirus augmenter et rien n'est fait. Pourtant ce serait une mesure simple qui ne met pas en péril notre économie...  
Cette situation est incompréhensible dans notre pays comme le nôtre si je n'étais pas témoin directement de cela je ne pourrais le croire et pourtant c'est ce que l'on vit tous les jours depuis la fin du confinement avec mon mari et mes quatre enfants. Pourtant pendant le confinement il en a fait du télétravail et d'ailleurs son entreprise n'a eu de perte d'activité grâce à tous les employés qui ont continué a bien faire leur travail en télétravail. Et nous ne sommes pas les seuls dans ce cas. Cela éviterait beaucoup de brassage et de contact entre les gens durant les transports et plus on diminue les contacts plus on a de chance de diminuer la progression de la maladie. 
Voilà je voulais faire part de mon expérience incompréhensible en ces moments où le Covid augmente énormément et où rien n’est fait pour le télétravail c'est à n’y rien comprendre... » 
(Radio France)
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LA TEMPÊTE ALEX :
​​​​​​​LA MOBILISATION DE FRANCE BLEU AZUR

Messages d'auditeurs
« Il faudra beaucoup de temps pour revenir à la normale... Je reste à l’écoute pour savoir comment leur venir en aide. Bonne journée et merci d’être là pour nous informer au quotidien. » (France Bleu Azur)

« Merci à vous d'être là, et nous donner des nouvelles de tous les côtés. » (France Bleu Azur)
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AXEL KAHN, INVITÉ DES MATINS DE FRANCE CULTURE

Messages d'auditeurs
« Je vous écoute régulièrement et ce matin et je réagis à votre matinale concernant la covid la peur engendrée par cette maladie plonge la population dans une dépression collective certaine si on ne prend pas chaque matin un bon bol d’optimisme. Je ne sous-estime pas la gravité de cette pandémie mais je refuse de me laisser sombrer. C’est très difficile de raisonner les personnes anéanties par ce virus et dans l’incapacité de prendre du recul quant à leur situation alors que leur risque de contamination est faible. On pourrait presque comparer cette situation avec des personnes qui voteraient l’extrême droite sans connaître une seule personne étrangère. Bien sûr que les gestes barrières sont absolument nécessaires mais est-ce utile que vos invités du haut de leurs 65 ans et du fait de leur notoriété scientifique et journalistique scandent, martèlent des prédictions aussi enthousiasmantes ? Peut-on simplement rire gravement de se dire qu’on passera peut-être noël au resto en 2021… Pouh là là France Culture assure nous des matinales un peu plus pétillantes… ce qui ne veut pas dire qu’on oublie tout. Ne me dites pas que vous êtes à court de pépites dans votre entourage… » (France Culture)

« M. Kahn a affirmé que la Suède avait 10 fois plus de décès que les autres pays européens proportionnellement à sa population. J’ai regardé les chiffres en France : la situation est la même de l’ordre de 5 000 sur 10 Millions hab et 30000 sur 65 Millions hab , soit environ 0.0005. Pourquoi affirmer de telles erreurs dans une période où on ne croit plus aux chiffres délivrés par les médias ? » (France Culture)
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"LES INCIVILITÉS A VELO" : LA CHRONIQUE DE CHRISTOPHE BOURSEILLER

Messages d'auditeurs
« Le sujet de l’incivilité à vélo doit être traité avec sérieux. Il fait partie des défis majeurs que nous devrons relever pour poursuivre le travail entrepris pour pacifier nos villes. 
J’ai, de ce fait, été particulièrement choqué par la « chronique » de Monsieur Bourseiller qui n’a pas hésité la comparaison suivante : « Les chauffards en deux roues valent bien les chauffards en 4×4 ». Faut-il vraiment compter les points ? Doit-on rappeler le chiffre du nombre de morts causés par des 4×4 sur des piétons ? Sans parler des nuisances tout autres que cause l’automobile sur la santé des habitants des villes ? 
Ce genre de propos est idiot et n’a pour seule conséquence que de renforcer les tensions entre les usagers de la ville. Il accentue les oppositions et la violence. Cela ne fait que tirer le débat vers le bas et revient à comparer un Gilet jaune à un terroriste. Je suis véritablement attristé d’entendre une telle imbécillité sur cette radio que pourtant j’adore. 
Je suis moi-même automobiliste, cycliste et piéton. Comme tout cycliste, j’ai manqué me faire renverser et blesser à plusieurs reprises et sans raison par des 4×4. Pourtant je me suis toujours battu et je continuerais à me battre, au travers de mes livres entre autres, pour faire comprendre aux cyclistes l’importance de respecter les autres usagers de la ville. Cela passe par l’acceptation de l’autre et non l’opposition. Derrière chaque automobiliste, il y a un futur cycliste, répétais-je. Vous comprenez alors pourquoi je ne peux laisser de tels propos haineux s’insinuer sur les ondes de cette belle maison. »
(France Inter)

« Scandaleuse chronique de Christophe Bourseiller ce matin qui a jeté l’opprobre sur les cyclistes sans distinction. Je roule à vélo tous les jours, je ne suis pas parfait mais je respecte le code de la route dans l’ensemble même s’il m’arrive de monter sur un trottoir quand par exemple une voiture est garée sur la piste cyclable…. et je n’accepte pas d’être montré du doigt de la sorte. Il aurait probablement été plus objectif de convenir du fait que les gens qui ne respectent pas les autres usagers de la voie publique ou les règles du code de la route, ne les respectent pas plus qu’ils soient en voiture, en vélo, à pied ou à trottinette et que c’est donc une affaire de comportement et pas de moyen de locomotion. 
Je déplore moi aussi le manque de civisme d’un grand nombre de cyclistes, mais je vous invite à circuler à vélo pour vous rendre compte de la vulnérabilité du cycliste face aux voitures, et vous comprendrez peut-être alors que votre chronique, propre à renforcer la conviction de certains automobilistes que les cyclistes sont une nuisance, relève de l’irresponsabilité. Un cycliste sur son vélo pèse 80kg quand la moindre voiture atteint les 1,5T, vous imaginez sans peine la différence sur les conséquences en cas de collision avec un piéton. Combien de cyclistes ont causé la mort d’autres personnes sur la voie publique ? Et combien d’automobilistes ? Cela n’excuse en rien l’incivisme des cyclistes, mais vous amènera peut-être à vous poser ces questions : le cycliste est-il réellement le plus grand danger de la voie publique ? Et méritait-il donc votre diatribe sans nuances ce matin ? »
(France Inter)
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SÉLECTION DE REMARQUES D'AUDITEURS
DE FRANCE INTER

Messages d'auditeurs
« J'ai entendu M. Morin ce mardi 06 Octobre, dans la Bande Originale parler de drague, jusque là tout va bien puis parler de "boudin", en parlant de femmes qui ne correspondent pas à certains critères de beauté. C'est franchement ringard, Je suis déçue que sur France Inter on ne défende pas des idées un peu plus bienveillantes sur les femmes, quelle que soit la forme de leur corps. 
Il existe pléthore de vidéo de jeunes femmes qui se battent pour défendre le droit de ne pas être dans les standards de beauté, puis là boom ! Boudin ! Non vraiment ça met en colère! 
On peut continuer à dire que certaines femmes sont plus belles que d'autres, mais de là à en qualifier certaines de boudins ! Comment construire ensuite une estime de soi ?
J'ai 60 ans, n'ai pas été victime de ce genre de qualificatif car plutôt jolie et un corps dans les standards... mais qu'ai-je fait pour être jolie ? Rien, ça m'a été donnée à la naissance... 
Allez bonne journée et merci pour cet espace de paroles !   »
(France Inter)

« Je vous écoute chaque matin, mais je trouve que vos invités sont de plus en plus poussiéreux. J'aimerais beaucoup entendre des gens tournés vers le monde de demain actifs et dynamiques, des invités qui travaillent à la transition du monde, écologique, énergétique, qui portent des politiques innovantes sur la résilience territoriale etc. » (France Inter)
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SÉLECTION DE REMARQUES D'AUDITEURS
DE FRANCEINFO

Message d'auditeur
« J'écoute Franceinfo tous les jours depuis de nombreuses années. Je viens d'entendre un très bon reportage sur la santé à l'école, qui évoque les difficultés rencontrées par le très faible nombre de médecins scolaires. Je suis moi-même enseignant et je ne me rappelle pas avoir jamais entendu ou lu dans aucun média que les enseignants n'ont pas de médecine du travail. Cela peut paraître incroyable, et je crois que peu de gens (à part les enseignants et leur famille) le savent, mais les enseignants passent une visite médicale l'année de leur titularisation…et puis c'est fini. Dans mon cas cette visite remonte à 1997. Je me demande combien de professions en contact avec du public sont dans ce cas. J'aimerais que ce sujet soit un jour abordé. Merci. » (Franceinfo)

« Cher monsieur, en l'espace d'une minute, vous avez réussi à placer deux fois "clusters" et une fois "distanciation sociale". Il y a longtemps que les auditeurs de Radio France ont fait un sort à ces anglicismes. Pour vous en convaincre, je vous conseille vivement la lecture des messages publiés sur le site de la Médiatrice, ainsi que la lettre hebdomadaire de celle-ci. La prochaine fois, parlez-nous de foyers de contamination et expliquez-nous, tout simplement, qu'il est quasiment impossible de garder ses distances dans les transports en commun. Est-il si difficile de parler français ? » (Franceinfo)

« Docteur en Physique-chimie, j'ai quelque peu fait le tour des matériaux bio-sourcés au cours de mes travaux. Ces matériaux sont d'origine naturelle et ont pour vocation de remplacer des matières premières d'origine naturelle. Ainsi, j'ai connaissance des compositions des biocarburants de première, seconde et troisième génération. De ce fait, derrière l'agitation qui concerne la réintroduction des néonicotinoïdes, je m'étonne que jamais ne soit mentionné les débouchés de la betterave sucrière qui finit en partie en bioéthanol de première génération. Il serait pourtant intéressant de savoir quels sont les acteurs qui poussent pour la réintroduction des pesticides (ce ne sont certainement pas les agricultures) et pour quelles proportions des usages. Aussi ouvrir le débat sur les biocarburants de première génération qui mobilisent des terres agraires pour faire avancer des automobiles et sauver la planète mais au détriment de la qualité des sols pourrait être particulièrement croustillant. Bien à vous et espérant entendre des débats enflammés d'experts du domaine sur Franceinfo. » (Franceinfo)
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SÉLECTION DE REMARQUES D'AUDITEURS
DE FRANCE CULTURE

Messages d'auditeur
« Ravi d'avoir entendu Alain Finkielkraut dans l'émission que j'écoute en podcast chaque semaine. Le véritable débat sur ces sujets civilisationnels ne peut se passer de voix porteuses d'un discours dissonants. L'ouverture à des "chroniqueurs" aux opinions divergentes mais éclairantes (sur ce sujet comme les autres) enrichit l'émission. Je tiens à signaler que je n'adhère absolument pas aux idées de Finkielkraut. » (France Culture)

« C'est avec un immense plaisir que j'ai écouté les mots de votre invité dans les Chemins de la Philosophie, Eric Fiat car je dois avouer que 30 ans plus tard je reste blessée par le dédain d'un de mes professeurs, alors que j'étais étudiante en géographie, et que lors d'un oral j'avais cité quelques mots de "Manon des sources", que je relisais. J'étais interrogée sur "l'eau dans le sud est de la France". Ma présentation avait bien plu à l'exception de ma référence littéraire, parce que "Marcel Pagnol ne pouvait pas être une référence littéraire" justement… Nous voici, Marcel Pagnol et moi, à travers votre émission, enfin réhabilités dans mon esprit et ma blessure se referme… Mais je dois avouer aussi que je n'ai jamais renoncé à relire Marcel Pagnol car je sentais bien que ce Maître de Conférence se trompait. Très fidèle auditrice de votre émission, je lis maintenant aussi Vladimir Jankélévitch et Simone de Beauvoir par exemple et il y a bien d'autres égratignures de mon égo qui ont été guéries grâce Aux Chemins de la Philosophie. » (France Culture)
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"LETTRE À UNE JEUNE FEMME À L'OCCASION DE LA JOURNÉE MONDIALE DES FILLES", GIULIA FOÏS

Dimanche 11 octobre, c'est la journée mondiale des filles. À cette occasion, l’association "En avant toutes" a rendu publique une étude inédite sur les violences sexistes et sexuelles subies par les 15/25 ans. Giulia FoÏs a eu envie d’écrire à la jeune fille dont l’histoire se dessine à travers plein de témoignages. C'est le coup de cœur des auditeurs cette semaine. 

Messages d'auditeurs
« Je n'ai jamais été harcelée, jamais violée, jamais battue.... Mais j'ai beaucoup pleuré à l'écoute de cette lettre magnifique qui prend aux tripes et me sens solidaire de toutes ces femmes. » (France Inter)

« Bravo bravo bravo.  Brillant. Emouvant. Sensible. Tellement pertinent. A partager avec le plus grand nombre. » (France Inter)
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Quand les auditeurs deviennent nos professeurs de français...

"Elle s'est faite violée"
« Je suis psychologue clinicien et travaille dans le service de psychiatrie du CHU de Caen où je traite, entre autres thématiques, des violences et agressions faites aux femmes.  
Ce mercredi matin était diffusé sur les ondes de Franceinfo un reportage sur le viol. Le journaliste, dès ses premières phrases en parlant d'une mineure violée, a cette formulation malheureuse : "elle s'est faite violée".  
Je ne doute pas qu'il voulait dire qu'elle a été violée mais seulement voilà, ce n'est pas ce qu'il formule. Il est traversé d'une idée reçue persistante qui veut qu'une victime de viol soit responsable de son agression. Elle s'est faite violée signifie qu'elle a fait en sorte de l'être, qu'il y avait l'intention d'être violée. Non ! La réalité est que cette jeune fille mineure a bel et bien été violée, elle a subi une agression sexuelle, un viol, elle ne s'est pas faite violée. Le bon usage de la langue française est à ce niveau essentiel pour lutter contre les prêts à penser et participer à changer la représentation collective qu'une société a d'une thématique, ici le viol.  
Ce ne serait pas si grave si l'on ne traitait pas du viol, de l'”objetisation” de l'autre. Une telle formulation (elle s'est faite violée) a pour effet de renforcer la conviction bien réelle encore pour beaucoup que la victime l'a cherché, est responsable. Je mesure trop souvent au travers mes consultations combien encore il est difficile pour une victime d'être entendue et reconnue non seulement lors des dépôts de plaintes mais aussi par l'entourage.  
Je me permets donc de vous écrire afin que vous puissiez faire en un retour au journaliste et sur les ondes de Franceinfo. En la matière une telle formulation si malheureuse et qui a la vie si dure ne peut continuer d'être un impensé, c'est de la responsabilité de chacun d'autant plus dans une fonction qui touche au public. »


Au fond, en fait
« Serait-il possible de demander à vos journalistes de réduire dans leurs interventions l'utilisation des expressions "au fond" et "en fait" ? Ç'est devenu vraiment insupportable ! Je suis désolé d'avoir à faire cette remarque. »

Origines
« Comment faire comprendre à certains journalistes que l'expression "français d'origine musulmane" ne correspond à rien. Personne n'est originaire d'une religion quelle qu'elle soit. Personne ne dit à vos journalistes, qu'ils sont Français d'origine catholique, ou d'origine judaïque, ou d'origine protestante, etc. Lisez d'Odon Vallet, il est possible qu'il vous apprenne quelques trucs. Une fidèle auditrice de France Inter qui ne voudrait pas arrêter vos émissions à cause de fautes de langage et de français. Et, s'il vous plait, utilisez l'expression "foyer d'infection" plutôt que "clusters". »

Usage de la langue
« Je trouve horripilant le laisser-aller de certains journalistes, qui répètent comme des perroquets les expressions à la mode sans se soucier d'utiliser le mot juste, ce qui conduit à un appauvrissement phénoménal de la langue parlée à la radio. Plus de mesures radicales, tout est devenu drastique, on ne garde plus ses distances, on "respecte la distanciation physique" (quel style !), quant aux foyers d'infections, ce sont bien sûr des "clusters". Pour les malades qu'on n'est pas certain de pouvoir sauver, leur "pronostic vital est engagé" et les incendies ne sont plus circonscrits, ils sont "sous contrôle". Aujourd'hui aux infos de 18h, à propos de l'enquête sur le meurtre de Victorine Dartoix, la journaliste nous explique que des gendarmes ont été spécialement "dédiés" à cette affaire. J'aurais dit "affectés", mais c'est sans doute vieux jeu… En revanche, je "dédie" ce message à l'auteur (l'autrice ?) de cette dernière perle. »

Anglicismes
« J'admire la qualité de votre émission et votre faculté à l'animer quel que soit le sujet, mais je m'interroge cependant sur le remplacement de termes courants par des termes anglais (toujours anglais). "Cluster" est en anglais un terme très banal et générique, qui signifie diverses choses selon le domaine dans lequel il est employé ; il ne signifie pas nécessairement "foyer", sauf dans la bouche des épidémiologistes. Et si vous vous sentez obligée de compléter le terme tout aussi banal "foyer" par le terme "épidémique", on ne comprend pas bien pourquoi vous ne faites pas la même chose avec "cluster". Bref, le terme "cluster" n'apporte rien de plus que "foyer", et même si c'était le cas, il conviendrait cependant d'utiliser un terme de votre langue et celle de vos auditeurs. 
Quant à ce stupide et inutile "stop and go", j'avoue avoir du mal à comprendre comment on peut à ce point en être réduit à raisonner par rapport à la langue anglaise, jusqu'à en perdre son vocabulaire. »


C’est, ce sont
« Monsieur l'ancien Ministre de l'Education nationale, je vous ai entendu à plusieurs reprises dire "c'est" à la place de "ce sont". Ne pas maîtriser l'inversion du sujet revient à céder à la facilité, penser que les français d'aujourd'hui sont inintelligents et incapables d'effort. En somme, c'est enseigner la faute. Jean-Michel Blanquer, néglige souvent l'accord des participes passés même les plus simples alors qu'il est important de ne pas s'embarrasser de règles mais de parler correctement en prenant conscience des relations fonctionnelles d'une phrase. »

Doublement de sujet
« Je suis votre émission et je suis vraiment désolé d'entendre des journalistes parler aussi mal à un horaire de grande écoute.  
"Emmanuel Macron, est-ce qu'il a raison...". C'est une fâcheuse habitude de doubler le sujet dans une phrase. Cela reporte l'information et créé un délai inutile pour celui qui la reçoit. C'est surtout une faute de grammaire. Dans les classes, les élèves reproduisent cette erreur qu'ils ont entendue à la radio. Vous devriez vous exprimer correctement à l'antenne du service public. »


En terme de
« Je n'en peux plus d'entendre les journalistes utiliser à tort la formule "en terme". Merci de leur en rappeler la seule utilisation correcte : Académie française : Dans le sens de « dans le vocabulaire, dans le langage de », "en termes de" est la seule forme correcte : en termes de marine, de médecine, de jurisprudence, etc. "En termes de" au sens de « en matière de » est un anglicisme à proscrire. On emploiera donc les locutions quant à, en matière de ou en ce qui concerne. Quant à l'expression "à l'internationale", utilisée abusivement également, elle est réservée au langage du commerce. Voici ce qu'en dit l'Académie : "À l’international est une formule elliptique en usage dans la langue du commerce : Prospective, travail, mobilité à l’international. Cette construction s’étend abusivement. "À l’international" est trop souvent employé pour "À l’étranger". "Un billet de train valable en France et à l’international". "Qu’en dit-on à l’international ?" "Quelles sont les réactions à l’international ?" On emploie également "À l’international" pour évoquer les relations entre États. On préfèrera parler "des nouvelles ou des analyses de politique étrangère" que des nouvelles ou des analyses à l’international. On dira : Il en va ainsi dans les relations entre États, ou dans les relations internationales, plutôt que" Il en va ainsi à l’international". Merci de favoriser une communication plus efficace et plus élégante aussi... »

Les mots anglais
« Je suis de plus en plus choqué de l'utilisation volontaire systématique de mot anglais alors qu'un mot tout simple existe en français. Il s'agit du mot "cluster", qui n'existe pas en français et n'est connu du grand public UNIQUEMENT parce que certains journalistes se gargarisent d'utiliser des anglais. Vous nous avez déjà fait le coup avec "tsunami" alors qu'en français il faut dire "raz de marée" (là on peut comprendre que le terme étranger soit plus court à prononcer dans une chronique) et vous recommencez avec "cluster (sans excuse car le mot "foyer" est court et très clair). Donc ce n'est pas l'usage du grand public qui induit l'utilisation du mot par les journalistes, mais tout le contraire : le mot anglais ne serait jamais employé en France (mis à part dans le milieu très restreint des chercheurs virologues qui travaillent à l'international) si les journalistes ne se faisaient pas plaisir en l'utilisant de façon systématique (pour faire sérieux utilisant un mot cryptique inconnu des non-anglophone ?...). Ce matin, ce fut le pompon dans la chronique "VRAI DU FAUX" où la journaliste a utilisé presque dans toutes ses phrases (parfois 2 ou 3 fois dans la même phrase) le mot "cluster". Le journaliste qui faisait contrepoint a d'ailleurs dit "on dit 'foyer' en bon français", mais rien n'y a fait. La journaliste a continué de plus belle avec le mot anglais répété à l'infini, un peu comme un gosse se faisant plaisir en répétant un gros mot interdit. Et ce n'est pas la première fois que j'entends cette dame (j'ai oublié son nom) faire ainsi. Stop s'il vous plait !!! Vous êtes le Service Public, on aime la qualité de vos émissions, alors montrez-vous à la hauteur : BANNISSEZ le mot "cluster" (pas seulement réduire son utilisation, mais juste ne JAMAIS l'utiliser) et revenez au mot français "foyer" qui est très clair. J'espère un changement audible rapidement (je vous écoute tous les jours) »

« C’est de cela dont… »
« Une erreur m'agace : dans la proposition subordonnée "C'est de cela dont nous allons parler", de plus en plus fréquente, j'aimerais que les journalistes remplacent "dont" par "que". Pour se rendre compte que l'on fait une faute de français, il n'est que de mettre la phrase ou la subordonnée à l'endroit. Ex.: "Nous allons parler de cela" et pas "Nous allons parler dont cela". Je crois que c'est on ne peut plus évident! Merci ! »

« Merci infiniment ! »
« Je remarque que beaucoup d'interviews se terminent par "merci infiniment" adressé à l'invité. Il faudrait peut-être réfléchir au sens des mots : si l'on remercie "infiniment" une personne qui a bien voulu répondre à une interview (souvent pour vendre son bouquin ou faire sa campagne pré-électorale), comment remerciera-t-on une personne qui vous rend un immense service ou qui vous sauve la vie ? 
Certes la courtoisie demande de remercier les invités, comme je remercie la boulangère qui me rend la monnaie, mais il faut garder le sens des proportions, "merci" c'est suffisant, "merci beaucoup" peut se justifier si un invité exceptionnel a fait un effort pour se déplacer, mais "merci infiniment" c'est totalement disproportionné, et à remercier infiniment toutes les 5 minutes, ces remerciements sont complètement galvaudés. »


Problématique
« Auditeur fidèle, assidu et, de ce fait, exigeant de France Inter, je suis de plus en plus agacé de l’usage erroné du terme « problématique » utilisé en lieu et place de « problème » par les journalistes de la chaîne. Serait-il possible de faire passer le message ? La précision de la langue devrait être une préoccupation de tous les jours, notamment pour des professionnels de la parole s’adressant à un large public... »

Impacter
« Bravo pour vos émissions, toujours très intéressantes. Mais s'il vous plait, dites à vos invités que le verbe "impacter" n'existe pas ! Je viens de l'entendre trois fois en une minute... La langue française est aussi une victime de la pandémie que nous connaissons... »

Cluster
« Merci de transmettre ce message aux journalistes de vos différents journaux : ça suffit avec vos "clusters" ! "cluster" ça veut dire "amas, grappe" en anglais, et quand c'est un Français qui l'emploie, il ne sait même pas le sens qu'il lui donne, et les auditeurs pas plus ! Le bon mot français (et peut-être pas le seul) est : "foyer d'infection". PARLEZ-NOUS FRANCAIS ! par respect de nous les auditeurs, de la culture française, et aussi de la loi (Toubon) qui vous y oblige ! »

Greluche
« Au cours de l'émission diffusée hier, mardi 6 octobre, vous avez abordé le champ de l'écriture inclusive, la féminisation des noms ; un de vos confrères masculins qui vous taquinent et, comme beaucoup d'hommes, aiment avoir raison, vous a assuré qu'il n'y avait pas de masculin à "greluche"?! Eh bien, c'est faux ! Je l'ai découvert le soir même lors de la répétition de notre chorale Cantemus : nous avons chanté une chanson de Francis Poulenc, intitulée "Margoton va t'a l'iau", dans laquelle figure le masculin de greluche !! Voici les paroles que prononce la fameuse Margoton : "Mon petit cœur, messires, n'est point pour greluchons"!! »

Le ou La covid ? 
« En tant que vieil auditeur de Radio France, j'aimerais féliciter ceux et celles d'entre vous qui continuent vaillamment à dire LE et non LA Covid. D'après l'OMS (et, peut-être, certains Académiciens), il faudrait dire LA parce que le mot anglais "disease" se traduit par "maladie". Mais il suffit de le traduire en l'occurrence par "mal infectieux" (du coronavirus, ce qui n'est pas pléonastique puisqu'une infection n'est pas forcément virale) pour être parfaitement en droit de dire LE, et pour que cette absurde petite guéguerre larvée cesse ! (La Fontaine : "Un mal qui répand la terreur / Mal que le ciel en sa fureur...") De toute façon, pourquoi "traduire" un acronyme anglais ? Or les substantifs anglais, à de rares exceptions près, sont neutres, et la marque du neutre en français n'a jamais été le féminin. Et d'ailleurs, par analogie, faudrait-il aussi mettre au féminin des mots composés comme tee-shirt, camping-car ou side-car ? Certes, on peut dire LA si on veut, mais pour moi, ce n'est qu'une forme d'argutie malavisée. Bravo donc à tous ceux qui continuent à faire preuve de bon sens... »

« Sur vos antennes, la même erreur est régulièrement commise de dire le Covid alors qu'il faut dire la Covid qui signifie COronaVIrusDisesase-19. En effet, la maladie est causé par le Coronavirus Sars-Cov2, tout comme LA grippe est causée par LE virus Myxovirus influenzae, LA rougeole par le Paramyxovirus de la rougeole... Dans la mesure où votre audience est large, cela permettrait de corriger cette erreur dans la population qui confond volontiers la maladie et le virus. Cela écorcherait moins mes oreilles de médecin (vérification faite auprès des éminences de l'Académie de Médecine). C'est donc au genre féminin que cette maladie se décline.»

« S’il vous plaît, vous savez qu’il faut parler de la covid-19 et non pas du covid qu'au moins  les journalistes parlent correctement... Sinon cela va faire comme avec espèce où les ignorants continuent de dire un espèce de virus... »

Le sens des mots
"COVID-19" : FÉMININ OU MASCULIN ? 

Après les tensions sociales et psychologiques suscitées par la peur du virus lui-même, des tensions grammaticales sont apparues à la faveur d’un mal dénommé covid-19. Ou plus exactement, à la suite d’une recommandation de l’Académie française préconisant sur le tard de ne pas désigner cette affection par un neutre de forme masculine mais féminine : la covid...
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Digital
« Pourriez-vous écarter les mots "digital" et "digitaliser" du vocabulaire de vos émissions ? À moins que vos interlocuteurs n'entendent autre chose par "digitaliser" ? Je n'ose y croire... »

Slogans en anglais
« Pour la défense de la langue française nous comptons sur vous. Je parlerais même d'exigence. 
Alors une publicité pour une boîte d'intérim dans laquelle le slogan est entièrement en anglais nous pose problème. La préservation de notre identité culturelle est avant tout pour une radio basée sur la défense de notre langue. Car si les "pubards" se ridiculisent à force d'excès de langage marketing pourquoi leur prêter votre aide. »
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Vidéo
GIULIA FOÏS ET LES AUDITEURS 
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Giulia Foïs, productrice de l’émission Pas Son Genre sur France Inter, nous parle de sa relation aux auditeurs.
​​​​​​​Etes-vous attentive aux messages des auditeurs ? Le message d’auditeur qui vous a le plus marqué ? Quelle auditrice êtes-vous ? Quelle voix de radio a compté pour vous ?
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Vidéo
MAXIME VEYRIER ET LES AUDITEURS 
​​​​​​​
Maxime Veyrier, animateur à France Bleu, nous parle de lui et des auditeurs : Êtes-vous attentif aux messages des auditeurs ? Le message d’auditeur qui vous a le plus marqué ? Quel auditeur êtes-vous ? Quelle voix de radio a compté pour vous ?
VOIR
 

​​​​​​​[PROCHAIN RENDEZ-VOUS] Samedi 10 octobre sur franceinfo à 11h51 et 13h51 : "Traitement éditorial de l’édition 2020 de Roland-Garros". Emmanuelle Daviet reçoit Vincent Rodriguez, directeur des sports de Radio France.


Franceinfo
Donald Trump au centre des médias

Entre la campagne électorale américaine et son test positif au Covid-19, Donald Trump est au centre des médias. Franck Mathevon, Chef Pôle Monde Rédaction internationale de Radio France est au micro d’Emmanuelle Daviet, médiatrice des antennes pour répondre aux auditeurs.
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France Culture
Radiographies du coronavirus : décryptage avec Nicolas Martin

Emmanuelle Daviet reçoit Nicolas Martin producteur sur France Culture pour sa chronique qui a fait réagir les auditeurs : « Radiographies du coronavirus : le SARS-CoV2 a-t-il muté ? ».

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