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#48/2020 - Novembre 2020
 L'ÉDITO DE LA MÉDIATRICE

​​​​​​​État des maux

La loi "sécurité globale", l’évacuation des migrants place de la République, la détresse psychique des étudiants, la réforme de l’Université, le syndicat “Avenir lycéen”, les 8 mètres carrés dans les commerces, Diego Maradona, Jacques Secrétin, Christophe Dominici et le coup de cœur des auditeurs sont au menu des thématiques abordées dans leurs messages cette semaine. 

Chaque jour vous êtes très nombreux à nous écrire. Vous pouvez retrouver une sélection quotidienne des courriers sur le site de la médiatrice


Mobilisations contre la loi "sécurité globale"

Samedi dernier, 22 000 personnes ont manifesté en France à l'appel notamment des organisations de journalistes contre le texte pénalisant la diffusion malveillante d'images des forces de l'ordre, adopté la veille par l'Assemblée nationale et jugé par les manifestants attentatoire à "la liberté d'expression" et à "l'Etat de droit". 
Une vingtaine de manifestations et rassemblements étaient prévus dans le pays, dont le principal au Trocadéro à Paris, qui se poursuivait dans le calme en fin d'après-midi, au milieu d'un important dispositif policier. 

L'Assemblée nationale a voté il y a une semaine, après l'avoir amendée, la mesure la plus controversée de la proposition de loi "sécurité globale" : l'article 24 pénalisant la diffusion malveillante d'images des forces de l'ordre, tout en l'assortissant de garanties sur le "droit d’informer". Cet article, mais aussi la possible utilisation de drones lors des manifestations et la crainte de la reconnaissance faciale par les caméras de surveillance, ont suscité une intense émotion dans les médias, qui y voient un risque d'entrave à la liberté d’informer. 
Des auditeurs ont estimé que le sujet n’avait pas suffisamment été évoqué le week-end dernier : 
« Comment cela se fait-il que vous ne parliez si peu de ce qui est en train de se passer par rapport à cette loi ? » 

« Je suis très surprise et choquée qu’il n’y ait rien eu dans les informations sur les manifestations contre la loi “sécurité globale” qui vous concerne aussi… » 

D’autres reprochent une trop large couverture destinée à défendre des intérêts corporatistes ou commentent le contenu de la loi : 

« Est-ce le rôle d'une radio service public d'utiliser le temps d'antenne comme tribune pour défendre des intérêts corporatistes ? » 

« La violence de certains manifestants, elle ne vous semble pas condamnable ? Ne pensez-vous pas que la police est lasse d'être mise sur le grill en permanence et d'être le réceptacle du mal être dont certains sont peut-être responsables ? Et si elle doit être mise en accusation sur des comportements, il serait de bon ton qu'il en soit de même de l'autre côté. » 

Cette manifestation a fait l’ouverture du journal de 19h de Frédéric Barreyre samedi avec un reportage signé Béatrice Dugué qui a parfaitement souligné en guise de conclusion : "le paradoxe de l’après-midi un brin dérangeant : la manifestation très hétéroclite aura réuni des journalistes attachés aux faits et leur vérification et puis des adeptes de faits alternatifs diffusés sur les réseaux sociaux sans contextualisation". Cet aspect d’ailleurs n’a pas échappé aux auditeurs :   

« Ils sont révélateurs ces rassemblements hétéroclites contre les supposées atteintes au droit d'informer des journalistes contenues dans le projet de loi « sécurité globale ». Partant de la nécessité absolue – aucun doute là-dessus - du journalisme pour le bon fonctionnement d'une Démocratie, on en vient à ces assemblages carpes-et-lapins, ces pots-pourris revendicatifs, où des Gilets Jaunissants essaient de se refaire la cerise, les anti-masques de placer leur démarche d'irresponsables, et des politiciens en quête d'aubaines d'exploiter un énième filon, alors que la plupart d'entre eux, s'ils étaient au pouvoir, dans le contexte à risques multiples que l'on sait, voteraient évidemment le texte, avec les amendements adoptés quoique critiqués, voire quelques-uns supplémentaires de leur crû..... Mais n'ergotons pas sur la revendication du droit à filmer les policiers – avec bien sûr et toutefois la réserve relative à la sécurité personnelle des fonctionnaires… »  


« N'ergotons pas sur la revendication du droit à filmer les policiers »   

Lundi soir, l’évacuation musclée de migrants, qui venaient d'installer des tentes place de la République à Paris, a suscité de vives critiques. Des images de violences policières ont été relayées sur les réseaux sociaux. On y voit des migrants sortis de leur tente par la force ou des coups de matraque. 

Après avoir évoqué dans la nuit des images "choquantes" et réclamé "un rapport circonstancié" au préfet de police de Paris, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a annoncé mardi avoir demandé une enquête à l'IGPN, la "police des polices". 
Le parquet de Paris a de son côté annoncé avoir ouvert deux enquêtes pour "violences par personne dépositaire de l'autorité publique". L'association Médecins sans frontières a de son côté annoncé un dépôt de plainte contre le préfet de police de Paris Didier Lallement pour violences volontaires et atteinte aux biens des associations et des exilés. La Commissaire aux droits de l'homme du Conseil de l'Europe Dunja Mijatovic a elle aussi dénoncé des "images choquantes".  Sur le plan politique, le ministre de l'Intérieur est sous le feu des critiques des oppositions : la gauche lui reproche une "dérive liberticide" et la droite un lâchage de la police. 

De leur côté, les auditeurs reprochent un traitement lacunaire des faits estimant qu’ils ne sont pas suffisamment contextualisés. Ils commentent cette information sous divers angles : 
« Le 23 novembre, il y a eu une évacuation d’un camp de réfugiés, majoritairement des afghans, de la place de la République. Ce qui a conduit à des affrontements entre les policiers et les demandeurs d’asile. Les agissements des policiers envers les demandeurs d’asiles ont été très choquants, violents et inhumains. Mais je trouve également choquant que ces réfugiés aient été instrumentalisés par des associations et des politiques dont les intentions sont bonnes (montrer la situation dramatique des réfugiés en ce moment) mais les moyens d'action contestables.   
Les images qui ont circulé montrent la violence des policiers et aussi la riposte de certains réfugiés.  Je redoute que ces images confortent aussi bien le camp des « pour » que celui des « contre » l’accueil des migrants Je ne voudrais pas que l’identité de mes compatriotes soit entachée par ces événements. Leur situation est bien trop grave pour qu’elle devienne l’enjeu de guerres politiques. »
Un auditeur afghan. 

« Concernant l'évacuation de la place de la République dans la nuit du 23/11/2020, vous n'avez pas mentionné plusieurs choses sur Franceinfo : 1) Les personnes évacuées sont-elles présentes en France en situation régulière ou irrégulière, des clandestins ? Des réfugiés politiques ou des personnes en quête d'un Eldorado ? 2) Ces personnes avaient-elles le droit de s'installer ainsi sur cette place, avant d'y être invitées par des associations ? 3) Ces personnes ont-elles obtempéré aux injonctions des forces de l'ordre d'évacuer les lieux ? Le journalisme est un exercice qui se veut être objectif, présenter les faits dans leur intégralité, si je ne me trompe pas... Tâchez de ne pas tronquer les faits pour verser dans le sentimentalisme ou le buzz, mais de les présenter dans leur contexte global. La forme des faits semble vous gêner, me concernant il s’agit du fond. » 

« J’attends des journalistes de France Culture qu'ils m'informent et me donnent des "clés" pour me faire une opinion. Or s'agissant du "camp" de réfugiés démantelé hier au soir à Paris, rien ou presque n'est dit de son installation. Qui l'a organisé ? Avec quels moyens ? N'y avait-il pas une intention délibérée de la part de certaines associations et mouvements politiques de provoquer l'intervention des forces de l'ordre pour ensuite pouvoir montrer des images, forcément choquantes et dénoncer un état policier ? S'il vous plait, allez au-delà des images "chocs" et faites un vrai travail d’éclairage. » 

« Il faut tout de même que vous osiez dire une fois de temps en temps que les policiers et policières, ont eu à subir d’invraisemblables violences des Gilets jaunes et de ceux qui étaient soi-disant de braves manifestants pacifiques !!! Quand un policier ou son équivalent féminin est roué de coups lorsqu’il est à terre et qu’il finit à l’hôpital je serais personnellement content que le responsable qui s’est rué dessus soit identifié. » 

« Tout d'abord, merci pour votre traitement de l'actualité. D'autre part, je suis particulièrement gêné par l'usage permanent du terme de "violences policières". Ce faisant, vous actez que la violence des policiers est toujours une violence de l'institution policière. Ce faisant, vous prenez parti. Les termes sont importants, et j'aurai trouvé plus juste, pour votre indépendance, que vous alterniez régulièrement de "violences policières" à "violences de policiers". C'est important car d'une part, pour les personnes que vous informez, c'est marquer que vous ne prenez pas parti (ce n'est pas la police en tant qu'institution, mais aussi les personnels policiers), et d'autre part, ça renforce la responsabilisation des acteurs (auteurs, victimes, chaines judiciaires et journalistes) dans ces actes. » 

« Cela arrive souvent mais là le journaliste de Franceinfo réagit suite au démantèlement d’un camp ou regroupement de réfugiés place de la république en y allant de sa petite réflexion personnelle sur l’intérêt de filmer les policiers ! J’écoute depuis longtemps cette chaîne et si nous n’avons pas les mêmes idées de fond, elle respecte en général les autres opinions. Mais force est de constater que cette période tape sans doute sur le système des journalistes eux-mêmes puisque les dérapages anti-gouvernementaux y vont bon train. On écoute une chaîne info pour les infos, déjà sujette à interprétation, on n’écoute pas pour avoir l’opinion de celui qui les énonce. Pour ça on peut regarder des talk-show »   

Répondons à cet auditeur que la suite des événements de la semaine confirme l’intérêt de filmer.  
La majorité, la gauche et les écologistes ont condamné jeudi le passage à tabac par des policiers d'un producteur noir à Paris, des violences documentées par des images largement diffusées sur les réseaux sociaux. Publiée hier matin par le site Loopsider, cette vidéo - dont une nouvelle version glaçante est sortie en début d’après-midi ce vendredi - a été vue 12,4 millions de fois sur Twitter, devenant d'ores et déjà une des vidéos les plus virales en France sur ce réseau social. 
Elle montre un homme qui subit une volée de coups assénés par des policiers samedi dans l'entrée d'un studio de musique du XVIIe arrondissement de Paris. 
Jean-Luc Mélenchon y a vu la "preuve terrible du caractère vital du droit à filmer l'action policière" 
Commentaire d’un auditeur : 
« Sans ces images ce monsieur serait lui en détention et nous serions en présence d'une énorme erreur judiciaire. L'article 24 du projet de loi sur la "sécurité globale" aurait certainement empêché la vérité d'apparaître. Combien de personnes avant Michel ont été victimes de cette violence gratuite et ne seront jamais reconnues comme victimes ? » 
Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a demandé la révocation des policiers.

Qu’adviendra-t-il de l’article 24 qui cristallise ces derniers jours passions et antagonismes? Plébiscité par les syndicats policiers, soutenu par la droite et l'extrême droite, l'article 24 suscite une levée de boucliers à gauche et chez les défenseurs des libertés publiques qui y voient "une atteinte disproportionnée" à la liberté d’informer. 

Face à la contestation, le Premier ministre Jean Castex a annoncé hier la création d'une "commission indépendante chargée de proposer une nouvelle écriture" de l'article, une initiative qui a provoqué "l'étonnement" de Christophe Castaner, patron des députés LREM, soucieux de défendre le travail parlementaire.  

Quant à Hugues Renson, vice-président LREM de l'Assemblée nationale, il a estimé, à la mi-journée ce vendredi sur franceinfo qu’"il n'appartient pas à une commission administrative dont on ne connaît ni la légitimité, ni la composition de contourner l'activité des représentants du peuple." "Il y a une façon que je trouve particulièrement maladroite de vouloir se sortir d'une ornière", a-t-il commenté. Il appelle le gouvernement à "renoncer" à l'article 24 pour rediscuter du sujet "sereinement". 
 
Plusieurs syndicats de journalistes avaient prévu de manifester demain, samedi, pour contester l'adoption par l'Assemblée nationale de la loi controversée "sécurité globale", mais cette marche est interdite par la préfecture, a appris hier franceinfo. Cependant si la marche est interdite, un rassemblement - lui - "peut se tenir place de la République à Paris." 
Les manifestants brandiront-ils la "déclaration d'amour" aux journalistes de Christophe Castaner publiée il y a six jours, promettant de continuer "à défendre votre liberté d'écrire, de produire et de nous égratigner" ? Extrait : 

« Chers journalistes, 
Nous venons de vivre une semaine pleine de malentendus, d'incompréhensions, de craintes parfois. Une semaine qui nous pousse à vous écrire pour une déclaration d'amour peu usuelle. Vous nous connaissez, responsables de la majorité, et vous n'avez pas toujours été tendres avec nous. Mais comment vous en vouloir ? C'est votre rôle d'informer, de critiquer, de commenter. Nous avons parfois eu des différends, c'est vrai. Mais il est hors de question pour nous comme pour quiconque de s'immiscer dans vos salles de rédaction, dans vos reportages ou sur vos réseaux sociaux. Tout comme il n'est pas question de vous demander de vous accréditer pour pouvoir couvrir une manifestation. Votre liberté de ton, c'est notre liberté démocratique. (…) ». 


Les grands principes d’indépendance de la presse et le communiqué signé récemment par plusieurs directions de rédactions ont été évoqués hier dans le rendez-vous de la médiatrice avec Sandrine Treiner, directrice de France Culture. 

Nous y reviendrons également demain dans le rendez-vous de la médiatrice sur Franceinfo avec Éric Valmir, secrétaire général de l’information de Radio France. Il répondra aux auditeurs qui estiment que la loi sécurité globale est un “sujet factice” et que son traitement éditorial ne serait que le “reflet d’un corporatisme”. Il indiquera si un journaliste est soumis ou non à des conditions particulières pour couvrir une manifestation.  

Toute cette actualité a été très largement traitée par les antennes avec reportages, analyses, invités en plateaux, experts, politiques de tous bords et syndicats de plusieurs corporations. 


« La catastrophe silencieuse » 

« Je suis mère de lycéens et étudiants et, suite aux annonces, nous, parents, sommes désespérés. Cela fait maintenant de longs mois que l'on ressent nos jeunes démobilisés, démoralisés, seuls en manque de lien social et il y a autour de nous une vague de fond de crises anxieuses, dépression, abandon des études... avec le sentiment bien réel que cette fois-ci, ils sont les plus touchés. On sacrifie une génération ? (…) La vague de désespoir, et je pèse mes mots, passe inaperçue ! Merci de relayer cette catastrophe silencieuse... pour faire rouvrir plus vite et que ces jeunes pleins d'avenir ne soient pas les seuls restants confinés ou semi confinés alors que les personnes âgées vont reprendre leur cinéma, courses, balades ! C'est un cri du cœur ! Merci pour toutes vos interventions si justes et si humaines ! » 

Un message comme celui-ci reflète la tendance de ceux que nous avons reçus cette semaine. Lors de son allocution télévisée, Emmanuel Macron a en effet annoncé que les lycées pourront être "pleinement ouverts, avec la totalité des élèves" autour du 20 janvier, si le nombre de contaminations quotidiennes par le Covid-19 en France reste sous la barre des 5 000. Deux semaines après les lycées, "ce sont les universités qui pourront reprendre les cours, avec là aussi une présence physique de tous les élèves", a ajouté le président de la République. 

Dans l'enseignement supérieur, la règle est depuis fin octobre le "distanciel" pour tous les cours, à l'exception des travaux pratiques et de l'enseignement professionnel nécessitant du matériel spécialisé. Pour les examens qui démarrent en décembre dans les universités, la priorité est en revanche donnée au présentiel et les établissements font ensuite en fonction de ce qui est le mieux adapté à leur configuration. 
Comment les étudiants vivent le reconfinement et la perspective de rester en "distanciel" jusqu’au mois de février ? De nombreux auditeurs s’étonnent de ne pas en entendre davantage parler, perception qu’il convient de nuancer et, à cette fin, nous mettons dans cette Lettre les liens des émissions, journaux ou reportages consacrés à cette question sur les antennes.  

« Aucun média ne s'intéresse au sort réservé aux étudiants. Ils passent jusqu'à 9h par jour en cours sur des écrans, sans aucun contact pour certains... imaginez la souffrance psychologique et cette impression d'être en train de préparer un diplôme au rabais ! Nous sommes en train de sacrifier cette jeunesse et toute le monde s'en fout. » 

« Je suis consternée par le journal de ce matin. L'Université n'existe pas pour vous ? Pourquoi ne mentionner du discours du Président de la République hier uniquement les magasins, le couvre-feu... bref toutes les annonces sauf la mention de réouverture des universités. » 

« En attendant, combien de familles ne paient pour rien un logement pour leur étudiant souvent rapatrié pour le confinement dans la maison parentale ? Combien d'étudiants privés de leurs “petits boulots” dans la restauration ne peuvent plus payer leur loyer ? Pouvons-nous prendre conscience de toute cette belle énergie que l'on met sous cloche physiquement, intellectuellement, socialement, moralement. » 

« Médecin hospitalier au front COVID, je suis choquée par la quasi-absence d'informations concernant les étudiants. Ils sont en distanciel quasi à 100%. Les conséquences sont majeures : isolement scolaire et social, angoisse pour leur avenir, décrochage des primo entrants, perte inéluctable du niveau attendu de connaissances, pauvreté pour certains. Quand se décidera-t-on à traiter tous les jeunes de la même manière, et de se préoccuper des étudiants au même titre qu'on a pris en compte l'isolement des écoliers, collégiens, lycéens ? Ne pourrait-on pas en parler plus à des heures de grande écoute » 

« On peut aller à l'église mais pas à l'université... Il y a des choses qui m'échappent, dont le silence sur l'état des étudiants... On a eu le droit à de longs discours sur l'article 24, mais rien sur la pénalisation de réunion et blocage à l'université. Je ne sais quoi écrire pour alerter sur l'état actuel de l’enseignement supérieur. » 

L’état actuel de l’enseignent supérieur ne se limite pas au vide des amphithéâtres. Il s’illustre également par la réforme de l’université, absente des journaux d’informations ou des émissions selon des auditeurs : 

« J'espère que vous allez faire une large place dans vos informations sur la réforme de l'université, qui est une catastrophe pour la qualité de la recherche et de l'enseignement. Les réformes passent à bas bruit derrière les informations sur la pandémie. » 

Mardi, entre 300 et 400 chercheurs et enseignants-chercheurs se sont rassemblés à Paris devant la faculté de Jussieu, pour "exiger" le retrait de la loi de programmation de la recherche (LPR), adoptée au Parlement la semaine dernière. Plusieurs autres rassemblements étaient organisés dans une quinzaine de villes en France, dont Lyon, Strasbourg, Rennes, Nice et Montpellier. 
Les opposants à la LPR sont mobilisés depuis le début de l'année contre une réforme en "trompe-l'œil" qui va selon eux faire "exploser la précarité". Ils entendent empêcher la promulgation des décrets d'application du texte adopté définitivement au Parlement ce vendredi. Leur objectif ? Le retrait total de la LPR car "cette loi est un marqueur de plus vers une dérive néo-libérale de l’enseignement" estiment les chercheurs. 

Indiquons que France Culture a consacré plusieurs rendez-vous à cette réforme. Nous invitons les auditeurs à écouter le rendez-vous de la médiatrice hier sur France Culture où Sandrine Treiner, directrice de la chaîne, a largement détaillé les différentes émissions consacrées à cette question. La rédaction web de France Inter s’est également penchée sur cette réforme, article à retrouver ici


Avenir lycéen 

Autre sujet qui aurait mérité d’être plus traité estiment les auditeurs : le syndicat « Avenir lycéen ». 
De quoi s’agit-il ? Selon le journal Libération, Avenir lycéen, créé en 2018, a "germé" au ministère avec l'idée de "servir la communication" de Jean-Michel Blanquer et s'est distingué par sa défense des réformes gouvernementales. Mediapart a, lui, révélé début novembre qu'"Avenir lycéen" avait reçu 65 000 euros de subventions en 2019 qu'il avait dilapidés en frais de bouche et hôtels de luxe. 
Message d’auditeur :« Je m'étonne de ne pas entendre parler du syndicat lycéen de Jean-Michel Blanquer ! C'est quelque chose que se doit d'être rapporté aux auditeurs...  Un ministre qui crée le syndicat avec lequel il veut parler et qui lui donne de fortes subventions ». 

Cette affaire a pourtant été évoquée sur les antennes, les liens des différents reportages sont dans cette Lettre. Dans la matinale de France Inter, mardi, dans le Grand entretien, le premier secrétaire du PS Olivier Faure a appelé le ministre Jean-Michel Blanquer à "s'expliquer" sur le "scandale" de ses liens avec le syndicat Avenir lycéen. 

Déjà soupçonné d'avoir dilapidé des subventions publiques, le syndicat est accusé d'être téléguidé par le ministère de l'Education pour soutenir les réformes du gouvernement. Le ministre a réagi dimanche en jugeant qu'il s'agit d'"une affaire à partir de rien" et en démentant toute instrumentalisation du syndicat par lui ou le ministère. 
Mais pour Olivier Faure, "à l'évidence Jean-Michel Blanquer doit s'expliquer car ce n'est pas banal qu'un ministre en exercice cherche à créer ex nihilo un syndicat lycéen pour pouvoir contourner ceux qui existent et éviter la contestation". 
Alors que Léa Salamé lui faisait remarquer que le PS avait été très proche du syndicat étudiant Unef, Olivier Faure a estimé que la situation de Jean-Michel Blanquer n'avait rien à voir avec cela : le ministre "ne cherche pas à établir un lien privilégié avec un syndicat. Il cherche à créer de toutes pièces un syndicat pour écarter ceux qui ont une activité syndicale", cela avec "de l'argent public au service de sa propre communication. C'est très différent", et "c'est un scandale", a-t-il conclu. 

LFI a demandé une commission d'enquête parlementaire et en début de semaine une trentaine de députés LREM ont pris la défense de Jean-Michel Blanquer en tirant à boulets rouges sur LFI, Mediapart et Libération, à l’origine des enquêtes sur le syndicat "Avenir lycéen", soupçonné d'être téléguidé par le ministère de l'Education. 
Dans une tribune publiée sur le site Atlantico, ces députés estiment que les deux médias, "bien décidés à monter cela en épingle", cachent en vérité une mouvance politique, "l'extrême gauche", qui aurait décidé de "nuire" au locataire de la rue de Grenelle en raison de sa dénonciation de “l'islamo-gauchisme". 


8 mètres carrés d’incompréhension  

Au rayon des sujets de la semaine qui ont suscité des remarques mais pas de reproche éditorial : la réouverture des commerces demain, samedi 28 novembre, première étape d'un déconfinement en trois temps et sous condition dévoilé mardi par Emmanuel Macron, qui a justifié ce calendrier prudent par un virus encore "très présent". 

A l'instar de ce qui est annoncé dans d'autres pays européens, le chef de l'Etat lève donc les contraintes sur les achats de Noël en rouvrant tous les commerces dits "non essentiels" comme les librairies ou les boutiques de vêtements, jusqu'à 21h00, avec "des protocoles sanitaires stricts". 
Ces protocoles, négociés avec l'ensemble des professionnels, prévoient notamment de durcir la jauge limitant le nombre de clients pouvant être présents dans un magasin, à une personne pour 8 mètres carrés, contre 4 mètres carrés jusqu’ici. Incompréhension des auditeurs : 

« J'aimerais comprendre pourquoi il a été décidé de passer la jauge à 8 mètres carrés par client alors qu'on est considéré comme étant cas contact uniquement si on se trouve pendant quinze minutes à moins d'un mètre sans protection d'une personne contaminée ce qui n'arrive jamais quand on fait les magasins. » 

« Pourquoi imposer les 8 mètres carrés aux commerçants alors qu'un voyageur dans un train va passer 5 heures à côté d'un autre voyageur ?????? » 

« Je sors d'un train bondé, d'un supermarché avec nombre de clients et je suis dans un métro bondé. Pourquoi exiger 8 mètres carrés de distanciation sociale des "petits" commerces ? Pourquoi autoriser la tenue de réunion de cultes ? Etrange. » 


Un « Dieu » et des étoiles 

Le deuil et la tristesse ont gagné les passionnés de football après la mort de l'Argentin Diego Maradona, légende du football disparue mercredi à 60 ans, laissant les férus du ballon rond orphelins de l'un des joueurs les plus charismatiques et controversés de l'histoire. 
Dans le quartier de Boca à Buenos Aires, mais aussi en Europe à Naples et Barcelone, hauts lieux de la carrière du "Pibe de Oro" ("gamin en or"), l'émotion s'est répandue dans les rangs des fans, quelques heures après l'annonce du décès du champion du monde 1986 des suites d'un arrêt cardiaque. 

Le même jour, la Fédération de tennis de table a annoncé la mort d’un autre champion, Jacques Secrétin, 71 ans, le pongiste le plus titré du tennis de table français. Il avait contribué à populariser son sport grâce à son talent et à son célèbre duo avec Vincent Purkart. 

La veille, l'ancien joueur international de rugby Christophe Dominici, âgé de 48 ans, a été retrouvé mort dans le parc de Saint-Cloud dans les Hauts-de-Seine. 

Cette succession de décès en l’espace de 24 heures a évidemment entraîné une hiérarchisation du traitement éditorial selon le degré de notoriété et le parcours singulier de chacun de ces sportifs. Maradona, star planétaire, a inévitablement eu la faveur des journaux, un choix ni apprécié, ni compris par des auditeurs, qui ont particulièrement regretté la quasi-absence de sujets consacrés au pongiste Jacques Secrétin. 

« Certes la mort de Maradona est un sacré événement, mais en même temps il n’avait rien fait pour se préserver. Mais pas un mot sur la mort de Jacques Secrétin, autre dieu, certes pongiste, moins médiatique, mais avec une éthique de vie que l’on peut qualifier de tout autre… et qui a marqué malgré tout, toute une génération, et le sport français.
Ce n’est pas par chauvinisme, mais il est bon parfois de revaloriser certain monument oublié. »  


« Maradona est mort ? Quelle catastrophe. Christophe Dominici a eu raison de mourir un jour plus tôt, sinon on n'en parlait pas. Par contre Secrétin n'a pas eu cette chance, qui est Secrétin ? Il était simplement un champion du monde de ping-pong comme Maradona. » 

« Maradona, Maradona et encore Maradona. Trop c’est trop. Que Maradona ait été un grand joueur ? OUI. Le plus grand ? Je ne sais pas à chacun de se faire son idée et la réponse a peu d'importance. Qu’une info soit faite, d'accord ; mais une info mesurée à la hauteur de celle que mérite un joueur de foot, lequel de surcroit a versé dans la drogue... est-ce un exemple à survaloriser ? » 

« Le décès de Maradona ne méritait pas (à mon humble avis) que l'on y passe plus de 15 secondes en raison de ses liens avec la mafia, ses problèmes avec la drogue... Et puis, relativisons un peu : ce n'était qu'un joueur de football, pas le sauveur de l'humanité ! » 


Devenez membre du jury du Prix du Journalisme des Médias Francophones Publics 

Si vous êtes passionné par la radio et l’actualité, Radio France vous invite à faire partie du jury international qui remettra le Prix du journalisme des Médias francophones publics (MFP). Ce Prix distingue chaque année le meilleur traitement d’un événement d’actualité, la meilleure enquête journalistique ou le meilleur reportage sur un fait de société présenté par les rédactions des radios membres des Médias Francophones Publics : Radio France, Radio Canada, la RTS (Radio Télévision Suisse), la RTBF (Radio-Télévision belge de la Communauté française) et RFI (Radio France Internationale). Aucun déplacement n’est à prévoir, vous écouterez tous les reportages depuis votre domicile. Toutes les informations pour devenir membre du jury sont détaillées sur le site de la médiatrice


Coup de cœur des auditeurs 

Enfin, coup de cœur cette semaine pour Guillaume Erner. Les auditeurs de France Culture ne tarissent pas d’éloges, messages parmi d’autres : 
« Un immense merci à Guillaume Erner ! Pour son humilité, il ne se place pas en surplomb de ses invités, pour sa bienveillance, pour sa diction lente et claire dans un monde de vitesse et de confusion, pour sa pédagogie, il se met dans la peau de quelqu'un qui ne connaîtrait pas le sujet, qui chercherait à comprendre » 

« Je veux juste remercier Guillaume Erner pour ses émissions : quel bonheur de l'écouter chaque matin ; je suis sans cesse émerveillée par son ton positif, son empathie, sa qualité d'écoute il est tellement rare aujourd'hui d'écouter une interview où le journaliste met en valeur son invité, le respecte, ne l'interrompt pas, prend le temps de lui laisser développer sa pensée, le laisse se raconter. Quelle belle façon de commencer la journée à son écoute !! Un seul souhait : que cela dure encore très longtemps ! Merci d'être là chaque matin ». 


Emmanuelle Daviet
​​​​​​​Médiatrice des antennes


Voici les principales thématiques abordées par les auditeurs dans leurs courriels du 20 au 27 novembre 2020. Nous publions une sélection de leurs messages ci-dessous :

1. Coronavirus : et les étudiants, on en parle ? 
2. Coronavirus : l'ouverture des commerces
3. Coronavirus : le vaccin anti-covid
4. Coronavirus : le télétravail
5. Coronavirus : remarques diverses
6. Amazon
7. Le "Black Friday"
8. Le procès Daval

9. La loi "sécurité globale"
10. L'évacuation de migrants place de la République
11. Le syndicat "Avenir Lycéen"
12. Diego Maradona, Jacques Secrétin, Christophe Dominici
13. Anouk Grinberg dans Boomerang
​​​​​​​14. "Jour de chasse"
15. Pêle-mêle de remarques d'auditeurs 
16. Coup de cœur des auditeurs : "Les Matins" de Guillaume Erner
17. Avis des auditeurs sur le rendez-vous de la médiatrice sur France Inter
18. La langue française 


CORONAVIRUS : ET LES ÉTUDIANTS, ON EN PARLE ?

​​​​Messages d'auditeurs
« J’apprécie France Inter mais quelle surprise ce matin quand vous détaillez au journal les mesures du déconfinement annoncées par le président… Comment expliquez-vous l’absence d’information totale concernant les 2,7 millions d’étudiants de notre pays ? 
Ces étudiants privés d’enseignement largement oubliés alors que beaucoup sont en grande difficulté morale et certains, financières. 
Personne ne parle d’eux, ils sont pourtant nos viviers et les espoirs de demain. Aujourd’hui, ils sont encore pénalisés et privés d’enseignement jusqu’en février. Je suis sans mot. »
(France Inter)
​​​​​​​
« Je me réveille avec Franceinfo le matin et je suis très déçue de constater que suite à l’annonce du Président de la République sur les nouvelles mesures du confinement qu’aucun média ne s’intéresse au sort réservé aux étudiants. Ils passent jusqu’à 9h par jour en cours sur des écrans, sans aucun contact pour certains… imaginez la souffrance psychologique et cette impression d’être en train de préparer un diplôme au rabais ! Nous sommes en train de sacrifier cette jeunesse et toute le monde s’en fout…et je ne parle même pas de l’absence du Ministre de l’Education. On parle des restaurateurs, de la culture… etc mais rien sur nos étudiants, ce sont pourtant eux la France de demain ! Je suis sidéré de constater que dans ce pays, nous ne suscitons pas tous le même intérêt. » (Franceinfo)
Vous trouverez ici les sujets traités sur les antennes à propos des étudiants et de leurs conditions de vie et de travail. 
 À lire, une sélection de messages sur le même sujet

CORONAVIRUS : L'OUVERTURE DES COMMERCES

​​​​Message d'auditeur
« Je sors d'un train bondé, d'un supermarché avec nombre de clients et je suis dans un métro bondé. Pourquoi exiger 8 mètres carrés de distanciation sociale dans les "petits" commerces ? Pourquoi autoriser la tenue de réunion de cultes ? Etrange. » (France Inter)
 À lire, une sélection de messages sur le même sujet

CORONAVIRUS : LE VACCIN ANTI-COVID

Message d'auditeur
« Face à toutes les informations au sujet du futur vaccin anti-covid, je me demandais où nous en étions au niveau des publications des données scientifiques complètes (caractéristiques de la population, exposition au virus, nombre d’infectés dans chaque bras…) car à ce jour il est impossible de conclure d’une « véritable efficacité » sans preuves. Je n’ose pas envisager qu’on puisse lancer une vaccination massive en se contentant uniquement des informations véhiculées par les médias qui représentent plus un storytelling pour les firmes ! J’ai écouté attentivement votre dernière émission (du reste fort intéressante et traitée avec sérieux comme l’ensemble des thèmes que vous traitez) sur ce sujet dans laquelle les deux scientifiques nous expliquaient que ces « fameuses publications  » devraient être publiées assez rapidement…mais à ce jour on parle plus de campagne de vaccination sans vraiment avoir de transparence sur l’efficacité de ces vaccins. Je ne suis pas un anti-vaccin, loin de là, mais de formation scientifique notamment en immunologie (même si ça date de 1990), je m’interroge si le marketing n’est pas en train de prendre le dessus sur le ratio bénéfice/risque de ces futurs vaccins ? Dans l’attente de savoir ce que vous en pensez, je vous félicite encore pour vos précieux éclairages lors de vos émissions. » (France Culture)
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CORONAVIRUS : LE TÉLÉTRAVAIL

Message d'auditeur
« Je travaille pour une société qui nous permet de travailler où l'on veut, à condition d'être joignable par téléphone et Internet. Elle paie le téléphone et la connexion Internet.
Les freins sont souvent liés à la culture managériale française avec un chef qui souhaite garder un œil sur ses salariés. Les sociétés américaines responsabilisent les salariés dans leur fonction, avec une structure hiérarchique plus "plate". La productivité est supérieure en télétravail. »
(France Inter)
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CORONAVIRUS : REMARQUES DIVERSES

Message d'auditeur
« Depuis des semaines, on évoque le "déconfinement raté" au printemps. Mais de quoi parle-t-on ? Qu'aurait-il fallu faire que nous n'avons pas fait à l'heure où tous les indicateurs "reculaient" (si vous me passez l'expression) ? N'est-ce pas nier une dynamique naturelle du virus qui nous échappe ? S'il y a eu un raté majeur à l'issue du déconfinement, c'est le Ségur de la santé qui n'a donné aucune perspective au personnel soignant et a réussi à en faire fuir une bonne partie par lassitude. Du coup, on a abordé la deuxième vague avec moins de moyens. Je trouve qu'on n'entend pas beaucoup ce point de vue qui me semble assez factuel. » (France Culture)
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AMAZON

Message d'auditeur
« Il faut que vous sachiez que je suis plutôt pour le petit commerce et que quand je peux trouver j’accepte d’acheter en local jusqu’à 30 % plus cher que sur Internet. 
Ceci étant dit, une observation et une question : Il faudrait quand même être honnête sur Amazon... C’est la possibilité de trouver de tout et très rapidement sur un site sans perdre de temps. D’éviter de faire des kilomètres quand on est en campagne et que les premiers petits commerces sont à 50 km. C’est la garantie lors d’un achat de l’engagement sur un délai. Et que s’il y a un objet défectueux on peut le retourner. 
Il me semble que c’est à ce prix que les nouvelles plates-formes françaises se feront une réputation. Ma question : comment obliger Amazon à mettre la nationalité du vendeur sur le produit regarder ? »
(France Inter)
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LE "BLACK FRIDAY"

​​​​​​​Message d'auditeur
« Coup de gueule pour vous dire qu’il y en à marre d’entendre parler du "Black Friday" d’Amazon. D’abord ce n’est pas Amazon qui a créé le "Black Friday", ce n’est donc pas à eux de décider de le reporter ou non ! C’est une fausse information que de dire ça dans un journal… Ensuite le "Black Friday" concerne l’ensemble des commerces de grande distribution et personne n’en parle jamais comme s’il n’existait qu’Amazon depuis 3 semaines en France !
Merci à tous les médias qui depuis 15 jours font de la pub gratuite au géant américain !! Et enfin juste pour rappel la France n’a jamais compté autant de français pauvres. Nous sommes confinés on s’en fiche du "Black Friday". On a juste envie de voir nos amis, nos familles ou de pouvoir s’acheter à manger etc. Donc à chaque journal depuis 10 jours résumer le confinement à une histoire de petits commerçants et de fête commerciale ça devient insupportable ! Personne ne parle du fait qu’on n’a le droit de rien faire sauf de consommer !! On veut pouvoir aller faire du sport entre amis, aller au théâtre ou au cinéma, boire un verre ou faire un dîner entre amis, visiter nos parents. C’est ça la vie, pas consommer, consommer... »
(France Culture)
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LE PROCÈS DAVAL

Message d'auditeur
« Pourriez-vous justifier la raison pour laquelle l'affaire Daval reçoit une telle couverture médiatique ? Il s'agit me semble-t-il d'un homicide relativement "banal", comme il s'en produit plusieurs centaines chaque année en France, y compris des féminicides. Qui plus est, cette affaire est un drame familial, à ce titre je ne comprends pas bien pourquoi il y a un intérêt à ce que des millions de Francais soient tenus informés quotidiennement du déroulé du procès. » (France Inter)

LE TRAITEMENT DU PROCÈS DAVAL SUR FRANCE INTER 
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Un procès hypermédiatisé, trop médiatisé selon les auditeurs, très nombreux à avoir écrit pour dire leur incompréhension.
Le procès Daval méritait-il qu’on en parle autant dans les journaux ?
Pour répondre aux questions des auditeurs, Corinne Audouin, journaliste au service police justice de France Inter est au micro d'Emmanuelle Daviet. 
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LA LOI "SÉCURITÉ GLOBALE"

Messages d'auditeurs
« Est-ce le rôle d'une radio service public d'utiliser le temps d'antenne comme tribune pour défendre des intérêts corporatistes et/ou pour mener une guerre personnelle contre le gouvernement ?
Je parle du traitement de l'information sur la loi "sécurité globale" votée hier soir, traitement malhonnête, traitement dont on perçoit bien le biais idéologique sous-jacent. Quelques centaines de personnes dans la rue, et Radio France nous fait un point sur la situation toutes les 15 minutes ! Comme pour les Gilets jaunes ! »
(Radio France)

« Depuis une semaine j'entends parler de la loi sur la “sécurité globale” dans tous les journaux ou éditos politiques et ce que j'entends reste toujours à charge et en opposition avec la description qu'en fait le député de ma circonscription. 
Alors pourriez-vous rappeler à vos journalistes leur devoirs d'information afin que l'on sache si nous citoyens pourrons toujours filmer les forces de l'ordre et ce que prévoit exactement la loi dans ce contexte.  »
(France Culture)

Emmanuelle Daviet reviendra sur le sujet de la loi "sécurité globale" samedi 28 novembre à 11h51 et 13h51 dans le rendez-vous de la médiatrice sur Franceinfo avec Eric Valmir, secrétaire général de l’information du groupe Radio France.

Rendez-vous de la médiatrice
La réforme de l’université, la loi « sécurité globale »

La réforme de l'université et la vie des étudiants en cette période, la loi sécurité globale... Pour répondre aux auditeurs, Emmanuelle Daviet reçoit Sandrine Treiner, directrice de France Culture. 
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L'ÉVACUATION DE MIGRANTS
PLACE DE LA RÉPUBLIQUE

Message d'auditeur
« J’ai 25 ans, je suis fondateur et président de Nouvelle Page, une association de réfugiés Afghans en France.
Nouvelle page a été fondée fin 2017 dans l’objectif de créer une culture de paix entre les réfugiés afghans en France. Dans le cadre de notre mission nous avons également d’autres actions, comme l’aide administrative aux réfugiés et aux primo arrivants, et l’intégration des réfugiés afghans en France.
Alors pourquoi est-ce que je vous écris aujourd’hui ?
Comme vous le savez, le 23 novembre, il y a eu une évacuation d’un camp de réfugiés, majoritairement des afghans, de la place de la République. Ce qui a conduit à des affrontements entre les policiers et les demandeurs d’asile.
Les agissements des policiers envers les demandeurs d’asiles ont été très choquants, violents et inhumains.
Mais je trouve également choquant que ces réfugiés aient été instrumentalisés par des associations et des politiques dont les intentions sont bonnes (montrer la situation dramatique des réfugiés en ce moment) mais les moyens d’action contestables.
Les images qui ont circulé montrent la violence des policiers et aussi la riposte de certains réfugiés. Je redoute que ces images confortent aussi bien le camp des « pour » que celui des « contre » l’accueil des migrants
Je ne voudrais pas que l’identité de mes compatriotes soit entachée par ces événements.
Leur situation est bien trop grave pour qu’elle devienne l’enjeu de guerres politiques.
J’aimerais que ce point de vue puisse être entendu. »
(France Inter)
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LE SYNDICAT "AVENIR LYCÉEN"

Message d'auditeur
« Les rédactions de Radio France vont-elles investir le sujet du « faux » syndicat Lycéen "Avenir Lycéen" ? D’après les enquêtes menées par les deux médias Libération et Mediapart, leurs révélations sont graves et très inquiétantes quant à la tournure de notre démocratie : créer et soutenir grassement un syndicat lycéen dans le seul but qu’il aille dans le sens de la réforme du bac est une faute grave de la part du ministre de l’éducation nationale Jean-Michel Blanquer. Les citoyens réclament une enquête parlementaire ! » (Franceinfo)

Vous trouverez ici les sujets traités sur les antennes à propos du syndicat "Avenir Lycéen". 
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DIEGO MARADONA, JACQUES SECRÉTIN,
CHRISTOPHE DOMINICI

Messages d'auditeurs
« Certes la mort de Maradona est un sacré événement, mais en même temps il n’avait rien fait pour se préserver. Mais pas un mot sur la mort de Jacques Secrétin, autre dieu, certes pongiste, moins médiatique, mais avec une éthique de vie que l’on peut qualifier de tout autre… et qui a marqué malgré tout toute une génération, et le sport français. Ce n’est pas par chauvinisme, mais il est bon parfois de revaloriser certain monument oublié. » (France Inter)

« En annonçant le décès de Christophe Dominici, nul qualificatif était assez élogieux pour évoquer sa brillante carrière. Pas de chance, Diego Maradona lui "grille la priorité" et le pauvre Christophe passe à la trappe. Repose en paix Christophe dans la discrétion comme sa mort semble le prouver. Je précise que je ne suis ni fan de foot, ni de rugby. » (France Inter)
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ANOUK GRINBERG DANS BOOMERANG

Message d'auditeur
« Merci Augustin Trapenard pour ce moment de folle émotion, de frissons, de larmes contenues et de grâce. 
Dites, si vous le pouvez, à Anouk Grinberg, que je ne la connais pas, mais que son émotion, sa vérité, ses combats, ses forces, ses fragilités, me garde vivant dans ce monde qui tourne à l'envers. 
Merci pour cette belle émission, j'en ai les larmes aux yeux, car cette humanité permet de garder nos sens tendus vers le vrai et le beau.​​​​​​​ »
(France Inter)
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"JOUR DE CHASSE"

Message d'auditeur
« Je viens à l'instant d'écouter votre court reportage sur la chasse.
Je vis au milieu des bois, et la chasse autorisée dans cette période déjà anxiogène me semble totalement déplacée. Lorsque l'on vit enfermée, menacée par un virus invisible… Les coups de feu, les cris, les aboiements, sont autant de violences et sentiments d'insécurité ajoutés au contexte actuellement.
Je suis, moi aussi, amoureuse des bois mais, obligée de rester sur le bitume, peut-être faudrait-il que je me promène avec un fusil pour être autorisée à écouter le bruit de mes pas dans les feuilles. Il est difficile d'accepter que des personnes qui tuent aient plus de droits que les autres. »
(France Inter)
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PÊLE-MÊLE

Nous vous proposons dans « Pêle-mêle » une sélection de messages d’auditeurs : réactions sur l’actualité, avis sur des émissions, remarques sur les antennes, opinions sur les lignes éditoriales, points de vue sur les angles choisis dans des reportages ou des articles publiés sur les sites. 

Messages d'auditeurs
« J'ai apprécié que vous fassiez une clarification sur l'usage des articles définis ou indéfinis "des" ou "les" dans votre édito de la Lettre de la médiatrice du 20 novembre. Je note que cette clarification est intervenue parce que des catholiques ne souhaitaient pas être associés à d'autres catholiques (issus de la Manif pour tous) Je suis heureux que la nuance importante soit prise en compte par vous et par la rédaction. J'aimerais qu'il en soit de même pour des amalgames très souvent faits dans d'autres domaines et que l'on n'entende plus sur France Inter des lancements tels que par exemple : "Les enseignants vent debout contre la réforme Blanquer". L'article "des" aurait pu remplacer l'article "les" et le verbe "s'opposent" aurait pu se substituer à l'expression trop forte de "vent debout". Cela m'amène à un second problème. Celui de la représentativité des syndicats enseignants qui monopolisent le temps d'antenne sur FI (comme sur d'autres médias) car eux seuls ne sont pas tenus au devoir de réserve. Le dernier appel à la grève n'a "rassemblé" que 10% de grévistes. Cela veut dire que 90%des enseignants n'ont pas suivi le mot d'ordre des syndicats. Est-il normal que ces mêmes syndicats aient eu 100% du temps de parole et que les journalistes de France Inter ne se soient pas fait le contrepoint des discours pavloviens et manichéens des syndicalistes. J'ai même entendu un journaliste de France Inter, sans le mettre en doute un seul instant et sans rire, se faire le rapporteur du chiffre pourtant comique de 45% de grévistes, fourni par les syndicats.» (France Inter)

« Tant d’années depuis lesquelles je souhaitais exprimer ma reconnaissance, ma gratitude à France Culture, avec toujours l’étonnement, que, dans une société comme la nôtre, puisse exister un tel média… Le contexte m’a poussé à passer à l’acte , voilà donc chose faite et un projet de si longue date, enfin concrétisé, par le biais de cette “lettre de gratitude » à France Culture ! N’avons-nous pas si grand besoin de gratitude, en ces temps mouvementés ? » (France Culture)

« Le 25 Novembre vous avez interviewé le président des maires des communes de montagne, lequel, bien sûr, est furieux de la décision du Gouvernement de maintenir fermées les stations de sport d’hiver jusqu’à mi-janvier. Comme d’habitude, hélas, les questions posées n’en sont pas, elles contiennent la réponse.
Exemples relevés le 25 novembre, perdus parmi beaucoup d’autres, déversés à jet continu : "Vos stations restent fermées, alors que les petits commerces peuvent rouvrir, qu’en pensez-vous ?"
Autre question : "Savez-vous que les stations de sports d’hivers suisses vont rouvrir pour Noël ?"
Le journaliste qui prend la suite continue ainsi : "Le Président annonce la vaccination pour fin Décembre – Est-ce réaliste ? (sic)".
Chaque matin, sous couvert d’information, le simple énoncé des faits est remplacé par une critique systématique, qui donne à croire que nous sommes trop débiles pour nous faire une opinion par nous-même. »
(Franceinfo)
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COUP DE COEUR DES AUDITEURS : 
LES MATINS DE GUILLAUME ERNER

Messages d'auditeurs
« Un immense merci à Guillaume Erner ! Pour son humilité, il ne se place pas en surplomb de ses invités, pour sa bienveillance, pour sa diction lente et claire dans un monde de vitesse et de confusion, pour sa pédagogie, il se met dans la peau de quelqu'un qui ne connaîtrait pas le sujet, qui chercherait à comprendre. Mille mercis. Vraiment. » (France Culture)

« Je veux juste remercier Guillaume Erner pour ses émissions : quel bonheur de l'écouter chaque matin ; Je suis sans cesse émerveillée par son ton positif, son empathie, sa qualité d'écoute il est tellement rare aujourd'hui d'écouter une interview où le journaliste met en valeur son invité, le respecte, ne l'interrompt pas, prend le temps de lui laisser développer sa pensée, le laisse se raconter. Quelle belle façon de commencer la journée à son écoute !! Un seul souhait : que cela dure encore très longtemps ! Merci d'être là chaque matin. » (France Culture)
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AVIS DES AUDITEURS SUR LE RENDEZ-VOUS DE LA MEDIATRICE SUR FRANCE INTER

Message d'auditeur
« Je suis journaliste (dans un média national ndlr) et auditrice quasi exclusive de France Inter depuis ma jeunesse. Votre radio a toujours été pour moi une fenêtre sur l'ailleurs, sur le monde. 
Suite à votre émission de ce matin, et aux interpellations des auditeurs sur les élections US et l'affaire Daval, (…) la question qui me taraude derrière tout ça, c'est : pourquoi, nous Européens, journalistes ou non, sommes-nous si fascinés par les élections américaines (que j'ai aussi couvertes ayant été correspondante de 2004 à 2006), et ne sommes-nous pas capables d'expliquer et de partager les enjeux européens ? Probablement en raison de la puissance des médias US, unis par la langue, la devise, et l'enjeu, nous sommes très suivistes aussi. Bien sûr les élections US sont importantes pour toutes les raisons que le journaliste a indiquées. Bien sûr que j'aime tous les quatre ans décortiquer la société américaine profonde. En fait ce message est surtout un message de frustration, notre boulot de journaliste serait peut-être d'investir autant dans les explications européennes qu'américaines, les élections, les procès, la manière de vivre. J'ai pris conscience de cela en vivant aux Etats-Unis justement... »
(France Inter)

France Inter
Hypermédiatisation de l'élection aux Etats-Unis et du procès Daval ?

Deux sujets hypermédiatisés, trop médiatisés selon les auditeurs, très nombreux à avoir écrit pour dire leur incompréhension. Pourquoi l’élection  américaine a -t-elle bénéficié d’une telle couverture médiatique ? Le procès Daval méritait-il qu’on en parle autant dans les journaux ?
Pour répondre aux questions des auditeurs Emmanuelle Daviet reçoit Corinne Audouin, journaliste au service police justice de France Inter, et Franck Mathevon, chef du pôle monde de la rédaction internationale de Radio France.
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Appel à jury pour le prix du journalisme des MFP 2020

Le Prix du journalisme des Médias francophones publics (MFP) distingue chaque année le meilleur traitement d’un événement d’actualité, la meilleure enquête journalistique ou le meilleur reportage sur un fait de société présenté par les rédactions des radios membres des Médias Francophones Publics : Radio France, Radio Canada, la RTS (Radio Télévision Suisse), la RTBF (Radio-Télévision belge de la Communauté française) et RFI (Radio France Internationale).

Vous êtes passionné par la radio et l’actualité ? Radio France vous invite à faire partie de ce jury qui choisira le meilleur reportage parmi une sélection proposée par les différents médias. 
EN SAVOIR PLUS
 

Quand les auditeurs deviennent nos professeurs de français...

Apocopes
« Je me décide enfin. Après avoir entendu moult et trop de fois le terme "écolo", sur votre radio, que j'écoute tous les jours, je demande aux journalistes, de cesser d'employer ce terme qui décrédibilise cette idéologie aussi digne et respectable que les autres idéologies politiques. Socialo, gaucho, ces termes sont-ils employés ? non. Alors merci, et je pense plus particulièrement à ces militants de la première heure auxquels on a ri au nez, les médias, comme la population mais qui eux savaient ce qui menaçait, et que personne n'a crus. Ils ont droit à votre respect à défaut de votre confiance à l'époque.  »

Forme interrogative
« Je suis effaré - et consterné - devant une (mauvaise) habitude de langage qui se généralise chez tous vos animateurs-trices, et leurs invité(e)s mais là vous n’y pouvez rien. C’est l’abandon systématique de la forme interrogative normale remplacée par l’usage de cette erreur grammaticale et horreur auditive qu’est le « Est-ce que » et le « Qu’est-ce que » : « Est-ce que vous pensez que…? » Au lieu de « Pensez-vous que... ? » Qu’est-ce que vous ferez ? : Les moins ignares, ou plus audacieux, le remplacent souvent par « Vous ferez quoi ? ». Pourquoi pas « Que ferez-vous ? », c’est plus agréable à attendre, c’est plus court (merci pour le temps d’antenne), et surtout c’est correct ! 
S’il-vous-plait : Tendez l’oreille, vous verrez (entendrez) que je n’exagère pas : Toutes et tous vos animateurs ont recours à cette hérésie.  
»

"Pasque"
« J'ai été horripilé par le fait d'entendre votre invitée dire 4 fois "pasque" (au lieu de "parce que") et "et pis" (au lieu de "et puis") en une minute au début de votre émission. Je ne supporte plus ce laisser-aller des uns et des autres dans leur façon de parler, comme ceux qui posent des questions du genre "vous faites quoi ?" ou "vous pensez quoi de...?", au lieu de demander "que faites-vous ?" ou "que pensez-vous de...?". Nombreux sont les journalistes à commettre aussi ces fautes de langage. »
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Chiffre
« L'utilisation du mot chiffre remplace toute une gamme de mots pourtant plus intéressants car variés mais surtout plus précis. Ne pourrait-on pas entendre à la place de "chiffre" les mots "effectif", "proportion", "pourcentage", "nombre" ou "valeur numérique" éventuellement par exemple ? 
Les enfants à l'école apprennent à écrire un nombre en lettre et en chiffre. Les chiffres sont alors les dessins ou signes utilisés et non les nombres écrits. 
»

Live
« Dans un sujet sur l'opéra, on pourrait espérer entendre du français et pas du franglais. Aujourd'hui, parmi les commentaires sur la façon dont l'Opéra fait face à la situation actuelle, votre spécialiste culture annonce des opéras "en live". Pourquoi ne pas parler de retransmission, en ajoutant, si l'on ne craint pas le pléonasme, en direct ? Ces anglicismes à répétition sont vraiment pénibles à entendre. Pour le journaliste, ce n'est bien sûr qu'un anglicisme en 5 minutes de commentaire, mais pour l'auditeur, c'est un anglicisme toutes les 5 minutes ! »

Anglicismes
« Je suis déçu, voire outré, d'entendre de trop nombreux intervenants, attachés ou non à votre station, utiliser des termes anglo-saxons sans prendre la peine de les traduire, ou d'utiliser l'équivalent français. Êtes-vous conscient de votre responsabilité en termes de liberté culturelle ? Donnez donc l'exemple. La diversité culturelle est la première règle en termes de ... préservation de la diversité vivante sur la planète. »

Pédocriminel
« De la même façon que les violences conjugales et les crimes passionnels sont maintenant décrits pour ce qu'ils sont, des féminicides, ne serait-il pas temps de changer les pédophiles en pédocriminels ? Aucune définition du verbe grec "philein" ne s'applique à la relation de ces individus avec les enfants. »
 À lire, d'autres messages sur l'usage de la langue française

​​​​​​​[PROCHAIN RENDEZ-VOUS] Samedi 28 novembre sur franceinfo à 11h51 et 13h51 : "La loi sécurité globale". Emmanuelle Daviet reçoit Eric Valmir, secrétaire général de l'information de Radio France.
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France Inter
Hypermédiatisation de l'élection aux Etats-Unis et du procès Daval ?

Deux sujets hypermédiatisés, trop médiatisés selon les auditeurs, très nombreux à avoir écrit pour dire leur incompréhension. Pourquoi l’élection  américaine a -t-elle bénéficié d’une telle couverture médiatique ? Le procès Daval méritait-il qu’on en parle autant dans les journaux ?
Pour répondre aux questions des auditeurs Emmanuelle Daviet reçoit Corinne Audouin, journaliste au service police justice de France Inter, et Franck Mathevon, chef du pôle monde de la rédaction internationale de Radio France.
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France Culture
La réforme de l’université, la loi « sécurité globale »

La réforme de l'université et la vie des étudiants en cette période, la loi sécurité globale... Pour répondre aux auditeurs, Emmanuelle Daviet reçoit Sandrine Treiner, directrice de France Culture. 











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Franceinfo
La publication d’une tribune sur Franceinfo

Dans une tribune publiée lundi 16 novembre sur le site de Franceinfo, 120 signataires ont appelé à « stopper Amazon avant qu’il ne soit trop tard ». Parmi ces signataires des responsables d’ONG, de syndicats, de partis politiques, des écrivains, ou encore des élus, et la démarche de Franceinfo n’a pas vraiment été comprise par certains des auditeurs, l’occasion de faire le point sur la publication des tribunes.
Pour en parler, Matthieu Mondoloni directeur adjoint de la rédaction de Franceinfo est au micro d’Emmanuelle Daviet, médiatrice des antennes de Radio France

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Conformément à la loi Informatique et libertés n°78-17 du 6 janvier 1978 modifiée, ainsi qu’au règlement européen n°2016-679 relatif à la protection des données personnelles vous disposez d’un droit d’accès, de rectification, d’effacement, d’opposition et de portabilité sur les données vous concernant ainsi qu’un droit de limitation du traitement. Pour exercer vos droits, veuillez adresser un courrier à l’adresse suivante : Radio France, Délégué à la protection des données personnelles, 116 avenue du président Kennedy, 75220 Paris Cedex 16 ou un courriel à l’adresse suivante : dpdp@radiofrance.com, en précisant l’objet de votre demande et en y joignant une copie de votre pièce d’identité.

Conformément aux dispositions susvisées, vous pouvez également définir des directives relatives à la conservation, à l'effacement et à la communication des données vous concernant après votre décès. Pour cela, vous devez enregistrer lesdites directives auprès de Radio France. A ce titre, vous pouvez choisir une personne chargée de l’exécution de ces directives ou, à défaut, il s’agira de vos ayants droits. Ces directives sont modifiables à tout moment. 

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter vos droits sur le site de la CNIL.
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Équipe de la médiatrice : 

Catherine Cadic
Juliette Fayollet
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Avec AFP et Agence Interne