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#14/2020 - Avril 2020
 L'EDITO DE LA MÉDIATRICE

Jusqu’où informer ? 

Cette semaine, Daniel, un auditeur abonné à cette Lettre, m’écrit : « Ne pourriez-vous pas revenir dans une de vos prochaines interventions sur la bêtise des auditeurs (eh oui cela existe) qui vous accusaient d'entretenir la psychose autour du coronavirus ? » et Daniel de joindre à son courriel ma Lettre datée du 28 février dernier, intitulée « On en parle trop ? » où je relatais les critiques faites aux rédactions de parler exagérément de cette actualité et d’alimenter la peur : « Quand allez-vous cesser d’entretenir cette psychose ? C’est aberrant cette désinformation », « Arrêtez de faire du sensationnalisme sur un virus type grippe. C’est honteux et irresponsable de votre part ! Stop ! Faire flipper pour rien ! Faites de la vraie info ! Ou pas du tout ! », « Je ne comprends pas pourquoi les médias s’inquiètent. Il est désormais officiel que l’épidémie régresse en Chine. Donc aucune raison de s’inquiéter, nous européens », « J’ai bien l’impression que cet énorme virus va faire rapidement un petit Pschitt ! Le journalisme devrait apporter des informations positives et ne pas jouer à faire peur à tout le monde. ».  

Voici un extrait de ma réponse à cet auditeur Daniel: « Cher Monsieur, Il y a à peine un mois et demi nous avons, en effet, reçu beaucoup de messages critiquant les journalistes d'en faire trop sur cette « grippette ». Seriez-vous surpris si je vous disais qu'aujourd'hui, les mêmes auditeurs nous reprochent de faire des antennes trop anxiogènes ? Et de verser dans le sensationnalisme lorsque, par exemple, hier, mardi, il était fait état du manque de médicaments à venir dans les hôpitaux ? » 
Rappel des faits : le 31 mars, neuf grands hôpitaux européens lancent un appel à l'aide face à la pénurie de médicaments pour les patients atteints du Covid-19. Dans une lettre adressée à leurs gouvernements respectifs, ils assurent que leurs établissements seront "bientôt à court de médicaments essentiels" pour les patients en service de réanimation. Interrogé sur le sujet lors de la séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, le ministre de la Santé Olivier Véran a reconnu "des tensions sur les stocks d'un certain nombre de produits dans les hôpitaux". "La demande de certains médicaments explose de 2000% dans le monde, ce qui crée des mouvements de tension", a-t-il expliqué. Réaction d’une auditrice : « Je me permets de réagir suite aux infos de votre journaliste annonçant une éventuelle pénurie de médicaments dans les hôpitaux. Alors là, j'ai éteint. Mais à quoi cela sert-il ? Est-ce que cela concerne les pauvres lambda que nous sommes ? Mais c'est vrai que le sensationnel fait vendre ! Je suis en colère ! ».  
Première question de ce courriel : « Mais à quoi cela sert-il ? ». Réponse : à être tenu informé de l’évolution de cette crise sanitaire sans précédent. Plusieurs médecins et groupes hospitaliers tirent la sonnette d'alarme ces derniers jours sur le manque de médicaments en service de réanimation. Cette nouvelle indique que la situation, malgré les actions des autorités régionales et nationales, a évolué au point que la collaboration et la coopération internationales sont désormais absolument nécessaires.  
Seconde question du courriel : « Est-ce que cela concerne les pauvres lambdas que nous sommes ? ». A moins d’être immunisé contre ce virus, oui incontestablement. Par ailleurs chacun a le droit d’être informé de cette éventuelle pénurie.  

La crise du coronavirus offre également une vitalité nouvelle à une critique récurrente faite aux médias : les informations seraient trop anxiogènes : « Je suis une fidèle auditrice mais là je n'en peux plus du caractère terriblement anxiogène de vos séances d'informations. Non seulement il n'y a plus qu'un seul sujet abordé, mais en plus vous donnez le sentiment de passer votre temps à visiter les morgues de France. Ce serait bien que vous changiez de sujet. », « Vos émissions sont anxiogènes et alarmistes », « Vous ne parlez plus que de ça, c'est obsessionnel », « Je suis heurtée par la vision anxiogène du confinement véhiculée par les médias », « Là je n'en peux plus : vos émissions de journaux débordent d'informations anxiogènes », « J'en ai la nausée d'entendre vos journaux, chroniques où l'on débite le nombre de morts comme le résultat d'un jeu à sensation. C'est effroyable comme vous véhiculez un climat d'anxiété, vous en rendez-vous compte ? » 

Les rédactions participent-elles, à dessein, à ce climat anxiogène ?   

Depuis plusieurs semaines, nous avons basculé dans un univers informationnel sidérant. Comment l’information pourrait-elle ne pas être anxiogène ? Elle l’est ici magistralement par essence. La nature même de la crise est anxiogène, pas son traitement médiatique. Cette assertion ne parviendra probablement pas à convaincre les sceptiques, alors réinjectons des données objectives pour répondre à la question qui résume les griefs : cette mise sous tension anxiogène est-elle le fait des journalistes ?  

La crise hors normes que nous traversons est, je l’ai déjà écrit ici, multidimensionnelle. Elle est un concentrée de peurs ancrées dans l’imaginaire collectif : l’apocalypse biblique, la peste noire du XIVème siècle, auxquelles se greffent les réminiscences des pandémies du 20ème siècle : la grippe espagnole (1918-1919) 50 millions de morts ; la grippe asiatique (1957-1958) 1,1 million de morts ; la grippe de Hong-Kong (1968-1970) 1 million de morts ; le sida (de 1981 à nos jours) 32 millions de morts. Sans oublier les épidémies marquantes de ce début de 21ème siècle. Malgré la psychose déclenchée par ces nouvelles maladies, elles ont été nettement moins meurtrières que les grandes pandémies grippales du siècle dernier : grippe aviaire (2003-2004) 400 morts ; SRAS (2002-2003) 774 morts ; grippe A, H1N1 (2009-2010) 18 500 morts selon l’OMS ; Ebola (2013-2016) 11300 morts ; quant à la grippe dite saisonnière elle fait entre 250 000 et 500 000 morts chaque année selon l’OMS. 

Complétons le tableau par un aspect saisissant et caractéristique de la crise du coronavirus : elle est spectaculaire au sens étymologique -ce qui se présente au regard- à l’attention et qui frappe l’imagination. Rues vidées, villes désertées, cités à l’arrêt, rares passants masqués évoquant des zombies, personnels de santé en combinaisons intégrales (lorsqu’ils en ont à disposition), et nous n’évoquerons pas ici les tensions accrues par le manque de matériels. Visuellement tout est sinistre. Pas à l’échelle d’un pays, non. A l’échelle de toute la planète puisque désormais près de quatre milliards de personnes sont confinées, soit la moitié de la population mondiale. Panorama couronné d’inconnues médicales et scientifiques sur cette maladie, le dépistage, les tests et la recherche du vaccin. 
Au regard de tous ces éléments, le coronavirus monopolise légitimement l’actualité. L’incertitude, la peur, le risque, la précaution, l’insécurité rythment notre quotidien et les informations confirment malheureusement des situations et des catastrophes objectives.  

Les journalistes informent sur cette crise, en conscience

Informer dans une telle situation c’est garder la tête froide, alerter sans alimenter la panique et placer le curseur au plus juste pour aborder cette actualité ultra évolutive sans affoler, ni minimiser. C’est une immense responsabilité. Il est important de dire que pour couvrir cette crise les journalistes font leur métier avec humilité. Il y a au cœur de leur action, la notion de l’intérêt public et nullement la recherche de sensationnalisme, de course malsaine à la surenchère d’informations ou de polémiques.  

Rappelons également que, dans ce contexte, informer, représente un défi particulièrement complexe. Les antennes doivent veiller à protéger leurs personnels, journalistes, techniciens, producteurs, animateurs, limiter au strict nécessaire le nombre de personnes présentes en studio comme sur le terrain. Nous reviendrons sur ce sujet demain samedi 4 avril dans le rendez-vous de la médiatrice sur Franceinfo à 10h24. Ces difficultés sont d’ailleurs bien comprises par la très grande majorité des auditeurs qui écrivent quotidiennement pour saluer le travail des chaînes. 

En cette troisième semaine de confinement où Radio France assure la continuité des antennes, les auditeurs en effet continuent de remercier très chaleureusement les équipes, les techniciens : « Bravo aux techniciens de Radio France, c’est merveilleux comme vous parvenez à faire vos émissions dans de telles conditions », « Je ne sais pas faire autrement pour dire merci pour la qualité et votre faculté d’adaptation. Merci à vos technicien(ne)s, merci de cet état d’esprit. » 

Le retour de Guillaume Erner, de nouveau à l’antenne depuis mercredi matin sur France Culture, est également très chaleureusement salué : « Quel bonheur d’avoir retrouvé le programme des Matins. En ouvrant ma radio comme chaque matin, quel bonheur en ce premier avril de réentendre en direct les voix de Guillaume Erner, de son invité et de ses chroniqueurs. Vous m’avez tellement manqué ! Je retrouve votre énergie, la distanciation, l’intelligence des analyses. Votre retour est pour moi la première étape de la sortie du confinement. » Les messages sont à lire dans cette Lettre.  

Lettres d’intérieur 

Sur l’antenne de France Inter, la nouvelle chronique d’Augustin Trapenard est désormais un rendez-vous très attendu, joliment nommé « Les Lettres d’intérieur ». Des lettres plus élégantes que les journaux de confinement servis par des auteures exilées dans leur résidence secondaire en Normandie ou dans le pays basque, s’apitoyant sur leur sort dans une mise en scène exacerbée de leur narcissisme faussement encagé. La chronique « Lettres d’intérieur » formule une toute autre proposition, plus altruiste, plus habile, plus singulière. Augustin Trapenard invite des auteurs confinés à lui faire parvenir des lettres destinées aux personnes de leur choix. La semaine dernière, Ariane Ascaride a suscité un très bel engouement sur les réseaux sociaux et chez les auditeurs. Sa lettre s’adressait à un adolescent insouciant et inconnu aperçu sur un terrain de football à Montreuil. Ce lundi 30 mars, dans sa lettre, Annie Ernaux interpellait le président de la République, Emmanuel Macron. Plébiscitée sur les réseaux sociaux et par les internautes, cette lettre a suscité un flot de courriels, si majoritairement ils exprimaient une adhésion aux propos tenus, une partie non négligeable d’auditeurs s’en est également indignée. 
Quoiqu’il en soit, le principe de cette chronique séduit au point que nous parviennent désormais des lettres d’intérieur des auditeurs, également des poèmes et des textes que nous publions ici.

Très inspirés, les auditeurs écrivent beaucoup. Cette semaine, le service de la médiation a reçu en moyenne 1 640 courriels chaque jour. Les auditeurs n’hésitent pas à suggérer des thèmes de reportages : les grandes entreprises mobilisées dans la production de masques et de matériels sanitaires, les visières créées avec des imprimantes 3D, le rôle des cliniques privées, le quotidien des enfants placés et leurs familles d’accueil, les démarches liées au chômage partiel, l’impact économique du coronavirus sur les petites entreprises, les difficultés des livraisons à domicile et l'absence de créneaux pour les Drive, la fermeture des pépiniéristes et des jardineries dans une période où faire son potager est une nécessité pour certains. Une sélection de suggestions des auditeurs avec les liens des reportages réalisés par les journalistes est à lire ci-dessous.  
Les courriels sont relayés auprès des rédactions et peuvent donner lieu à des enquêtes, par exemple sur Didier Raoult, beaucoup de messages reçus la semaine dernière à son sujet, ou encore donner lieu à de la vérification des faits. Ainsi au début de la semaine, les auditeurs nous ont interpellés au sujet de Karine Lacombe, cheffe de service des maladies infectieuses à l’hôpital Saint-Antoine à Paris : « Connaissant votre sérieux et votre intégrité journalistique, je suis très étonnée de votre choix d’expert, le docteur Karine Lacombe, concernant la question de l’utilisation de la Chloroquine pour traiter le Covid-19. Il y a là un vrai conflit d’intérêt car ce médecin est financé par des nombreux laboratoires pharmaceutiques » « Je vous invite à vous renseigner un peu mieux sur l’éthique de vos intervenants. » Opposée à une distribution non-encadrée de l'hydroxychloroquine en France, Karine Lacombe est accusée de conflits d'intérêts avec des laboratoires concurrents. Vrai ou faux ? Franceinfo s’est penché sur le sujet : Coronavirus : quelles sont les relations entre Karine Lacombe, accusée d'être "hostile" au professeur Raoult, et les laboratoires ? 
Autres grands sujets de questionnements : la chloroquine, la situation dans les Ehpad, l’économie et la mondialisation suscitent interrogations et perplexité.   

Alors que la moitié de la planète vit cloîtrée, les musiciens de l’Orchestre National de France, de leur salon ou de leur terrasse, nous ont proposé une évasion visuelle et musicale. Une surprise délicate, un puzzle animé, où virtuellement, par une véritable prouesse technique, ils ont interprété l’envoûtant et universel Boléro de Ravel. Symphonie de remerciements des auditeurs pour ce Boléro qui totalise plus de 1,1 million de vues en seulement quatre jours. Ses notes résonnent jusque dans les pages du New York Times qui a salué, hier 2 avril, « the remarkable feat » (l’exploit remarquable) ! Le Boléro de Ravel version confinée, c’est le coup de cœur des auditeurs cette semaine.  
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Bonne lecture,

Emmanuelle Daviet
Médiatrice des antennes


​​​​​​​Voici les principales thématiques abordées par les auditeurs dans leurs courriels du 27 mars au 3 avril 2020. Nous publions une sélection de leurs messages ci-dessous :

1- Merci aux équipes de Radio France ! 
2- Le retour des Matins de France Culture 
3- La chloroquine 
​​​​​​​4- Karine Lacombe, cheffe de service des maladies infectieuses à l’hôpital Saint-Antoine, à Paris
5- La situation dans les EHPAD 
6- Les auditeurs suggèrent des thèmes de reportages 

​​​​​​​7- Virus, croissance et mondialisation 
8- "Lettres d'Intérieur" : la Lettre d'Annie Ernaux 
9- Textes et poèmes d'auditeurs 

Coup de cœur des auditeurs : Le Boléro de Ravel par les musiciens de l'Orchestre National de France

MERCI AUX ÉQUIPES !

Messages d'auditeurs
« Merci infiniment à toutes les équipes de Radio France, en particulier de Franceinfo dont je suis un auditeur extrêmement fidèle (vivement que l’image du studio avec les journalistes au travail autour de la table, si proches, si vivants, revienne !), mais aussi France Musique, que j’a-do-re ! et France Culture, si riche aussi, permettant de prendre à bras le corps les grandes questions… Votre travail aide à tenir le coup ! Vous m’accompagnez dans les moments les plus joyeux comme les plus difficiles, votre compétence est remarquable, et, en cette période si violente, merci et bravo à Franceinfo, quand j’applaudis à 20h, je pense aussi à vous, qui prenez soin de tous ceux qui, comme moi, sont confinés et n’ont d’autres fenêtres que vos voix, et vos visages, vos sourires, vos agacements, vos gestes, votre émotion, vos rires aussi, dès le petit déjeuner ! » (Franceinfo)

« Un grand merci à tous les animateurs, intervenants et techniciens pour les programmes faits depuis leurs lieux de confinement par les uns et les autres. Continuez, on a besoin de vous aussi ! » (France Inter)

« Je tenais à vous féliciter et vous témoigner toute ma gratitude pour l’action remarquable de la radio publique pendant cette crise exceptionnelle. Vous portez haut les couleurs du service public. Chapeau bas ! Bon courage et continuez ainsi, vous nous aidez grandement ! » (Radio France)

« Merci à toutes les équipes pour ces retransmissions formidables sur France Musique qui adoucissent notre vie. Prenez soin de vous et à très bientôt sur les ondes. » (France Musique)

« Je souhaite exprimer mes remerciements et ma profonde admiration à toutes les équipes de Radio France pour la qualité et la richesse de ses programmes, accessibles via tous les canaux de diffusion, reconfigurés et produits dans des conditions que j’imagine exceptionnellement difficiles. Encore une fois (comme s’il en était besoin…), la radio de service public démontre brillamment, par sa réactivité, sa générosité et son intelligence, combien elle est indispensable. Bravo et merci ! » (Radio France)
 À lire, une sélection de messages sur le même sujet

LE RETOUR DES MATINS DE FRANCE CULTURE

Messages d'auditeurs
« Quel bonheur d'avoir retrouvé le programme des Matins. En ouvrant ma radio comme chaque matin, quel bonheur en ce premier avril de ré-entendre en direct les voix de Guillaume Erner, de son invité et de ses chroniqueurs. Vous m'avez tellement manqué ! 
Je retrouve votre énergie, la distanciation, l'intelligence des analyses. MERCI, MERCI, votre retour à l'antenne est pour moi la première étape de la sortie du confinement. France Culture représente les voix qui m'accompagnent depuis des années, qui m'aident à penser, à vivre. Et en ce moment encore plus que jamais. Bravo ! »
(France Culture)

« Merci à Guillaume Erner et son équipe. J'attends avec impatience le retour de l'équipe au complet. Même si... Même si je comprends parfaitement combien cela peut être difficile dans les circonstances actuelles extrêmement complexes. En tout cas, Guillaume Erner et son équipe nous ont tellement manqué. Une seule équipe nous manque... et tout est dépeuplé. Durant cette absence, j'ai fait une sorte de jeûne de radio. Un jeûne triste et amaigrissant sur le plan intellectuel ! Merci et bravo à toutes les équipes de France Culture. Merci et bravo aux équipes qui mettent les émissions à disposition en téléchargements. » (France Culture)
 À lire, une sélection de messages sur le même sujet

Les nouveautés de France Culture en ce début du mois d’avril
En respect des consignes de confinement mais pour apporter de nouveau à ses auditrices et auditeurs de grands entretiens pour penser l’évènement de la pandémie du Covid 19 ainsi que les chroniques et revue de presse internationale propres à notre antenne, France Culture est en mesure de reprendre le direct des Matins de Guillaume Erner depuis le mercredi 1er avril.   
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"Musique Matin" de retour tous les jours de 8h à 9h dès lundi 6 avril sur France Musique par Jean-Baptiste Urbain.
Dès lundi à 8h, "Musique Matin" est de retour tous les jours. Une heure de Matinale produite par France Musique « à la maison » par les équipes de la chaîne
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LA CHLOROQUINE

Messages d'auditeurs
« Comment se fait-il que la chloroquine ait été utilisée depuis plus de 30 ans et sans ordonnance ? Pourquoi n’a-t-on jamais parlé de sa toxicité auparavant ? » (Franceinfo)

« Je suis partie avec Médecins Sans Frontière durant une année en Ouganda, on m’a prescrit en prévention du paludisme de la chloroquine, un comprimé par jour, 6 jours sur 7 pour une année et 2 mois supplémentaires à mon retour en France. Jamais l’on ne m’a parlé des effets secondaires de ce médicament, ni fait passer un électrocardiogramme… Des milliards d’individus comme moi ont absorbé cette molécule, jamais il n’y a eu de scandale autour de ce médicament (comme le médiator, la dépakine…). Il était même en vente libre il y a quelques temps. Etant sur le marché, il peut être prescrit par les médecins et donc sous surveillance médicale comme le préconise notre ministre et comme tout autre traitement ordonné par un docteur en médecine. Alors pourquoi tant de débat, de remise en cause sur cette molécule ? Que le débat contradictoire scientifique s’étudie entre scientifiques et non déballé sur la place publique même si depuis des semaines on nous donne des cours d’infectiologie sur toutes les antennes médiatiques ?
Je ne comprends plus cet afflux de scientifique : médecin, professeur, chercheur… Il faudrait qu’ils retournent à leur boulot, soutenir leur thèse entre eux, soutenir leur équipe soignante… Et qu’ils reviennent quand ils sauront, quand ils auront…
Oui j’ai peur d’une dérive scientifique, on entend trop de médecins faire de la politique (comme exiger que nos militaires interviennent pour faire respecter le confinement en Seine Saint Denis : c’est absolument scandaleux…). Probablement ils en arrivent là car nos politiques sont déstabilisés dans leur prise de décision, alors ils donnent la main aux scientifiques, c’est très grave.
J’ai plus peur de cette dérive que de cette pandémie, elle, elle passera, certaines mentalités naissantes non. »
(France Inter)
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KARINE LACOMBE, CHEFFE DE SERVICE DES MALADIES INFECTIEUSES, HÔPITAL SAINT-ANTOINE À PARIS

Messages d'auditeurs
« Connaissant votre sérieux et votre intégrité journalistique , je suis très étonnée de votre choix d’expert, le docteur Karine Lacombe, concernant la question de l’utilisation de la chloroquine pour traiter le Covid-19. Il y a là un vrai conflit d’intérêt car ce médecin est financé par des nombreux laboratoires pharmaceutiques (GFK, Gilead, BMS, MSD..) Vous pouvez vérifier l’étendue de ses revenus en visitant le site du gouvernement Base transparence santé où vous trouverez listées 160 conventions avec ces sociétés et cela uniquement pour la France. » (France Inter)

« Je vous invite à vous renseigner un peu mieux sur l’éthique de vos intervenants. Cela nous aurait évité de perdre notre temps ce matin à écouter les élucubrations de Madame Lacombe, qui est en l’occurrence l’exact opposé d’une source digne de foi. Merci de faire votre travail correctement, surtout en ces temps de crise » (France Inter)
 À lire, une sélection de messages sur le même sujet

Coronavirus : quelles sont les relations entre Karine Lacombe, accusée d'être "hostile" au professeur Raoult, et les laboratoires ?
La Cellule Vrai du faux de franceinfo 
vous explique.
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LA SITUATION DANS LES EHPAD

Messages d'auditeurs
« Notre mère est confinée dans sa chambre depuis trois semaines maintenant, et aujourd’hui, elle se laisse mourir de chagrin. Un cas de coronavirus est détecté, deux autres sont suspectés. Je ne comprends pourquoi on ne teste pas les résidents de cet Ehpad afin de pouvoir isoler les personnes positives dans un étage et permettre aux autres de pouvoir au moins circuler dans leur étage. Je ne comprends pas non plus pourquoi le personnel n’est pas testé, et enfin je ne comprends pas pourquoi on ne permettrait pas à un visiteur référent, qui serait testé lors de sa visite, de continuer à voir son proche. Que notre pays ait été pris de cours par la gravité de cette maladie ne me surprend pas, mais aujourd’hui cela fait un mois que cela dure, qu’attend on pour fabriquer des tests en masse (comme ils le font en Allemagne d’ailleurs) et pour tester au moins les gens dans les endroits sensibles ? Ma mère ne mourra pas du coronavirus, elle mourra de son isolement, parce que nous ne fabriquons pas de test en France. » (Radio France)

« Les personnes âgées en perte d’autonomie qui vivent en Ehpad sont confinées depuis le 6 mars. Cette mesure bien que difficile à vivre est bien comprise par les familles. Mais comment vivent nos parents au quotidien ? Vont-ils bien ? Comment supportent-ils cette violente coupure ? Impossible de le savoir ! 4 semaines sans nouvelle et sans possibilité de les joindre. Quand on appelle la cadre de santé dit simplement que le personnel est débordé. Est-ce une condition humainement acceptable de finir ainsi sa vie ? S’ils ne survivent pas à cette épreuve, vont-ils partir avec l’idée que leurs proches les ont abandonné ?
Limiter le risque et préserver la santé physique des résidents est capital mais pourquoi certains Ehpad n’ont pas organisé dés la première semaine des communications avec les familles. A ce jour on ne sait même pas s’il y a ou pas des cas dans l’Ehpad. On scrute les informations dans les journaux pour savoir ! »
(Radio France)
 À lire, une sélection de messages sur le même sujet

LES AUDITEURS SUGGÈRENT
​​​​​​​DES THÈMES DE REPORTAGES

Chaque semaine depuis le début de la crise sanitaire, les auditeurs sont très nombreux à nous écrire pour suggérer des thèmes de reportages. Leurs courriels sont relayés aux rédactions qui parfois s’en inspirent ou bien qui ont déjà traité le sujet. Voici une sélection de messages d’auditeurs avec en lien les reportages réalisés par les antennes.

Les grandes entreprises mobilisées dans la production de masques et de matériels sanitaires
​​​​​​​Message d'auditeur
« Je trouverais intéressant que vous vous penchiez sur les entreprises qui réorganisent leur ligne de production et leur ligne de fabrication de prototype. Par exemple Renault avec d’autres entreprises françaises qui s’organisent pour assembler des respirateurs artificiels. C’est un très bel acte de résistance active et de citoyenneté. Je vous remercie de vous pencher sur ce sujet qui peut donner de l’espoir dans notre économie et notre société française. » (France Inter)

Retrouvez le reportage d’Isabelle Raymond dans le Journal de 7h30 sur France Inter lundi 30 mars.

Lire l'enquête de Benoît Collombat sur le site de franceinfo : alors que la France manque cruellement de masques face à l’épidémie de coronavirus, une entreprise française, installée en  Bretagne, qui pouvait en fabriquer jusqu’à 200 millions par an, a fermé en 2018 après avoir été rachetée par un groupe américain. Qui est  responsable de ce fiasco ? La cellule investigation de Radio France a enquêté.

Le rôle des cliniques privées
Message d'auditeur
« Dans cette crise difficile, il est incompréhensible de ne pas avoir d’infos sur le rôle des cliniques privées. Difficile de comprendre pourquoi on transporte des malades de régions en régions en laissant des lits vides dans ces cliniques…  » (Radio France)

Consulter l’article de Géraldine Houdoyer de France Bleu sur « les hôpitaux privés [qui] montent en puissance pour accueillir les patients touchés »

Mise à disposition des hôpitaux du matériel vétérinaire
Message d'auditeur
« Je suis vétérinaire : à ce titre, j’ai reçu un message de l’Ordre vétérinaire concernant le recensement de mon matériel d’anesthésie (concentrateur d’O2, respirateur) afin de le mettre à disposition des hôpitaux, suite à la demande du ministère de la santé. Parallèlement, j’entends aux informations que les respirateurs manquent, et que le Président a la volonté d’augmenter significativement la production pour pallier le manque d’ici mi-mai. Les vétérinaires commandent leur matériel, consommables, médicaments, aliments… à des centrales d’achats. Les principales sont Centravet, Alcyon, Hippocampe, Coveto… Par curiosité, j’ai demandé à mon délégué matériel Centravet la fiche technique et la disponibilité du respirateur au catalogue : il est disponible et livrable demain. Je n’ai pas les compétences pour juger de sa compatibilité avec les humains, mais c’est le même que ceux qui ont été récupérés via le recensement. ? Comment se fait-il que ce type de matériel n’ait pas été déjà acquis par les hôpitaux auprès des centrales en ces temps de pénurie ? Je tiens à votre disposition les mails de l’ordre concernant le recensement, le mail de mon délégué matériel, la fiche technique de l’appareil. Vous pouvez interroger les délégués matériels des différentes centrales pour vérifier s’ils en ont en stock. Deuxième interrogation : une amie médecin à côté de Metz a mis plus de 2 semaines à obtenir de l’alcool pour fabriquer de la solution hydro-alcoolique : pendant ce même temps, son vétérinaire en avait disponible immédiatement auprès de sa centrale. Il existe des casaques jetables pour les vêlages au catalogue, qui pourrait fort bien remplacer les… sacs poubelles qu’utilisent certains soignants en guise de blouse par manque de matériel ? J’avais lu que l’état avait refusé la proposition de laboratoires vétérinaires pour l’élaboration de tests, je peux comprendre les arguments « normes animales pas humaines ». En revanche mon amie médecin toujours m’indique qu’elle connait une personne de l’INSERM qui là aussi a été déboutée : elle m’évoque une histoire de contrat d’exclusivité avec le laboratoire Cerba qui serait seul actuellement à réaliser les tests.
Je ne sais pas du tout si ces informations sont fiables ou pas, j’ai confiance en mon amie mais ça me paraît tellement énorme de préférer payer 3,6 milliards de salariés en chômage technique + je ne sais combien d’arrêt maladie « garde d’enfant » que de payer des pénalités de rupture de contrat d’exclusivité pour pouvoir augmenter significativement la capacité à faire des tests qu’il faut probablement être journaliste d’investigation pour démêler le vrai du faux ! »
(Radio France)

À lire : « Coronavirus : une clinique vétérinaire de Rouen met à disposition du CHU son matériel de réanimation », France Bleu Normandie
« Indre-et-Loire : « le laboratoire vétérinaire peut faire les tests Covid-19″ explique l’Académie de médecine », France Bleu Touraine
 À lire, d'autres thèmes souhaités par les auditeurs

VIRUS, CROISSANCE ET MONDIALISATION

Messages d'auditeurs
« Votre journaliste demande à Esther Duflo si elle voyait un rapport entre le(s) virus et la mondialisation : en Malaisie au début des années 90 est apparu un virus appelé Nipah . A partir d’élevage de cochons, celui-ci s’est répandu jusqu’aux abattoirs Singapour. L’origine du virus était une chauve-souris. Or à cette époque, sur Bornéo et Sumatra, les forêts – territoire des chauves-souris étaient en train d’être converties en cultures de palmiers à huile. Les chauves-souris ont trouvé refuge dans des fermes semi industrielles et se sont installées dans les arbres fruitiers sous lesquels les cochons étaient parqués. En déféquant sur les cochons, elles ont transmis l’agent à cet élevage. C’est là qu’est née l’épidémie. » (France Inter)

« Quelles sont les solutions les plus importantes pour éviter l’effondrement de l’humanité annoncée par de nombreux intellectuels dont le GIEC ?
Qui doit décider la mise en application de ces solutions ? »
(France Inter)
 À lire, une sélection de messages sur le même sujet

"LETTRES D'INTÉRIEUR" : LA LETTRE D'ANNIE ERNAUX

Annie Ernaux est écrivain. Elle vit à Cergy, en région parisienne. Son oeuvre oscille entre l’autobiographie et la sociologie, l’intime et le collectif. Dans cette lettre adressée à Emmanuel Macron, elle interroge la rhétorique martiale du Président.
Augustin Trapenard a lu sa lettre à l’antenne de France Inter dans sa chronique "Lettres d'Intérieur", lundi 30 mars.


Messages d'auditeurs
« Remarquable la lettre d’Annie Ernaux lue ce matin, très émouvante et juste et qui dit avec de très beaux mots ce que nous pensons de ce qu'il se passe. Merci à vous et à elle. Très touchée. » (France Inter)

« Bravo Madame pour votre lettre de ce matin.
Je vous connaissais parce que vous êtes une personnalité, je vous connaissais mal en tant qu’écrivain bien qu’après avoir lu votre interview dans l’avant dernier Zadig vous m’étiez devenue fort sympathique et votre admiration pour Virginia Woolf (entre autres) n’y était pas pour rien… Ce matin, seule, en confinement devant mon petit déjeuner, je me suis levée et applaudi avec enthousiasme après avoir entendu la lecture de votre lettre, -ce qui a fait fuir mon seul compagnon du moment mon chat Charlie (arrivé chez moi par hasard un mois jour pour jour après le 7 janvier 2015).
Je vous renouvelle mon Bravo et espère que votre lettre, contrairement à celle à laquelle vous faites référence, sera mieux entendue…
Mais croyez-vous vraiment que cette terrible traversée servira de leçon pour « l’après » ?
Je voudrais par ce même courriel féliciter Radio France, ma station d’ancrage est plutôt France Culture mais je navigue beaucoup entre trois autres. Je trouve que ce que vous faites toutes et tous en ce moment apporte beaucoup de matières à passer le temps très intéressantes et enrichissantes et bravo pour ces hebdomadaires “Lettres d’Intérieur”. »
(France Inter)
 À lire, une sélection de messages sur le même sujet

TEXTES ET POÈMES D'AUDITEURS

Message d'auditeur
« Je m’appelle Régis, j’ai 58 ans et comme des millions de personnes, je suis confiné depuis 12 jours, vivant avec ma femme elle-même sur-confinée car elle est, au dire de mon médecin-traitant, porteuse du Covid-19 non testée et avec ma fille de 18 ans en prépa littéraire histoire. 
C’est de mon histoire dont je veux vous parler : 
 
Je suis de ceux qui ont eu un grave accident de la route, en moto, à l’âge de 30 ans 
Je suis de ceux qui comme 6 millions de personnes vivent avec un handicap 
Je suis de ceux qui se déplacent en fauteuil roulant 
Je suis de ceux qui ont connu les urgences médicales (les meilleures comme les pires) 
Je suis de ceux qui ont connu l’hôpital de l’intérieur, l’APHP en particulier 
Je suis de ceux qui ont connu l’avant entretien de Bichat sur la douleur 
Je suis de ceux qui ont connu cette douleur et qui vivent avec aujourd’hui  
Je suis de ceux qui vénèrent les infirmières, les infirmiers, les aides-soignants, les agents hospitaliers 
Je suis de ceux qui ont passé environ quatre années à l’hôpital et dans des centres de rééducation  
Je suis de ceux qui aiment les médecins bienveillants, j’en ai rencontré beaucoup 
Je suis de ceux qui font confiance à leur médecin-traitant et pour cause, le mien m’a sauvé la vie quatre années après mon accident 
Je suis de ceux qui croient au bonheur, à l’Homme, à l ’Humanité… 
 
Par contre 
 
Je ne suis pas de ceux qui critiquent les prises de décisions du Président de la République 
Je ne suis pas de ceux qui commentent les paroles de nos politiques, des experts 
Je ne suis pas de ceux qui portent plainte devant le Conseil d’État  
 
Toutefois 
 
Je serai de ceux qui regarderont avec attention les décisions de toutes nos instances après cet épisode  
Je serai de ceux qui se battront pour un hôpital de qualité avec des lits en nombres  
Je serai de ceux qui agiront pour que la santé ne soit pas un luxe mais un devoir de l’État quel qu’en soit le coût 
 
Parce que, Tout simplement  
 
Je suis de ceux qui croient à la bienveillance, à l’aide, à l’altruisme, au don  
Je suis de ceux qui croient en l’Homme  
Je suis de ceux qui comptent sur vous… 
 
Alors, surtout, ne me décevez pas  »
(Radio France)
 À lire, une sélection de textes et poèmes reçus

COUP DE COEUR DES AUDITEURS : 
LE BOLÉRO DE RAVEL PAR LES MUSICIENS DE L'ORCHESTRE NATIONAL DE FRANCE

En ce temps de confinement et de distanciation sociale, les musiciens de l’Orchestre National de France ont concocté une surprise pour son public. Une cinquantaine de musiciens ont joué à distance et en vidéo le Boléro de Ravel.

Messages d'auditeurs
« Un immense merci pour ce grand moment de bonheur et cette bouffée d’air que votre orchestre confiné nous donne en jouant le Boléro de Ravel. Une grande émotion en ce temps de contagion…Un miracle ! 
Merci à vos musiciens. Bravo à vos techniciens.  
La musique rend tout plus facile et nous aide à tenir… 
Avec toute ma gratitude. »
(France Musique)

« Je viens de voir la vidéo de l’Orchestre National de France.
Juste un petit mail pour remercier l’ONF de ce magnifique morceau du Boléro de Ravel, chacun chez soi, mais en même temps, tellement ensemble et tellement en complicité.
Merci à eux, merci à vous. »
(France Musique)
 À lire, une sélection de textes et poèmes reçus


LES ANTENNES ADAPTENT LEURS PROGRAMMES

Radio France a activé son Plan de continuité d’activité.
Son objectif est de préserver la capacité de Radio France à informer et à accompagner les Français aussi longtemps que durera l’épidémie du Coronavirus.
Les antennes ont donc adapté leurs programmes. Vous pouvez les consulter ici. 
VOIR LES PROGRAMMES

LES EXPERTS INVITÉS SUR LES ANTENNES

Médecins, chercheurs et scientifiques interviennent nombreux sur les antennes depuis le début de la crise sanitaire. À retrouver ci-dessous leurs interventions depuis lundi 30 mars sur France Inter, Franceinfo et France Culture, ainsi que les dossiers journalistiques consacrés à l’étude scientifique du coronavirus.
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VIDÉOS

"CHANCE" OU "RISQUE" ?


"Une chance sur deux d'attraper un virus". Mais est-ce vraiment une chance ? 
Jean Pruvost, lexicologue, explique le sens des mots.

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NOËLLE BREHAM ET LES AUDITEURS

Noëlle Bréham, productrice des P'tits Bateaux sur France Inter, nous parle de sa relation aux auditeurs. Etes-vous attentive aux messages des auditeurs ? Le message d’auditeur qui vous a le plus marqué ? Quelle auditrice êtes-vous ? Quelle voix de radio a compté pour vous ?
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TOUTES LES VIDÉOS
[PROCHAIN RENDEZ-VOUS] Samedi 4 avril sur franceinfo, "La couverture de la crise du coronavirus par les journalistes de Franceinfo", Fanny Lechevestrier est au micro d'Emmanuelle Daviet à 10h24 et 12h24 sur franceinfo. 


Les lettres de remerciements des auditeurs à la rédaction de Franceinfo

Pour une fois les rôles sont inversés, c’est Emmanuelle Daviet qui est au micro de Jean-Philippe Baille directeur de la rédaction, pour relayer les messages des auditeurs qui ont été très nombreux à écrire à la médiatrice des antennes de Radio France 
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Conformément aux dispositions susvisées, vous pouvez également définir des directives relatives à la conservation, à l'effacement et à la communication des données vous concernant après votre décès. Pour cela, vous devez enregistrer lesdites directives auprès de Radio France. A ce titre, vous pouvez choisir une personne chargée de l’exécution de ces directives ou, à défaut, il s’agira de vos ayants droits. Ces directives sont modifiables à tout moment. 

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter vos droits sur le site de la CNIL.
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