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#17-18/2020 - Avril 2020
 L'EDITO DE LA MÉDIATRICE

Lever de rideau 
 
C’est une semaine en deux temps qui a beaucoup fait réagir les auditeurs. Avant les annonces du Premier ministre, la plupart des commentaires étaient consacrés au traitement éditorial de la crise par les antennes de Radio France, regrettant ici le pessimisme ou là le manque de recul critique sur les décisions. 
À ces remarques ont succédé des interrogations sur la mise en pratique du déconfinement : le retour à l’école, la vie quotidienne, les déplacements, l’application Stop Covid, les masques… Fait notable, l’interpellation sur le choix des mots ! 

L’expression « distanciation sociale » prononcée par les autorités, les personnalités politiques, les soignants ou les journalistes, est l’une des plus entendues depuis le début de la pandémie. L’une des plus contestées également par les auditeurs qui nous écrivent : « Je supplie les journalistes d’abandonner cette expression abominable et pseudo-sociologique de « distanciation sociale » qui me choque depuis le début », « "Distanciation sociale" peut facilement prendre le sens de "rupture du lien social" », « Cela fait tellement écho à mouvement social, ou classe sociale ». 

Le terme « distanciation » trouve son origine dans le théâtre. Il s’agit d’un concept théorisé par le dramaturge allemand Bertold Brecht (1898-1956). Le « verfremdungseffekt » est le fait de créer une certaine distance entre le spectacle et le spectateur afin de développer l’esprit critique de celui-ci. Cet effet de distanciation vise à provoquer une rupture avec l’illusion théâtrale et pousser le spectateur à la réflexion. Le Dictionnaire de l’Académie française précise que : « l’acteur s’efforce de jouer comme à distance de son personnage, afin que le spectateur donne priorité au message social ou politique que l’auteur a voulu délivrer ». Ainsi l’acteur prend ses distances avec son personnage, invitant ainsi le spectateur à prendre ses distances avec l’action dramatique, le tout pour favoriser l’esprit critique.  

Le concept de distanciation s’est peu à peu imposé dans le langage courant signifiant alors, comme l’indique le dictionnaire du CNRTL, « le recul pris vis-à-vis de ce qu’on dit, de ce qu’on fait, de ce qu’on montre ». Ce dictionnaire mentionne une autre définition du mot distanciation qui nous intéresse particulièrement ici puisqu’elle rejoint directement la critique formulée par les auditeurs : « Distanciation : écart, refus de relation existant entre différentes classes sociales ». Cette définition fait écho à l’assignation identitaire qui repose sur des préjugés et des stéréotypes renvoyant systématiquement une personne à ses origines sociales. L’expression « distanciation sociale » suggérerait un refus de relation entre différentes classes sociales. Un internaute évoquant même la confusion possible entre « distanciation sociale » et « distinction sociale ». On voit donc à quel point l’expression résonne profondément avec ce qui façonne le rapport de classes en France et symboliquement au sentiment d’une possible discrimination.  

Plus simplement, « distinction sociale » serait la traduction littérale de l’expression américaine « social distancing ». « The American Influenza Epidemic of 1918 » rappelle que lors de la pandémie de grippe espagnole, en octobre 1918, le docteur Max C. Starkloff, en charge de la santé de la ville de Saint-Louis dans le Missouri aux Etats-Unis, met en place la distanciation sociale en interdisant les rassemblements de plus de vingt personnes. Dans l’histoire de la médecine moderne, ce principe est considéré comme la première mise en place de la distanciation sociale. 

À l’adjectif « social », les auditeurs sont nombreux à préférer « physique » : "« distanciation physique » et « distance physique » sont des expressions beaucoup plus adéquates à l’imaginaire ordinaire et à l'objectif visé, et de ce fait potentiellement beaucoup plus efficaces. »" 

Ces auditeurs auront noté que, mardi, lors de son discours à l’Assemblée nationale, Edouard Philippe a prononcé une fois l’expression « distanciation sociale » mentionnant aussitôt qu’il fallait lui préférer le terme « distanciation physique ». Dès que nous avons reçu ces remarques d’auditeurs, leurs courriels ont été transmis aux rédactions. Nous verrons au fil des jours si l’expression « distanciation sociale » disparait ou se maintient. 

Traçage à la carte 

L'application "Stop Covid" fait incontestablement réagir les auditeurs. Développée pour encadrer le déconfinement, cette application se base sur le traçage des utilisateurs à travers le Bluetooth d’un smartphone et suscite des réserves. La CNIL, l'autorité du numérique, a validé le projet tout en réclamant davantage de garanties sur le traitement des données. La Quadrature du Net, association indépendante de défense des libertés sur internet, s'oppose à l'application, inquiète des mécanismes de discrimination pour près de 20% de la population qui ne détient pas de téléphone mobile.  

Des auditeurs évoquent d’autres aspects à prendre en compte : « Je suis étonné que l'on parte du principe que nous faisons corps avec notre smartphone... cette application ne révèle que des contacts entre smartphones, comment être certain que leurs propriétaires respectifs sont bien avec le téléphone dans leur poche ? ». Interrogation également sur l’utilisation de fonds pour un tel dispositif : « Ne serait-il pas plus utile de financer des tests plutôt qu'une application que tout le monde n'aura pas, qui nécessairement délivrera des données personnelles ? On ne me fera pas croire qu'on pourra préserver notre anonymat ». Les auditeurs rejoignent là plusieurs personnalités craignant les conséquences à long terme de ce qu’ils qualifient d'atteinte aux libertés individuelles : « Je n'installerai pas cette application. Je refuse cette surveillance, ce flicage. Aujourd'hui pour volontaires seulement. Demain obligatoire ? Aujourd’hui pour un virus. Demain pour quoi ? Oui à une vraie politique de santé publique non non et non à ces machins technologiques au mieux illusoires, au pire dangereux pour nos libertés. ».  

Enfin les auditeurs posent simplement la question : quel intérêt ? « Je n'ai toujours pas compris le process dans son ensemble. Je m'explique : je télécharge l'appli, je prends le RER et le métro pour aller travailler, ce qui me fait croiser des dizaines de personnes voire plus matin et soir, et j'apprends que parmi ces personnes, certaines se sont déclarées atteintes du covid. Et après, que dois-je faire ? Si tout le monde s'y met, statistiquement ça va m'arriver quasiment tous les jours ? », « Quelle réaction sommes-nous censés avoir lorsque l'appli nous indiquera que nous avons croisé un malade au cours d'une sortie ? Nous devrons nous confiner plus drastiquement ? Porter un masque ? Quel est le but en fin de compte ? ».  

Les questions des auditeurs du Téléphone Sonne consacré au sujet lundi dernier sont multiples. Le lendemain, à l’Assemblée nationale, lors de son allocution sur les modalités du déconfinement, le Premier ministre a reconnu que les questions autour de l'application Stop-Covid, notamment "en termes de libertés" étaient "fondées", mais le débat "prématuré", "compte tenu des incertitudes sur cette application. "Lorsque l'application en cours de développement fonctionnera et avant sa mise en œuvre, nous organiserons un débat spécifique, suivi d'un vote spécifique" a indiqué Edouard Philippe.  

Sondages ad nauseam ? 

Six Français sur dix (62 %) ne font pas confiance au gouvernement pour réussir le déconfinement, indique le baromètre politique Odoxa-CGI pour France Inter, l'Express et la Presse Régionale publié mardi matin. Pour 65 %, l'exécutif « n'est pas à la hauteur de la situation » depuis le début de la crise sanitaire. « Est-ce que ce genre de sondage est de l'information ? s’interroge un auditeur. Est-ce qu'un sondage réalisé auprès d'un échantillon de 1005 personnes (soit approximativement 0,002% de la population de plus de 18 ans) sur internet est une information à mettre en Une de journal ou sur le site internet de France Inter ? Faire un sondage pour savoir que, ô surprise, les partis politiques hors LREM sont majoritairement persuadés de l’échec du déconfinement n'est pas de l'information, mais une manière d'occuper l'espace médiatique, à la manière d'autres médias d'information continue ».  

Sur Franceinfo, c’est un autre sondage qui fait réagir. Un sondage Odoxa-Dentsu-Consulting pour le Figaro et Franceinfo du 24 avril indiquant que pour 65 % des Français, la réouverture des écoles à partir du 11 mai est une mauvaise décision et 64 % des parents d'élèves assurent qu'ils n'y enverront pas leurs enfants. « S’il vous plaît, arrêtez de publier des sondages (…) Des français vivent des problèmes liés au confinement. Ces sondages et ces estimations sont fondés sur une petite partie de la population et ne représentent rien par rapport à la majorité. Et parfois ils portent sur des évidences ne nécessitant pas d’enquêtes et donc ne servent à rien. Il vaudrait mieux se concentrer sur de bonnes informations en cette période difficile. » 

Des auditeurs interrogent donc le bien-fondé de ce qui est présenté comme une information, l’un d’entre eux, écrit même : « Je ne peux que déplorer l'abaissement de la qualité et de la pertinence des informations, ou présentées comme telles. ». Le jugement est sévère. Admettons-le mais surtout invitons chacun à prendre simplement les sondages pour ce qu’ils sont : une photo à l’instant t, une tendance. Chacun sait que l'opinion ne se résume pas à ce que mesurent des sondages. Comme l’indiquait le théoricien français de l’opinion et sociologue Jean Stoetzel, l'opinion publique ne peut être candidement réduite à ce que nous présentent les sondages. Pour autant que préfère-t-on pour avoir une idée de ce que pensent nos concitoyens ? Les avis sur internet, les rumeurs, les micros-trottoirs, les réseaux sociaux sans valeur statistique, ou bien des sondages avec, certes, les limites identifiées que chacun leur attribue ? 

Soyez moins pessimistes 

Au-delà de la critique même portée à l’égard des sondages et de leur valeur sur un plan informationnel, aspect que chacun jugera, la négativité qui ressort du baromètre politique Odoxa-CGI pour France Inter ou de commentaires et reportages entendus sur les antennes recueillent des critiques cinglantes de la part des auditeurs : 

« Vous êtes de plus en plus négatifs. Le déconfinement ou plutôt sa mise en œuvre n'est pas encore annoncée que vous êtes déjà "contre". Vous ne faites que relayer les parents qui sont contre, les instits qui sont contre, les maires qui sont contre, les politiques qui sont contre et ainsi de suite.  
Ne pourriez-vous pas accompagner les Français pour que cela se passe du mieux possible par vos conseils ou vos encouragements ? » 


« Ce matin j'ai cru entendre le journal de la fin du monde ! Incroyable, la totale ! Aucun message d'espoir, un développement continu de la peur du déconfinement, on renforce le sentiment au lieu de le relativiser. Un peu de courage il faut bien en sortir de cette situation. On y ajoute en plus un mot sur l’incapacité du gouvernement. » 

« La politique est une affaire de compromis qui ne satisfait personne mais qui permet d'avancer. Alors, allons-y pour de la critique constructive et des propositions intéressantes, ça changera un peu de ces interventions qui ne servent qu'à se faire mousser et à désolidariser les Français. » 

« Les propos accroissent aussi l'idée que tout dépend du gouvernement alors qu'il y a bien d'autres acteurs à commencer par chacun de nous, les autorités régionales, locales, les associations, proches, voisins. ». 

Une vision kennedienne où l’action repose aussi sur les Français, les auditeurs invitant chacun à se demander ce qu’il peut faire pour son pays plutôt que de tout en attendre. Cette conception centrée sur l’idée de responsabilité personnelle des individus est directement inspirée du discours inaugural de John Fitzgerald Kennedy, le 20 janvier 1961, considéré comme l’un des meilleurs de l’histoire américaine, au cours duquel le 35ème président des Etats-Unis avait prononcé, ces mots célèbres : « Ne vous demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, mais demandez-vous ce que vous pouvez faire pour votre pays. ». 

Soyez plus critiques 

En contrepoint, d’autres voix d’auditeurs s’élèvent estimant que les rédactions sont trop indulgentes à l’égard de l’action du gouvernement : « Je me demande qui peut être satisfait de la situation actuelle, je trouve beaucoup de journalistes très complaisants avec ce gouvernement (…) je vous rappelle que votre travail de journaliste est d'informer la population, et non pas de défendre bêtement notre gouvernement par peur sans doute de représailles. » 

« Je suis écœuré par votre partialité dans l'information de crise que vous travestissez en communication de crise » 

« En ce moment, vous faites vraiment beaucoup « la voix de son maître »  

« Très déçu par le traitement de l’information, beaucoup de complaisance à l'égard de vos invités politiques, vos humoristes sont bien plus pertinents à leurs manières. » 

 « Alors oui, le sondage montre que les gens sont en colère, eh bien oui, nous commençons à être sérieusement en colère du discours contradictoire, de la non prise de recul face à une épidémie qui fera en France moins de morts qu'une grosse canicule ou que les cancers (entre autres) mais qui va détruire le petit commerce, la petite entreprise et l’artisanat. »  

 « On nous assène des contradictions que personne, même pas un journaliste de votre radio, ne semble soulever (…) on entretient la peur en nous assénant à longueur de journée les comptages des personnes décédées chez nous ». 


N’y a-t-il pas, dans ces différents messages, l’affirmation d’une forme d’équilibre, les uns jugeant que les antennes devraient être moins négatives à l’égard de l’action gouvernementale et, à l’inverse, les autres considérant qu’elles devraient être plus critiques ? 
Cette tension entre ces avis contraires peut être interprétée comme le reflet d’une juste mesure assurée par les antennes. On dit que la vérité est le point d’équilibre de deux contradictions. Ajoutons que l’honnêteté dans le traitement de l’information est une vertu cardinale de la pratique journalistique.

Affirmons également ici l’une de nos convictions : il existe des principes clairs auxquels adhèrent les journalistes et qui constituent les fondements de la profession. Le premier de ce principe est d’apporter aux citoyens l’information dont ils ont besoin pour vivre en êtres libres, autonomes et éclairés. Pour assurer cette mission, un journaliste doit fournir une information complète et équilibrée avec une obligation première : le respect de la vérité servi avec une exigence de qualité. Tout journaliste doit conserver son indépendance à l’égard de ceux dont ils relatent l’action. Il doit écouter tous les points de vue, surtout ceux différents du sien, et enfin comprendre sans juger afin de permettre aux citoyens de se faire leur opinion en toute connaissance de cause. Ces principes sont intangibles dans le pacte journalistique. Et, pour les auditeurs qui n’en seraient pas convaincus, soyez certains que chaque journaliste de Radio France met tous ces impératifs en œuvre pour couvrir la crise éminemment complexe que nous traversons.  

Bonne lecture,

Emmanuelle Daviet
Médiatrice des antennes


Voici les principales thématiques abordées par les auditeurs dans leurs courriels du 17 au 30 avril 2020. Nous publions une sélection de leurs messages ci-dessous :

1- Réactions aux déclarations d'Édouard Philippe
2- "Distanciation sociale"
3- L'application de traçage "Stop Covid"
4- Les masques
5- Les chiffres du coronavirus
6- Soyez moins pessimistes
7- Soyez plus critiques
8- Thomas Piketty, invité de la matinale de France Inter
9- Sages-femmes : une profession médicale
10- Les aides apportées aux kinésithérapeutes, réactions à la suite des propos de Gérald Darmanin
11- Les auditeurs suggèrent des thèmes de reportages

12- La promotion de Netflix
13- Le télétravail
14- Témoignages, poèmes et lettres d'intérieur d'auditeurs
15- Merci aux équipes de Radio France

RÉACTIONS AUX DÉCLARATIONS D'ÉDOUARD PHILIPPE

Le retour à l'école
Message d'auditeur
« Le Premier ministre annonce dans son plan de déconfinement que les rassemblements doivent être limités à 10 personnes maximum. Or dans le même temps, il est dit que les écoles pourront accueillir jusqu’à 15 élèves. Peut-on m’expliquer cet écart ? Je suis enseignante en toute petite section et petite section de maternelle dans un ensemble scolaire primaire et collège. De même, pourquoi rouvrir les lycées et collèges plus tard que les écoles ? Je ne comprends pas ces différences. Merci des réponses que vous pourrez m’apporter. » (Franceinfo)

La vie quotidienne
Message d'auditeur
« Je suis agacée quand j’entends parler d’heure de pointe dans les transports. On a l’impression qu’il ne s’agit que du matin et du soir. Or, de nombreuses lignes de bus, métro, RER et tramways sont pleines, à toutes heures. Les journalistes n’en parlent jamais. La première personne à mourir du Covid 19 était un enseignant. Je ne vois pas l’intérêt de rouvrir les écoles. Les enseignants et les personnels non enseignants vont faire partie de la 2e vague de propagation du virus et servir de tests/cobayes pour ce déconfinement. Tout cela est anxiogène et inquiétant. » (France Inter)

Les déplacements
Message d'auditeur
« J’écoute avec attention vos émissions… un point a été rarement abordé, et est, à mon avis, d’actualité avec la limite des 100 km. Nous sommes nombreux je pense à être en couple « à distance », en l’occurrence Nice-Lyon pour ma part. Pour des raisons familiales (enfants), chacun est resté à son domicile en respectant strictement le confinement. Le 11 mai était un espoir pour se voir à nouveau. Je trouve que ce cas n’est pas pris en compte dans cette limitation à 100 km. Et je ressens une certaine injustice. Les parents séparés peuvent se déplacer pour leurs enfants, il est possible d’aller voir un proche malade ou fragile. Je souhaiterais que ce sujet soit « mis sur la table »… pour une prise en compte de cette réalité. » (France Inter)

La vie professionnelle
Message d'auditeur
« Nous sommes maîtres d’hôtel vacataires dans l’événementiel. À cause de la pandémie nous ne travaillons plus depuis mi-février nous épuisons donc nos jours de droit aux allocations chômages puisque ceux-ci ne sont pas gelés contrairement à ceux des intermittents du spectacles. Que va-t-il advenir de nous après le déconfinement étant donné que notre activité ne reprendra pas avant le mois de septembre 2020 ? » (Franceinfo)
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"DISTANCIATION SOCIALE"

Messages d'auditeurs
« Je ne suis pas d’accord avec l’expression reprise maintenant couramment dans les médias pour parler du besoin de se tenir à l’écart les uns des autres pour éviter la propagation du virus Covid-19. Pour moi, l’appellation « distanciation sociale » n’est pas la bonne expression.  Parlez de « distanciation de précaution » ou de « distanciation physique ».  Sous prétexte d’expressions à la mode, on ne doit pas altérer l’usage de certaines expressions, d’autant plus venant de la part de journalistes qui sont censés parler avec les mots qu’il faut. » (Franceinfo)

« S’il vous plaît, pourriez-vous, tous, ne pas utiliser la dénomination « distanciation sociale » pour convaincre les gens de garder une « distance physique ». Cette appellation « distanciation sociale » est dangereuse pour nos « relations sociales ». Il s’agit d’un espace géographique à respecter, tout comme quand nous sommes au volant de notre voiture où nous devons respecter des « distances de sécurité ». Ces « distances de sécurité » visent à nous protéger et à protéger les autres personnes. Nous ne formons qu’une seule société. « Distanciation sociale » expression de « franglais » risque de causer des dommages délétères dans notre société. » (France Inter)
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L'APPLICATION DE TRAÇAGE "STOP COVID"

Messages d'auditeurs
« Je m'interroge sur la réelle utilité de créer cette application pour téléphone portable, dans la mesure où, à la base, la France est incapable de dire si telle ou telle personne a contracté le virus, et si elle est contagieuse. Aujourd'hui, seuls les cas les plus graves sont testés ... à condition pour cette personne d'arriver jusqu'aux hôpitaux... et vu la capacité française à se procurer ou à créer le nombre de tests en nombre suffisants, je doute donc de l'intérêt de ce magnifique jouet.  » (France Inter)

« Radio France traite avec intelligence et sincérité les informations relatives au Coronavirus. Ce jour, la présentation du plan de déconfinement du gouvernement met en avant le suivi par smartphone des personnes éventuellement contaminées. 
Est-il possible devant le choix envisagé de demander aux journalistes d’interroger les responsables politiques sur la couverture  opérationnelle demandée aux développeurs de ce type d’application. Je crains que l’application ne soit opérationnelle que sous les systèmes d’exploitation Apple IOS ou Android. Ce qui obligerait tous les possesseurs de Windows Phone système Windows à changer de téléphone. 
Une dépense et une réorganisation qui peuvent être évitées si le gouvernement demande dès le départ aux sociétés qui postulent de prévoir une appli opérationnelle pour les trois systèmes d’exploitation existants. »
(France Inter)
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LES MASQUES

Messages d'auditeurs
« Je suis un fidèle de France Inter depuis plusieurs dizaines d'années, radio que j'apprécie beaucoup. Ce lundi matin aux infos j'entends que les masques "grand public" sont en vente dans les pharmacies. Je suis allé dans 4 pharmacies et la réponse a toujours été la même, aucune n'avait reçu les masques en question. Je m'interroge, avez-vous vérifié cette information avant de la diffuser sur les ondes ? Avez-vous contacté quelques pharmacies pour savoir ce qu'il en était ? Ou alors, est-ce moi qui ai mal compris ? Ce petit incident de remet pas en cause ma fidélité !!  » (France Inter)

« Je me permets de vous adresser ce message, car depuis hier, dimanche 26 avril, j'ai entendu sur votre antenne une bonne nouvelle : les masques grand public étaient enfin accessibles à tout le monde et on pouvait les acheter en pharmacie. 
Ce matin je me suis donc empressé d'aller faire la queue pour en obtenir pour moi et ma famille, mais malheureusement, dans toutes les pharmacies de mon quartier (Paris 13ème), j'ai eu le droit à la même réponse : non, il n'y a pas de masque disponible pour le grand public pour l'instant, ils sont commandés, mais pas de date prévue pour leur livraison, au plus tôt la semaine prochaine. Il me semble donc que France Inter a été victime d'une fausse information, voire d'une manipulation. 
En tant qu'auditeur très régulier depuis une cinquantaine d'année, je me sens concerné et solidaire, et je souhaite que la qualité de l'information reste la meilleure sur votre chaîne, c'est pourquoi je vous envoie ce feed-back du terrain en espérant que vous le transmettiez à vos équipes. »
(France Inter)
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LES CHIFFRES DU CORONAVIRUS

Message d'auditeur
« Les médias avancent des chiffres sur le coronavirus tous les jours mais souvent ils ne veulent pas dire grand-chose. En effet, donner des éléments sans se référer à la population totale du pays n’a aucun sens. Aux Etats-Unis, il y a  329 256 465 habitants et en France  67 064 000. La France est donc 4,9 fois moins peuplée. Le 25 avril, la France comptait 22614 décès. Si on multiplie par 4,9, on devrait obtenir  le nombre pour les Etats-Unis en faisant l’hypothèse que le nombre de décès est le même. Ce nombre est de 110808. Maintenant allons voir le nombre de décès aux Etats-Unis le 25 avril était de 53000 donc environ deux fois moins que la France à ce jour. Attention ! Les chiffres peuvent parfois être trompeurs. » (Radio France)
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SOYEZ MOINS PESSIMISTES

Messages d'auditeurs
« Le déconfinement c’est aussi et surtout notre responsabilité individuelle, arrêtez de dire que l’exécutif ne saura pas le mener. Pourquoi toujours attendre que tout vienne d’en haut ! Il faut accentuer votre information sur les attitudes individuelles et respectueuses plus que sur les oublis et les manquements du gouvernement que je ne soutiens pas mais que je respecte ! Nous sommes en démocratie, donc à priori avec des citoyens capables de réfléchir et de réagir. » (France Inter)

« Nous sommes auditeurs de la matinale depuis toujours mais ce matin nous avons changé de chaîne tant nous avons trouvé le commentaire politique de votre chroniqueur indigne de la situation que vivent les Français. Son analyse de la présentation du plan de déconfinement d’Édouard Philippe était tout simplement indigne et choquante eu égard à la qualité et la pertinence des explications apportées sur toutes les actions que le gouvernement va mettre en œuvre pour sortir les Français d‘une situation unique et certainement tragique pour nombre d’entre eux. 
Nous aimerions entendre plus de complaisance et compréhension de la part d‘une radio d’état avec des hommes et femmes qui font le maximum pour alléger la souffrance des concitoyens. 
Vous devriez être une composante de la recherche d‘une unité nationale et non pas vous faire l’écho de l’opposition qui n‘a qu‘une idée en tête, préparer les prochaines élections. 
Inviter ensuite un représentant de la France Insoumise après la prestation de M. Mélenchon à l‘Assemblée nationale a été la goutte d‘eau de trop. 
Avec toute notre considération  »
(France Inter)
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SOYEZ PLUS CRITIQUES

Messages d'auditeurs
« Je suis extrêmement déçu par votre façon de traiter l’actualité et notamment les règles de confinement. 
Vous commencez juste à demander les critères d’un déconfinement alors que dès le début cela aurait dû être clarifié. 
Vous ne laissez aucune voix aux détracteurs du confinement tel qu’il est mené. 
En ce moment, vous faites vraiment beaucoup « la voix de son maître ». 
Et cela me navre, me met en colère et surtout, m’inquiète. »
(France Inter)

« Madame, 
J'ai pour manie, lorsqu’un événement "m'interpelle", comme on dit aujourd'hui, de chercher par l'écrit à analyser les éléments qui fondent mon opinion. 
Je suis actuellement, comme beaucoup, préoccupé par la crise sanitaire qui remplit notre quotidien depuis près de trois mois. 
A l'écoute des grands médias et des chaines d'info en continu, auxquelles je cède trop souvent, je me désespère de ce qu'aucune place ne soit laissée à ceux qui pourraient s'inquiéter des conséquences philosophiques et politiques de cette épidémie. 
Je me permets de vous adresser les quelques lignes que j'ai rédigées sur le sujet. Elles n'avaient pas vocation à être communiquées, je vous les adresse cependant en l'état en vous demandant de bien vouloir m'en excuser. 
Par ce message, il me serait utile de connaître votre avis et vous exprimer mon souhait d'une expression médiatique plus affirmée sur la question des valeurs qui fondent notre société. Je ne doute pas du souci de vos chaînes, de résister à la tentation clientéliste qui consister trop souvent, en ce moment, à exploiter les peurs...
Lire la suite » (Radio France)
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THOMAS PIKETTY,
​​​​​​​INVITÉ DE LA MATINALE DE FRANCE INTER

Messages d'auditeurs
« Tous les poncifs et le dolorisme d'une gauche bien-pensante qui a durablement échoué quasiment partout dans le Monde. On enfonce toutes les portes ouvertes et on parcourt tous les clichés d'une mouvance dépassée par la complexité du monde. 
Avec Piketty, on comprend mieux l'échec de la gauche et vous contribuez à l'enfoncer encore plus durablement. 
Aucune contradiction un peu ferme dans le questionnement, aucun contradicteur réel chez les auditeurs invités à intervenir.... 
Quand donc mettrez-vous un peu d'air dans votre matinale avec de vraies pensées libres et des intervenants qui ne cochent pas forcément les cases de l'esprit gentillet de France Inter. »
(France Inter)

« Je suis étonnée que cet économiste ait tant de succès, sans doute parce qu'il dit ce qui est impossible à réaliser et qui fait plaisir à entendre à beaucoup. Invitez des personnes plus convaincantes tout en ayant le sens de la justice. » (France Inter)
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SAGES-FEMMES : UNE PROFESSION MÉDICALE

Messages d'auditeurs
« Je vous écoute tristement dire aujourd’hui que la profession de sage-femme est une profession paramédicale qui aura enfin des masques. Hélas non, les sages-femmes ont toujours été une profession médicale et peinent tellement à se faire reconnaître en tant que tel. Probablement car ce sont des femmes qui s’occupent d’autres femmes, enfin ceci est mon interprétation. Alors si en 2020 on entend toujours de telles choses notre combat est loin d’être gagné. Sage-femme profession médicale qui depuis le début de la crise covid.19 n’avait droit qu’à 6 masques par semaine. C’est si peu comparativement aux autres professions médicales justement… Pourtant lorsqu’on fait une échographie nous sommes en contact direct avec les patientes, tout juste à 20-30 cm… Bref sage-femme profession médicale, merci de corriger. » (France Inter)

« Depuis le début de l’épidémie de coronavirus les sages-femmes sont oubliées par les politiques, les médias… Nous sommes très en colère. Cette colère monte encore lorsque nous entendons vos journalistes nous ranger dans les paramédicaux ! Les sages-femmes exercent une profession MEDICALE ! Pouvez-vous faire diffuser un rectificatif, voire interviewer nos élus de l’Ordre des Sages-Femmes ? » (France Inter)
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LES AIDES APPORTÉES AUX KINÉSITHÉRAPEUTES,  
À LA SUITE DES PROPOS DE GÉRALD DARMANIN

Des réactions d’auditeurs kinesithérapeutes et osthéopathes à la suite de la réponse apportée par Gérald Darmanin, ministre de l’Action et des Comptes publics, à une auditrice lors du Grand entretien de France Inter du 21 avril.

Messages d'auditeurs
« Suite à l’interview de Gerald Darmanin ce matin sur votre antenne, je pense qu’une petite rectification s’imposerait.
Dans sa réponse à une auditrice, kinésithérapeute, qui expliquait ses difficultés actuelles, le ministre a été inexact au sujet des aides offertes par l’etat, les régions, les urssaf.
En effet, l’aide proposée par les régions en complément des 1500 euros accordés aux indépendants, appelée « volet 2 », d’un montant variable de 2000 à 5000 euros, est conditionnée -notamment – par le fait d’avoir au moins un salarié. Ce qui ne semble pas être le cas de cette kinésithérapeute.
Par ailleurs l’aide financière exceptionnelle ou la prise en charge de cotisations et contributions sociales à demander auprès de l’urssaf est elle réservée aux indépendants qui ne sont pas éligibles à l’aide de 1500€.
Ces aides sont donc difficilement cumulables, et dans le cas de cette dame il me semble en effet qu’elle ne puisse pas espérer plus que ses 1500 euros.
Monsieur Darmanin semblait surpris que les indépendants soient si mal informés sur les aides mises à leur disposition. Des lacunes dans la communication du gouvernement? Ces « imprécisions », comme le manque de contradiction de certains journalistes n’aident pas. »
 (France Inter)

« Suite à l’intervention de la personne kiné dans votre émission ce matin, je déplore que le Ministre ne connaisse pas mieux les professionnels de santé et leurs difficultés : l’aide des Conseils Régionaux s’applique aux indépendants ayant au moins un salarié, ce qui n’est pas le cas des pros de santé comme les kinés. Et nous ne dépendons pas du RSI, comme les autres indépendants.Cette auditrice kiné, comme moi orthophoniste, n’avons donc droit qu’aux 1500 euros de l’état​​​​​​​. » (France Inter)
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​​​​​​​LES AUDITEURS SUGGÈRENT DES THÈMES DE REPORTAGES

Chaque semaine, les auditeurs nous écrivent pour suggérer des thèmes de reportages. Leurs courriels sont relayés auprès des rédactions qui parfois s’en inspirent ou bien qui ont déjà traité le sujet, nous vous proposons alors les liens des reportages réalisés par les antennes. Sélection.
​​​​​​​Les enfants touchés par un virus
Message d'auditeur
« Je n'ai pas entendu dans votre édition de 19h le cas des enfants qui semble-t-il en Angleterre sont touchés à leur tour. Cette info date d'hier, et est évidemment à vérifier, que ce soit au niveau de l'info elle-même ou au niveau médical. Néanmoins il m'aurait semblé bon d'aborder le sujet le jour du discours à l'assemblée nationale de M. Philippe. 
Moi-même père, et qui plus est d'un enfant sujet à l'asthme, vous comprendrez mon inquiétude.»
(Radio France)

Plus d'explications dans l'article à lire sur le site de franceinfo : Cinq questions sur la maladie, peut-être liée au coronavirus, qui touche des jeunes enfants et inquiète plusieurs pays dont la France

Pouvez-vous vérifier et confirmer ces chiffres sur le Covid-19 ?
Message d'auditeur
« 22 614 morts officiels en établissements de santé… et combien à la maison ? 720 enfants de moins de 14 ans seraient hospitalisés pour le COVID-19. Pouvez-vous confirmer ces chiffres ? » (Radio France)

Franceinfo met à jour quotidiennement un article interactif consacré aux chiffres du Covid-19.​​​​​​​
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LA PROMOTION DE NETFLIX

Pour se détendre, passer le temps ou se changer les idées, rien de tel qu’un film ou qu’une bonne série direz-vous? Oui pourquoi pas… mais à proposer avec des pincettes s’il s’agit d’évoquer des plateformes payantes. Depuis le début du confinement, des auditeurs s’insurgent de la promotion régulière de Netflix ou autres plateformes sur Franceinfo ou France Inter, nous l’avons d’ailleurs déjà évoqué dans cette Lettre. Aujourd’hui Yann Chouquet, directeur des programmes de France Inter répond aux remarques des auditeurs.

Messages d'auditeurs
« Le grand festival publicitaire pour Netflix continue sur France Inter : ce matin longue publicité pour un documentaire sur cette plateforme, on ne peut plus parler d’information, ou de promotion mais clairement de publicité, rémunérée ? 
N’oublions pas ceci : « Prix de Netflix Standard : 11,99 euros par mois, vous pouvez être connecté à votre compte Netflix simultanément sur deux écrans. Vous bénéficiez également de la haute-définition. Prix de Netflix Premium : 15,99 euros par mois, vous avez droit à quatre écrans simultanés et des programmes en ultra-haute définition » 
Cette façon de s’adresser à une catégorie d’auditeurs potentiels pose question. 
Pour écouter France Inter il faut : être abonné à Netflix, Canal +, et bien sûr être équipé d’un matériel informatique et d’une imprimante. 
Et celles et ceux qui ne font pas partie de ces heureux élus : "Vous n’êtes pas branchés, circulez il n’y a rien à voir" »
(France Inter)

« Confinée avec mon fils de 25 ans je lui demande s'il peut me passer ses codes Netflix pour regarder une série dont j'ai entendu parlé sur France Inter deux fois depuis ce matin. Il s'agit de "Unorthodox" dont votre journaliste a vanté les mérites ainsi qu'un chroniqueur. Mon fils sourit et me dit : "Tu penses qu'ils sont bien payés les journalistes pour faire ce genre promo ?" Je m'offusque : "Mais de quelle promo parles-tu ? Leur boulot est de donner leur avis, de faire partager leur enthousiasme et en cette période c'est précieux". S'en suit un long débat et finalement voulant éviter les tensions en cette période étrange où je me retrouve à passer de longues semaines seule avec mon fils adulte qui, normalement, ne vit plus avec moi depuis des années,  je lui dis que je vais directement vous demander. Donc voilà : est-ce que France Inter tire profit d'un avis positif donné sur une série ? Est-ce que Netflix qui produit cette série "Unorthodox" paye des dividendes (ou offre des cadeaux ou d'autres avantages) à ma radio préférée ?
Merci pour votre réponse (j'espère bien clouer le bec à ce jeune adulte critique et sûr de lui qu'est mon fils !).
» (France Inter)

Yann Chouquet, directeur des programmes de France Inter vous répond : 

"Bonjour, 

Vos questions nous obligent à nous remettre en question et nous vous remercions. 
Les plateformes bousculent l'offre et la promotion de l'offre, nous nous posons les mêmes questions que vous. 
Nous sommes particulièrement vigilants à respecter une juste répartition entre l’offre des plateformes étrangères et celles des chaines françaises privées et publiques. Aussi il y a « le froid » et « le ressenti du froid » vous remarquez plus particulièrement les noms des plateformes étrangères car ce sont de nouveaux acteurs sur le marché et tout ce qui est « nouveau » est plus remarquable. Enfin nous ne recevons aucune contrepartie pour cette promotion.

Mais vous n’avez pas tort et je demanderai à ce que les œuvres soient citées à l’antenne et pour information seulement et donc dans une moindre mesure le nom des plateformes qui les diffusent. 

Merci pour l'intérêt que vous portez à nos programmes. 

Yann Chouquet, directeur des programmes de France Inter"
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LE TÉLÉTRAVAIL

Près d’un salarié sur quatre entame sa septième semaine de télétravail. Calvaire pour certains, positif pour d’autres, cette expérience de confinement pourrait bien marquer durablement l’organisation du travail. De nombreux auditeurs ont réagi à ce thème du Téléphone sonne proposé lundi 20 avril.

Messages d'auditeurs
« Je travaillais déjà 1 jour par semaine en télétravail par choix ; aujourd’hui 5 jours cela fait beaucoup et m’engendre une grosse fatigue visuelle, être toute la journée sur un écran c’est très fatigant. J’ai des échanges réguliers avec mes responsables et mes collègues qui agissent avec bienveillance mais je sais que ce n’est pas le cas partout. Ne plus pouvoir déjeuner ensemble commence à être pesant, le confinement fini je reprendrai cependant le télétravail 1 jour/semaine ou demander à le faire 2 jours/semaine car pourvoir organiser sa journée et ne pas être sollicité par les collègues c’est bien aussi. » (France Inter)

« Voici mon expérience du télétravail depuis le 16/03.
Pour ma part, j’étais déjà en télétravail partiel, et je trouvais déjà qu’organiser son travail à la maison n’avait rien d’évident, ni matériellement (mobilier divers, matériel informatique, accès à internet, téléphone) ni psychologiquement (tentation des tâches ménagères, perceuse du voisin, absence de pair pour relativiser) même si à 1-j/semaine ça restait tout à fait gérable. Il s’agissait surtout d’organiser son emploi du temps pour privilégier certaines tâches en présentiel et d’autres en télétravail.
Mais depuis le 16/03, il n’y a plus d’autre option. A cela s’ajoutent les ô que nombreuses difficultés du confinement : être 24h/24 avec sa famille, sans pouvoir ni s’isoler ni s’évader, préparer le repas et le manger, voire corriger les exercices et expliquer la leçon en 1h top chrono, tout en veillant à ce que le petit dernier ne gribouille pas sur les factures client… Je trouve cela extrêmement sport, même sans travailler à temps plein, même sans être parent solo, même avec des enfants un peu grands mais pas trop (un peu autonomes, pas encore ados) dont je peux assurer le suivi scolaire. Et encore plus de cela j’ai un patron très compréhensif qui préfère que je travaille bien, quitte à travailler moins!
Quand je pense à tous mes concitoyens avec un métier plus prenant ou des enfants plus jeunes, je crains très sincèrement leur burn-out! Je souhaite donc beaucoup de courage à ceux-ci, et j’implore beaucoup de bienveillance à leurs salariés. »
(France Inter)
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TÉMOIGNAGES, POÈMES ET
​​​​​​​LETTRES D'INTERIEUR D'AUDITEURS

Texte d'auditeur
Lettre à mon voisin du quai d'en face
« Ce soir, comme toi mon voisin du quai d'en face, j'ai ouvert ma fenêtre et j’ai applaudi tous ces héros qui pour nous sortir de cet effroyable cauchemar prennent chaque jour tant de risques. 
Ce soir, comme tous les soirs j'ai résisté à l'idée de me saisir d'une casserole et d'une cuiller. Je ne sais pas ce qu'il en est pour toi mais moi j'applaudis longtemps. Et tant pis pour cette dérisoire douleur qui me picote le creux des mains... 
Si comme moi tu es confiné seul, alors ces quelques minutes sont peut-être le temps d'un échange attendu, quoique furtif. A ma fenêtre de droite habite A. une violoniste. Depuis des mois je ne l’entendais plus jouer… et puis ce soir des sons se sont échappés de chez elle. Elle est venue applaudir à son tour. C’est accoudés aux balustrades que nous nous sommes rencontrés, avec mon voisin de gauche. Mais la distance qui nous sépare ne nous permet pas de nouer un dialogue. Alors nous nous faisons des signes, des sourires... rapides. Mais sincères. C’est curieux qu’habitant si près nous ne nous sommes jamais croisés. Les autres ont déserté l’immeuble. 
Quant à toi, et tous ceux du quai d'en face je ne peux que vous imaginer. Le canal nous sépare. A première vue je dirais qu’à vol d’oiseau nous sommes à environ six cents mètres…  Mais je vous entends. Et après des heures de solitude, de s'entendre les uns les autres, siffler, frapper, tambouriner, ça réchauffe. 
Aimes-tu comme moi le bruit des cornes des péniches qui tous les soirs, à 20 h, lancent le coup d'envoi ? Elles enveloppent cet instant d'une tonalité particulière nous rappelant la présence singulière, marginale, de ceux qui vivent sur l'eau... 
As-tu comme moi, un court instant le cœur serré tandis qu’à nos fenêtres nous nous rassemblons, faisant entendre nos vies battre, malgré nos solitudes. 
As-tu remarqué que ce soir les applaudissements se sont faits plus courts ?  La plupart des fenêtres se sont refermées, les mains se sont tues, moi je suis restée à regarder, à écouter. Ce soir on entend moins les sirènes des ambulances résonner dans la ville. Même si de temps en temps passent des camions sanitaires aux lumières bleues... Apprécies-tu ce retour du silence ? Après tant d'années où nous avons été envahis par tant de bruit... pour rien ?... »
Lire la suite (Radio France)
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MERCI AUX ÉQUIPES DE RADIO FRANCE

Message d'auditeur
« Merci à France Culture, France Musique et France Inter. L'organisation des chaînes citées et la qualité des propositions notamment faites par  France Culture avec "Culture à la maison" forcent l'admiration. C'est un  plaisir d'ouvrir sa radio dès le matin et d'y apprendre tellement de choses passionnantes. J'écoute aussi France Musique le plus souvent  possible pour "déconnecter" de ce monde devenu trop inquiétant. Merci à toutes les équipes qui travaillent pour nous les auditeurs. J'espère de toutes mes forces que Radio France se battra avec  les auditeurs pour garder sa qualité et ses équipes qui sont la garantie de cette qualité. » (Radio France)
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Vidéo
YAËL GOOSZ ET LES AUDITEURS

Yaël Goosz, chef du service politique de France Inter, nous parle de lui et des auditeurs : Etes-vous attentif aux messages des auditeurs ? Le message d’auditeur qui vous a le plus marqué ? Quel auditeur êtes-vous ? Quelle voix de radio a compté pour vous ?
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Vidéo
ADÈLE VAN REETH ET LES AUDITEURS

Adèle Van Reeth, productrice des Chemins de la philosophie sur France Culture, nous parle de sa relation aux auditeurs. Etes-vous attentive aux messages des auditeurs ? Le message d’auditeur qui vous a le plus marqué ? Quelle auditrice êtes-vous ? Quelle voix de radio a compté pour vous ?
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