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#22/2020 - Mai 2020
 L'EDITO DE LA MÉDIATRICE

La méthode médiatique

​​​​​​​Une semaine marquée par le retour des invités en studio avec François Hollande, Joël Dicker, Jordan Bardella et Agnès Buzyn à France Inter et Philippe Juvin, Franck Riester, Stéphane Richard et Jean-Michel Blanquer à Franceinfo.
Au coeur des sujets ultra-sensibles : le traitement éditorial de l’hydroxychloroquine. Des remarques également sur les reportages avec des Français ne respectant pas les consignes du déconfinement : peut-on vraiment tout diffuser sur une antenne ? 
Des auditeurs de France Culture impatients de retrouver le journal de 12h30 et, comme chaque semaine, des observations sur l’usage de la langue française.

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Retour des invités en studio

François Hollande était, lundi matin, la première personnalité à revenir en studio à France Inter, après deux mois sans invités dans les locaux de la station pour cause d’épidémie. Désormais chaque jour, une seule personnalité est présente dans les locaux de la chaîne, dans la matinale ou le 18/20h et le dimanche midi. 
Si des auditeurs ne comprennent pas l’invitation faite à l’ex-président de la République, d’autres en revanche ont bien saisi l’intérêt de l’écouter s’exprimer sur sa part de responsabilité dans la situation de l’hôpital. Ils ont apprécié à ce sujet la clarté du propos de l’ancien chef de l’Etat : "J'ai ma part de responsabilité aussi dans la situation de l'hôpital durant la crise du coronavirus, a déclaré François Hollande, depuis des années on a contraint l'hôpital, et j'y ai pris ma part, je ne veux pas du tout m'exclure", a-t-il ajouté. Réactions d’auditeurs : « Au milieu d'un fatras de propos convenus (…) François Hollande a quand même l'honnêteté de faire un début de commencement de mea culpa sur la situation de l’hôpital » ou encore : « Ce sont des paroles rarissimes en politique, et si nécessaires pour réconcilier les Français avec leurs dirigeants. ». 

Au cours de cette interview, Nicolas Demorand a abordé le sujet phare de la semaine :   
Nicolas Demorand : « Et un héros comme le Pr. Raoult à Marseille, qui défend le recours à l’hydroxychloroquine pour soigner le Covid-19 ? Il y a aujourd’hui des pro et des anti-Raoult, des pro et des anti-chloroquine. Vous vous êtes fait une religion là-dessus ? » 
François Hollande : « Mais moi je ne me fais pas de religion, parce que je suis un être rationnel. J’essaie de savoir ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas, ce qui marche et ce qui ne marche pas. Je n’ai pas de tabou sur telle ou telle recommandation, mais je n’ai pas non plus de fantasme. J’ai trouvé qu’il y avait là une perte de lucidité. » 
 

L’hydroxychloroquine ? Pas touche ! 

« Religion », « Fantasme », « perte de lucidité », le registre lexical de la croyance est riche pour évoquer l’hydroxychloroquine. Une croyance peut engendrer l’excès. Un excès totalement à l’œuvre dans les messages des auditeurs sur le traitement éditorial de l’hydroxychloroquine sur les antennes de Radio France - sachant qu’en général, seule la voix de l’indignation se fait entendre au service de la médiation et que toute personne ayant apprécié le travail d’une rédaction est moins encline à le faire savoir.  

Inconnue du plus grand nombre il y a quelques mois, tout le monde (ou presque) a désormais un avis tranché sur cette molécule. L’hydroxychloroquine connaît une notoriété inédite, depuis que, fin février, le Professeur Didier Raoult de l’Institut hospitalo-universitaire Méditerranée-Infection à Marseille a relayé une étude chinoise affirmant que le phosphate de chloroquine montrait des signes d’efficacité chez les malades du Covid-19. Dépassant largement le terrain scientifique, l’hydroxychloroquine est devenue un sujet de débat public et politique très médiatisé, suscitant depuis cette semaine des courriels enflammés de la part des auditeurs.  
Pourquoi cette semaine ? L’étude publiée vendredi dernier dans la revue scientifique The Lancet a véritablement mis le feu aux poudres. 
Cette étude portant sur 96 000 patients dans 671 hôpitaux à travers six continents, conclut que ce traitement à l’hydroxychloroquine pourrait augmenter le risque d’arythmie cardiaque et de décès. Cette information relayée sur les antennes a suscité une vague de contestations. 
Que le sujet soit abordé par une journaliste santé, un spécialiste sciences, un expert, un médecin, un éditorialiste, voire par des humoristes, ne pas donner de crédit à la thèse du Professeur Raoult relève du sacrilège, pour filer la métaphore religieuse. Tous les courriels reçus reflètent la colère, l’indignation, l’incompréhension quant au traitement médiatique de ce dossier où les antennes se font taxer de partialité, souvent de manière extrêmement virulente et inutilement agressive. Indiquons d’ailleurs que lors de la crise des Gilets jaunes, la teneur des messages à l’égard des journalistes n’était pas aussi violente. A travers ces courriels, le délitement de la confiance semble trouver une expression nouvelle : 
« On nage en pleine réflexion unique sous peine d’être assimilé complotiste c’est très grave »  
 « Un peu déçue que vous vous engouffriez sur l’autoroute de l’information unique, du soit pour, soit contre » 
« La virulence contre ce traitement est “louche” » 
« The Lancet démolit le traitement contre le coronavirus préconisé par le professeur Raoult (…) On croit rêver » 
« Vous avez battu votre record d’informations négatives sur la chloroquine au début de chaque bulletin d’informations de l’après-midi. J’ai été choqué par tant de désinformation. Cela montre que vous êtes aux ordres du pouvoir, je l’ai remarqué depuis le début de l’épidémie » 
« Même si je suis réfractaire à toute théorie du complot et au populisme évident des partisans de Raoult, je commence à me poser de plus en plus de questions sur le traitement médiatique de ce sujet » 
« Il serait temps qu’il y ait un débat contradictoire » 


Dans ces messages, les termes de « désinformation », « complot », « mensonge » reviennent fréquemment. Ils émanent d’auditeurs qui se disent fidèles aux antennes, appréciant le travail habituel des journalistes qu’ils écoutent. Afin de pouvoir les éclairer sur les pratiques journalistiques mises en œuvre pour traiter le dossier de l’hydroxychloroquine, les journalistes santé et spécialistes sciences des antennes, Danielle Messager et Mathieu Vidard de France Inter, Nicolas Martin de France Culture et Solenne Le Hen de Franceinfo répondent ici à trois questions identiques sur cette actualité. 


Peut-on tout diffuser ? 

Il y a trois semaines, à la veille du déconfinement, la parole a été donnée à des Parisiens ayant fait le choix de quitter Paris pendant deux mois et qui regagnaient la capitale. Un choix alors incompréhensible pour des auditeurs, relayé dans cet édito : « Ces comportements sont inciviques, et la promotion qui en est faite par votre radio est immorale. ». « Et vous ne dîtes rien, vous donnez votre aval à cette infraction du confinement ». Dans des courriels reçus cette semaine, le même cas de figure journalistique se présente avec des reportages diffusés le week-end dernier. Le temps était radieux, le littoral pris d’assaut et des Français ont témoigné au micro des journalistes : « On n'a pas du tout respecté le confinement. On était dehors tous les jours, on n’en avait rien à cirer, et on a continué à vivre comme si de rien n'était, on a fait preuve de désobéissance civile. Mon système immunitaire ne s'est jamais aussi bien porté ! ». Des auditeurs ont réagi à ce témoignage : « Pourquoi diffuser ce reportage à Anglet où des personnes transgressent la loi en toute conscience et se vantent de ne pas s'être confinées. Quelle est l'information donnée ici ? On sait qu'il y a des gens incivils non respectueux des autres et de la société. Pourquoi leur donner la parole ? Ce n'est pas parce qu'un son est enregistré qu'il faut le diffuser. » 
« J'ai été très choquée par le reportage sur Anglet où une certaine Nina se vante de sa désobéissance civile (…) Entendre ce genre de réflexion est vraiment très dérangeant (…) et sans modération aucune de ces propos nocifs qui encouragent la désobéissance civile. Je suis déçue que votre chaîne se fasse le relais de paroles racoleuses et inexactes. ».  

Ecrit-on aux journaux de la presse régionale ou locale pour s’émouvoir de la publication de photos représentant des plages bondées avec des personnes allongées sur des serviettes de plage ? Il est probable que non, pourtant de telles photos ont été publiées le week-end dernier et il est parfaitement légitime que nos confrères de presse écrite aient fait ce choix éditorial qui reflète une réalité. Tout comme il est parfaitement légitime de diffuser des propos très éloignés d’un civisme attendu en période de pandémie. Je développais cet argument ici il y a quinze jours : « Prendre parti pour ou contre une décision, décider si tel comportement est irresponsable, si telle attitude est raisonnable n’est pas dans le rôle du journaliste. Il doit avant tout être factuel dans sa manière d’interroger un choix - aller se confiner à la campagne lorsqu’on vit à Paris, se prélasser sur une plage sitôt leur accessibilité annoncée - il questionne celui qui a décidé d’agir ainsi en connaissance de cause, en assumant des responsabilités acceptées, des risques consentis.  
Faire entendre cette parole n’est pas immoral. La radio, les médias généralistes, donnent à entendre différents points de vue, à chacun ensuite de se faire un avis. Et il y a autant d’avis qu’il y a de sensibilités. C’est un fait d’observation courante qu’il existe une grande diversité d’opinions touchant le permis et le défendu, le louable et le condamnable, le tout étant soumis aux fluctuations de la conscience collective. »  


Dans cette Lettre, la journaliste Amaia Cazenave répond aux auditeurs : « Par honnêteté intellectuelle et même si j’ai conscience que ses paroles (NDLR : paroles de Nina) peuvent vous déranger ou vous heurter, je ne pouvais pas en faire abstraction dans mon reportage. Ces mots reflétaient une opinion qui ne pouvait pas être niée ou cachée. (…) Dans ce reportage diffusé le week-end dernier vous aurez noté qu’il y a aussi des personnes qui ont conscience que leur attitude n’est pas très responsable… Nous, journalistes, avons comme mission de relayer la diversité d’opinions, même lorsque ses témoignages peuvent se révéler impopulaires, à contre-courant, déplaisants ». L’intégralité de sa réponse est à lire ici.  

Demain samedi 30 mai, dans le rendez-vous de la Médiatrice sur Franceinfo, nous aborderons cette question déontologique avec Benjamin Mathieu. Le reporter a sillonné la France pendant le confinement ainsi que la semaine dernière et il a recueilli sur le littoral, vendéen et de Loire-Atlantique des points de vue similaires à ceux entendus dans le reportage d’Amaia Cazenave.  
 

Le journal de 12h30 sur France Culture 

« Depuis longtemps fidèle à votre station, je suis vos émissions et journaux avec plaisir. Je voulais savoir pourquoi nous ne retrouvons pas votre journal de 12h30 ? ». France Culture reçoit régulièrement cette demande. Les moyens journalistiques de Radio France ayant été   mutualisés pendant la crise sanitaire afin de prioriser les tranches d’information sur les radios généralistes du groupe (France Inter, Franceinfo et France Bleu), le journal de 12h30 de la chaine a été suspendu dès le début du confinement. « La 2ème phase du Plan de reprise de l’activité de Radio France, élaboré en lien avec les consignes gouvernementales, débutera le 3 juin, indique Vincent Lemerre, Délégué aux programmes de France Culture, nous avons bon espoir de vous proposer à partir de cette date votre rendez-vous d’information de la mi-journée. ». 

France Culture rend hommage à Guy Bedos à travers les entretiens d’« A voix nue ». Durant ces cinq émissions, l'acteur, auteur et humoriste retrace sa vie de "mélancomique". « Faire du drôle avec du triste » selon son expression, au cinéma, au théâtre et au music-hall. Chez lui, dans l’intimité de son bureau, entouré d’innombrables photos, il se confie sur « un demi-siècle de one man show politique, à boxer sur scène les racismes et intégrismes contemporains, à brocarder ces puissants qui nous gouvernent. ». Truculent, orfèvre des formules ciselées dans ses revues de presse décapantes, Guy Bedos disait : « Il y a des gens qui ont des indignations sélectives. Moi, j’ai des indignations successives. ». Une formule que ne renieraient pas les auditeurs qui nous écrivent au sujet de l’usage de la langue française.  


« Focus sur le mainstream » 

Cette semaine leurs remarques lexicales portent essentiellement sur les anglicismes. Loin de valoriser celui ou celle qui l’emploie, un anglicisme traduit l’appauvrissement de la langue. Symbole d’une paresse de l’esprit, parfois d’un vide de la pensée, l’usage d’un anglicisme tente de faire passer pour une hypermodernité du discours un propos prétentieux et, en creux, une forme de snobisme. Pire, son emploi exclut l’auditeur comme en témoigne ce message : « Je remarque que très très souvent des mots anglais sont utilisés lors de débats ou autres émissions, je n'ai rien contre la langue anglaise mais je ne la connais pas, et c'est très gênant de ne pas comprendre l'intégralité de ce qui est dit. Serait-il possible de faire une traduction simultanée des mots étrangers employés ? ». Mis à l’index cette semaine : « green pass », « mainstream » « fake » « cluster » « performer », « testing », « digital ». 
 

L’utilisation du mot « racisé » 

Dans l’article « Violences policières : celles et ceux qui se reconnaissent dans les propos de Camélia Jordana » paru jeudi 28 mai sur le site de France Inter, des personnes ont été interrogées pour réagir aux propos tenus par la chanteuse Camélia Jordana sur le plateau de l’émission « On n’est pas couché » sur France 2 samedi 23 mai. Le terme « racisé », utilisé par les interviewé·es, a été repris dans l’article. Des auditeurs et des internautes ont reproché l’utilisation de ce terme. Stéphane Jourdain, rédacteur en chef numérique de France Inter, leur répond ici

Intégralement consacré à la langue française la semaine dernière, cet édito a fait réagir un certain nombre d’auditeurs et nous publions ici une sélection de leurs messages dans la rubrique langue française. Des auditeurs et internautes de plus en plus nombreux à consulter « le site de la médiatrice » qui réalise un score de + 340% de fréquentation en un an. Je les remercie de cette interaction enrichissante, singulière, signe de la vitalité du lien unique que nous partageons avec vous dans cette Lettre à travers la publication d'une partie de vos nombreux messages. Merci à tous ! 
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Bonne lecture,

Emmanuelle Daviet
Médiatrice des antennes


​​​​​​​Voici les principales thématiques abordées par les auditeurs dans leurs courriels du 22 au 29 mai 2020. Nous publions une sélection de leurs messages ci-dessous :

1- L'hydroxychloroquine et les réponses des journalistes santé et sciences de France Inter, franceinfo et France Culture
2- François Hollande, invité de la matinale de France Inter
3- Industrie automobile et écologie
4- Pêle-Mêle de remarques des auditeurs

5- A quelle date revient le journal de 12h30 de France Culture ?
6- Merci aux équipes de Radio France​​​​​​​
7- Utilisation du terme "racisé" : réponse de Stéphane Jourdain
8- Peut-on tout diffuser ? Réponse d’Amaia Cazenave

9- Langue Française

L'HYDROXYCHLOROQUINE

Message d'auditeur
«Un peu déçue que vous vous engouffriez sur l’autoroute de l’information unique, du soit pour, soit contre. Où est la richesse, la diversité ? Elle existe aussi en matière de médecine. On dirait que cela vous fait peur ? Sommes-nous soit des moutons, soit des complotistes ? Acculée à devoir choisir, je suis très mal à l’aise ces derniers temps et rien de cela ne me convient. Rien que la virulence contre ce traitement est « louche », à vouloir faire taire. Il y a une réflexion très documentée sur cette étude. 
Sur France Inter, comme ailleurs, on nage en pleine réflexion unique sous peine d’être assimilé complotiste c’est très grave. 
Désolé je m’exprime très mal, je n’ai pas votre facilité de parole, d’écriture, je tente quand même ce petit mail. »
(Radio France)
 À lire, une sélection de messages sur le même sujet

Afin de pouvoir éclairer les auditeurs sur les pratiques journalistiques mises en oeuvre pour traiter le dossier de l’hydroxychloroquine, les journalistes santé et spécialistes sciences des antennes, Danielle Messager et Mathieu Vidard de France Inter, Nicolas Martin de France Culture et Solenne Le Hen de Franceinfo répondent ici à trois questions identiques sur cette actualité.

  • Comment traitez-vous le sujet très sensible de l’hydroxychloroquine ?
  • Comment rester factuel pour aborder un dossier aussi incertain que celui de l’hydroxychloroquine?
  • Les auditeurs estiment que les journalistes ont choisi leur camp, "que l’on nage en pleine réflexion unique" (NDLR: contre les défenseurs de l’hydroxychloroquine). Que leur répondez-vous ?
Réponse de Danielle Messager, journaliste spécialiste des questions de santé à France Inter
Comment traitez-vous le sujet très sensible de l’hydroxychloroquine ?

« Le sujet est traité comme tout sujet médical, scientifique, que mon service et moi-même sommes appelés à suivre depuis le début de cette épidémie (et il y en a eu de nombreux) : avec des faits, c’est-à-dire des études et encore des études.
Quand l’immense majorité des études vont dans le même sens, à savoir non seulement le non bénéfice pour les malades de l’Hydroxychloroquine, seule, ou associée à des antibiotiques , mais aussi sa toxicité cardiaque, nous relatons des faits. » 
LIRE LA SUITE DE L'INTERVIEW
Réponse de Mathieu Vidard, "Le virus au carré" et "L'édito carré" sur France Inter
Comment traitez-vous le sujet très sensible de l’hydroxychloroquine ?
​​​​​​​« En essayant justement de « désensibiliser » le sujet. Le plus important est de parvenir à sortir de la « passion » qui entoure ce médicament et qui est directement liée à la personnalité de Didier Raoult et des espoirs qu’il a suscités. Poussée par le public et les réseaux sociaux, cette molécule qui n’était qu’une piste parmi des centaines d’autres s’est imposée du jour au lendemain au cœur des discussions en enflammant les réactions... »
LIRE LA SUITE DE L'INTERVIEW
Réponse de Solenne Le Hen, journaliste santé à franceinfo 
Comment traitez-vous le sujet très sensible de l’hydroxychloroquine ?
« C’est extrêmement délicat, le sujet s’est cristallisé sur la personne du Pr Raoult. Le débat est désormais politisé, il s’est même hystérisé, au point d’être devenu un nouveau duel « OM contre PSG » ou « pro-système contre antisystème ». Sur Franceinfo, nous sommes très vigilants à laisser intervenir sur notre antenne des spécialistes aux points de vue différents,  qu’ils soient « pour » ou « contre » l’utilisation de l’hydroxychloroquine dans le traitement du Covid19. Mais l’idée est toujours de parler « science », de rester dans un discours médical sans dévier vers une polémique qui serait hors de propos. »
LIRE LA SUITE DE L'INTERVIEW
Réponse de Nicolas Martin, "La Méthode scientifique" sur France Culture 
Comment traitez-vous le sujet très sensible de l’hydroxychloroquine ?

« Dans ce dossier, la science a fini par céder le pas à la communication et à la politique. Nous avons tâché, tout du long, avec l’équipe de « La méthode scientifique », de revenir à la science, et rien qu’à la science : que disent les études, pourquoi sont-elles critiquées, sur quelle base scientifique, que disent les autres études qui n’aboutissent pas aux mêmes conclusions que celles de l’IHU, quelles sont leurs forces, leurs faiblesses etc. Sortir de l’hystérisation du débat public pour revenir à la source, et à la méthode scientifique, précisément. »
LIRE LA SUITE DE L'INTERVIEW

FRANÇOIS HOLLANDE,
​​​​​​​INVITÉ DE LA MATINALE DE FRANCE INTER

François Hollande, ancien président de la République, était l’invité du grand entretien de Nicolas Demorand et Léa Salamé lundi 25 mai à 8h20 sur France Inter.

Messages d'auditeurs
« François Hollande a estimé avoir sa part de responsabilité dans la situation de l’hôpital. Ce sont des paroles rarissimes en politique, et si nécessaires pour réconcilier les français avec leurs dirigeants. Certains devraient prendre exemple dans la crise sanitaire actuelle. » (France Inter)

« Je me demande pourquoi vous invitez quelqu’un comme François Hollande.
Il va se permettre de critiquer le gouvernement actuel et de donner des conseils alors qu’il est mal placé. Vous avez eu votre chance Monsieur Hollande maintenant c’est trop tard.
Merci ! »
(France Inter)

« Monsieur Hollande,
Où sont les propositions du « monde d’après » ??
Que de vieilles recettes : soutenir le pouvoir d’achat, soutenir la consommation, la croissance, l’activité… Rien de plus ?? Vraiment ?? Mais ce n’est pas ça que beaucoup de Français veulent… N’êtes-vous pas complètement du monde d’avant ?? 
» (France Inter)
 À lire, une sélection de messages sur le même sujet

INDUSTRIE AUTOMOBILE ET ÉCOLOGIE

Messages d'auditeurs
« Je réagis aux discussions dans votre émission concernant la voiture. Tout d’abord, certains auditeurs ont exprimé justement la problématique : le débat devrait porter non pas sur une opposition thermique ou électrique mais bien en priorité sur la taille/masse et la puissance (performances) des véhicules pour la mobilité individuelle de demain. C’est bien cela qui fait l’ordre un de la consommation énergétique et pas les technologies utilisées. La technologie et l’innovation n’ont jamais permis d’aller à l’encontre de la physique. D’autre part d’un point de vue réchauffement climatique, on ne parle jamais de la quantité de carbone qui serait émise dans l’atmosphère pour créer une infrastructure de génération et de distribution électrique pour remplacer tout ce qui est déjà en place ! Le pétrole est malheureusement une énergie ultra concentrée et facile à récupérer, c’est pour cela que nos sociétés en sont dépendantes. Il faut intégrer que demain, il ne sera pas soutenable de remplacer kWh pour kWh ce que nous tirons du pétrole aujourd’hui. La question est : combien de véhicules peut-on se permettre de produire et avoir en circulation de manière soutenable ? Quelle taille et quelle durée de vie ? Enfin, remplacer des véhicules qui peuvent encore rouler par des véhicules neufs est une aberration écologique. Continuer à produire des véhicules de plusieurs tonnes par millions ne sera jamais écologique. Enfin, il faut arrêter de confondre l’empreinte carbone et les pollutions aux oxydes d’azote et particules fines. C’est bien cette problématique là qu’adresse la suppression des pots d’échappement : aucun effet sur le bilan carbone mais simplement sur la santé publique. » (France Inter)

« J’habite Paris je n’ai pas de voiture et aucune envie d’acheter une voiture électrique soi-disant plus verte… En fait, même si cela fait beaucoup de perte d’emploi, je n’ai aucune envie de soutenir l’industrie automobile en achetant une voiture. Je pense qu’il faut trouver d’autres solutions pour les transports. Nous sommes 6, dont 4 enfants nous réfléchissons sur notre façon de circuler et de nous déplacer : TGV sur les grandes distances, métro, bus, à pieds, en vélo..  Parfois location de voiture… Mais ces sommes d’argent promises c’est faramineux… Qu’offre-t-on à ceux qui font le choix de ne pas avoir de véhicule ? Rien nada. Merci et au revoir ! Par contre si vous achetez une voiture et bien on vous donne des bonus, des primes… C’est dingue. Je pense qu’après deux mois de confinement, mes besoins ont changé et même si ça peut faire repartir l’économie cela me rend dingue qu’on puisse prôner la (sur)consommation à outrance pour faire repartir les finances du pays… » (France Inter)
 À lire, une sélection de messages sur le même sujet

PÊLE-MÊLE

Nous vous proposons dans « Pêle-mêle » une sélection de messages d’auditeurs : réactions sur l’actualité, avis sur des émissions, remarques sur les antennes, opinions sur les lignes éditoriales, points de vue sur les angles choisis dans des reportages ou des articles publiés sur les sites. 

Retrouvez ici des messages concernant :
•   La mort de Guy Bedos
•   Le retour à l'école

•   Les chiffres du coronavirus
•   La météo
•   Jordan Bardella, invité de la matinale de France Inter
•   Le second tour des élections municipales
•   Les masques
 À lire, une sélection de messages

À QUELLE DATE REVIENT LE JOURNAL DE 12H30
DE FRANCE CULTURE ?

Le journal d’information de 12h30 de France Culture a été suspendu dès le début du confinement. Les moyens journalistiques de Radio France ont été mutualisés pendant la crise sanitaire afin de prioriser les tranches d’information sur les radios généralistes du groupe (France Inter, Franceinfo et France Bleu). Les auditeurs nous écrivent pour demander son retour.

​​​​​​​Vincent Lemerre, délégué aux programmes de France Culture, vous répond :

Bonjour,
La 2ème phase du Plan de reprise de l’activité de Radio France, élaboré en lien avec les consignes gouvernementales, débutera le 3 juin. Nous avons bon espoir de vous proposer à partir de cette date votre rendez-vous d’information de la mi-journée. Merci pour votre écoute exigeante et fidèle,

Vincent Lemerre

Messages d'auditeurs
« Je souhaite savoir quand reviendront les Journaux de France Culture. Je suis persuadée que les retours des journaux de France Culture contribueraient grandement à l’amélioration de mon état de santé. » (France Culture)

« Depuis la crise sanitaire, l’horaire 12h30 – 13h30 de France Culture est remplacé par France Inter et son journal. Quand France Culture reprendra-t-il le flambeau sur cette plage horaire ?  » (France Culture)
 À lire, une sélection de messages sur le même sujet

MERCI AUX ÉQUIPES DE RADIO FRANCE

Message d'auditeur
« Un grand merci à vous tous pour le rôle central que vous avez joué auprès de nous tous tout au long de la période de confinement. Je tiens à saluer notamment : 
– Le journal de France Inter de 13h00 et ses magazines, particulièrement utiles ; 
– la plupart des émissions de France Culture, notamment Les Chemins de la philosophie (Adèle van Reeth est une productrice remarquable par son talent et son esprit mais aussi parce qu’elle ne s’écoute pas parler – elle est simplement en recherche d’un plus vaste et pertinent éclairage sur le sujet de la semaine), mais aussi Répliques, surtout lorsque l’émission aborde la littérature, la conversation scientifique, les émissions littéraires, les master classes, etc. 
– France Musique enfin, avec laquelle on aime se réveiller (en lien avec France Inter), puis continuer avec En piste (jusqu’à 10h00!), avant de retrouver Arabesques, Philippe Cassard (extraordinaire !) et Frédéric Lodéon lorsqu’il nous fait participer en devinant l’orchestre, etc. 
Un grand merci à vous tous et merci de continuer à nous faire du bien en vivifiant notre esprit ! 
» (Radio France)
 À lire, d'autres thèmes souhaités par les auditeurs


RÉPONSES AUX AUDITEURS

Utilisation du terme "racisé" : réponse de Stéphane Jourdain
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Dans l’article « Violences policières : celles et ceux qui se reconnaissent dans les propos de Camélia Jordana » paru jeudi 28 mai sur le site de France Inter, des personnes ont été interrogées pour réagir aux propos tenus par la chanteuse Camélia Jordana sur le plateau de l’émission « On n’est pas couché » sur France 2 samedi 23 mai. Le terme « racisé », utilisé par les interviewé·es, a été repris dans l’article. Des auditeurs et des internautes ont reproché l’utilisation de ce terme. Stéphane Jourdain, rédacteur en chef numérique de France Inter, leur répond.
LIRE LA RÉPONSE

Peut-on tout diffuser ? Réponse d’Amaia Cazenave

Pendant les huit semaines de confinement et depuis le déconfinement, des reporters sillonnent la France, certains ont parfois recueilli des propos de Français qui ne respectent pas toujours les consignes données. 
Entendre ces reportages a parfois choqué des auditeurs et nous vous en parlions déjà dans la Lettre #20 au sujet des Parisiens confinés au vert de retour à leur domicile à la capitale dès le déconfinement. À l'occasion du long week-end dernier, des reportages de Français profitant du grand air ont été diffusés sur les antennes, réalisés par différents journalistes. 
Franceinfo et France Inter ont notamment diffusé un reportage réalisé au bord de la plage à Anglet. Les propos d'une personne assumant de n'avoir "pas du tout respecté le confinement" ont choqué les auditeurs. Ils s'interrogent sur l'intérêt de diffuser un tel témoignage. Amaia Cazenave, la journaliste ayant réalisé ce reportage, répond aux auditeurs et demain samedi 30 mai dans le rendez-vous de la médiatrice sur Franceinfo, cette question déontologique sera abordée avec Benjamin Mathieu, reporter, qui a recueilli des points de vue similaires au bord des plages.
LIRE LA RÉPONSE


Quand les auditeurs deviennent nos professeurs de français...

Retours sur la Lettre de la médiatrice
« Puisque dans votre lettre de ce jour il est question de la langue française, je vous adresse quelques lignes à ce sujet. Il est vrai qu’en raison de l’actualité, il y avait plus urgent à traiter, mais tout de même…
Avec le nombre de lettres que les « maltraiteurs » de notre langue reçoivent régulièrement, je constate une chose qui me désole, c’est que quelles que soient les corrections que les auditeurs envoient, personne n’en tient compte. Je trouve navrant que des journalistes qui sont censés avoir une licence en langue française méprisent autant leur langue maternelle et ne font aucun effort pour se corriger.
Alors, il n’y a plus qu’à les encourager à continuer de massacrer notre merveilleuse langue française. Qu’ils continuent de donner un exemple épouvantable du langage à tout le pays.
Je constate qu’après les fautes d’orthographes innombrables, nous en sommes aux fautes de français parlé jusque dans la prononciation.
Si l’on n’y prend garde, d’ici quelques années, chacun parlera à sa façon et nous aurons du mal à nous comprendre. Car à force de s’émanciper des règles, chacun va finir par avoir son propre langage. Nous n’en sommes pas loin, alors je vous en prie, Mesdames et Messieurs de la radio, un effort s’il vous plaît !
Assez de mots anglais inutiles, justes bons à vous faire paraître « savant ». On ne vous demande pas d’être des savants mais de parler un minimum correctement. Que nous n’ayons pas parfois à traduire ce que vous dites pour vous comprendre. Et surtout, ne parlez pas pour vous-mêmes en baissant la voix et en accélérant les mots, car on ne comprend plus la fin de vos phrases. N’oubliez jamais que vous parlez pour les auditeurs et que vous devez rester compréhensibles.
Je n’ai aucun espoir, les années passées ne font qu’aggraver la situation.
Vous avez signé la mort de la langue française… Et vous l’aurez !!!
Sur ce triste constat, Madame la Médiatrice, je ne sais quoi vous dire de plus… 
» (Radio France)

"Le Ségur de la Santé"
« “Le Ségur de la santé”
Je suis satisfait par l’émergence de l’expression « Foyer d’infection » à la place de l’horrible « Cluster ». Grand merci pour la vigilance des auditeurs. Un nouveau mot, surgi de l’actualité, a provoqué mon agacement; il s’agit de « SEGUR ». J’ai pensé qu’on se servait d’un acronyme insupportable. J’ai papillonné en cherchant des proximités avec notre aimable Comtesse. C’est ainsi que j’ai appris que celle-ci avait écrit une contribution sur des soins médicaux pour les enfants.
Mais non! Enfin j’ai compris que nous étions libérés de la facilité de langage qui consiste à appeler tout et n’importe quoi de « Grenelle de .. ». En fait, enfin un nouveau lieu géographique, une voie de circulation parisienne où semble-t-il se dérouleraient des discussions capitales sur l’avenir des professions de santé. Le « SEGUR de », c’est si facile de donner cette indication en précisant la signification. Pas de manière systématique, mais par souci informatif. Aurais-je été victime du complot parisianiste qui consiste à croire que tous les lieux de la capitale sont connus de l’ensemble des Français et même, j’ose dire, du Monde entier ! » 
(Radio France)

Cher auditeur,
Je me permets de partager cet extrait d’un reportage de Solenne Le Hen, journaliste spécialiste santé de Franceinfo sur le « Ségur de la Santé » :
“Le gouvernement trouvait le terme « Grenelle » galvaudé, il a donc inventé le « Ségur de la Santé », du nom de l’avenue à Paris où se trouve le Ministère de la Santé. Mais si l’on chipote, techniquement le Ségur de la Santé n’aurait pas dû s’appeler « Ségur ». Certes, l’avenue de Ségur borde bien le Ministère, un énorme bâtiment qui occupe un pâté de maisons entier. Or l’entrée du Ministère, et donc son adresse officielle, se situe à côté, Avenue Duquesne. Mais il faut croire qu’un « Duquesne de la Santé », cela sonnait moins bien !”.
Emmanuelle Daviet​​​​​​​


Anglicismes
« Testing généralisé = généralisation des tests » (Radio France)

« J’ai changé de station ce matin après vous avoir entendu parler sans hésiter de « digital » en voulant dire « numérique ». Digital est l’adjectif de « doigt ». Utiliser un mot anglais quand l’équivalent n’existe pas en français, oui, mais utiliser un énorme « faux-ami » à la place d’un mot existant montre un manque d’amour de sa langue désolant et quand c’est sur « France » Inter, c’est encore pire. Merci d’y penser. » (Radio France)

« Le goût pour le globing n’a pas attendu le virus. Depuis longtemps les journalistes de France Inter préfèrent jargonner plutôt que parler français. Le pire exemple est l’usage immodéré de l’adjectif « digital », qui est l’adjectif de « doigt » pour parler de « numérique ». Les invités ne sont pas en reste d’ailleurs.
Utiliser un mot anglais pour parler d’un concept qui ‘existe pas en français, pourquoi pas. Mais utiliser un énorme « faux-ami » pour remplacer un joli mot français… Comme disent les Québécois : « Vous n’aimez pas votre langue… » » 
(Radio France)

« Sur la station de service public il est impossible d’entendre une discussion ou des débats sans l’emploi de néologismes pseudo anglais.
A l’instant le  » green pass » ou l’inverse. On a besoin de relocaliser la langue française également. Je sais bien que pour les parisiens se gargariser de cette novlangue flatte les papilles mais quand même. » 
(Radio France)

« Je suis une fidèle auditrice de France inter et je remarque que très très souvent des mots anglais sont utilisés lors de débats ou autres émissions, je n’ai rien contre la langue anglaise mais je ne la connais pas, et c’est très gênant de ne pas comprendre l’intégralité de ce qui est dit. Serait-il possible de faire une traduction simultanée des mots étrangers employés. » (Radio France)
 À lire, plus de messages sur la langue française


Vidéo
NICOLAS MARTIN ET LES AUDITEURS

Nicolas Martin, producteur de la Méthode Scientifique sur France Culture, nous parle de lui et des auditeurs : Etes-vous attentif aux messages des auditeurs ? Le message d’auditeur qui vous a le plus marqué ? Quel auditeur êtes-vous ? Quelle voix de radio a compté pour vous ?
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REBECCA MANZONI ET LES AUDITEURS
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Rebecca Manzoni, productrice de Pop'n'co sur France Inter s’adresse aux auditeurs :
Etes-vous attentive aux messages des auditeurs ? Le message d’auditeur qui vous a le plus marqué ? Quel auditrice êtes-vous ? Quelle voix de radio a compté pour vous ?
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[PROCHAIN RENDEZ-VOUS] Samedi 30 mai sur franceinfo : "Peut-on tout diffuser dans un reportage ?". On entend des reportages où des Français disent ne pas respecter les consignes. Cela fait réagir des auditeurs. Benjamin Mathieu journaliste reporter à Grand reporter à franceinfo est au micro d'Emmanuelle Daviet.


Reporter en période de crise COVID-19
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Emmanuelle Daviet reçoit Sébastien Baer, chef du service reportage de franceinfo, un service reportage fortement mobilisé depuis le début de la crise sanitaire. Ses 8 reporters ont parcouru 16.000 kilomètres dans 12 des 13 régions de France ! 70 reportages et 30 modules vidéos partagées sur les réseaux sociaux et le site franceinfo.fr. 

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