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# 15 -  Avril 2019
LE MOT DE LA MÉDIATRICE

Le grand concert de l’actualité

Punk, baroque, rock’n roll, les qualificatifs manquent pour décrire la partition musicale que les Britanniques jouent actuellement et ces notes discordantes lassent les oreilles de certains auditeurs : « Trois années que les médias nous bassinent avec ce sujet à rebondissements. Au secours !!! Comment est-ce possible de nous soûler à un tel point avec ce feuilleton à la « Dallas » et de vous discréditer en relayant ce sujet qui n’en finit plus ». D’autres au contraire sont friands de décryptage et comptent sur les journalistes pour les éclairer : « L’Union a-t-elle prévu d’écrire des clauses de sortie plus claires et responsables ? Pourquoi celles-ci n’ont pas été prévues comme dans un simple contrat de mariage ? ». Des sujets de Sa Majesté résidant en France nous écrivent également : ils regrettent la confusion de quelques journalistes entre Angleterre, Grande-Bretagne et Royaume-Uni. Nos auditeurs britanniques ne se privent pas de commenter cette actualité « so sad » qui donne des sueurs froides, fait perdre tout flegme et les pousse même à l’aveu ultime : «J’ai honte de voir ce spectacle désolante ». Moins sévère un auditeur, citoyen français, estime a contrario que « les Britanniques nous donnent une leçon de démocratie parlementaire ». Au-delà de ces avis divergents, sur un plan éditorial, les antennes de Radio France en font-elles trop sur le Brexit ? Quels sont les enjeux pour l’Europe et la France ? Jean-Marc Four, le Directeur de l’information internationale de Radio France, vous apporte son éclairage.

Concert de louanges pour le « Téléphone Sonne » de Claire Servajean consacré au fonctionnement du Parlement européen vendredi dernier : « Grâce à vos invités, j’ai enfin compris le rôle du parlement européen, la façon d’arriver à une décision par négociation avec le Conseil. ». Pour les médias, la campagne des élections européennes commence dès le lundi 15 avril : temps de parole, équité sur les antennes sont des sujets sensibles pour les auditeurs. Jean-Christophe Ogier, journaliste et spécialiste des temps de parole politique à Radio France, revient en détail sur les modalités que doivent respecter les antennes de Radio France. Il vous explique tout dans cette Lettre.

Cacophonique l’émission « Questions politiques » avec le premier secrétaire du Parti Socialiste Olivier Faure ? C’est l’avis de certains auditeurs. Ali Baddou, journaliste et producteur de l’émission, leur répond : propos argumentés, convaincants et éclairants à lire dans cette Lettre.

Fausses notes de la couverture du grand débat national ? Les messages reçus au service de la médiation résonnent d’une petite musique lancinante : les journalistes n’interrogeraient pas suffisamment la méthode et dérouleraient la communication gouvernementale… Déjà lu, déjà entendu. Répétons-le : les rédactions de Radio France ne sont pas aux ordres. 
En revanche, il est intéressant de savoir si le traitement journalistique du grand débat national a été à la hauteur de l’enjeu. Nous poserons demain la question à Jean-Jérôme Bertolus, chef du service politique de France Info, rendez-vous à 11h51 et 13h51.


Dans ce grand concert politique aux enjeux déterminants, rappelons que notre mission de service public consiste chaque jour à vous informer afin que la réflexion, les interviews en studio, les reportages sur le terrain résonnent certes, avec vos propres points de vue mais vous ouvrent également la possibilité d’entendre la différence et que la confrontation des opinions vous enrichissent.
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Emmanuelle Daviet
La Médiatrice des antennes

Voici les dominantes du 5 au 12 avril 2019 à retrouver dans les messages des auditeurs ci-dessous :

1- Le grand débat national
2- Le Brexit
3- Olivier Faure dans "Questions Politiques" 
4- Les élections européennes
​​​​​​​5- Les commémorations du génocide au Rwanda

LE GRAND DÉBAT NATIONAL

« Bonjour, j'ai une question : pourquoi ne parlez-vous pas du "Vrai Débat" sur votre antenne ? Une plate forme équivalente à celle du grand débat a été mise en place pour les Gilets jaunes par la société qui a mis en place celle du grand débat pour le gouvernement. La différence entre ces deux plateformes ? Celle du gouvernement ne laisse pas de place à certaines propositions car elle se présente sous forme que questions. On ne peut pas par exemple pas suggérer sur la plateforme du grand débat d'augmenter les impôts pour les ultra riches pour compenser une baisse des impôts pour les classes populaires et les classes moyennes ou bien pour stopper la destruction des services pubics... Y aurait-il une certaine forme de complaisance à l'égard du gouvernement ? En est-on arrivé à une forme de censure sur votre antenne ? La plateforme du "Vrai Débat" était "ouverte" et toutes les propositions y étaient possibles. BREF, c'est un vrai bon outil pour une vraie consultation. Voici les résultats du vrai débat, très intéressants et loin des conclusions et de la synthèse présentée par Edouard Philippe. Les voici ces résultats et parce que vous devez certainement avoir une éthique, le devoir d'informer de manière objective et impartiale vos auditeurs, qu'attendez-vous pour parler de l'existence de cette consultation parallèle et des résultats qui offre une autre vision de ce que veulent les Français... http://www.reveil-citoyen.fr/2019/04/07/resultat-du-vrai-debat/ » (France Info)

«Je m'étonne d'entendre que les participants au grand débat ne sont pas représentatifs de la société française ! les Gilets jaunes, bien moins nombreux l'étaient plus à vos yeux ... étonnant non ! c'est agaçant ce niveau médiocre des journalistes ; je vous espère toujours au dessus du lot » (France Inter)

Jean-Jérôme Bertolus chef du service politique de franceinfo est interviewé par la médiatrice des antennes de Radio France, demain 13 avril à 11h51 et 13h51. 
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LE BREXIT

« Je suis de nationalité britannique et j'habite en France depuis 30 ans. Née en Écosse, j'ai accepté depuis longtemps que les Français disent "les Anglais" en se référant aux Britanniques. Je sais qu'il y a beaucoup de confusion quant à la composition du Royaume-Uni. Par contre, je trouve inadmissible que des journalistes "professionnels" puissent se tromper ! J'en ai plus que marre d'entendre que "les Anglais" quittent l'Union Européenne. Parler exclusivement des Anglais pour désigner tous ceux qui sont issues des 3 autres pays est inexact et extrêmement insultant. Si vos journalistes ne comprennent pas la différence entre les Anglais et les Britanniques (issus de 4 pays différents : l'Angleterre, l'Écosse, le Pays de Galles et l'Irlande du Nord) alors ils feraient mieux de changer de métier.  J'écoute France Inter tous les jours depuis de nombreuses années et j'apprécie beaucoup vos émissions, mais je suis très déçue que vos journalistes fassent cette erreur élémentaire. Je vous prie d'exercer la plus grande rigueur dans les informations politiques que vous diffusez !.» (France Inter)

Jean-Marc Four, le directeur de l'information international de Radio France répond aux auditeurs :

La couverture du Brexit est forte sur nos antennes. Certains d’entre vous critiquent ce choix, d’autres s’en félicitent. Mais c’est un choix éditorial assumé par la rédaction internationale de Radio France et par les différentes antennes du groupe. Nous essayons de faire entendre aussi bien les témoignages de la rue que les élus, les chefs d’entreprise, etc, varier les reportages et les émissions d’analyse, sans oublier de vous donner la parole sur le sujet, vous auditeurs.

Plusieurs raisons expliquent ce choix :

  • D’abord le RoyaumeUni est un partenaire majeur pour la France sur tout un tas de sujets (diplomatique, économique, militaire) et les liens entre nos deux pays sont multiples : plusieurs centaines de milliers de Français vivent à Londres et ailleurs au Royaume-Uni, plusieurs centaines de milliers de Britanniques vivent en France, et nos liens historiques sont profonds et complexes. L’impact sera important pour plein de professions, des pêcheurs aux douaniers en passant par les marchés financiers et toutes les entreprises qui font du commerce avec le Royaume-Uni
  • Ajoutons que l’impact potentiel est également très fort pour un autre pays avec lequel nous avons beaucoup de liens, c’est l’Irlande ou c’est en partie une question de paix et de guerre, vu l’enjeu de la frontière entre les deux Irlande.
  • Ensuite, l’enjeu est déterminant pour l’Europe, quoi que l’on pense de la multiplication des régimes d’exception accordés à Londres au fil des ans par l’Union Européenne. L’impact sera important sur les choix budgétaires de l’Union, sur son évolution politique. Et à court terme, c’est un test majeur pour l’unité des 27 pays européens.
  • C’est aussi un test politique pour la France, pour Emmanuel Macron qui veut tenir des lignes sur l’Europe, et pour un Français qui est au cœur des négociations, Michel Barnier.
  • L’histoire ressemble à un extraordinaire feuilleton où la réalité dépasse la fiction, entre House of Cards, Shakespeare et les Monty Python, c’est aussi une saga qui fascine, même si je conçois qu’elle puisse aussi lasser parfois (même parmi les journalistes !)
  • Enfin dernier point, certains parmi vous déplorent le fait que la confusion soit parfois encore faite par certains journalistes de nos équipes entre Angleterre, GrandeBretagne (Angleterre + Pays de Galles + Ecosse) et Royaume-Uni (Grande Bretagne + Irlande du Nord) ; c’est regrettable en effet car il y a des différences profondes entre les différentes nations qui composent le Royaume-Uni (deux d’entre elles, Ecosse et Irlande du Nord ayant voté contre le Brexit). A nous d’être vigilants et de corriger cette erreur.


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LES ÉLECTIONS EUROPÉENNES


« Je voudrais vous remercier pour votre émission consacrée à l'Europe, vendredi dernier dans le Téléphone Sonne. Grâce à vos invités, j'ai enfin compris le rôle du Parlement européen, la façon d'arriver à une décision par négociation avec le Conseil européen. J'ai appris aussi combien l'Allemagne jouait pleinement son rôle, contrairement à la France : les positions allemandes sont discutées préalablement au Bundestag, avant d'être apportées aux instances européennes. La France ne joue pas son rôle et, après, elle rejette la responsabilité sur l'Europe (dont elle fait partie).

J'ai appris là combien les instances européennes peuvent être démocratiques. Merci»



Jean-Christophe Ogier, Secrétariat Général de l’information, vous apporte des précisions sur le décompte des temps de parole ​​​​​​​: ​​​​​​​

Nous y sommes ! Pour les médias, la campagne des élections européennes commence le lundi 15 avril. Ainsi en a décidé le CSA.
Pendant les 6 semaines qui précèdent le scrutin du 26 mai, toutes les antennes de radio et télévision, publiques et privées, doivent respecter le principe de l’équité entre les listes qui se présentent au suffrage des Français.  Il s’agit d’accorder aux candidats et à leurs soutiens, non pas une égalité de temps de parole, mais un temps d’expression qui corresponde au poids que leurs listes représentent dans le paysage. Pour cela, les responsables d’antenne et de rédaction sont invités à s’appuyer sur les résultats des élections précédentes : les Européennes de 2014, mais aussi les scrutins intermédiaires, notamment les dernières élections législatives. Il faut aussi prendre en compte l’animation de la campagne : la mobilisation des équipes, la multiplication des meetings et le baromètre que sont les sondages d’opinion. 
Comme les autres éditeurs de contenus, Radio France transmettra les relevés de ces temps de parole chaque semaine au CSA. Attentif à ne pas laisser s’installer des situations qu’il jugerait injustes, le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel reviendra régulièrement vers les chaînes, mais il ne jugera du respect des équilibres qu’en fin de campagne.
Avant la validation des listes par le Conseil constitutionnel, le 3 mai, radios et télévisions sont tenues de prendre en considération tous ceux qui affirment qu’ils déposeront bien une liste. Cela vaut, par exemple, pour quelques têtes d’affiche de la mouvance des Gilets jaunes. 
A noter la façon dont il faut considérer ce que pourra dire le Président de la République, dont on sait qu’il fait de ces élections un enjeu important. Si les propos du chef de l’Etat peuvent apparaître comme un soutien à l’une des listes en présence, les autres listes se verront accorder un traitement équitable à l’antenne. 
Enfin, les propos des candidats étrangers, comme ceux des personnalités européennes, diffusés à l’antenne sont pris en compte dans les relevés dès lors qu’ils expriment un soutien explicite à une liste ou un candidat engagés dans le scrutin français.


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OLIVIER FAURE INVITÉ DE "QUESTIONS POLITIQUES"

«  Pourquoi étiez-vous si agressif envers le 1er secrétaire du parti socialiste qui visiblement peine à rassembler une gauche complètement délitée. Moi qui suis un ancien "Verts", je le comprend parfaitement. Par contre, je ne comprends rien à la stratégie du chef de l'Etat  depuis le début. Il me semble qu'il existe une autre voie totalement inexploitée par tous les partis politiques et qui pourrait nous permettre de sortir de ce "merdier national". Je me tiens à votre disposition pour en parler et en présence d'Olivier Faure si vous le souhaitez. Ceci pour "réanimer" un débat bien mal parti tant en ce qui concerne les élections européennes que naturellement le "grand machin national" qui va accoucher d'une "toute petite souris»
A vous de voir.» Un auditeur, ancien prof d'économie et diplômé de l'EHESS.



Ali Baddou répond aux auditeurs : 
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Dimanche dernier, le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure était l’invité de « Questions politiques ». L’émission a suscité de nombreuses réactions. Pour les uns, le ton de l’interview était trop dur, voire cassant. Les autres nous ont reproché d’avoir consacré trop de temps à des questions dérisoires, au détriment du programme. A tous, je dois des explications.
D’abord sur le sentiment qu’a pu produire cette émission. Vous me rappelez qu’il faut rester vigilant et surtout quand on est en direct. Un questionnement vif et sans concession bascule si facilement dans l’agressivité. Et si nous vous devons de pousser les responsables politiques dans leurs retranchements, rien ne justifie de les interrompre trop souvent. Nous veillerons avec encore plus de vigilance à ce que nos invités aient un temps de parole ample pour développer leurs pensées et leurs raisonnements.
Ensuite, fallait-il consacrer une si grande part de l’émission à demander où siégeront les élus de la liste « Envie d’Europe » au parlement européen ? Certains pensent que c’est anecdotique, une affaire de politique politicienne qui ne justifie pas qu’on s’y arrête. Ma conviction est au contraire que cette question est essentielle et même qu’elle détermine tout le reste. Aucun discours, aucun programme électoral ne saurait être pris au sérieux tant qu’on n’y a pas répondu. Tout candidat aux européennes doit dire clairement aux électeurs : « si vous votez pour moi, j’irai dans tel groupe et je mènerai telle politique ». C’est ce qui explique mon insistance auprès de Stanislas Guérini et d’Olivier Faure.
Je veux remercier tous ceux qui ont pris le temps de nous écrire. Merci pour votre écoute exigeante et engagée. Soyez assurés que l’équipe de « Questions politiques » est mobilisée et que nous ferons tout pour être à la hauteur des enjeux de ce scrutin si important du 26 mai prochain.



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COMMÉMORATIONS DU GÉNOCIDE AU RWANDA​​​​​​​
 
​​​​​​​«Pourquoi parler du génocide rwandais plutôt que du génocide des Tutsis ? j'entends souvent sur votre antenne (france inter) "le génocide des rwandais/du Rwanda, ayant causé principalement des morts Tutsis" (ce n'est pas la formulation exacte, juste un résumé de l'idée). Parlez-vous de la Shoah en disant "le génocide allemand, ayant causé pricnipalement des victimes juives" ? 
Je ne comprends pas cette façon d'aborder le génocide, pourriez-vous, à l'occasion, l'expliquer sur votre antenne ? Merci beaucoup, » (France Culture)

 
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​​​​​​​«Il y a quelques jours j'exprimais tout le mal que je pensais de la complaisance apportée par les antennes de France Culture à Asa Traoré. Mais cette fois-ci, je me permets de vous contacter de nouveau pour vous demander de transmettre tous mes remerciements à Antoine Garapon pour les 5 volets du "Gouvernement secret" de l' émission Matière à penser sur France Culture. Là, le parti pris éditorial prend le contrepied de la démarche critiquée dans mon message précédent. Au contraire, le journaliste aborde délibérément avec ses invités, des sujets inattendus à propos des services secrets, comme l'humanité ou l'amitié, et l'ambiguïté de préserver la liberté tout en protégeant la démocratie, par essence très fragile. Et surtout, tous ont affirmé d'une manière ou d'une autre, leur attachement à l'Etat de droit, leur volonté de servir notre démocratie et leur fidélité à la nation. A l'heure où il est plus tendance de hurler avec les loups contre le système, l'engagement de ces hommes et de ces femmes mérite d'être souligné, dont certains ont perdu la vie pour défendre ce système démocratique tant décrié mais dont on n’a toujours pas trouvé de meilleure alternative, et garantir nos libertés: avec une musique de Fairous pour prolonger l’évocation d'Arnaud Beltrame peut être le plus connu d’entre eux.Merci donc pour ce bel éclairage autour d'enjeux complexes et cette belle invitation à y réfléchir ensemble. Quel beau pari sur l'intelligence collective. Continuez, ça devient si rare! » (France Culture)

« J'aime beaucoup les émissions de FM de fin de soirée, après le concert du soir. Après s'être fatigué à écouter de la musique, il est rafraîchissant d'entendre parler beaucoup de musique. Entendre des discussions bavardes, snobs et germanopratines, émises dans les confortables fauteuils club du Bedford (appartient-il à l'excellent émir de Brunei?, à vérifier) est un vrai régal. Et, après avoir laissé traîner une oreille distraite, puis lassée dans ces salons où l'on cause, on a envie d'aller entendre ailleurs. De la musique. Mais, au niveau du concept, comme on dit, je vous félicite, c'est parfait : comme un couteau sans manche auquel manque le manche.» (France Musique)

«Pour le journaliste de l'émission le quart d'heure de la célébrité. Merci infiniment pour cette magnifique information sur le coiffeur au grand coeur. Ceci est rassurant pour l'espèce humaine qui peut , finalement, oublier l'argent, la rentabilité, le mérite (etc) pour faire place à la bienveillance, la solidarité, bref....l'amour !!!!! Continuez comme ça, ne changez rien, prenez soin de nous.... Belle journée à toute l'équipe. » (France Inter)

«M. François Morel Merci pour votre chronique de ce matin.
Vous avez eu les mots justes et la finesse humoristique, merci. Les justiciers de cours d'école manquent apparemment de discernement (voir d'intelligence) , aujourd’hui vous avez parlé d'eux, mais ils y en a d'autres, et vous savez toujours les démasquer et les ridiculiser sans en avoir l'air. J'écoute le 6/9 sur le chemin du travail, et chaque vendredi c'est un plaisir que de vous retrouver,merci et bon weekend» (France Inter)

«Bravo et merci pour la qualité et la variété des informations développées. Puisse France Inter, que je suis quotidiennement, garder cette qualité ! Un grand merci à toutes vos équipes » (France Inter)

«Une journée particulière : Merci à vous deux pour cette émission concentré de sensibilité et d'intelligence !! Quel voyage ! ..J'en ai les larmes aux yeux ! Je vais courir voir ce film et tout ce que Yolande a fait ! Encore merci.» (France Inter)

«Enfin "" "" Une très très très BELLE VOIX""" les samedis 06 h 09 h.... Merci à Monsieur Éric DELVAUX...... . C 'est très important une Voix radiophonique pour nous Fidèles auditrice fidèles auditeurs...OK...... Cette voix de Monsieur DELVAUX nous rappelle celle de notre très cher regretté PATRICK COHEN.... Ces Voix qui nous feraient "presque oublier" "le contenant" "" tant elles sont magiques.... ..... Encore merci beaucoup messieurs (( cités ci-dessus))) aux si belles voix..... Avec toute ma considération.» (France Inter)

«Fidèle auditrice de France Inter, je me permets de vous féliciter pour l'ensemble de votre programmation avec une grande préférence pour l'émission d'Augustin Trapenard " Boomerang " et plus précisément sur l'intervention de Cynthia Fleury et son très émouvant texte sur le "desenfantement " . 
A ce propos vous serez-t-il possible de mettre en ligne ce texte afin que ceux qui n'ont pas eu la chance de l'écouter puisse le lire. Il est peu commode de réécouter ce texte.
Je vous remercie» (France Inter)
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​​​​​​​Quand les auditeurs deviennent nos professeurs de français...

"profs" ou "instits" 
Chère Madame la médiatrice,

Je remarque l'usage presque systématique des mots "profs" ou "instits" pour parler des enseignants du primaire ou du secondaire. Je suis assez choquée de l'usage de ces abréviations qui donnent une réelle impression de mépris envers une profession qui ne cesse d'être dévalorisée. Comme je viens de l'entendre ce matin dans un sujet: "les profs sont encore en grève" et le ou la journaliste de poursuivre "nous avons rencontré deux instits".

Je pense et ose espérer qu'aucun journaliste n'aurait l'idée de dire par exemple que les "psy", les "véto" ou les "dermato" sont en grève. Ces abréviations traduisent, me semble-t-il, un manque de respect et je souhaiterais davantage entendre à l'antenne le terme enseignant.e ou professeur.e des écoles. Je vous remercie de l'attention que vous porterez à ce message. (franceinfo)


impacter
Tout d’abord, merci pour votre travail ! « La file de gauche est impactée... » 

On entend souvent le verbe impacter, particulièrement dans la langue des affaires, et de plus en plus même, dans la bouche des journalistes. On lui donne alors le sens d'« avoir un effet, un impact sur » ou de « percuter ». Or, en français, ce verbe n'existe que dans le domaine de la médecine ; il signifie « solidariser avec force deux organes anatomiques ou un organe et un matériel, de façon que leur pénétration soit solide et résistante ».

C'est vraisemblablement sous l'influence de l'anglais to impact qu'on utilise ce verbe en français dans le sens d'« avoir un effet sur » ou de « percuter ».

Il est à remplacer, selon le contexte, par les verbes percuter, concerner, influencer, intéresser, toucher, viser, etc., ou encore par des locutions telles que avoir un effet sur, avoir une incidence sur, avoir des répercussions sur, avoir une importance pour, influer sur, agir sur, peser sur, jouer un rôle dans, se faire sentir sur ou se répercuter sur.

Exemple fautif : La capsule spatiale a impacté le sol à plus de 300 km/h.

Préférer : - La capsule spatiale a percuté le sol à plus de 300 km/h.

Exemple fautif : Ce nouveau contrat impactera les profits de l'entreprise.

Préférer : Ce nouveau contrat aura une incidence sur les profits de l'entreprise.

Exemple fautif : L’utilisation du logiciel peut impacter le fonctionnement du système d'exploitation. Préférer : L’utilisation du logiciel peut avoir des répercussions sur le fonctionnement du système d'exploitation.

Exemple fautif : Il s’agit d’un problème qui a fortement impacté le résultat de l'étude.

Préférer : Il s’agit d’un problème qui a fortement influencé le résultat de l'étude. 

Exemple fautif : Les aliments riches en gras peuvent impacter notre santé.

Préférer : Les aliments riches en gras peuvent nuire à notre santé. 

Le mot impact ne doit pas être employé pour désigner un effet ou une influence générale.


Les anglicismes

Bonjour madame la médiatrice !

J'ai l'honneur de vous faire savoir que la diffusion incessante des anglicismes devient insupportable. Est-ce par snobisme que les journalistes parisiens nous abreuvent d'anglicismes ?

Toujours est-il qu'il détruise à petit feu notre belle langue française alors que des équivalents français existent la plupart du temps. Alors de grâce qu'ils fassent l'effort de les trouver au lieu de : fake  news, fact checking, think tank, speed dating, one man show, talk show, crowd funfing, running, fashion week, punch line, co-working, coaching, coach...j'arrête là le massacre.

Merci de rappeler aux journalistes leur responsabilité dans cette dénaturation de notre langue, les québecois sont plus intelligents que nous ! Merci et bon courage ! (France Inter)


"La loi stipule que "  ou " le jugement stipule"  " le rapport stipule" "la note du ministère stipule
Madame, 

Tout d'abord, je voudrais vous dire que j'apprécie les émissions de France Culture  pour leurs grandes qualités et leurs précisions. Cependant, le juriste que je suis est  souvent agacé d'entendre sur vos ondes (mais aussi ailleurs )  les expressions suivantes :  "  La loi stipule que "   ou  " le jugement stipule"   " le rapport stipule"  ; "la note du ministère stipule "

A titre d'exemple, vous pouvez réécouter  l'émission  " Dimanche et Après  " du 31/03/2019 à   4 minutes  15 environ, où l'on entend ceci "  Ce rapport de la Cour des Comptes qui stipule ..." 

Si le verbe stipuler est bien un terme juridique, il a un sens précis et unique  qui signifie "  mettre par écrit une obligation d'une partie envers l'autre  " et n'a de sens que dans le cadre d'un contrat.  La loi n'étant pas un contrat, tout comme les rapports et autres jugements,  l'usage de ce terme ne fait que souligner la méconnaissance du droit par la personne qui l'utilise.  

Il convient de dire  " la loi dispose  /prévoit  / énonce/ que ". 

Je vous remercie donc de faire part de cette remarque à vos journalistes et autres chroniqueurs.  

Bien cordialement,  (France Culture)


Déceptif ? Décevant !
Bonjour !

Serait-il possible de faire savoir à tous ceux qui causent dans le poste que pour exprimer l'idée de déception sous forme adjectivale, il existe un très beau mot français : décevant !

"Déceptif" n'existe pas en français ! Et n'a aucune raison d'être utilisé. C'est un "faux ami" qui en anglais (deceptive) signifie trompeur, frauduleux, fourbe ! Ce n'est pas parce qu'on a "trompé l'attente", donc causé une déception, qu'il faut se reporter sur l'usage anglais. Comme une épidémie qui se propage - le réflexe mimétique élémentaire marchant à fond -, le mot "déceptif" est désormais sur toutes les lèvres... En effet, il est terriblement déprimant, par ailleurs, d'entendre sur France Culture parler - universitaires, "intellectuels" et personnalités politiques compris - n'importe comment ! Pourriez-vous accrocher dans chaque studio un grand tableau noir avec les... "conneries à éviter" ? Toute autre idée que vous pourriez avoir afin d'empêcher la prolifération effrénée de ce "n'importe quoi langagier" serait la bienvenue ! Merci de votre compréhension, (France Culture)


C'est un message qui concerne la façon dont s'exprime les journalistes mais pas seulement eux, bref tous ceux qui s'expriment à la radio,  qui calquent littéralement le mot anglais en français, le transpose tel quel avec le sens qu'il a en anglais comme si ils n'avaient entendu parler de faux amis. Ainsi Mick Jagger se dit "devastated" , dans sa langue, ce qui est correct, de ne pas pouvoir faire sa tournée, mais en bon français il se dit "anéanti" et non "dévasté" comme on ne cesse de l'entendre sur vos ondes. N'importe quel dictionnaire "anglais-français" vous le confirmera.

Systématiquement vous abîmez le français en prenant le mot tel quel avec le sens et  l'emploi qu'il a en anglais et après vous nous parlerez de francophonie et de défense du français.

Entre autres mots on a vu arriver très fréquemment "improbable" avec le sens de "inattendu", "bizarre" ou "incroyable" "drôle" qu'il a en anglais,["he came out with an improbable hat on his head" -> "il est sorti avec un drôle de chapeau sur la tête" , exemple cité dans un livre de grammaire anglaise sur l'emploi du possessif], "délivrer" avec le sens de "livrer" ou "porter/transmettre un message",ou "fournir", "répondre à la demande", " mettre en oeuvre" dans d'autres contextes, "disruptif" de "disruptive", le petit nouveau pour "perturbateur" ou "perturbant", "déceptif" de "deceptive"qui n'a rien à voir avec "décevant" ou susceptible de créer de la déception ("deception" en anglais signifiant "tromperie"), sans parler d'emploi de mots à un faux sens (parce que ça fait bien?) comme le "definitely" anglais (absolument/ clairement /tout à fait) que certains parmi vous rendent par "définitivement" ,qui se dit en anglais "definitively", sans compter les barbarismes probablement incompréhensibles pour quantité d'auditeurs comme "implementer" pour l'anglais "implement" (mettre en oeuvre/ en application/ exécuter) etc.

C'est ainsi que cette paresse à traduire ou rechercher des équivalents en français explique le mélange et l'introduction de mots barbares en français: glamour, live, hype etc. qui font que les gens, à commencer par ceux qui parlent à la radio ou à la télé, journalistes, animateurs ne savent plus comment les choses se disent en bon français.

La liste n'est pas exhaustive. C'est agaçant (France Inter)


Spoiler
En attendant votre réponse et sans me décourager, je vous signale encore : 

Le présentateur nous informe que les journalistes japonais ont spoilé l'information de la remise en détention de Carlos Ghosn. Non seulement "gâché" aurait suffi mais il est aussi choquant que  "spoiler" soit employé dans ce contexte alors qu'il l'est en général pour parler de la fin révélée d'un roman ou film à suspense.


Les accords dans tout ça !
Et il y a quelques jours, une journaliste de France-Culture : (je change les mots, faute de m'en souvenir exactement, mais pas les accords) " ce problème qui fait partie des plus internationaux, pardon : international" (sic). Dommage, l'intention était bonne mais pas la grammaire ...

Donc un petit cours ou un petit panneau sur la loi Toubon, le mot gâcher (ou divulgâcher), et les accords de "des plus" me semble urgemment indispensable. Merci par avance. (France Culture)

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COUP DE COEUR ET PRÉCISION LEXICALE
Le quart d'heure de célébrité de Frédéric Pommier : c'est Le coup de cœur des auditeurs.

«Kévin Ortega, 29 ans, coiffeur à Aubagne. Il propose gratuitement ses services aux personnes sans –abri.

Plusieurs réactions d’auditeurs :

Merci infiniment pour cette magnifique chronique sur le coiffeur au grand coeur. C’est rassurant pour l'espèce humaine qui peut , finalement, oublier l'argent, la rentabilité, le mérite  et faire place à la bienveillance, la solidarité et l'amour !!!!!»

 

Merci infiniment pour cette magnifique information sur le coiffeur au grand cœur. Ceci est rassurant pour l'espèce humaine qui peut , finalement, oublier l'argent, la rentabilité, le mérite (etc) pour faire place à la bienveillance, la solidarité, bref....l'amour !!!!! Continuez comme ça, ne changez rien, prenez soin de nous.... Belle journée à toute l'équipe.
















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Crime passionnel ou Féminicide ?
Message d'une auditrice :
«Je tiens à vous alerter sur l’emploi de la formulation « drame passionnel » pour parler d’une personne (le plus souvent : un homme) qui tue son/sa conjoint.e ou ex (généralement : une femme). 
Cette expression revient régulièrement sur vos antennes et sites internet, notamment à France Bleu. Certains journalistes disent que cette expression permet de « dire les choses clairement ». Je pense que vous pouvez convenir avec moi que dire « un homme tue son ex-compagne puis se suicide » est bien plus clair que « deux morts dans un drame passionnel ».
Si je vous écris particulièrement ce matin, c’est à la suite d’un tweet et d’un article de France Bleu Vaucluse, postés mercredi 10 avril.
On y lit : « C'est bien un drame passionnel qui a causé la mort des deux policiers municipaux à
​​​​​​​Avignon » 

On croirait qu’une tempête s’est abattue sur ce couple et a fauché aléatoirement deux vies innocentes. Or, la réalité est qu’un policier a choisi de tuer son ex puis de se suicider. Le « drame passionnel » n’a rien causé, contrairement à l’auteur du meurtre.  
Lire un tel article, alors que le nombre de femmes tuées par leur (ex)conjoint augmente en ce début d’année, est insupportable.  »


La réponse de Marie-Audrey Lavaud, rédactrice en chef à France Bleu Vaucluse :
Chères auditrices, chers auditeurs de France Bleu Vaucluse,
Vous avez été nombreux à réagir sur les réseaux sociaux ou bien par mails au sujet du titre de cet article. Il vous a choqué et j’en suis sincèrement désolée. 
Le terme  « drame passionnel » n’a pas été employé dans une intention de minimiser les faits, bien au contraire. Selon moi ce terme expliquait par lui-même qu’il y avait une relation amoureuse entre cette policière et ce policier d’Avignon, c’est pour cela que je l’ai choisi mais je conviens qu’il est maladroit. Nous avons d’ailleurs immédiatement changé le titre après avoir pris connaissances de vos messages. 
Sachez que nous prenons très au sérieux ce sujet, nous avons d’ailleurs invité ce jeudi 11 avril, jour de la diffusion de ce reportage, un membre du CIDFF, le Centre d’Information sur les Droits des Femmes et des Familles, pour précisément évoquer  sur notre antenne les féminicides et  les violences faites aux femmes . Je vous invite à voir l’interview  de notre invité sur notre page Facebook. 
Je vous remercie chères auditrices, chers auditeurs de votre écoute, de votre vigilance et de votre fidélité à France Bleu Vaucluse.


Bernard Cerquiglini, linguiste et professeur d’Université explique le sens du mot "féminicide"

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Samedi 13 avril sur franceinfo à 11h51 et 13h51 : la couverture du Grand Débat

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Secrets d’info : La menace d’une ingérence russe plane-t-elle sur les élections européennes ?


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Campagne des européennes : les craintes d’une nouvelle cyberattaque russe Jacques Monin répond aux questions des auditeurs, au micro de la médiatrice des antennes, Emmanuelle Daviet.​​​​​
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La rédaction a-t-elle été à la hauteur de l’enjeu dans le traitement  journalistique du Grand Débat ?
Les messages des auditeurs sont très nombreux autour du Grand débat : Jean-Jérôme Bertolus chef du service politique leur répond au micro d'Emmanuelle Daviet
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