Version en ligne
#22  -  Mai 2019
LE MOT DE LA MÉDIATRICE

Incendies.

Tout brûle. La vérité. L’humour. La dignité d’un homme. Le vieux monde.
Ce mois de mai a commencé avec « l’attaque » de l’hôpital de la Pitié Salpêtrière. 
Que s’est-il passé ce fameux 1er mai ? Y a-t- il eu volonté de désinformer de la part des journalistes relayant les propos du ministre qui parle d’ « attaque » de la Pitié -Salpêtrière ? Rappelons que la diffusion d’informations véridiques d’intérêt public est l’une des règles déontologiques fondamentales du  journalisme. Il s’agit même d’un impératif moral au cœur de notre responsabilité. Peut-on raisonnablement supposer que les journalistes de Radio France  trahiraient à ce point leur fonction ? Alors que s’est-il passé le 1er mai ? Pourquoi cette fausse information a-t-elle été relayée ? Richard Place, directeur adjoint de la rédaction de Franceinfo est longuement revenu sur le fil de ces évènements en répondant aux questions des auditeurs. Son interview diffusée le 11 mai est éclairante et si certains auditeurs  estiment qu’informer va de soi et qu’il suffit pour cela de tendre un micro, écouter cet entretien pourrait les amener à corriger la portée de leurs critiques ou à nuancer la réserve qu’ils marquent quant à l’honnêteté des journalistes.

Ce mois de mai s’est poursuivi sur fond de campagne des élections européennes. Les rendez-vous politiques sur les antennes, les interviews des têtes de liste, la programmation des émissions à quelques jours du scrutin ont attisé le courrier des auditeurs avec principalement deux reproches : un traitement trop centré sur la lutte La République en Marche et le Rassemblement National, amplifiant ainsi la bipolarisation de la vie politique française (comme si cette bipolarisation était le fait des médias)  et le tropisme des journalistes à s’enfermer dans des sujets franco-français, des questions de société ou des polémiques stériles très éloignés des compétences de l’Union Européenne. 
Pour décrypter la ligne éditoriale des antennes lors de ces élections européennes, nous avons convié Catherine Nayl, directrice de l’information de France Inter, Thomas Legrand éditorialiste et journaliste politique, Sandrine Treiner , directrice de France Culture, Vincent Lemerre, directeur des programmes de France Culture, Renaud Dely journalistique politique à franceinfo et Jean Jérôme Bertolus chef du service politique de franceinfo.

Parmi ces questions de société, l’une d’entre elles a littéralement télescopé la campagne des élections à quelques jours du scrutin, l’actualité a en effet dérivé au chevet de Vincent Lambert. Cette affaire hors-norme a suscité de nombreux courriers d’auditeurs. Des courriers que l’on peut classer en deux catégories : le traitement médiatique de l’affaire et l’aspect sociétal du dossier. J’invite les auditeurs qui souhaitent en prendre connaissance à consulter le site de la médiatrice où de nombreux messages sont publiés. Principales critiques relevées : le parti-pris des journalistes en faveur des parents de Vincent Lambert, l’approche sensationnaliste du dossier, la couverture de la décision inattendue de la cour d’appel de Paris ordonnant la reprise des traitements interrompus ou encore l’absence de sujet sur le coût pour la sécurité sociale du traitement de Vincent Lambert. L’art de l’écoute est décidément sélectif et il est apparu indispensable de faire une clarification de ces différents points de critique avec Jean-Philippe Baille, directeur de la rédaction de Franceinfo et Danielle Messager chef du service société et spécialiste santé à la rédaction de France Inter.

Ce mois de mai un humoriste a chanté sur les cendres à peine tièdes de Notre-Dame de Paris. Les paroles de sa chanson ont échauffé les oreilles de centaines d’auditeurs. Réactions enflammées qui disent en substance qu’on ne peut faire feu de tout bois pour provoquer le rire… Laurence Bloch, la directrice de France Inter a répondu à ces critiques. 

Lorsque les journalistes sont invités à répondre aux questions, souvent très « directes » des auditeurs, ils se livrent à un exercice de transparence, de pédagogie voire d’humilité. Il ne s’agit pas d’un exercice d’autocongratulation pour affirmer qu’ils sont au-dessus de la critique. Il y a le souci d’être factuel. Preuve en est : mea culpa et excuses sont au rendez-vous lorsque la chose se justifie. Il importe de noter qu’il s’agit là d’un exercice que peu de médias offrent à leur public. Je voudrais ici remercier les journalistes, directrices et directeurs de chaines pour ces interviews qui visent à expliquer, à préciser et, souhaitons-le, éteindre les incendies de l’incompréhension.


​​Emmanuelle Daviet
La Médiatrice des antennes

Voici les dominantes du mois de mai 2019 à retrouver dans les messages des auditeurs ci-dessous :

1- Les élections européennes
2- L'affaire Vincent Lambert
3- La chanson de Frédéric Fromet
4- L'« attaque » de la Pitié Salpêtrière
​​​​​​​5- La publicité Air France


LES ÉLECTIONS EUROPÉENNES

« À longueur d'antenne, les "journalistes" politiques et autres "éditorialistes" ne cessent de se lamenter, à propos des élections européennes, qu'elles n'intéressent pas les électeurs, ou encore qu'il ne s'agit que d'un vote pour ou contre M. Macron, et que les enjeux politiques européens sont totalement négligés. Visiblement, les journalistes aussi se contrefichent des enjeux politiques ! Tout ce qui compte, c'est la petite phrase, la polémique. Des journalistes sérieux tenteraient d'élever un peu le débat : sur France Inter, on se vautre avec complaisance dans cet avilissement de la politique, en la rabaissant à des querelles de personnes et des attaques ad hominem.
J'entendrai plus tard, au journal de 18h de France Culture (si ma mémoire est bonne), que les colistiers de Mme Loiseau durcissent le ton en "sortant" des "affaires" à propos de la liste RN. Le journaliste égrène ensuite la liste des attaques relayées quelques heures plus tôt par M. Baddou et consorts. Et l'on s'étonne que le Gilets jaunes puissent traiter les médias de "collabos du pouvoir"...
J'attends autre chose que du journalisme de castor ("faire barrage...") sur France Inter. J'attends du fond. J'attends de vraies questions et un vrai débat sur des propositions politiques, dont on discutera la possible application ou non, et les possibles effets. Pas des polémiques idiotes et sans intérêt, qui ne sont que boules puantes de dernière minute lancées par un pouvoir aux abois. Quelle tristesse...» (France Inter)


« Je suis très déçu une nouvelle fois des questions qui sont proposées à votre invité qui concerne principalement voire exclusivement des questions de société très éloignées des compétences de l'Union Européenne. » (France Inter)

À ECOUTER
LE RDV DE LA MÉDIATRICE SUR FRANCE INTER
Emmanuelle Daviet revient sur le traitement des élections européennes sur l'antenne de France Inter avec Catherine Nayl et Thomas Legrand.  
ÉCOUTER LE RDV
 À lire, d'autres messages sélectionnés sur le même sujet

L'AFFAIRE VINCENT LAMBERT

«  Je vous écris pour vous faire part de la grande déception et de mon exaspération après avoir écouté une partie de l’émission de ce matin notamment concernant l’affaire Vincent Lambert. À une heure de grande écoute, on fait intervenir des personnes n’ayant aucune expertise sur ce sujet et ayant potentiellement un discours très culpabilisant pour les personnes ayant pu se retrouver dans ce genre de situation, des familles ayant dues prendre une décision d’arrêt des soins pour leur proches. Ce type de décision est très difficile et douloureux. Je trouve cela regrettable de ne pas laisser davantage la parole à des professionnels ayant affaire à ce type de situation (je suis moi-même médecin). J’apprécie énormément vos émissions, mais j’avoue qu’aujourd’hui, j’ai été presque choquée par les discours entendus et surtout par l’absence d’absence d’éclairage plus scientifique de cette situation. » (France Inter)

« Insupportable » je ne trouve pas d’autre mot. Depuis ce matin nous auditeurs sommes dans la positions de voyeurs à qui l’on impose d’assister presque en direct à cette fin de non-vie de ce monsieur Vincent Lambert. Indécente cette famille qui demande à la médecine de prolonger cette action digne du « meilleur des mondes ». Comment ce monde hospitalier souvent si techniciste a-t-il pu se laisser enfermer dans une telle situation qui aurait put se solutionner calmement dans une panne nocturne opportune de machine. Comment « Ma » radio peut-elle nous ressasser chaque heure ce non-événement  si ce n’est pour contribuer de fait, à faire la claque de « la manif pour tous » de « laissez les vivre » et autres officines  qui n’aiment la vie que dans les flagellations ? A l’heure où, hier on se posait la question de l’aide aux handicapés, du manque d’AVS-H dans les classes, de l’accès des handicapés à l’emploi ; il faut donner le coût de dix années de soins et de hautes technologies pour une cause perdu d’avance.  Je suggère aux médecins de se porter « incompétents » et de renvoyer au domicile de la famille la charge d’assurer la fin digne de M. Lambert qui, ainsi pourra supporter « in situ » la cause qu’elle défend. » (France Inter)


​​​​​​​



À ECOUTER
LE RDV DE LA MÉDIATRICE SUR FRANCE INTER
Danielle Messager, chef du service société et spécialiste santé à la rédaction de France Inter vous a apporté des éléments de réponse sur le traitement de cette affaire.
ÉCOUTER LE RDV
 À lire, d'autres messages sélectionnés sur le même sujet

LA CHANSON DE FRÉDÉRIC FROMET 

« Madame la médiatrice, 
Je souhaite porter à votre connaissance la chanson outrancière, un vendredi saint, du pseudo chanteur Frédéric Fromet. Personne n'aurait accepté sans broncher une telle chanson sur les juifs un jour de Kippour si jamais une synagogue renommée brûlait; de même la communauté musulmane et consort aurait fait un esclandre si l'on avait fait cela pour une fin de ramadan avec une mosquée ne serait-ce qu' en construction qui aurait été en feu. Alors de grâce, plus de deux poids deux mesures. De telles atteintes suffisent. Comment promouvoir le vivre ensemble dans de telles conditions ? Qui en est garant ?
Vous remerciant de l'attention que vous m'avez accordée, en espérant que cela soit suivi d'effets. » (France Inter)

« J'ai été scandalisé par la chanson de Frédéric Fromet sur l'incendie de N.-D. de Paris, diffusée le 19/04/2019 lors de l'émission "Par Jupiter" vers 17 H 15. C'est un appel à la haine contre les Chrétiens, et une atteinte délibérée contre leurs convictions et leur sensibilité, sans aucune raison en l’occurrence, et sur une chaine qui se vante de son impartialité et de sa laïcité. Il est vrai qu'il est beaucoup moins risqué de s'attaquer aux convictions des Chrétiens qu'à celle d'autres groupes ou communautés mais je finance malgré moi ce genre d'émissions et j'aimerais au moins être respecté au même titre que tous les autres croyants. » (France Inter)

À ECOUTER
LE RDV DE LA MÉDIATRICE SUR FRANCE INTER
Écoutez Laurence Bloch la directrice de France Inter au micro de la médiatrice, Emmanuelle Daviet
ÉCOUTER LE RDV
 À lire, d'autres messages sélectionnés sur le même sujet

L'«ATTAQUE» DE LA PITIÉ SALPÊTRIÈRE


« Quand allez-vous faire votre autocritique du pitoyable traitement des événements du 1er mai à la Pitié Salpétrière, dans lequel à la fois France Inter et Franceinfo ont repris sans aucune distance et esprit critique les affabulations tendancieuses de M. Castaner,  M. Hirsch,  Mme Buzyn et consorts ? » (France Inter et Franceinfo)

«Tout à l'honneur de T. Legrand de reconnaître les responsabilités des journalistes dans le traitement de fausses nouvelles concernant la Pitié Salpêtrière ! Est-ce suffisant ? Comment être certains que cela ne se renouvellera pas ? » (France Inter)


À ECOUTER
LE RDV DE LA MÉDIATRICE SUR FRANCEINFO
Beaucoup de messages d’auditeurs sur la séquence de l’hôpital de la Pitié Salpêtrière le 1er mai dernier. Décryptatge avec Richard Place, directeur adjoint de la rédaction de franceinfo.
ÉCOUTER LE RDV
DÉCOUVRIR D'AUTRES MESSAGES

LA PUBLICITÉ AIR FRANCE

« La météo avec Air France, il faudrait tout de même être un peu sérieux : faire du transport aérien un sujet de publicité ("la france d'Ouest en Est en moins de 2h ...") est tout simplement scandaleux.
Nous sommes en plein débat sur le changement climatique, nous avons complètement conscience qu'il faut essayer de freiner les transports polluants dont l'aérien, l'idée de taxer le kérosène a même (vaguement) été évoquée mais la logique commerciale est la plus forte et voilà comment France Inter participe à ce non-sens. Stop à la publicité sur le sujet. »


« Je suis scandalisée par le choix de Radio France de donner une si large publicité à Air France qui, à heure régulière sur les antennes, incite à prendre l'avion pour réaliser des vols internes à la France. À l'heure de sérieux dérèglements climatiques pour lesquels on sait pertinemment que les vols aériens ont une lourde responsabilité, cela est choquant. Et vient contredire la qualité des émissions sur le sujet par ailleurs.. »

À ECOUTER
LE RDV DE LA MÉDIATRICE SUR FRANCE INTER
Écoutez Laurence Bloch la directrice de France Inter au micro de la médiatrice, Emmanuelle Daviet
ÉCOUTER LE RDV
DÉCOUVRIR D'AUTRES MESSAGES

SOUTIEN DES AUDITEURS À LA LOCALE DE REIMS

Samedi 18 mai, des casseurs ont brisé les vitres de la station de France Bleu Champagne sur le chemin de la manifestation à Reims. 

Les auditeurs ont tenu à exprimer leur soutien à la chaîne en écrivant des messages sur le site de la médiatrice, sur les réseaux sociaux de la station ou encore directement par carte postale. 

"Merci de continuer votre travail cela prouve que vous surmonter ses épreuves professionnelles jusqu'au bout bravo à vous !"

"Je rentre tout juste de week-end et j'ai appris la nouvelle. C'est une honte ce qui est arrivé. Je suis de tout coeur avec vous. Tout mon soutien à cette belle équipe." 

"À toute l'équipe, par votre enthousiasme communicatif, votre écoute de l'autre et votre professionnalisme chaque jour à l'antenne, vous faites partie de la vie des milliers d'auditeurs qui vous apprécient..Dans cette épreuve que vous traversez sachez qu'ils sont avec vous, encore plus proches et fidèles..."



LIRE PLUS DE MESSAGES


« Vous êtes chiant François Morel, j’ai encore pleuré.
Mais au volant cette fois. J’avais déjà pleuré il y a quelques années, lorsque vos mots s’adressaient à l’épouse d’Hervé Gourdel. Mais j’étais sous la douche.
À votre écoute, j’ai beaucoup pleuré en souriant.
J’ai ri aussi, et franchement. En alexandrins sur Serge Aurier, un gars du PSG. Mais j'étais dans le train qui me menait à Vaux-sur-Seine.
Et hier matin, au volant. A-t-on le droit de pleurer en conduisant ?
Vous êtes chiant François Morel. » (France Inter)

Le quart d'heure de célébrité : Ahmad Sayed Rahman, le petit Afghan qui redonne le sourire :

« J'étais en train de me maquiller quand j'ai entendu la chronique sur Ahmad. Maintenant, je dois tout recommencer car mes larmes ont tout gâché ! Merci M. Pommier pour ce moment d'émotion.» (France Inter)

« Monsieur Pommier,
comment vous dire ce que je ressens en vous écoutant le vendredi matin pendant "Le quart d'heure de célébrité" ? C'est difficile de retranscrire l'émotion qui m'envahit à ce moment-là, une si belle et si forte émotion que mes yeux se remplissent de larmes mais comme je suis sur la route pour aller travailler, je dois les contenir pour garder le cap, pourtant parfois quelques unes glissent sur mes joues comme glissent votre voix et vos paroles si belles, parfois humoristiques mais tellement respectueuses des personnes à qui vous rendez hommage et qui nous remettent à notre place quand on a tendance à se plaindre...
Je vous remercie pour toutes ces personnes et de me faire frissonner d'une émotion bienveillante qui correspond à ma sensibilité.
Ce matin, j'ai eu beaucoup beaucoup de mal à tenir le cap, à cause ou grâce à Ahmad qui danse, la route était floue mais j'ai réussi à arriver à bon port pour m'occuper avec bienveillance, je l'espère, d'une dizaine d'enfants qui ont la chance de ne pas vivre à Kaboul mais qui ont besoin de nous les adultes pour les guider notamment à devenir des êtres respectueux doués d'empathie et positifs.
J'ai hâte de vous écouter vendredi prochain...merci d'avance» (France Inter)

«Monsieur Pommier,
Pour toutes les fois où je vous ai écouté, je tenais à vous remercier, pour vos choix, votre humanité et votre douceur qui mettent du baume au coeur. Merci à vous.» (France Inter)

«Bonjour Monsieur Pommier, tout simplement vous dire que vos chroniques...., me touchent toujours beaucoup et plus - souvent sensible qui vous bouleversent le coeur et l'esprit et votre livre Suzanne (ne l'ai pas encore lu...), en connaît le sujet et cet élan de coeur pour votre mamy !! Merci pour elle, et toutes les personnes confrontées aux problèmes des Ephad...» (France Inter)
​​​​​​​

​​​​​​​«Bonjour la France Inter, si vous me permettez d'emprunter la formule à Charline. Ma voix, pas plus que mon nom, ne vous sont connus. C'est pourtant pour moi, et pour plusieurs millions de gens comme moi, que vous vous levez, parfois très tôt, chaque matin, et que vous produisez un travail d'une telle qualité, qu'il m'est, à force, apparu impossible de surseoir plus longtemps à l'envie de vous témoigner ma reconnaissance. Merci, simplement, pour ce qui, à mon sens, résume le mieux ce que vous êtes, votre ADN en somme, vecteur de votre force de séduction: merci de votre intelligence. Vouloir la définir, c'est être condamné à la réduire. Je préfère me laisser transporter par les diverses formes qui traversent, longuement ou furtivement, votre grille horaire, comme autant d'instants suspendus, alternant intelligence créative, émotionnelle, scientifique, journalistique, curieuse, provocative, décalée, et il serait fastidieux de les nommer toutes. A votre écoute, je m'informe, m'instruis, me divertis, me détends, avec, de votre part, une exigence de qualité que je ne retrouve sur aucune chaîne concurrente. Jamais, à mon sens, la notion de service public n'a été aussi glorieusement honorée. Trouvez en ces lignes toute la reconnaissance due aux précieuses valeurs que vous défendez, dans un monde qui a malheureusement de plus en plus tendance à les négliger.»  (France Inter)

«Auditrice de France Inter depuis quelques années, j’écoute en particulier les émissions de début et de fin de journée, notamment la chronique Pop & Co, qui enchante ma journée systématiquement. On y (re)découvre des titres, l’explication des textes et des musiques y est particulièrement bien faite et, je dois le dire, souvent émouvante.
Un petit moment de bonheur pour bien commencer la journée. 
Merci donc à Mme Manzoni pour sa très belle chronique ! Et merci à toute votre équipe de faire vivre ainsi un service public de qualité. » (France Inter)

«La programmation des webradios de Radio France est superbe, félicitations aux programmateurs.
Il y a cependant un bémol, un point bien gênant à l'écoute :
Les titres s'enchaînent bien trop rapidement, ce qui nuit à l'écoute : sitôt un titre est-il terminé qu'on ne peut finir d'en apprécier le beauté qu'il s'enchaîne sans le moindre silence par le suivant !...
Il suffirait simplement d'insérer un petit silence (de 2 ou 3 secondes au moins, je pense) pour pouvoir rendre l'écoute tellement plus agréable...» (France Musique)

«Merci François Morel j'aime vos chroniques  et je les attends tous les vendredis-  Votre émotion, votre authenticité, on les entend tellement juste, bienveillante savez-vous que la voix fait passer beaucoup de choses - je ris toute seule à vous entendre - vous mettez du soleil dans mon salon 
 » (France Inter)​​​​​​​

 LIRE PLUS DE MESSAGES

Quand les auditeurs deviennent nos professeurs de français...

"Un étiage" 

« Faut-il en rire ou en pleurer ? Ce matin, selon un de vos commentateurs, le parti de Marine Le Pen aurait atteint "son plus haut étiage"... Diable !  L'étiage étant le niveau le plus bas d'un cours d'eau et le Rassemblement National étant au plus haut dans les sondages, on se dit que votre malheureux collègue devrait réviser son vocabulaire.
Un peu plus tôt, un autre journaliste nous raconte qu'après la diffusion du film qui lui est consacré, Elton John a chanté deux chansons "en live" : tout simplement pour dire qu'il a interprété deux chansons devant son public. C'est affligeant ! Est-il vraiment si difficile de parler français ?
»
 (franceinfo)

"Profs" ou "instits"

« Je remarque l'usage presque systématique des mots "profs" ou "instits" pour parler des enseignants du primaire ou du secondaire. Je suis assez choquée de l'usage de ces abréviations qui donnent une réelle impression de mépris envers une profession qui ne cesse d'être dévalorisée. Comme je viens de l'entendre ce matin dans un sujet: "les profs sont encore en grève" et le ou la journaliste de poursuivre "nous avons rencontré deux instits". 
Je pense et ose espérer qu'aucun journaliste n'aurait l'idée de dire par exemple que les "psy", les "véto" ou les "dermato" sont en grève. Ces abréviations traduisent, me semble-t-il, un manque de respect et je souhaiterais davantage entendre à l'antenne le terme enseignant.e ou professeur.e des écoles. Je vous remercie de l'attention que vous porterez à ce message.
»
(Francenfo)

Parlez un français correct

« Comment peut-on laisser un journaliste présenter les informations sur France Inter avec un niveau de langue française aussi nulle ?
Un jour il nous parle de porte-Zavions
Le lendemain (aujourd'hui) il parle d’une chose prise très au sérieuSE.
Renvoyez le en École Primaire pour apprendre à parler un français correct ! 
»
(France Inter)

"LES français" ? 

« L'émission du dimanche 19 courant est intéressante.
Mais lorsque ces intervenants parlent en terme d'opinion, ils emploient systématiquement l'expression globalisante et normalisante " LES français". 
Tous ? Car c'est QUI, c'est QUOI, c'est COMMENT, c'est Où "LES français" ? C'est un raccourcie ? Un terme générique ? Le plus grand nombre ? Une norme ? Un citoyen ou habitant ? Un territoire?Peut-être un électeur ? Une identité ? Un anonyme qui pense ? Des patriotes comme l'emploi maintenant bien trop souvent l'extrême droite ?
Et ceux qui pensent autrement, c'est qui, c'est quoi ? 
»
(France Culture)

Respect des règles grammaticales

« Pourquoi 90% de vos journalistes ne font pas de liaison avec le mot "euro" ? Ils prononcent donc sans sourciller 200 euros au lieu de prononcer zeuros idem pour quatre-vingts euros, etc. C'est ridicule. imaginons qu'ils fassent la même chose avec ces nombres placés devant "ans", sans respecter les liaisons. Essayez vous-même, vous allez rire.» (France Inter)

Mauvaise utilisation du mot éponyme

« J'écoute chaque jour votre excellente radio et n'aurais que des compliments à faire si toutefois vos animateurs pouvaient débarrasser mes conduits auditifs des modes à base de tics de langages qui, entendus chaque jour, peuvent devenir fatigants. Pour n'en citer qu'un, je vois se répandre l'utilisation du mot "éponyme" à la place du mot "homonyme", et, pour mon plus grand soulagement, stopper immédiatement ce remplacement bizarre d'un mot pour un autre sous le fallacieux prétexte d'une mode aussi incompréhensible que... toute les modes.
Le vieux con en moi a déjà dû s'habituer à l'utilisation journalistique à l'américaine du mot "alternative" en amputant l'une des deux propositions que ce mot propose. Ça y est, maintenant, j'ai accepté, ouf. Cependant, quoique très ouvert à l'évolution d'une langue, je ne suis pas sûr de pouvoir supporter encore longtemps que la nôtre soit ainsi malmenée.
Je plaisante et j'imagine bien que tout le monde s'en fout, mais bon, j'espère que ce mail pourra panser ces écorchements quotidiens infligés à mes pauvres oreilles.
Au plaisir et "merci pour vos émissions", selon la formule consacrée.
»
(France Inter)

Pire ou "moins pire" ?

« Je ne peux croire être la seule auditrice à réagir lorsque l'un d'entre vous démontre qu'il ignore le sens du mot "pire" en employant l'expression "moins pire" de plus en plus répandue hélas! Elle signifie littéralement "moins plus mauvais" puisque pire signifie "plus mauvais", autrement dit elle n'a aucun sens! 
Ce matin la personne qui a présenté le bulletin de la météo l'a employé, ce qui démontre que cette personne devait être peu attentive en cours de français ou que l'enseignement qu'elle a reçu était très défaillant.
Mais qu'un journaliste la répète en annonçant le bulletin suivant c'est inadmissible de sa part, car il ne s'agit pas d'une difficulté de notre langue ! Vous est-il interdit d'employer le mot mauvais?
Si oui quand vous voulez dire "moins mauvais" dites "meilleur" et n'écorchez plus la langue française ! Demandez à Augustin Trapenard de rappeler à tous ses collègues le comparatif et le superlatif des mots bon, bien, mauvais, mal; ou, mieux, faites intervenir Bernard Pivot sur l'antenne à ce sujet !  Il ne s'agit pas là d'évolution de la langue, car il n'y a aucune bonne raison d'employer le mot pire au lieu du mot mauvais. 
Que répondriez-vous à un anglais qui vous demanderait la traduction du mot "worse", vous diriez "pire" ou "plus mauvais"; et s'il vous demandait de lui traduire  "moins pire"  vous diriez  "less worse" en vous rendant compte du non-sens de cette expression et cet anglais penserait que les Français filent vraiment un mauvais coton...
» (France Inter)


En anglais dans le texte !
« Il faudra m'expliquer l'intérêt pour l'auditeur d'avoir un chroniqueur qui emploie des expressions anglaises que 99 % au moins de français ne comprennent pas. "Never in my back yard" et "green washing", dans la chronique de ce matin. 
Est-ce une façon de s'affirmer comme un "intitié" qui établit sa supériorité en employant un langage hermétique que seules des élites maîtrisent, de la même façon que d'autres noient leur auditoire avec des considérations techniques de haut vol, histoire faire passer le message : "vous, vous ne pouvez pas comprendre".
Au moins avez-vous eu la bonté de nous gratifier de la traduction de "never in my back yard". Ca ressemble fort à une façon de dire : "pour les ignare, je traduis"... Pas de traduction pour le green washing, expression pour laquelle on va donc partir que son sens est connu du commun des mortels. Mais au moins, vous nous avez épargnés ces expressions Anglaises suivi d'un "comme on dit", qui ne sert qu'à rabaisser ceux qui on le malheur de ne pas faire partie du "on". Soit 99 % des français !  Et je vous suis infiniment reconnaissant de ne pas avoir atteint le degré ultime dans ce domaine : utiliser une expression française puis la traduire en anglais. Entendu dernièrement (c'était un commentaire sportif) : lui, c'est un gagnant, un "winner". 
»
 (France Inter)

LIRE PLUS DE MESSAGES
 
 
[PROCHAIN RENDEZ-VOUS]
Samedi 1er juin :
- sur franceinfo à 11h51 et 13h51 : “Les élections européennes : des sondages ratés ?” avec Jean-Jérôme Bertolus, chef du service politique de franceinfo
- sur France Inter dans Secrets d'info : Les comptes de campagne d'Emmanuel Macron et Doctolib 
​​​​​​​‌
Franceinfo : tous les samedis à 11h51 et 13h51
France Culture : un jeudi sur deux dans La Grande Table à 13h20
France Inter : un vendredi par mois dans l’Instant M à 9h40 et un samedi par mois dans Secrets d'Info à 13h20
 
Les élections européennes, Vincent Lambert, Frédéric Fromet, l’environnement sur France Inter
​​​​​​​vendredi 31 mai
La médiatrice reçoit Laurence Bloch, Catherine Nayl, Danielle Messager et Thomas Legrand pour répondre aux questions des auditeurs sur les nombreux sujets du mois de mai : les élections européennes, l’affaire Vincent Lambert, la chanson de Frédéric Fromet sur Notre-Dame de Paris, la publicité Air France et l’environnement sur France Inter.​​​​​​​
ÉCOUTER LE RDV
Bilan des Européennes : Temps de parole et choix de programmation sur France Culture
​​​​​​​jeudi 30 mai
Temps de parole, parti-pris, critique du gouvernement... : Vincent Lemerre, délégué aux programmes de France Culture est au micro de la médiatrice des antennes, Emmanuelle Daviet pour répondre aux questions des auditeurs autour du traitement des Européennes sur France Culture
​​​​​​​​​​​

ÉCOUTER LE RDV

TOUS LES RENDEZ-VOUS
​​​​​​​
 
   
Instagram
@mediatriceradiofrance
Conformément à la loi Informatique et libertés n°78-17 du 6 janvier 1978 modifiée, ainsi qu’au règlement européen n°2016-679 relatif à la protection des données personnelles vous disposez d’un droit d’accès, de rectification, d’effacement, d’opposition et de portabilité sur les données vous concernant ainsi qu’un droit de limitation du traitement. Pour exercer vos droits, veuillez adresser un courrier à l’adresse suivante : Radio France, Délégué à la protection des données personnelles, 116 avenue du président Kennedy, 75220 Paris Cedex 16 ou un courriel à l’adresse suivante : dpdp@radiofrance.com, en précisant l’objet de votre demande et en y joignant une copie de votre pièce d’identité.

Conformément aux dispositions susvisées, vous pouvez également définir des directives relatives à la conservation, à l'effacement et à la communication des données vous concernant après votre décès. Pour cela, vous devez enregistrer lesdites directives auprès de Radio France. A ce titre, vous pouvez choisir une personne chargée de l’exécution de ces directives ou, à défaut, il s’agira de vos ayants droits. Ces directives sont modifiables à tout moment. 

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter vos droits sur le site de la CNIL.
Se désinscrire
​​​​​​​
Crédits photo
© Radio France / Christophe Abramowitz - © Getty image / Walter Zerla © Olivier Benis - Radio France © Hubert Hitier / AFP - © Kenzo Tribouillard / AFP  -   © Air France © Philippe Rey-Gorez © Capture écran La Provence -   © Radio France - Jean-Pierre Burlet