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#26  -  Juin 2019
LE MOT DE LA MÉDIATRICE

Températures ambiantes

L'alerte canicule niveau "orange" pour Paris et ses départements limitrophes déclenchée en début de semaine. 
Le Gard, les Bouches-du-Rhône, le Vaucluse et l’Hérault en alerte rouge ce vendredi où l’on enregistre des températures jamais atteintes en France métropolitaine, 45° à Villevieille dans le Gard cet après-midi. 
Une semaine de canicule sans précédent par sa précocité pour le mois de juin et ce depuis 1947. 
Météo exceptionnelle, mesures exceptionnelles : brevet des collèges reporté, écoles fermées, horaires de travail décalés, circulation différenciée et des conséquences plus prévisibles : augmentation du nombre d’appels au Samu, à SOS Médecins, hausse de la fréquences des services d’urgence.

Dans cette vague de chaleur, les mails d’auditeurs adressées aux rédactions ont vite rafraichi l’atmosphère : « Heureusement qu’il fait un peu chaud, sinon on se demande bien de quoi vous pourriez parler ! La France et ses médias se couvrent de ridicule !!!!! «Vous ne pouvez pas changer de disque ? Vous radotez tous les ¼ d’heure sur la canicule !!!! » « Arrêtez avec la canicule Vous en faites trop...Vous nous serinez les mêmes évidences en y ajoutant une psychose grandissante au fil des jours. Buvez de l'eau, ne faites pas de sport en plein soleil, inquiétez-vous des personnes âgées. C'est devenu insupportable entre les reportages et les spots divers. » 

On en fait trop ? Mais à quoi servent les médias ? Est-il à ce point nécessaire de rappeler leur rôle ? Manifestement oui. 
Les médias ont pour mission d’informer, voire un rôle de prévention lorsqu’il y a possibilité d’anticiper un évènement, en particulier climatique. Qu’il s’agisse d’une canicule ou d’une tempête. A fortiori sur des antennes de service public dont l’une des missions consistent précisément à alerter les populations. Des températures s’élevant à 40° peuvent fragiliser les personnes âgées et/ ou dépendantes, les enfants en bas âge, femmes enceintes, les personnes en situation de précarité ou encore les professionnels travaillant à l’extérieur. Il est parfois nécessaire de marteler des évidences afin d’éviter les comportements à risques.

Rappelons également que les 15 000 morts de  l’épisode caniculaire de 2003 ont cruellement marqué  les esprits et qu’il y a, aussi bien pour un gouvernement, quel qu’il soit, que dans les rédactions, la volonté de ne pas reproduire cette séquence suivie de vifs et légitimes reproches quant au manque d’informations et d’alertes. D’où les critiques adressées à présent d’en « faire trop ». Corrige-t-on ce qui a été mal fait il y a seize ans par un excès aujourd’hui ? Y-a-t-il un emballement médiatique ? Les mêmes qui se plaignent des choix éditoriaux cette semaine ne seraient-ils pas les premiers à dénoncer des rédactions qui n’en parleraient pas ? Le spectre de 2003 oblige peut-être à en faire plus que pas assez. 
Canicule, dérèglement climatique, couverture parisianiste ou non de cette actualité : Jean-Philippe Baille, le directeur de la rédaction de France info, répond demain aux questions des auditeurs à 11h51 et 13h51 sur son antenne.

Au micro également cette semaine pour commenter l’année radiophonique: Sandrine Treiner, directrice de France Culture : « Une saison profonde, réjouissante et historique. Historique quant à ses résultats, réjouissante quant à la dynamique d'antenne qui s'est déployée jour après jour, profonde car on a fait face à des enjeux importants tout au long de l'année. ».
Une saison tout aussi historique pour France Inter, cependant en cette fin de grille, les auditrices et auditeurs réagissent avant tout et par centaines à la disparition de voix ou d’émissions sur l’antenne à la rentrée prochaine, ainsi cette professeure de philosophie : « Je vous écris pour vous dire ma déception, ma colère à la suite de la suppression de l’émission d’Antoine Chao et Giv Anquetil ainsi que la chronique d’Hervé Pauchon. Surtout ne pas donner la parole aux petites gens… Mais dans quel monde vivez-vous ? Je trouve cela d’une infinie tristesse, c’est décourageant. ». 
Comme chaque directrice et directeur d’antenne, Laurence Bloch, directrice de France Inter, a toujours été attentive aux remarques des auditrices et des auditeurs. En cette fin de saison et avant d’amorcer la prochaine grille, elle leur adresse ici une lettre où elle explique que  : « pour qu’une chaine de radio reste vivante il faut évidemment qu’elle sache rester fidèle à elle-même mais aussi qu’elle sache évoluer et répondre aux préoccupations de son époque », une lettre qui s’achève par les mots résumant toute notre mission à Radio France : « ne jamais oublier que nous travaillons pour vous ».

​​​​​​​Emmanuelle Daviet
​​​​​​​La médiatrice des antennes


Voici les dominantes du 22 au 28 juin 2019 à retrouver dans les messages des auditeurs ci-dessous :

1- La canicule
2- Hervé Pauchon
3- Comme un bruit qui court
4- CO2 Mon amour
5- Sylviane Agacinski, philosophe, sur la PMA

SYLVIANE AGACINSKI, PHILOSOPHE, SUR LA PMA


LA CANICULE

« Paris, Paris, Paris, Île-de-France, la France ne résume pas à Paris. Pourtant la canicule n'épargne aucun territoire...! Tous vos reportages concernent Paris...! C'est insupportable. Arrêtez ce parisianisme. » (franceinfo)

« Depuis ce matin, vous rappelez à tous les bons gestes pour la canicule, ce qui est très bien. En revanche, vous suggérez des solutions qui peuvent aggraver les dérèglements climatiques et donc potentiellement contribuer à l’augmentation de ces épisodes de canicules dans les prochaines années. Aussi plutôt que de parler des « bouteilles » d’eau, ou de climatisation par exemple , pourriez-vous dire de ne pas oublier de prendre sa gourde ou de mettre une carafe d’eau au frais etc... Il y a de très nombreuses solutions simples, faciles, pas chères et bonne pour la planète à court mais moyen et long terme, qui pourraient être rappelées. Un grand merci d’avance de contribuer à nous atteler et adapter tous ensemble aux dérèglements climatiques. » (franceinfo)
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HERVÉ PAUCHON

​​​​​​​« Chère France Inter, tu m'accompagnes depuis si longtemps. 
Tu as aiguisé ma curiosité, m'as ouvert des portes sur le monde, m'as fait rire, m'as  franchement fait râler parfois.
Depuis quelques temps, tu répètes à l'envie que tu es la première radio de France. Et tu ne renouvelles pas Hervé Pauchon ? Sa malice, sa gentillesse, sa tendresse ne cadrent plus ? Sais-tu, chère radio, que ce sont des gens comme lui qui font ta singularité ? Qu'on retrouve avec plaisir, en direct ou en podcast sa voix, sa manière douce, sa malice sans méchanceté ? Qu'on aime faire un pas de côté en sa compagnie ? 
A quoi joues-tu, ma radio ? A virer, au bout de tout ce temps, de tous ces moments partagés, une personne de talent, appréciée des auditeurs, retrouvée comme un copain ? Ce que tu fais est moche, ma radio. Comment te convaincre de reconsidérer la question ? Comme t'expliquer qu'à force de renoncer à ton identité (et à l'humour un peu irrévérencieux de certains de tes chroniqueurs), tu vas nous perdre, nous ?  »  
(France Inter)

«  Bonjour Monsieur Hervé Pauchon,
Je viens d'écouter votre dernière chronique si émouvante qui m'apprend votre départ. Alors ce matin, avant de fermer mes volets pour tenter de fuir ce temps de canicule annoncé, je me décide à vous écrire ce petit mot, celui d'une fidèle auditrice de France Inter âgée de 60 ans et qui est branchée sur les ondes de cette radio depuis la petite enfance, une auditrice qui souhaite vous dire que malgré l'absence, il est des voix qui ne s'oublient pas, comme la vôtre. 
Je préférerais toujours un temps de Pauchon à ce temps étouffant que ce monde sans vergogne nous fait respirer trop souvent aujourd'hui. 
Surtout continuez à prendre soin des mots.
Au revoir, Monsieur Pauchon. »
(France Inter)

«  Bonjour, nous ne nous connaissons pas, enfin, ce n'est pas tout à fait exact de ce côté du poste : c'est un rendez-vous, pas aussi régulier que voulu, comme la vie mais assez fréquent néanmoins pour avoir une signature inimitable et résonner amicalement à chaque retrouvaille, quand, brutalement, tombe l'annonce que, de retrouvaille, il n'y en aura plus, alors ça fait mal et ça rend triste. Bien sûr, comme pour les coups encore plus rudes, le temps fera sa besogne d'érosion à laquelle rien n'échappe mais si ce n'est pas toujours mieux avant, en l'occurrence, ce ne sera pas mieux après, sans, sans le clin d’œil, sans le murmure complice dans l'oreille, sans la dose de connivence, sans la touche de bienveillance, sans la goutte de gentillesse à laquelle il aurait, c'est déjà évident, fallu prêter plus grande attention en retour. Il paraît que certaines tribus indiennes n'ont pas de mot pour dire au revoir. Adopté pour la circonstance ! » (France Inter)

Hervé Pauchon a reçu tous vos messages, il vous répond : 

Chères auditrices, chers auditeurs 
Vous n'imaginez pas combien tous vos messages m'ont réchauffés le coeur, et même en période de canicule, ça fait du bien. Mon bonheur à aller sur le terrain, un micro à la main, pour saisir la vie qui passe, est intact et de lire le plaisir que vous aviez à écouter ces rencontres, me touche beaucoup. Ma dernière joie se nomme Massata et je garde de lui son proverbe :"un rat, pour avoir la vie sauve, doit avoir plusieurs terriers". Je vais essayer de refaire mon trou ailleurs. Je vous embrasse, si vous me le permettez, et je vous souhaite beaucoup d'émotions à l'écoute de France Inter.
Hervé Pauchon


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COMME UN BRUIT QUI COURT

« J'ai été chagrinée de l'arrêt de "Là-bas si j'y suis" et réconfortée de pouvoir écouter "Comme un bruit qui court" et les journalistes que j'appréciais.
Et voilà que cette émission aussi va disparaître.
Je suis découragée et inquiète pour l'avenir du service public, une voix différente, une petite heure, le samedi après-midi, est-ce vraiment trop ? 
Merci à toute l'équipe pour vos magnifiques émissions. »
(France Inter)

« La dernière de "Comme un bruit qui court" vient de se terminer et je me sens triste. Quand on (sur)vit dans l'adversité, vous écouter c'est se sentir moins seuls, c'est être fiers  de ses colères, c'est se sentir vivants, et même joyeux !
​​​​​​​Votre émission m'était indispensable, elle me manque déjà... D'ici ou d'ailleurs, donnez-nous de vos nouvelles. Merci, merci, merci à toute l'équipe. Et à bientôt, ici ou ailleurs, on compte sur vous. »
(France Inter)

Laurence Bloch, la directrice de France Inter vous répond : 
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Chères auditrices,
Chers auditeurs,
Chaque grille de rentrée apporte son lot de changements , de nouveautés , de départs et de nouvelles arrivées . Pour vous qui nous écoutez et nous suivez avec tant de fidélité et d’exigence il n’est pas toujours simple de comprendre ce qui préside à ces changements .
Pour qu’une chaine de radio reste vivante il faut évidemment qu’elle sache rester fidèle à elle-même mais aussi qu’elle sache évoluer et répondre aux préoccupations de son époque.
C’est la raison pour laquelle j’ai demandé à Mathieu Vidard de porter une émission quotidienne consacrée à la question de la transition écologique tous les jours de 13H30 à 14H30 .
Pour autant la Science restera présente sur l’antenne avec un grand rendez-vous hebdomadaire.
Par ailleurs France Inter a toujours été très attentive aux questions sociétales , aux luttes contre les injustices et les inégalités , à la défense des droits de l’homme.
Ces questions sont évidemment déjà traitées tous les jours sur l’antenne dans des formats extraordinairement différents qu’il s’agisse de sujets dans les journaux , des zooms programmés dans le 7/9 l’un des meilleurs horaires d’écoute de la radio, de la revue de presse de Claude Askolovich si attentif aux faits et gestes de la vie quotidienne ou dans des magazines comme Interception .
A la rentrée toutes ces questions seront aussi au cœur d’un grand format documentaire de deux heures dans lequel Antoine Chao et Charlotte Perry  producteurs de « Comme un bruit qui court » auront toute leur place .
Les émissions ont vocation à naitre , grandir et un jour s’arrêter.
Pour autant soyez surs que l’attention que nous devons porter à l’état de la société , à ses humeurs , à ses colères , à ses douleurs reste au cœur de la programmation de l’information et des programmes de France Inter.
Merci encore de votre écoute , de vos remarques , de vos critiques .
Elles nous font toujours progresser et ne jamais oublier que nous travaillons pour vous.
Laurence Bloch.

Laurence BLOCH
Directrice de France Inter




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CO2 MON AMOUR

« J'ai appris récemment dans l'émission "Le rendez-vous de la médiatrice" sur France inter qu'à la rentrée l'émission de Mathieu Vidard s'orientait sur l'écologie et s'appellerait "La Terre au carré", je me suis réjouie de ce que France Inter monte encore "d'un cran" pour prendre part aux changements que les urgences nous demandent d'opérer, avec des esprits "éclairés" si possible pour en faire des occasions de "grandir en humanité"...
Mais hier j'apprenais que l'émission "CO2 mon amour" - qui a été pionnière en la matière - elle , était réduite en temps et changeait de jour dans la programmation pour être diffusée le dimanche en milieu de journée ! Je m'interroge... ne connaissant pas vos données sur les taux d'écoute suivant le jour et l'heure et bien sûr le profil de l'émission, mais déjà diminuer la durée de l'émission qui faisait sienne depuis longtemps les préoccupations écologiques (pour dépasser la dimension "environnementale") et qui est unique dans ses reportages sur le terrain auprès d'acteurs en lien avec les sujets, et nous rapprocher "en nous rapprochant de la nature" ce qui me semble aussi nécessaire que d'en parler, ...et bien je suis interloquée !
J'imagine ne pas être la seule à éprouver cette réaction, je vous remercie de votre réponse.
 » (France Inter)

Laurence Bloch, directrice de France Inter, vous répond : 

Chères auditrices, chers auditeurs,
J’ai lu avec attention les messages dans lesquels vous exprimiez votre attachement à l’émission CO2 mon amour, émission pionnière sur les questions de l’environnement et portée par Denis Cheissoux avec l’intelligence, la conviction souriante, le goût du terrain qui le caractérise.
Ne voyez dans ce changement d’horaire aucune menace à son endroit pas plus qu’un désintérêt pour les questions de l’environnement bien au contraire .
En étant diffusée le dimanche à 13H20 l’émission double son auditoire et gagne énormément en visibilité .
Rien ne changera ni dans la diversité des reportages et des témoignages , ni dans la qualité des invités .
Ce changement  est principalement dicté par la volonté d’harmoniser l’horaire de diffusion de « CO2 , mon amour » avec celui de la nouvelle émission quotidienne de France Inter  « La Terre au Carré » dédiée à l’environnement et portée par Mathieu Vidard.
Merci de vos remarques et  de vos réactions .
Elles nous aident toujours à chercher la programmation la meilleure et la plus juste.
Très cordialement.

Laurence BLOCH
Directrice de France Inter

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SYLVIANE AGACINSKI, PHILOSOPHE, SUR LA PMA


« J'ai écouté ce matin l'entretien de Léa Salamé avec Sylviane Agacinski. J'ai eu enfin le plaisir d'entendre une personne sensée parler de ces sujets majeurs que représentent la procréation médicalement assistée et la gestation pour autrui ! » (France Inter) ​​​​​​​

« Merci pour cette analyse que pose enfin la question de la PMA/GPA de la bonne manière que je reformulerais ainsi : "Que deviennent les enfants ainsi conçus qui sont des adultes en devenir... et non les choses de leur parents". Espérons que vous aurez l'audience et l'écoute que cette question très compliquée mérite, à l'heure où la satisfaction des besoins personnelles l'emporte sur toute autre considération. » (France Inter)

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VIDÉO - Hervé Gardette remercie les auditeurs et auditrices

Les auditeurs ont été nombreux à écrire au sujet de l'émission "Du Grain à Moudre" sur France Culture.
Hervé Gardette remercie les auditeurs et auditrices et explique ses projets sur France Culture l'année prochaine.

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« Je tenais à vous remercier pour cette année haute en couleurs.
France Inter m'accompagne depuis plus de deux décennies. J'ai retrouvé cette année la saveur des grandes heures de cette radio : le rêve, des voyages, de l'émotion, du rire et de la dérision.
Une heureuse conjonction d'onde… Encore Merci »
(France Inter)

« Bonjour à toute l’équipe du Temps d’un bivouac, un message pour vous féliciter d'être à nouveau au rendez-vous cet été 2019. 
C'est avec un vrai plaisir que je vais recommencer à vous suivre (j'ai déjà écouté 1/4 des épisodes mis en ligne en podcast). 
Votre émission est une vraie fenêtre sur le monde, avec tellement d'invités et de sujets divers : chaque nouvel épisode attise ma curiosité et m'amène à creuser les sujets. 
Que ce soit la canopée avec Francis Hallé, les oubliés de Clipperton ou les aventures en avion (et à vélo) de François Suchel, chacun des épisodes m'a passionné. 
J'adore la réalisation, le générique, la voix et l'écoute de Daniel Fievet.
Voilà, juste un message parmi d'autres, pour un grand merci, sincère. »
(France Inter)

« Merci, tout particulièrement à Augustin Trapenard, pour le choix de ses invités et la qualité de ses entretiens dans son émission "Boomerang".  
 Mais Merci aussi à France Inter et à toutes les équipes sans oublier chacun et chacune d'entre vous; les vacances approchent, nous vous attendons tous à la rentrée ! »
(France Inter)

« Bonjour Augustin, chaque matin où je peux prendre le temps d'écouter Boomerang, je me réjouis de cette fenêtre de radio pleine de sensibilité, de grâce et de beauté.
Vous nous permettez de découvrir des artistes qui ont quelque chose à dire, de faire des découvertes musicales qui ont toutes un point commun : l'authenticité et la beauté.
Je sens dans vos goûts musicaux plein d'originalité un fil conducteur, celui d'une belle âme. Ce matin la voix touchante d'Imany me donne envie de vous donner un retour, de sortir du silence d'un auditeur pour vous remercier de cette émission qui est comme une bouffée d'oxygène et qui, sur le fil d'une belle voix calme, profonde et captivante, ralentit le temps dans ce monde qui va si vite, à l'image de l'émission qui suit la vôtre et démarre sur les chapeaux de roue avec une autre énergie pour traiter du monde des médias qui change vite vite vite.
Voilà, je suis content ce matin d'avoir pris le temps de vous dire mon ressenti. »
(France Inter)

« François-Régis, Arnard, Elivira, et toute l’équipe d’On va déguster…
Je vous souhaite de bonnes vacances, vous le méritez car vous égayez nos papilles toute l'année. Vous êtes la meilleure émission culinaire de la radio et de la télé. Mais ça vous le savez déjà.
Je vous écoute et je vous podcast depuis 2010 toutes vos émissions et ce n'est que du bonheur de vous écouter. Je ne loupe aucune émission même en voyage je vous écoute sur le net.
Alors sincèrement à toute l'équipe, passez de bonnes vacances, on vous attend pour la rentrée. »
(France Inter)

« Merci Giulia
D'écrire, c'est ma première fois
Tant de samedis soirs festifs avec toi
À découvrir, me réjouir,
À t'écouter scander, les larmes aux yeux, parfois
Tant d'invités à partager
D'horizons à rêver.. .
Alors, bons vents à toi,
Et bientôt retrouver ta voix ? »
(France Inter)

« Quelle émotion ce matin avec Alex Vizorek! 
Merci pour ce beau journal d'informations. Je vis depuis des années en Allemagne et j'ai la chance de vivre à Fribourg, où l'on capte France Inter avec la radio! Et je n'y peux rien... Avec Deutschlandfunk Kultur, je m'endors. Mais ce n'est pas que la question de la langue allemande ou française, c'est le ton, le style, les sujets. Vous êtes mon petit rayon de soleil français du matin ! Bonnes vacances. »
(France Inter)

« Merci merci à vous Charline chérie.
Merci d'être entière et tellement juste dans vos propos.
Merci de me faire du bien et être drôle intelligemment.
Merci d'être aussi calme et brillante pour répondre aux méchancetés et vulgarité, comme ce matin.
Vous êtes ma 3ème fille.
Soyez heureuse. »
(France Inter)

« Merci M. Askolovitch pour votre présence matinale. J'aurais envie de vous en vouloir pour les émotions que vous arrivez à déclencher face à ces annonces factuelles. Mais que les émotions sont bonnes devant cette société qui pourrait être lisse. De l'humain, vous êtes le plus poétique des journalistes. » (France Inter)



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Quand les auditeurs deviennent nos professeurs de français...

« Les soldes...»

« Un mot pour vous signaler que, comme tous les ans, on nous a parlé des soldes toute la journée, et comme tous les ans, on en a parlé au féminin... Pourriez-vous une bonne fois pour toutes coller une affiche gigantesque dans le bureau de la rédaction pour que tout le monde retienne enfin que ce mot est masculin ? » 

« Le français des journalistes au quotidien... »
« Je me permets respectueusement de vous relancer concernant des expressions ou des mots utilisés régulièrement sur les antennes. 
1. En effet, le mot 'final' est un adjectif et ne peut s'utiliser pour dire 'au final'. On peut utiliser: in fine, finalement, en fin de compte, par exemple. 
2. Chez, pour ou à ? On dit je vais chez le médecin, chez Carrefour, je travaille pour EDF ou chez EDF et non "à EDF" ou "à Carrefour" ni "au médecin". 
Cependant, régulièrement on entend: Il/elle travaille "au Monde", "à EDF", au lieu de dire: Il travaille chez EDF à Lyon (localisation). 
On ne dirait pas: Je travaille "à" moi, mais "chez" moi, donc le reste des expressions devrait suivre. J'apprécie beaucoup France Culture, la qualité de ses émissions et le professionnalisme de ses journalistes. Bravo pour le plaisir que j'ai pris récemment, lors d'une série d'hospitalisation étalée sur cinq mois, à écouter vos émissions au fond de mon lit... Merci! » 


Erreurs d’accords
« J’écoute votre radio depuis des années.
Je me décide enfin à vous écrire pour vous dire combien je suis attristée par le langage de (trop) journalistes.
Pourriez-vous être un modèle pour les jeunes générations et parler français ?
Le subjonctif a disparu ! 
Mais aussi je déplore les erreurs d’accords et les erreurs de vocabulaire, pour exemples :
- « à cause de » au lieu de « grâce à »
- « chance » au lieu de « risque »
- « améliorer » au lieu de « diminuer » 
Exemple : Par telle action, vous améliorez l'anxiété, moi je la diminue ou je la réduis ! Certains  augmentent les chances d’être malade je pense qu’on augmente les risques de l’être,  je ne crois pas que ce soit une chance d’être malade. Bref, vous voyez ce que je veux dire. »


Utilisation des anglicismes
« Votre journaliste s'amuse à nous bombarder du mot "Fake News" à la minute alors que le mot Infox existe en français. D'autant que ce journaliste ne maîtrise pas la langue anglaise. Je lui rappelle son rôle de prescripteur.  Vive la radio publique ! »

Pénétrer
« J'ai entendu par trois fois le journaliste dire à propos des incidents d'Ormuz : "(le drone) a pénétré (sic) l'espace aérien de l'Iran". Si le verbe "pénétrer" a les trois formes, transitive, intransitive et pronominale, il ne peut être utilisé dans ce contexte que dans sa forme intransitive : le drone a pénétré DANS l'espace aérien !!! »

Formulations
« Je vous apprécie tellement que je vais vous proposer un test auquel je soumets les chroniqueurs que j'aime. Une de ces trois formulations n'est pas correcte et vous l'avez employée le 22 juin. Saurez-vous la trouver ?
1.C'est cela dont nous allons parler.
2.C'est de cela que nous allons parler.
3.C'est de cela dont nous allons parler.
Ce genre de message ne peut émaner que d'un cuistre achevé, ce que je suis. Mais ça ne m'empêche pas de vous témoigner toute ma sympathie et de vous dire tout l'intérêt que je porte à votre émission du samedi. »


Sens de l’expression
« Je souhaiterais attirer l'attention sur deux expressions dont le sens est parfois dérangeant : 
1) - "du jamais vu depuis le (date)" : dans cette expression très usitée sur votre radio, on se demande si l'évènement n'a jamais eu lieu ou s'il ne s’était pas reproduit depuis la date évoquée, ce qui n'est pas pareil me semble-t-il. le mot jamais a un sens.
2) - "les anonymes"  pour désigner les personnes "non célèbres" qui participent à un évènement. Quel mépris! Qui est anonyme? Que veut dire ce mot sinon que les personnes désignées n'auraient pas de nom. C'est quoi un nom ? Merci d'y réfléchir, c’est humiliant. »


L’accent
« Auditeur de France Inter depuis mon mariage (en 1970 !!!), j'ai du mal à supporter les accents de certains intervenants, surtout pour la météo - exemples : "la vallée du Ronne " , "la cotte d'azur" , "la Dromme" , j'en passe et des meilleures ! Si ces mots ont un accent circonflexe sur les "o", c'est bien pour qu'on les prononce d'une certaine façon, non ? Et qu'on ait l'accent du midi ou d'ailleurs ne devrait rien y changer.
Une autre faute (mais là c'est une vraie faute de français ) pour un journaliste sur 3 ou 4, c'est de confondre "en marge" et "en marche" (par exemple " nous joignons Untel à Bruxelles, en marche de la réunion des ministres etc...."
Mais dans l'ensemble j'apprécie bien sûr la qualité des émissions, sinon je changerais chaîne. »


La langue française, c'est quoi ?
« "Au jour d'aujourd'hui", le "différentiel" entre une bicyclette et une moto est que cette dernière possède un moteur, ce qui pose "une problématique" quand il ne veut pas démarrer, "voire même" quand il pétarade.
"La méthode pour réparer, c'est quoi ?"
"Vous iriez chez le garagiste ?" (Réponse normale : oui) Réponses à la mode : Tout à fait, parfaitement, affirmatif, ok....!
La dégradation du langage s'accentue, et l'ignorance, inclinant à l'imitation par snobisme, touche depuis longtemps certains présentateurs de France inter, mais surtout leurs interlocuteurs. Ce qui est particulièrement énervant car récurrent et finalement avalisé !
Un différentiel est un système de transmission, ou une forme de calcul.
Une problématique est bien plus complexe qu'un ou des problèmes.
"Aujourd'hui" suffit, le pléonasme devenu populaire est inutile, comme pour voire même (bien que l'académie ait fini par céder !).
Enfin les formes interrogatives ont pratiquement disparu, même chez les journalistes les plus respectueux du langage. Par paresse, ou pour suivre la mode du laisser-aller et ne pas paraître "précieux" ! 
Qu'en est-il ? Est-ce la raison ? Que pourrait-on faire ? Qu'en pense l'Académie ? 
J'avoue que dans mes irritations d'auditeur , c'est, présentement, "problématique" au lieu de" problème" qui me fait m'exclamer d'impatience à chaque fois.
Mais il y en a de nouveaux tous les jours, sans parler des vulgarités de langage incessantes dans les émissions "grand public", en particulier à la TV.
C'est quoi ma problématique, hein... ! »


Le respect de la langue de Molière
« Il me serait agréable que la radio française s'attache à la langue de Molière et la défende. Quand je vois ou entends "mail" - "VIP" ainsi que de nombreux anglicismes cela reflète pour moi le fait (volontaire ou non) que cette personne méprise la langue française. On peut écrire en anglais ou américain cela n'est pas gênant mais le respect de la langue de son pays me semble un acte de citoyenneté nécessaire. Est ce que je me trompe? Prendrais-je ma façon de raisonner comme idéale et me mettrais ainsi dans l'erreur? Il me semble que seuls les expatriés (Canadiens) se sont attachés à notre belle langue . Pourquoi les français de l"Hexagone" se sont-ils endormis devant ces anglicismes? (bien évidemment cela frime de "sortir" un mot en anglais de temps en temps...le parler est souvent plus dur - "hard" diriez-vous surement).
Je sais bien que le sort de la planète est un problème bien plus important, mais la cohésion d'un peuple derrière sa langue ne me semble pas un hérésie et me semble pouvoir être menée de front.
A vous de débattre... et peut-être même de remettre, par votre exemple, une vrai francophonie au gout du jour avec un respect de tous les moments de cette belle langue de Molière. »


Plus-que-parfait
Tous les dimanches, je remarque que votre journaliste méconnaît le sens du plus-que-parfait. Ce temps doit s'employer pour une action qui s'est passée avant une autre action passée. Nous sommes dimanche 23 juin. Emilie Aubry évoque un fait du vendredi 21 juin. C'est du passé par rapport au présent d'aujourd'hui. Il faut donc employer le passé composé. A propos de l'opération militaire finalement annulée in extremis par Donald Trump, votre journaliste aurait dû dire : "Aucun missile n'a finalement été tiré" et non "Aucun missile n'avait été finalement été tiré." »

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[PROCHAIN RENDEZ-VOUS]
Samedi 28 juin : "Le traitement éditorial de la canicule sur franceinfo : les auditeurs réagissent, Jean-Philippe Baille leur répond au micro de la médiatrice
- sur franceinfo à 11h51 et 13h51 : 
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Franceinfo : tous les samedis à 11h51 et 13h51
France Culture : un jeudi sur deux dans La Grande Table à 13h20
France Inter : un vendredi par mois dans l’Instant M à 9h40 et un samedi par mois dans Secrets d'Info à 13h20
 
Le baccalauréat et le traitement des sujets sur franceinfo
samedi 22 juin

Quid du bac professionnel ? Le sujet en histoire des terminales L et ES fait également polémique pourquoi les journalistes n’en parlent pas alors que cela concerne de nombreux élèves ? 
La grève des professeurs correcteurs au bac... Autant de questions posées à la médiatrice par les auditeurs. Pour leur répondre, Emmanuelle Daviet reçoit Alexis Morel, journaliste spécialiste éducation. 

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Bilan de la saison radiophonique sur France Culture
​​​​​​​jeudi 27 juin

C'est le dernier rendez-vous de la médiatrice de la saison sur France Culture.
Emmanuelle Daviet reçoit Sandrine Treiner, directrice de France Culture pour faire le bilan de l'année radiophonique.


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