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#27 -  Juillet 2019
LE MOT DE LA MÉDIATRICE

Le juste milieu

La chasse, l’homéopathie, les grilles de l’été et Claude Guéant font vivement réagir nos auditeurs cette semaine. 

Carton plein pour « Le débat de midi » sur France Inter consacré aux chasseurs mardi dernier. On sait le sujet clivant, on devine moins l’extraordinaire flot  de messages qu’il peut entraîner lorsqu’il est abordé sur une antenne. A peine deux heures après la fin de l’émission un demi-millier de mails offrait déjà une caisse de résonnance à la conflictualité de ce débat habilement mené par Dorothée Barba. Habile car équilibré avec la volonté d’organiser des échanges où priment les arguments étayés, l’écoute et le souci d’alimenter la réflexion des auditeurs, sans l’ambition vaine de réconcilier des parties foncièrement opposées. Mais la bataille s’est poursuivie ensuite. Hors antenne. Dans l’écriture. Des mails par centaines. Les anti-chasse estimant que la parole a été trop donnée aux pro-chasse. Les pro-chasse considérant qu’on a trop laissé le micro aux anti-chasse.  Tous ces courriels traduisent l’opposition récurrente entre les tenants de « l’abolition de la chasse » et ceux qui militent pour que « leur action en faveur de la préservation de la biodiversité » soit reconnue, ceux qui accusent les chasseurs de « la disparition des espèces » et ceux qui dénoncent « les dégâts causés par l’agriculture intensive dans les campagnes ». Trouver le juste milieu sur ce terrain miné est une gageure, favoriser le débat contradictoire est vertueux. 

Faut-il organiser un débat contradictoire lorsque la science s’est prononcée ? La Haute Autorité de Santé s’est déclarée vendredi dernier en faveur du déremboursement de l'homéopathie au motif que : « les médicaments homéopathiques n'ont pas démontré scientifiquement une efficacité suffisante pour justifier d'un remboursement ». L’économie pour la sécurité sociale est évaluée à 126 millions d'euros d'économie. L’avis est désormais connu mais l’arbitrage politique est loin d’être rendu. Pour en parler dans la matinale de France Culture Olivia Gesbert recevait lundi deux grandes voix de la médecine : Alain Fischer, médecin spécialiste d’immunologie, chercheur à l’Inserm, Professeur au Collège de France et signataire de la tribune « Il faut dérembourser » paru dans L’Express en décembre dernier, aux côtés de 130 membres des académies des sciences, de médecine et de pharmacie. En studio également le diabétologue André Grimaldi, professeur émérite à la Pitié Salpêtrière, auteur d’une tribune dans Le Monde à l’automne dernier, où il se prononçait contre l’interdiction mais pour le déremboursement. 

Peut-on évoquer le sujet sereinement et scientifiquement ?A l’écoute des échanges entre les invités, la réponse est oui incontestablement. A la lecture des courriels reçus, sérénité et propos scientifique sont promptement balayés par « l’indignation » « la sidération » « la colère » des auditeurs, l’un d’entre eux évoquant même une « atteinte au droit à l’information ». Principal reproche ? L’absence sur le plateau de spécialistes de l’homéopathie : « Quel scandale ! Vous invitez deux médecins qui ne connaissent pas l’homéopathie (…) tandis que plusieurs centaines ou milliers de médecins exercent en France. Les jugez-vous tous idiots au point de ne pouvoir s’exprimer à la radio et de tenir un discours cohérent sur leur discipline ? » ou encore : « J’ai été sidérée par la partialité du débat. Pourquoi n’invitez-vous pas au moins une fois des scientifiques spécialistes et défenseurs de l’homéopathie qui pourraient expliquer aux auditeurs comment cela fonctionne réellement et ne pas laisser bêtement l’argument unique de l’effet placebo ? »  
La haute autorité de santé justifie ainsi le déremboursement de l’homéopathie : l’efficacité de l’homéopathie n’est prouvée par aucune étude, elle est souvent utilisée pour des « pathologies sans gravité ou qui guérissent spontanément », son impact sur la qualité des vie des usagers ne peut pas être évalué selon les données actuelles, enfin rien ne démontre qu’elle permet de « réduire la consommation d’autres médicaments ». 
Outre l’absence d’un médecin homéopathe, des auditeurs pointent le mépris des deux médecins invités : « entendre ces scientifiques ricaner est vraiment méprisant pour toutes ces personnes qui ont bénéficié de ces médicaments ». Précisément, avant de présenter l'avis, la présidente de la Haute Autorité de Santé, Dominique Le Guludec, a voulu envoyer "un message de respect aux personnes qui utilisent l'homéopathie et pensent que cela leur fait du bien". "Il n'est pas question de contester leur expérience (mais) ce que nous avons à juger, c'est si une démonstration d'efficacité est suffisante pour justifier le remboursement par la collectivité", cet aspect est capital car c’est notamment sur lui que repose l’argumentation des deux invités en plateau. 

Lundi toujours, au micro de la matinale de Franceinfo, Claude Guéant, l'ancien secrétaire général de l’Élysée sous la présidence de Nicolas Sarkozy invité à réagir à l'interview donnée dimanche soir par l'ex-chef de l'État. Un choix très critiqué par les auditeurs et internautes: « Je suis resté sans voix  en entendant Claude Guéant sur votre antenne. Sans aucune présentation ni recul pour les auditeurs qui ne sont pas au fait de ses turpitudes et condamnation  ou poursuite judiciaire. N’y avait-il aucune question à lui poser sur l'exécution de ses peines ? ». Des auditeurs qui à travers ce cas s’interrogent plus largement sur le fonctionnement de la rédaction :  « Selon quels critères sont choisis les invités de la matinale de Franceinfo ?  Et qui décide ? Est-ce une décision collégiale ? Ou le choix des journalistes ou bien c’est le directeur de Franceinfo qui décide tout seul ? ». Ces questions ne resteront pas sans réponse, Richard Place directeur adjoint de la rédaction de Franceinfo vient y répondre samedi 6 juillet à 11h51 et 13h51. 

Argumentations, débats, rencontres, dialogues sont au cœur des nouvelles grilles de l’été. Dès les premières heures de diffusion des nouvelles émissions, les auditeurs ont écrit pour dire ce qu’ils en pensent, réactions à lire ci-dessous, car en effet chères auditrices, chers auditeurs, vous nous écrivez, beaucoup, souvent avec passion, pour dire votre humeur du moment à l’écoute de votre station. Alors nous vous proposons cet été un autre sujet d’écriture : vous. Racontez-nous quelle auditrice, quel auditeur vous êtes, comment la radio accompagne votre journée, votre soirée, quelles voix comptent pour vous, parlez-nous de votre station. Le calme de l’été est propice aux exercices d’écriture…
Ecrivez-nous et nous partagerons vos messages sur le site de la médiatrice. #VoixDesAuditeurs

Nous vous souhaitons à tous un très bel été à l’écoute des antennes de Radio France.

Emmanuelle Daviet
Médiatrice des antennes
 
Voici les dominantes du 29 juin au 5 juillet 2019 à retrouver dans les messages des auditeurs ci-dessous :

1- La chasse
2- Les grilles d'été
3- L'homéopathie

4- Claude Guéant
SYLVIANE AGACINSKI, PHILOSOPHE, SUR LA PMA

LA CHASSE

« On parle du fait que les chasseurs tuent des animaux. Mais quand allons nous parler du fait que de nombreuses espèces naturelles disparaissent aujourd'hui suite à la dégradation des milieux naturels ? Quand allons nous parler du fait que le lobby agricole a également un poids très important et que la destruction des milieux naturels provient avant tout de la modification de ceux-ci par les agriculteurs. » (France Inter)

Dorothée Barba et l’équipe du « débat de midi » sur France Inter ​​​​​​​vous répondent ​​​​​​​

Chers auditeurs, chères auditrices,

Vous avez été très nombreux à nous écrire mardi 2 juillet et nous vous en remercions ! Notre débat portait sur la place des chasseurs dans notre société, dans la vie politique et dans la préservation de la biodiversité.

Beaucoup d’entre vous ont jugé que le « camp » des chasseurs était en bonne position durant l’échange. Beaucoup nous ont au contraire reproché de prendre la défense des militants écologistes en leur donnant plus de visibilité. Nous nous félicitons d’avoir reçu autant de réactions contrastées, peut-être sont-elles la preuve d’une modération réussie !

L’été ne fait que commencer, nous comptons sur vos prochaines réactions pour continuer de faire vivre le débat de midi.

Bien à vous,

Dorothée Barba et l’équipe du « débat de midi » sur France Inter.

 
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LES GRILLES D'ÉTÉ

« Pourquoi les programmes d'été sont plus riches et attractifs que pendant le reste de l'année ? Riches avec une création de talent. » (France Inter)

​​​​​​​« Ça commence bien vos programmes d'été, vous nous prenez pour qui ? pour quoi ? REPASSER LES MÊMES ÉMISSIONS. Déjà entendues, rien de neufs. Bravo les économies sur les auditeurs.  »  (France Inter)

« Merci à Leila Kadour pour ses deux jolis lancements du mag de l'été. Deux fois, j'ai été touché par les textes et leurs interprétations.... sur les quais de seine entre Suresnes et Saint Cloud dans ma voiture... c'est dire ! Vive les petits bonheurs du quotidien !!!. » (France Inter)
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HOMÉOPATHIE

« 1er juillet petit matin sur France Culture ; émission sur le déremboursement de l'homéopathie... Voilà qui donne malheureusement bien peu à penser : ne sont invités que deux médecins de parti-pris sans aucune nuance, exerçant tous deux en hôpital donc peu enclins à prescrire ce type de médecine, radicalement opposés à cette thérapie. L'émission ne donne aucune voix à un point de vue qui rendrait le propos moins simpliste, plus complexe. 
On attendrait autre chose d'une antenne telle que France Culture, à laquelle je suis pourtant extrêmement attachée. A quand la parole donnée à des homéopathes ?
 » (France Culture)

« Écoutant souvent la radio (France Culture  et France Info) je suis frappé par la partialité du débat. Les défenseurs de l' homéopathie sont peu sollicités. Quand ils le sont ils sont parfois ridiculisés. Pourquoi un tel homeo bashing sur des chaînes du service public ?
Merci de prendre en compte la question
 » (France Culture)
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CLAUDE GUEANT 



« Je suis resté sans voix en entendant Claude Guéant sur votre antenne. Sans aucune présentation ni recul pour les auditeurs qui ne sont pas au fait de ses turpitudes et condamnation  ou poursuite judiciaire. N’y avait-il aucune question à lui poser sur l'exécution de ses peines ? Le journaliste avait-il lu les décisions de justice ? » (franceinfo)

Samedi 6 juillet  à 11h51 et 13h51 : "Le choix des invités de la matinale : Pourquoi avoir invité Claude Guéant ?
​​​​​​​Les auditeurs réagissent, Richard Place leur répond au micro de la médiatrice sur franceinfo.

LE RDV DE LA MÉDIATRICE


NOUVEAUTÉ


​​​​​​​Chères auditrices, chers auditeurs, vous nous écrivez, un peu, beaucoup, souvent avec passion, pour dire votre humeur du moment à l’écoute de votre station.
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Nous vous proposons cet été un autre sujet d’écriture : vous. Racontez-nous quelle auditrice, quel auditeur vous êtes, comment la radio accompagne votre journée, votre soirée, quelles voix comptent pour vous, parlez-nous de votre station. Le calme de l’été est propice aux exercices d’écriture…

Alors, écrivez-nous et nous partagerons vos messages sur le site de la médiatrice. #VoixDesAuditeurs

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VIDÉOS

VIDÉO - Rebecca Manzoni et les auditeurs

​​​​​​​Rebecca Manzoni s’adresse aux auditeurs : Etes-vous attentive aux messages des auditeurs ? Le message d’auditeur qui vous a le plus marqué ? Quel auditrice êtes-vous ? Quelle voix de radio a compté pour vous ?






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VIDÉO - Le Vocabulaire du football féminin, Laélia Véron

"Dans le journal des sports, le présentateur évoque "la défenseur" et "l'entraîneur" d'un club de football. De façon générale, il serait heureux d'avoir recours au langage inclusif, de citer le féminin ET le masculin à chaque occasion. De former vos journalistes au sexisme dans le langage. "

Laélia Véron, enseignante-chercheuse en stylistique et langue française et co-autrice avec Maria Candea du livre" le français est à nous", explique le sens des mots.
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«Quelle transgression historique ce matin!!! C'est quand même compliqué d'adorer une radio qui semble éviter de passer du Jean-Jacques Goldman à tout prix...jusque là... C'est comme si cette partie de ma vie devait être cachée, d'autant que je ne prends pas beaucoup le temps de l'écouter. Et pourtant je fais partie de la génération Goldman et je pense qu'il m'a aidée à traverser mon adolescence d'une manière pas trop triste et qu'il a contribué à me forger des valeurs  de tolérance en particulier. Merci à vous ! » (France Inter)

«Jean-Jacques Goldman (JJG)...Je viens de passer un très bon moment en écoutant Blockbusters sur JJG. Rare une émission aussi démarquée dédiée à JJG m'a passionné un angle d'attaque du sujet m'a beaucoup, bravos! Pour moi, du même age de JJG, ma chanson qui m'a ému "je te donne". Éducateur en transfert à la neige quand les jeunes handicapés physiques reprennent en chœur le refrain "je te donne toutes mes différences Tous ces défaut qui sont autant de chance" fut un choc pour moi. JJG je m'aimais surtout pour danser le rock, depuis ce moment j'écoutais les paroles plus attentivement. Auteur compositeur engagé +++, l’anecdote qui est souligné dans l'émission qu'une presse de gauche boudent ce chanteur à minettes mais ne lisait les paroles et ne voyait pas ce potentiel de cet artiste engagé. Il a écrit des textes qui m'ont touché, "Là-bas", "Né en 17 à Liedenstadt" ou "Entre gris clair et gris foncé" entre autres, un artiste complet qui par personnalité se démarque de ce star système.
Merci pour votre émission.» (France Inter)

«Soro Solo ...Bien contente de retrouver Soro Solo dans la grille d'été !» (France Inter)

«Bonjour Rebecca, quelle tristesse ce matin de ne pas entendre pop and co. A 50 ans , je ne pensais jamais devenir accro de votre émission de 7h23. Mais quel plaisir de vous écouter et de découvrir les artistes que vous présentaient. Ce sont  des choix exceptionnels . Passez un bon été et revenez avec pleins de bonnes choses. Si vous traînez dans les ferias du sud ouest , venez vous faire payer un verre à mont de marsan. Le plus sympa est quand on dîne avec des potes , nos femmes en discutant entre elles découvrent que votre émission fait fureur auprès de gars de 40-55 ans.» (France Inter)

«Bonjour Rebecca, excusez moi cette familiarité, mais je "déjeune avec vous chaque matin, ou plutôt avec votre jolie, voix, douce, suave, sensuelle, rock, etc » ; j'adore, votre façon aussi de raconter la musique, aussi j'ai une question, car j'ai réécouter votre chronique, concernant The raconteurs et Jack White, étant fan de Freddie Mercury, depuis ses débuts, j'ai retrouvé dans les morceaux que vous nous donnez à entendre des intonations à la Freddie Mercury , qu'en pensez vous ??
merci bel été » (France Inter)

«Cher François Morel, 
Très cher François Morel, 
Les bonnes ondes à la radio, sur France Inter, c est vous, parce qu'il y a un je ne sais quoi de velour dans votre voix, un rythme dans votre phrasé, des mots, parfois moqueurs mais toujours rigolos, jamais méchants toujours bienveillants, comme un sucre d orge acidulé-sucré.  "La poésie à l état pur" (ce sont vos mots, rappelez-vous "Il neige" un petit bijou) , cette poésie, cette douceur du matin, C est vous.
 Un bonheur de vous entendre, toujours, oui vous nous faites du bien et c est drôlement bien ! Merci pour vous, très belles vacances et surtout à très bientôt de vous entendre, on vous attend déjà. » (France Inter)

«La radio qui nous donne l'image : j'écoute l'émission du dimanche matin en ce moment et j'ai "vu" la toile de ce peintre comme si je la regardais moi-même, grâce à un texte et une voix étonnants.
Merci pour ces petits instants de bonheur que nous donnent votre radio. » (France Inter)
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Quand les auditeurs deviennent nos professeurs de français...

"spoil" ou"spolier"

Sur France Inter, l’emploi de mots tels que « spoil » ou « spoiler »  heurte mes oreilles. Dans notre belle langue française je vous propose d’utiliser des mots tels que : dévoiler, déflorer, gâcher et leurs substantifs.  Quant à l’objet de votre chronique de ce matin pendant le 7/9, que ce soit sur Netflix ou tout autre support, dévoiler la chute d’une œuvre relève d’une forme d’exhibitionnisme, voire d’un crime de lèse majesté à l’encontre de son auteur. Il y a sans doute bien d’autres manières d’exciter ou titiller la curiosité de l’auditeur, lecteur, spectateur. En privilégiant l’emploi de notre belle langue française vous contribuerez à élever le niveau autant par la forme que par le fond et je vous en remercie par avance.

Relâchement de la langue
Le français parlé sur Radio France devrait être un modèle. Malheureusement, on y entend trop de formes fautives : depuis ce matin par exemple, le Brevet des collèges commence "avec" le français. Aucun de vos journalistes ne semble connaître la construction correcte "commencer PAR le français". Autre exemple, M. Courtial selon qui les USA et la Chine "ont convenu" de mettre de côté leurs différends, alors qu'il faudrait dire "ils sont convenus".
[...]Merci donc de bien vouloir faire un effort pour parler un français correct à l'antenne.


Américain 
Est-ce que vous pourriez enfin réserver l'usage de l'adjectif "américain" aux sujets concernant le continent. Quand il s'agit seulement des USA, utilisez états-uniens ou un équivalent. Qui parlerait de Macron en disant le président européen ?

Débit de parole, élocution
Ceci vaut pratiquement pour tous les bulletins d'information de France Inter, et, dans une (trop) large mesure pour France Culture. J'ai écouté le bulletin de 14 h de ce 24 juin 19.
Le journaliste a l'air d'être poursuivi et se dépêche d'arriver au bout. 
Si un "message" doit être reçu et compris par la cervelle de l'auditeur, il faut un minimum de technique vocale de la part de celui qui parle. Dans l'écrit, il y a des virgules et des points. Dans l'oral il doit y avoir aussi une articulation des paroles:
- le Président lui a dit: 
- le Président, lui, a dit:
Ces lignes sont à prononcer différemment, on doit entendre le "lui" accentué dans le 2e cas. Or, le plus souvent, tout est débité sur le même ton. La preuve que, pour qu'un message soit entendu, on doit s'y prendre autrement: dans les annonces d'émissions proposées par Radio France, il y a bien l'équivalent d'une ponctuation. Le débit est calme. A contrario, les bulletins d'information ne sont pas importants, puisqu'on ne se donne pas la peine d'adapter son débit à une majorité d'auditeurs et pas seulement aux génies, nombreux certes dans la population française. 
les "journalistes" devraient plus souvent utiliser la facilité du podcast et contrôles si leur façon de faire est correcte. Beaucoup seront affolés en s'écoutant.


On ne peut pas dire « dédié » à toutes les occasions 
Le français dédié et l’anglais dedicated ont en commun quelques-unes de leurs acceptions, mais certains emplois récents de dédié sont en fait des anglicismes sémantiques. Ainsi, en français, on peut dédier un monument à quelqu’un, dédier une œuvre à des personnes, dédier un concert à une cause, dédier un poème à l’amour, dédier une pensée à un être cher ou dédier sa vie à la défense des autres. 
En revanche, c’est sous l’influence de l’anglais dedicated que l’on parle d’employés dédiés, de sommes dédiées à un projet, d’une publication dédiée aux adolescents, d’un service dédié à une certaine clientèle, etc. D’abord emprunté dans le domaine de l’informatique, champ reconnu pour son recours aux emprunts, dédié, comme synonyme de spécialisé, se dit de ce qui est conçu pour un usage spécifique; ce sens est aujourd’hui enregistré dans les dictionnaires et il semble qu’il soit maintenant trop tard pour éviter l’emprunt dans ce domaine. 
Par contre, il est peut-être encore temps de renverser la tendance pour ce qui est des autres emplois de dédié attribuables à l’anglais. 
Le français possède plusieurs équivalents qui peuvent leur être substitués. 
Exemples fautifs :
- La direction de l’entreprise s’enorgueillit de pouvoir compter sur un personnel dédié. 
Préférer : « ...sur un personnel dévoué, sérieux, consciencieux. » 
- Au lendemain de la catastrophe, les gens ont spontanément créé un fonds dédié aux victimes du tremblement de terre.
Préférer : « ...les gens ont spontanément créé un fonds réservé, consacré, destiné à venir en aide aux victimes du tremblement de terre » 
- Cet homme a dédié quinze ans de sa vie à cette noble cause. 
Préférer : « Cet homme a voué quinze ans de sa vie à cette noble cause » 
- Cette année, l’industrie organise un salon dédié aux professionnels de la vente. 
Préférer : « ...un salon pour les, à l’intention des professionnels de la vente. » 
- Le gouvernement a subventionné un institut dédié à la recherche médicale de pointe. 
Préférer : « ...un institut spécialisé dans la recherche médicale de pointe. » 

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[PROCHAIN RENDEZ-VOUS]
Samedi 6 juillet : "Le choix des invités de la matinale:Pourquoi avoir invité Claude Guéant ? Les auditeurs réagissent, Richard Place leur répond au micro de la médiatrice sur franceinfo à 11h51 et 13h51 : 
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Franceinfo : tous les samedis à 11h51 et 13h51
France Culture : un jeudi sur deux dans La Grande Table à 13h20
France Inter : un vendredi par mois dans l’Instant M à 9h40 et un samedi par mois dans Secrets d'Info à 13h20
 
Le traitement éditorial de la canicule sur franceinfo
samedi 29 juin
"Arrêtez avec la canicule !", "La France ne résume pas à Paris. la canicule n’épargne aucun territoire…!"
Les auditeurs cette semaine estiment que les journalistes en font trop avec la canicule, pour leur répondre Emmanuelle Daviet reçoit Jean-Philippe Baille, le directeur de la rédaction de franceinfo.


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Bilan de la saison radiophonique sur France Culture
​​​​​​​jeudi 27 juin

C'est le dernier rendez-vous de la médiatrice de la saison sur France Culture.
Emmanuelle Daviet reçoit Sandrine Treiner, directrice de France Culture pour faire le bilan de l'année radiophonique.

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