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#4/2020 - Janvier 2020
 L'EDITO DE LA MÉDIATRICE


Oscillation​​​​​​​s

« Que se passe-t-il à la table des négociations de Radio France ? » « Envisagez-vous de nous informer sur la grève ? Les derniers développements sont inexpliqués et incompréhensibles : on ne sait même pas qui fait grève et combien sont-ils ? ». 
Les antennes en grève mardi 21 janvier ont suscité de vives réactions et une très forte incompréhension de la part des auditeurs. Un point sur la situation sociale à Radio France est à retrouver ici. En substance, indiquons que la présidente de Radio France a annoncé jeudi 23 janvier dans un mail aux salariés qu'elle était favorable à une proposition de plusieurs syndicats : le remplacement du plan de départs volontaires par une procédure alternative et négociée, la rupture conventionnelle collective. Elle a dès lors proposé de suspendre le processus qui doit mener à la mise en œuvre du plan de départs volontaires, le temps de négocier avec les organisations syndicales les termes d’une rupture conventionnelle collective, qui n’est possible qu’avec la signature d’un accord majoritaire.
Les syndicats demandent toujours, avant tout, à négocier une baisse du nombre de postes supprimés. Suite à la baisse du budget de l’audiovisuel public, décidée en 2018 par le gouvernement, la direction de Radio France avait présenté mi-novembre un plan de départs volontaires concernant 236 postes d’ici 2022, avec des départs répartis sur les trois années et réalisés en même temps que des réorganisations.

Réforme du bac 

Le ministre de l'Éducation, Jean-Michel Blanquer, a fait état d'une "quarantaine" de lycées perturbés en début de semaine lors des épreuves de contrôle continu du nouveau baccalauréat qui viennent de débuter et dont les syndicats enseignants demandent la suppression. Ces épreuves, connues sous le sigle "E3C", doivent s'étaler sur un mois et demi en fonction des lycées. Grandes innovations du nouveau bac, elles sont réparties en trois sessions sur les années de première et terminale et comptent pour 30% de la note finale. 
Les perturbations ont commencé dès le week-end dernier. Samedi, les épreuves qui devaient se tenir au lycée Blaise-Pascal de Clermont-Ferrand, ont été annulées après l'intrusion d'opposants dans les couloirs de l'établissement. "C'est un scandale", a commenté dimanche 19 janvier M. Blanquer sur France Inter. "C'est très grave et il y aura donc des poursuites". "Je ne cède pas à ce genre d'intimidation". 
Son passage dans l’émission « Questions politiques » a d'ailleurs fait vivement réagir des auditeurs-enseignants estimant que la contradiction journalistique n’avait pas été suffisamment apportée à leur ministre : « Comment ne pas entendre les professeurs de lycée qui protestent depuis plus d'un an contre une réforme qu' ils jugent inefficace? », « Il est dans le déni de ce qu’il se passe dans les écoles et collèges-lycées et il aurait fallu vraiment le mettre devant les faits ! Lui avancer les chiffres ! »

Les opposants au nouveau bac envisagent plusieurs modes d'actions : grèves de surveillance, refus de corriger les copies ou de transmettre les notes, comme lors de la dernière session du bac très perturbée. Autre mode de protestation observé et filmé devant le rectorat de Caen: après le jet de manuels scolaires un gréviste a brûlé l’ouvrage « Fahrenheit 451 » de Ray Bradbury. Réaction de Jean-Michel Blanquer au micro d’Ali Baddou : « C’est une folie. Brûler un livre dès que l’on a un peu de culture, c’est évidemment quelque chose qui fait mal. Par l’acte en lui-même et ce qu’il signifie sur le plan historique. Si cette personne est un professeur, elle n’est pas digne d’exercer ce métier. » Réponses des auditeurs : « Ne pensez-vous pas qu'il faille chercher les causes au fait qu'un professeur brûle un livre par mécontentement avant de le déclarer indigne d'exercer son métier ? », « Ce jeté de manuels voulait rendre compte des montagnes de livres envoyés au pilon à cause de la réforme qu'il a voulue, et qui les a rendus obsolètes.»
Interrogeons ici le rapport à l’Histoire et au symbolique en rappelant que le 10 mai 1933 devant l’opéra de Berlin et dans plusieurs villes allemandes des dizaines de milliers de livres ont été brulés par des étudiants, des enseignants et des membres du parti nazi. Que signifie brûler un livre, qui plus « Fahrenheit 451 », qui plus est à quelques jours de la commémoration des 75 ans de la libération d'Auschwitz ? 
A l’occasion de cette commémoration, Israël a accueilli cette semaine une quarantaine de dirigeants dans l'un des plus grands rassemblements de leaders jamais organisés à Jérusalem. Un sujet largement traité sur les antennes et un emploi parfois fautif du verbe « commémorer » relevé par un auditeur : « Nous commémorons (se souvenir ensemble de) la libération du camp d'Auschwitz, en janvier 1945. Des cérémonies marqueront cet anniversaire en Israël. Bref nous commémorons ou nous assistons à la commémoration d'un événement. Mais nous marquons, célébrons, fêtons... un anniversaire ». D’autres auditeurs nous demandent ce que signifie « juif » et «sémite ». Les explications ici en vidéo.

« Que fait la police ? »

« Pour une fois vous abordez un thème que France Inter feint d'ignorer depuis des mois ». Gros succès du Téléphone Sonne du lundi 20 janvier sur la police. Entre citoyens et policiers, ces dernières semaines, les affaires de violence se multiplient : coups et injures pleuvent. Un climat de tension qui a appelé une réponse du gouvernement, jugeant ces faits non-"acceptables". "La police doit-elle faire son autocritique ?" a demandé Fabienne Sintès. La question a tellement passionné les auditeurs que les échanges se sont poursuivis de façon intense via le service de la médiation : « Vu de l'étranger, la France semble se délecter dans la violence. Le petit frisson du Gaulois révolutionnaire qui perdure peut-être ? Peut-être qu'il s'agit d'un problème de mentalité nationale généralisée, et du côté de la police et du côté des manifestants. », « La violence semble se banaliser des deux côtés », « Les policiers ne se" jettent" pas impunément sur des manifestants pacifiques il faut arrêter les délires. Jets de projectiles en tous genres, dont acide, comment ne pas reconnaître. la volonté délibérée de tuer du flic . », « Ils tapent sur des gens qui n'ont rien fait ! J'y étais. et ce ne sont pas les individus à risque qui sont frappés. », « Même si j’y vais la peur au ventre, je continue à aller manifester car je refuse de me laisser intimider. », « On parle des bavures. Mais on oublie que la police n'a plus d'autorité au quotidien », « En 5 ans, les policiers sont passés de "on vous aime" à "on vous craint" ». 
La police est intervenue en force vendredi 17 janvier alors que plusieurs dizaines d'opposants à Emmanuel Macron s’étaient rassemblés devant le théâtre des Bouffes du Nord où il passait la soirée. Ils ont tenté d'entrer avant d'être repoussés par les forces de l'ordre. La présence du président de la République avait été signalée sur Twitter par Taha Bouhafs. Ce dernier se présente comme un « journaliste des luttes » et son cas suscite questions et scepticisme : « Je ne considère pas que les seules vidéos de son téléphone portable soient des actes de journalisme ! Je sais qu'il y a eu des soutiens des médias envers ces nouveaux journalistes autoproclamés »,  « Vos journalistes ont fait état toute la journée de la qualité de "journaliste-militant" de Taha Bouhafs. Peut-on avoir une définition permettant aux auditeurs que nous sommes de cerner cette nouvelle espèce journalistique ? ». Vincent Giret, directeur de France info, répond à leurs questions demain, samedi 25 janvier, dans le rendez-vous de la médiatrice à 11h51.

Nos « Débats de l’actu »

Retraites : les femmes « grandes gagnantes » ? Question posée ce matin vendredi 24 janvier dans Le grand entretien sur France Inter à Muriel Pénicaud. « La promesse du Premier ministre sera tenue » répond la ministre du travail.  Réactions immédiates des auditeurs : « Cette réforme est imposée aux Français sans connaître précisément ses mécanismes les plus cruciaux. » « Qui va payer ? Qui va gagner ? » « Comment le nouveau régime se mettra-t-il en place ? » autant d’interrogations qui alimentent massivement notre Débat de l’actu sur les retraites, en ligne depuis le 28 novembre dernier ici.
Cette semaine le nouveau Débat de l’actu sur le site de la médiatrice est consacré au vélo à la suite du Téléphone Sonne du 22 janvier. Depuis le début de la grève des transports, faute de métros, faute de trains, et face aux files interminables de voitures, beaucoup de citadins se sont tournés vers la bicyclette. Des auditeurs de toute la France apportent leur témoignage et partagent leurs solutions.

Les auditeurs présentent leurs condoléances à Nicolas Demorand 

Sébastien, son frère, critique gastronomique connu du grand public pour avoir été juré de l'émission "Masterchef" sur TF1, est décédé mardi à l'âge de 50 ans. A France Info, il succéda en 2007 à l’inoubliable et pétillante Anne Hudson, journaliste et ambassadrice de la cuisine française sur l’antenne. Elle avait coutume de dire « Le ciel est haut, la terre est basse. Seule la table est à la bonne hauteur ». Sébastien Demorand aurait pu être l’auteur de ces mots. Ils partagent désormais tous les deux cette formule.

Bonne lecture,

Emmanuelle Daviet
Médiatrice des antennes

Voici les dominantes du 17 janvier au 24 janvier 2020 à retrouver dans les messages des auditeurs ci-dessous :

1- La grève à Radio France
2- Réforme du bac
3- "Que fait la police ?"
4- Le journalisme militant
5- Les éoliennes dans "Les Savanturiers"
6- La publicité sur les antennes


Coup de cœur des auditeurs : Daniel Pennac dans "Grand Bien Vous Fasse" sur France Inter

Débats de l'actu : 
Le vélo, nouvelle mobilité urbaine
La réforme des retraites



LA GRÈVE À RADIO FRANCE

Messages d'auditeurs
​​​​​​​« Est-il encore raisonnable de penser que l’être humain est encore intelligent. Je suis une fidèle auditrice de Radio France, votre grève qui dure depuis le 25 novembre est devenue insupportable et même intolérable. Serait-il possible que vous pensiez à vos fidèles auditeurs et que chacun fasse un pas en avant vers l’autre pour trouver une solution. La vie en communauté est faite de compromis. Si chacun reste persuadé qu’il a raison, allez vivre sur une île déserte. Merci madame la Présidente et le syndicat gréviste de nous respecter et de vous mettre autour d’une table pour trouver une issue cela ne doit pas être si difficile. Merci d'avance. » (Radio France)

​​​​​​​« Envisagez-vous de nous informer sur la grève ? Les derniers « développements » – ce matin encore – sont inexpliqués et incompréhensibles : on ne sait même pas qui fait grève et combien sont-ils ? Les auditeurs ne sont aucunement respectés… » (Radio France)​​​​​​​

« À cette mystérieuse organisation syndicale. D’abord dis-moi ton nom, organisme dictateur. Ton blocage est une atteinte à la démocratie puisqu’il prive les citoyens d’informations sur la situation nationale et internationale. Tu es un service public et nous sommes tes employeurs. Le gouvernement légitimement élu dirige et non toi. Il embauche et débauche selon la conjoncture qui est à ajuster à tout moment. Il n’y a pas d’obligation à conserver des postes devenus inadéquats. Ce que vous devez exiger c’est une juste indemnité et une aide au reclassement. En tant que citoyenne, je voudrais la Vérité, à savoir, le nom de l’organisation syndicale représentative de Radio France et l’éventail des dépenses, en particulier, les fameuses productions labellisées France Inter. » (Radio France)
 À lire, une sélection de messages sur le même sujet

ÉDUCATION

Depuis le début de sa mise en place à la rentrée 2019, la réforme du baccalauréat cristallise la colère des enseignants. Ils dénoncent certaines modalités de l’examen, notamment les nouvelles épreuves de contrôle continu, nommées E3C, des épreuves qui portent atteinte selon eux à l’égalité des chances.

Messages d'auditeurs
​​​​​​​« Je suis enseignant et particulièrement choqué par le discours de mon ministre. Il est totalement aveugle sur la réalité du terrain. Merci de lui transmettre ce fait. » (France Inter)

​​​​​​​« Professeure agrégée d’histoire-géographie en lycée, je suis effondrée d’entendre ce que je viens d’entendre sur votre antenne. En aucun cas, Monsieur Blanquer ne peut se prévaloir d’être « mon ministre », je lui réfute absolument ce titre, un titre qu’il s’adjuge avec une incroyable arrogance alors que de sa part je ne ressens que le mépris. Ce monsieur n’écoute rien, ne consulte que pour la forme, nous marche dessus, ne comprend rien. Ses certitudes lui tiennent peut-être chaud, mais ne reflètent absolument pas ce qui se passe « en bas » et qu’il méprise si visiblement. Je regrette que les journalistes invités à votre émission n’aient pas eu des chiffres à lui opposer, des actions précises et nombreuses qui ne se limitent certainement pas au lycée de Clermont Ferrand. Il n’y a qu’à consulter la carte google doc qui est en train de se remplir. Nous ne sommes pas des professeurs « radicalisés » ni des « politiques » extrémistes, nous défendons simplement les valeurs de la République. » (France Inter)

​​​​​​​« Je suis professeur des écoles et "stylo rouge". J’ai participé aux grèves et manifestations contre la loi Blanquer et la réforme du bac l’an dernier, en tant qu’enseignante mais aussi en tant que mère d’un enfant de 14 ans et citoyenne française. Nous étions des milliers dans les rues, des milliers en grève. J’ai participé cette année aux grosses journées de mobilisation contre la réforme des retraites. Plus de 70% de grévistes dans le premier degré le 5 décembre. La façon dont les grévistes sont comptés dans l’EN, c’est une honte. Tous les jours, je vois des articles de presse locale faisant état de lycées occupés, de milliers de grévistes et de manifestants, de centaines d’actions coup de poing, de murs de livres ou jetés de livres (vieux manuels rendus inutilisables par tous les changements de programmes, gâchis dont aucun journaliste ne parle et qui engraisse les éditeurs), de rectorats occupés ou bloqués, de retraites aux flambeaux, de flashmob ou danses devant les inspections, mais où êtes-vous les journalistes? pourquoi ne faites vous pas votre travail qui serait de savoir tout cela et pouvoir dire à ce ministre méprisant que la colère gronde très fort et que c’est très loin d’être une minorité !
Doit-on vous collecter et vous faire parvenir tous les témoignages et articles de ce qui se passe dans l’éducation nationale ?? Quelle déception et quelle rage je ressens, et je suis tellement loin d’être la seule…»
(France Inter)

À retrouver ici  des reportages, chroniques et sujets sur la réforme du bac (France Inter).  
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"QUE FAIT LA POLICE ?"

Message d'auditeur
« Vu de l'étranger, la France semble se délecter dans la violence. Le petit frisson du Gaulois révolutionnaire qui perdure peut-être ? Peut-être qu'il s'agit d'un problème de mentalité nationale généralisée, et du côté de la police et du côté des manifestants. On entend toujours du "je ne suis pas pour la violence MAIS…" Non, soit on est réellement pacifiques, soit on ne l'est pas. Et je crains que beaucoup en France cherchent le petit frisson. » (France Inter)
 À lire, une sélection de messages sur le même sujet

LE JOURNALISME MILITANT

Messages d'auditeurs
« Vos journalistes ont fait état toute la journée de la qualité de "journaliste-militant" de Taha Bouhafs.
Peut-on avoir une définition  permettant aux auditeurs que ns sommes de cerner ce qu'est cette nouvelle espèce journalistique ? »
(Radio France)

« Dans un papier consacré à la perturbation d’une pièce de théâtre à laquelle assistait le Président de la République, il est question de M. Taha Bouhafs, présenté comme un journaliste. Certes, ce monsieur est, semble-t-il, titulaire d’une carte de presse. Doit-on considérer pour autant qu’il est digne du titre de journaliste ? Je relève en effet que la charte des journalistes de Radio France stipule qu’un journaliste digne de ce nom «tient l’esprit critique, la véracité, l’exactitude, l’intégrité, l’équité, l’impartialité, pour les piliers de l’action journalistique ; tient l’accusation sans preuve, l’intention de nuire, l’altération des documents, la déformation des faits, le détournement d’images, le mensonge, la manipulation, la censure et l’autocensure, la non vérification des faits, pour les plus graves dérives professionnelles».
Je me permets donc de solliciter, par votre intermédiaire, la société des journalistes de Radio France pour savoir si, au vu de cette charte, elle considère que M. Taha Bouhafs est un «journaliste digne de ce nom» et, en particulier, s’il traite l’information dans un souci d’intégrité, d’équité et d’impartialité.»
(Franceinfo)

 À lire, une sélection de messages sur le même sujet
À ÉCOUTER
Samedi 25 janvier, à 11h51 et 13h51, Vincent Giret, directeur de franceinfo, revient sur le journalisme militant au micro d'Emmanuelle Daviet sur franceinfo.



LES ÉOLIENNES DANS "LES SAVANTURIERS"

Message d'auditeur
« C’est avec une grande déception que j’ai écouté samedi dernier l’émission Les Savanturiers, « La France est-elle dans le vent ? L'énergie éolienne en question », concernant le « mauvais élève » qu’est la France en matière de développement des éoliennes sur son territoire. L’intégralité du programme a été consacrée à la porte-parole de l’industrie éolienne, au point que j’avais l’impression d’écouter une publicité ! La vérité est que les Français ne veulent plus des éoliennes, une vérité qui a été soulignée il y a quelques jours par le Président de la République à Pau, où nous l’avons entendu dire, « Soyons lucides : la capacité à développer massivement l’éolien terrestre est réduite…le consensus sur l’éolien est en train de nettement s’affaiblir dans notre pays …on ne peut pas imposer l’éolien d’en haut. » Ne pensez-vous pas qu'il faudrait également donner la parole à ceux qui se battent contre cette énergie qui détruit nos paysages et notre mode de vie, et qui, en aucun cas, ne contribue à la lutte contre le réchauffement climatique ? La moindre des choses serait que votre journaliste donne la parole à Fabien Bouglé, l’auteur du livre Éoliennes : La face noire de la transition écologique, ou à Jean-Louis Butré, Président de la Fédération environnement durable (FED) qui regroupe 1300 associations en France qui luttent contre l’implantation des éoliennes en France ? » (France Inter)
 À lire, une sélection de messages sur le même sujet

Fabienne Chauvière, productrice de l'émission les Savanturiers, vous répond : 

"Chères auditrices, chers auditeurs, 
 
Merci pour vos messages. Je connais très bien le sujet de l'énergie. Les éoliennes plus solaires sont notre avenir. Les éoliennes en mer (à 15 kms des côtes) devraient fonctionner 95% du temps. En mer, le vent est plus fort et plus régulier qu'à terre.
Je vous assure que je n'ai pas voulu faire un publi-reportage... l'ademe travaille sur le sujet des énergies renouvelables avec 100% de notre électricité avec les ENR en 2050.
si on mixe éoliennes, biomasses, solaires, hydroélectriques, il n'y a aucune raison que cela ne fonctionne pas.
Par ailleurs, de sérieuses études montrent que l'on peut extraire de l'hydrogène (donc stocker de l'énergie) avec les éoliennes quand celles-ci fournissent trop de courant.
 
Je ne comprends pas le rejet des éoliennes. Nous sommes très en retard en France dans ce domaine
 
Sincères salutations
 
Fabienne Chauvière"

LA PUBLICITÉ SUR LES ANTENNES

Messages d'auditeurs
​​​​​​​« Je suis exaspéré par les pubs en général et celles pour les voitures en nombre exponentiel en ce moment.
Ce soir : voiture qui se vante de ne pas avoir de bonus, un autre pour des voyages, suivi de celle pour le WWF : je m'étonne de l'incohérence de votre ligne éditoriale.
A quoi bon des émissions sur la protection de la Terre et de l'environnement (dont je salue leur qualité). Je vous invite à plus de cohérence et d'arrêter ces pubs pour les produits polluants. »
(France Inter)

​​​​​​​« J'ai tout compris ce soir avant le journal : je m'achète une Jaguar, je pars en vacances au Canada et avec ce qu'il me reste d'argent et pour me donner bonne conscience je fait une donation au WWF… » (France Inter)

À ÉCOUTER 
Camille passe au vert : La publicité à l'antenne


Comment expliquer le décalage entre les engagements pour la défense de la planète et les publicités diffusées sur l'antenne de France Inter ? Question posée par des dizaines d'auditeurs scandalisés par ce paradoxe. Il est donc temps de faire le point !

ÉCOUTER
 À lire, une sélection de messages sur le même sujet


PÊLE-MÊLE

Nous vous proposons dans « Pêle-mêle » une sélection de messages d’auditeurs : réactions sur l’actualité, avis sur des émissions, remarques sur les antennes, opinions sur les lignes éditoriales, points de vue sur les angles choisis dans des reportages ou des articles publiés sur les sites. 

Retrouvez ici des messages concernant :
•   Commémoration de la libération du camp d’Auschwitz (interview de Maître Henri Leclerc sur France Inter)
•     Nicole Belloubet, invité du Grand Entretien sur France Inter   
•     Points de vue sur les grèves​​​​​​​
•     L’humour dans Répliques sur France Culture
 À lire, une sélection de messages sur le même sujet


COUP DE CŒUR :
DANIEL PENNAC DANS GRAND BIEN VOUS FASSE

L'écrivain Daniel Pennac était l'invité de "Grand bien Vous Fasse" ce vendredi 24 janvier et a partagé avec les auditeurs ce qui fait sa conception du bonheur : coup de cœur  

Message d'auditeur
« Monsieur Pennac, Daniel,
Vous êtes ma plus longue et ma plus durable amitié.
Fidèle, vous ne quittez jamais mon chevet, mon bureau, ma bibliothèque, ma table de travail, ma classe.
Loyal, vous abondez toujours dans mon sens, celui de la solidarité, du groupe, de la force que nous avons quand nous pleurons et que nous rions ensemble.
Fort, très fort… Vous me faites rire, pleurer, réfléchir et penser.. Vous m'endormez aussi, quand la nuit se fait trop longue, trop agitée, trop blanche… Vos mots savent me bercer.
Déculpabilisant, tellement… Vous m'avez donné le droit d'autoriser mes enfants, mes élèves, les ados, mes parents, mes amis, mes ennemis, les passants, mes mentors, de ne pas finir un roman… Oh quel bonheur! Moi qui ne pouvait pas me permettre d'arrêter, par déférence autant que peur, de manquer à mon devoir… 
Vous m'avez libérée... Mes élèves vous ont mille fois remercié. Mes enfants eux n'ont pas compris, ils lisent encore toujours, et plus que jamais…
Vous m'avez enfin et surtout offert une place… Étrange, centrale, dérangeante, nécessaire, vitale, et si belle….. Celle de lectrice libre et rebelle, décomplexée et fidèle. 
Merci monsieur Pennac
Merci Daniel
Je lis, j'écris, je transmets et je vis ma vie, comme un roman. »
(France Inter)
 À lire, une sélection de messages sur le même sujet
 

DÉBAT DE L'ACTU :
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LE VÉLO : NOUVELLE MOBILITÉ URBAINE

Depuis le début de la grève des transports, l’utilisation du vélo dans les grandes agglomérations a explosé. Comment faire coexister ce type de déplacement avec les autres : c’était la question posée par l’émission Le Téléphone sonne du 22 janvier.
LIRE

DÉBAT DE L'ACTU :
RÉFORME DES RETRAITES


​​​​​​​La réforme des retraites fait réagir les auditeurs. Voici une sélection de leurs courriels à la suite des émissions diffusées sur le sujet.


​​​​​​​

LIRE
 


Quand les auditeurs deviennent nos professeurs de français....

Qualification pour le second tour de l'élection présidentielle
« Dans les journaux évoquant l'incendie du restaurant La Coupole, la journaliste a parlé du restaurant dans lequel Emmanuel Macron avait fêté sa "qualification" pour le second tour de la présidentielle.
Que cela puisse une première fois "échapper" à un journaliste sportif, peut-être mais comment avez-vous pu laisser passer en boucle cette info sans relever cela ?
Depuis quand est-on "qualifié" pour une élection ? »


Chance ou Risque ? 
« Ce matin j’ai entendu la phrase suivante : « [...] il y a peu de chance que le virus apparaisse en France... »
Personnellement, c’est une chance dont je me passerais volontiers, parce que c’est un risque que je ne veux pas courir...
Je ne sais pas qui rédige ce genre de texte, mais on devrait réfléchir à ce qu’on dit (même si l’on cite la ministre de la Santé qui pourrait bien être l’auteure de cette incorrection... si elle l’a commise.) »


Voici ce que dit l’Académie française à ce sujet :
« Le verbe risquer signifie « s’exposer à un danger éventuel ou à une situation désagréable ». On ne peut donc l’employer qu’avec des termes appartenant à ces mêmes champs lexicaux. On dira très bien Il risque de se blesser, de perdre, il risque un accident, ou, si ce verbe est employé de manière impersonnelle, Il risque de pleuvoir. Mais on ne dira pas Elle risque de gagner ni Nous risquons d’avoir beau temps. De la même façon, avoir des chances ne peut s’employer qu’avec des termes ayant une connotation positive. On dira donc Il a des chances de réussir mais non le blessé a des chances de ne pas passer la nuit. »


Dont il est question ? 
« Pouvez-vous signaler aux rédactions (et aux programmes) de toutes les chaînes que la formule  "c'est de cela DONT nous parlons" ou "de cela DONT il est question" est une faute grossière ? La bonne expression est "de cela QUE nous parlons " ou "de cela QU'IL est question". On entend cela plusieurs fois par jour, insupportable. »

Rupture de la glace
« Cela fait 3 fois qu'on entend votre commentateur dire, en parlant d'une moto-neige qui a coulé en traversant un lac gelé.. " une moto-neige a sombré sous le poids de la glace..!!"
N'y aurait-il pas une confusion dans l'ordre "logique" qui aurait dû être.."une moto-neige a sombré suite à la RUPTURE de la glace" ? »


Croissance et Décroissance
« La sémantique est importante, plutôt que croissance ou décroissance, langage dogmatique, parlons d’équilibre économique. Soyons pragmatiques et agissons : plantations massives d’arbres ou de verdure en liaison avec les départements dans l’opération d’initiative citoyenne Sylva de Yann Roquer. Privilégions le local. »

Commémorer
« Je me permets de signaler le mauvais usage récurent du verbe "commémorer"
Nous commémorons (se souvenir ensemble de) la libération du camp d'Auschwitz, en janvier 1945.
Des cérémonies marqueront cet anniversaire en Israël.
Bref nous commémorons ou nous assistons à la commémoration d'un événement.
Mais nous marquons, célébrons, fêtons... un anniversaire.
Merci de transmettre cette remarque aux rédactions concernée. 
»

LIRE LES MESSAGES


« J'ai eu la chance de pouvoir découvrir le podcast 57 rue de Varenne dans son intégralité et je me permets de saluer sa très grande qualité ! Pour tout dire, j'ai trouvé ça absolument génial ! Très bien et très précisément documenté, aussi bien juridiquement que sur les personnages, certes de fiction...
Même commentaire pour le projet Orloff !! Génial et magnifique. Je l'ai écouté presque 3 fois ! J'espère que de nouveaux projets dans le même genre verront vite le jour. »
 (France Culture)

« Je voulais juste déclarer mon amour  à Giulia Foïs pour ses chroniques  ses émissions. Je suis un homme hétéro et marié , elle dit tout haut sur vos antennes ce que je n'arrive pas à faire comprendre aux femmes amies que j'ai. A quand la parole au hommes "féministe" si ça peut exister… » (France Inter)

« Bravo pour vos émissions France Culture ! Merci pour cette qualité d'analyse et d'ouverture sur des points de vue peu relayés sur d'autres médias. L'entretien avec Emmanuel Todd ce matin a été un pur régal !! Les entretiens avec Barbara Stiegler et Pierre Dardot, la rediffusion dans LSD sur les banques aussi...
Pourvu que cela dure car ce sont des matières à réfléchir. »
(France Culture)

« De grands bravos, mercis, félicitations... pour votre émission que j'écoute avec énormément de plaisir depuis septembre ! A Mathieu Vidard et toute l'équipe, en particulier Camille Crosnier pour la liberté de son ton et le courage de ses interpellations. 
Continuez avec autant d'intelligence et de pertinence ! »
(France Inter)

« Pour la préparation d'un concours, j'écoute les émissions de Louise Tourret en boucle. Pouvez-vous la féliciter de ma part pour l'apport d'éclairage énorme qu'elle peut donner ? Tout est parfait, les thématiques, les invités choisis, les questions qu'elle pose... » (France Culture) 

« J’écoute régulièrement On va déguster, je dirai presque tous les dimanches, des fois j'aime, des fois non parce que je vous trouve un peu élitiste ce matin-là, mais ce matin quelle belle émission, de belles et beaux intervenants, de la générosité, du sens, une autre manière de parler positivement d'un sujet sensible en ce moment......et si on nous parlait de politique autour d'une recette.....encore merci ! » (France Inter) 

« Lorsqu’arrive samedi, j’espère à chaque fois que rien ne viendra me déranger vers 9h.
Et ce matin, j’ai pu apprécier ce rendez-vous dans Répliques sur France Culture. J’ai passé l’âge de cette souffrance qui me submergeait en écoutant des personnes cultivées ; de m’apercevoir que j’étais passé à côté de temps de livres qui m’auraient permis de m’exprimer sur des idées plus profondes.
Et depuis un certain nombre d’années j’écoute France Culture.
Voilà 3ans que je taille la vigne en hiver et pour mon plus grand bonheur, j’écoute les chemins de la philosophie, culture monde, les pieds sur terre, petit détour sur FI pour la tête au carrée puis retour sur la méthode scientifique. En podcast. Voici une belle invention et je me délecte!
Je devrais mettre cette phrase au passé parce que cette année, je dois vendre mon vin et là pas question de radio...
Donc pour revenir à Alain, je suis un fan (il ne doit pas tellement apprécier ce mot...) et cette émission sur l’humour nous permet de nous remettre en question quand on essaye de faire de l’humour.
Merci Alain de me rendre moins bête. Merci France Cu! »
(France Culture)

« Je viens de passer 2 heures exquises en écoutant votre émission Le Grand Atelier avec François Morel comme invité et je tiens à vous en remercier.  Merci Monsieur Josse ! Les émissions d'une telle qualité se font rares. Vivement dimanche prochain ! » (France Inter)

« MERCI , merci, merci Charline !!! Vos chroniques sont une vraie bouffée d'oxygène dans une actualité si déprimante. J'adore votre humour toujours percutant mais respectueux des personnes. Bravo, encore, encore ! » (France Inter)

LIRE LES MESSAGES
 

VIDÉOS

"MERCI D'AVOIR ÉTÉ NOTRE INVITÉ"
​​​​​​​PAR BERNARD CERQUIGLINI


Bernard Cerquiglini, Professeur des Universités, Recteur honoraire de l'Agence universitaire de la Francophonie, Ancien Délégué général à la langue française et aux langues de France, Membre de l'Académie royale de Belgique, explique le sens des mots. 
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VOIR

DOROTHÉE BARBA ET LES AUDITEURS

Dorothée Barba, journaliste et chroniqueuse à France Inter, nous parle d’elle et des auditeurs :
​​​​​​​Êtes-vous attentive aux messages des auditeurs ? Le message d’auditeur qui vous a le plus marquée ? Quelle auditrice êtes-vous ? Quelle voix de radio a compté pour vous ?

​​​​​​​
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[PROCHAINS RENDEZ-VOUS]
Samedi 25 janvier sur franceinfo « Le journalistme militant : retour sur l'affaire Taha Bouhafs », Vincent Giret, directeur de Franceinfo, ​​​​​​​est au micro de la médiatrice, Emmanuelle Daviet à 11h51 et 13h51.

​​​​​​​​​​Franceinfo : tous les samedis à 11h51 et 13h51
France Culture : un jeudi sur deux dans La Grande Table à 13h20
France Inter : un vendredi par mois dans l’Instant M à 9h40 et un samedi par mois dans Secrets d'Info à 13h20
 
L’Iran : le traitement sur France Culture

L'Iran est au coeur de l'actualité internationale en ce moment et fait réagir les auditeurs. 
Le traitement de la mort du général Soleimani sur l'antenne de France Culture a soulevé des questions d'auditeurs. 
Frédéric Barreyre, directeur de la rédaction de France Culture, est au micro d'Emmanuelle Daviet.
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La couverture du Dakar sur Franceinfo
La dernière édition du Dakar s’est donc disputée en Arabie Saoudite et cela nous a valu des réactions d’auditeurs. La plupart soulignent la contradiction entre cette course et la préservation de l’environnement
Vincent Rodriguez, directeur des sports de Radio France, est au micro d’Emmanuelle Daviet pour évoquer la couverture du rallye Dakar sur franceinfo.




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